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| Auteur | Gilles Foret, MR (06712) |
| Département | Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris |
| Sous-département | Sécurité, Intérieur, Beliris |
| Titre | Campagne RiskCom. - Évaluation de BE-Alert (QO 007970C). |
| Date de dépôt | 24/09/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 22/10/2025 |
| Question |
Vous avez récemment rappelé dans votre réponse écrite l'importance d'impliquer l'ensemble de la société dans la résilience nationale, conformément à l'approche whole-of-society. À ce titre, le lancement de la campagne de sensibilisation RiskCom en 2025, ainsi que l'évaluation du système d'alerte BE-Alert, sont deux leviers essentiels pour développer une culture du risque au sein de la population. Vous avez également précisé qu'un travail d'amélioration de la BNRA (Belgian National Risk Assessment) est en cours, tout comme une étude technique et juridique visant à explorer des outils technologiques plus performants, tels que le cell broadcast ou la télévision numérique. Je me réjouis de ces avancées et je soutiens pleinement cette volonté de renforcer les outils de communication de crise et de sensibilisation. Toutefois, plusieurs éléments pratiques méritent d'être précisés pour garantir l'efficacité de ces dispositifs. 1. Quel est le calendrier précis de lancement de la campagne RiskCom, et quels canaux seront mobilisés pour garantir une portée large, inclusive et adaptée à la diversité des publics? 2. Une coordination est-elle prévue avec les niveaux locaux, en particulier pour appuyer les communes dans leur communication de proximité et la diffusion des bons réflexes? 3. Concernant l'évaluation de BE-Alert, un planning opérationnel de modernisation a-t-il été établi, à la suite des études technique et juridique évoquées? À quelle échéance peut-on envisager un déploiement du Cell Broadcast? 4. Un dispositif d'évaluation de l'impact de la campagne RiskCom est-il envisagé (indicateurs de sensibilisation, taux d'adhésion, connaissance des comportements de crise, etc.)? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B029
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| Date publication | 05/11/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. La campagne de communication sur les risques pour une durée de quatre ans est constituée de différentes actions et thématiques. Cet été, une première action a été lancée, à savoir la diffusion d'un propre plan d'urgence pour des familles et d'un aimant qui l'illustre, dans le cadre d'un projet européen. Au début de l'année 2026 sera lancée une partie de la campagne sur les risques dont le thème sera "l'information fiable". Au cours de cette campagne, une approche axée sur des groupes cibles particuliers sera adoptée afin d'augmenter l'efficacité. Pour chaque groupe cible, une analyse sera réalisée pour sélectionner les canaux de communication les plus efficaces qui pourront être utilisés (p. ex. les réseaux sociaux pour les jeunes ou des flyers pour les plus âgés, etc.). La communication en réseau est également l'un des éléments importants. P. ex. des efforts seront déployés pour collaborer avec des organisations intermédiaires tant pour le développement que pour la diffusion de la campagne. L'intention est de travailler main dans la main avec ces organisations de la société civile pour qu'elles soient les ambassadeurs des messages développés, messages qui pourront être relayés par leurs propres canaux afin de mieux atteindre le(s) groupe(s) cible(s). P. ex. dans la première sous-campagne, nous nous concentrerons fortement sur les groupes cibles vulnérables. De plus, le Centre de crise National (NCCN) aura recours à son réseau de partenaires, à savoir les autorités locales, les partenaires fédéraux, etc., pour soutenir et relayer les messages avec leurs propres canaux de communication. Les moyens de communication nécessaires seront élaborés à chaque fois en collaboration avec les parties prenantes concernées. 2. Pour différents volets de la campagne (sur le risque nucléaire, le risque Seveso et les risques naturels tels que les inondations et les incendies de forêt), un projet pilote sera développé pour lequel le NCCN travaillera en collaboration avec une commune néerlandophone et une commune francophone dans le but de développer une stratégie de communication adaptée. Les expériences seront ensuite regroupées dans un modèle que d'autres communes pourront utiliser. En outre, il est prévu de créer pour et ensemble avec les parties prenantes une base de données regroupant du matériel de communication, et de la mettre à la disposition, entre autres, des autorités locales. Cette base de données contiendra du matériel de communication prêt à l'emploi ou facilement personalisable pour la communication sur les risques et les crises. Notre intention est de rendre ce matériel accessible et inclusif, dans un style uniforme, mais avec une marge de personnalisation (p. ex. l'ajout du logo de la commune). 3. Une équipe de recherche me remettra les résultats de l'évaluation de BE-Alert ainsi que le rapport de l'étude technique, juridique et budgétaire fin de cette année. Les analyses et conclusions de ces études sont indispensables pour envisager de manière réfléchie la modernisation. Sur base des propositions argumentées, nous établirons, début de l'année 2026, les actions concrètes. La technologie Cell Broadcast nécessite d'importantes réflexions avec les partenaires concernés, notamment sur la compatibilité de l'infrastructure télécom et sur l'architecture du système pour permettre une bonne distribution des messages. L'année 2026 sera consacrée à ces étapes concrètes. 4. Au cours des quatre prochaines années, le NCCN collaborera avec une équipe de recherche pour mener des enquêtes ciblées et des mesures des effets afin de rendre la communication sur les risques plus efficace et davantage fondée sur des données probantes et vérifiées. |