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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Retombées économiques de la faible croissance de Ryanair en Belgique. - Risques pour l'emploi local (QO 007994C). |
| Date de dépôt | 23/09/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B029
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| Date publication | 05/11/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 22/10/2025 |
| Question |
Ryanair a annoncé vouloir porter son nombre de passagers en Belgique de 11 à 20 millions, principalement via l'aéroport de Charleroi où la compagnie représente déjà près de 9.000 emplois directs et indirects. Or, la compagnie a confirmé que cette croissance était suspendue en invoquant le niveau des taxes fédérales et des frais d'aéroport. Si cette situation devait se prolonger, elle pourrait priver la région de milliers d'emplois supplémentaires et d'opportunités économiques, au profit d'autres pays européens offrant un environnement plus favorable. La Wallonie, via l'aéroport de Charleroi, dépend fortement de ce modèle de croissance basé sur le low cost. Or, l'absence d'expansion future de Ryanair poserait un risque pour la dynamique économique et pour la stratégie de développement de l'aéroport. Cette perspective inquiète également les acteurs du tourisme et du commerce qui bénéficient directement des flux de passagers. 1. Quelle estimation a été réalisée quant aux pertes économiques potentielles si Ryanair renonce à ses projets d'expansion en Belgique? 2. Quel serait l'impact pour l'emploi direct et indirect si la croissance prévue à Charleroi devait être annulée? 3. Quelles mesures d'attractivité économique spécifiques pourraient être mises en place pour maintenir et renforcer les investissements étrangers dans le secteur aérien en Belgique? 4. Quelles discussions ont lieu actuellement entre le gouvernement fédéral, la Région wallonne et Ryanair pour tenter de préserver les perspectives de croissance et l'emploi local? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B050
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| Date publication | 04/05/2026, 20252026 |
| Réponse |
S'agissant, tout d'abord, de l'estimation des pertes économiques potentielles en cas de renoncement à certains projets d'expansion, il convient de rappeler que le secteur aérien est par nature dynamique et concurrentiel. Des exemples récents dans d'autres aéroports européens montrent que le retrait partiel ou total d'un opérateur peut être, au moins en partie, compensé par l'arrivée ou le renforcement d'autres compagnies aériennes. Cela étant, cette compensation n'est ni automatique ni intégrale, et peut s'inscrire dans des délais variables, avec des impacts économiques transitoires non négligeables. À cet égard, l'aéroport de Charleroi s'inscrit déjà dans une stratégie de diversification de ses partenaires afin de réduire sa dépendance à un seul acteur. En termes d'impact, les données sectorielles indiquent qu'un volume d'un million de passagers transportés par une compagnie aérienne telle que Ryanair génère en moyenne entre 750 et 800 emplois locaux, directs et indirects. Sur cette base, la réduction annoncée de 1,5 million de passagers à l'Aéroport de Charleroi à partir de l'hiver 2026-2027 correspond à un impact estimé compris entre environ 1.100 et 1.200 emplois. Cet ordre de grandeur est cohérent avec les estimations communiquées, qui évoquent plus de 1.100 emplois impactés sur le site, dont environ 150 emplois directs chez BSCA, le reste concernant des emplois indirects et induits. Rapporté à l'ensemble de l'écosystème aéroportuaire, qui représente environ 10.000 emplois, cet impact correspond à une diminution de l'ordre de 10 à 12 %, illustrant l'importance économique de cette activité pour la région. S'agissant des mesures d'attractivité économique, le gouvernement veille à maintenir un cadre compétitif et stable pour les investissements dans le secteur aérien. Plus largement, notre politique vise à renforcer l'attractivité de la Belgique pour les investisseurs internationaux, en poursuivant les efforts de réduction des charges pesant sur le travail, de simplification administrative et de soutien à la compétitivité des entreprises. Dans un secteur aussi sensible aux coûts que le transport aérien, ces éléments sont déterminants pour maintenir et attirer des opérateurs. En ce qui concerne la concertation, je vous invite à adresser la question aux ministres en charge des Finances et de la Mobilité. Je reste particulièrement attentif à l'évolution de ce dossier, compte tenu de ses implications économiques et sociales importantes. |