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Question et réponse écrite n° : 0092 - Législature : 56


Auteur Ridouane Chahid, PS (08150)
Département Premier ministre
Sous-département Premier ministre
Titre La task force fédérale de lutte contre la narco-criminalité (QO 007812C).
Date de dépôt23/09/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai22/10/2025

 
Question

Anvers, Bruxelles, Ostende, Liège, etc., toutes les villes, grandes ou plus petites, du pays doivent faire face aux conséquences de l'explosion du trafic de drogues dans notre pays avec des conséquences lourdes en matière de sécurité mais aussi de santé publique. Le constat est clair: le problème majeur reste la drogue qui entre en Europe et dans notre pays via le port d'Anvers. Si sur le terrain, la Justice, les autorités locales et la police engrangent des résultats, les moyens humains et budgétaires du fédéral restent totalement insuffisants et un soutien fédéral accru est indispensable notamment au niveau de la police (police judiciaire fédérale notamment), de la douane et de la Justice pour démanteler les réseaux et avoir une réponse globale. On ne peut demander à certaines communes et villes de régler, seules, une problématique d'ampleur nationale voire européenne. En février 2025, nous apprenions qu'une task force ministérielle présidée par vous allait être mise sur pied et destinée à coordonner la lutte contre le trafic de drogue et les violences qui y sont liées. 1. Qu'en est-il des travaux et des résultats de cette task force? Qui sont les services et acteurs qui la composent? Quel en a été l'agenda et le nombre de réunions? 2. Pouvez-vous faire le point sur les moyens fédéraux débloqués pour lutter contre la drogue dans notre pays si ce n'est l'annonce du sparadrap des militaires dans les rues? 3. Plus globalement, comment comptez-vous développer une réponse globale au fléau de la drogue dans notre pays y compris sur le point de la lutte contre les assuétudes?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B029
Date publication 05/11/2025, 20252026
Réponse

La task force se réunit en moyenne toutes les deux semaines depuis le mois de mai. Participants: des représentants des ministres ayant l'Intérieur, la Justice, la Fraude sociale, les Finances, le Numérique, l'Asile et la Migration dans leurs attributions et la commissaire nationale drogue. La task force se concentre sur la mise en oeuvre de l'accord de gouvernement, et non sur la direction opérationnelle des services. En d'autres termes, en cas d'incident (p. ex. des fusillades à Bruxelles ou des explosions à Anvers), ceux-ci restent de la responsabilité des services compétents (locaux et fédéraux). La task force opte donc pour une approche fondamentale et approfondie. Les fusillades qui ont lieu aujourd'hui trouvent souvent leur origine plusieurs années auparavant Les points de l'accord de gouvernement qui feront l'objet d'un suivi spécifique en matière de mise en oeuvre ont été clairement identifiés. Six domaines: - élaborer une stratégie contre le crime organisé; - développer une image globale; - échanger des données entre les départements; - démanteler le business model; - hubs logistiques et composante internationale; - mesures (traite des êtres humains, fraude sociale, cybercriminalité, renforcement des services, etc.) et plan Canal. La task force ne dispose pas de moyens supplémentaires, on compte sur les départements pour investir davantage via la provision interdépartementale, ou via les moyens existants. Les points suivants (également inclus dans l'accord de gouvernement) seront p. ex. discutés périodiquement au sein du comité de pilotage (suivi de la mise en oeuvre): - renforcement de la police judiciaire fédérale à Anvers et Bruxelles; - création du FIOD (démantèlement des actifs); - modification législation DEIPP afin de soutenir le fonctionnement axé sur le territoire; - renforcement des contrôles du travail au noir, etc.; - poursuite de la mise en oeuvre de la nouvelle loi maritime (élaboration de plans de sécurité multidisciplinaires, sécurité supplémentaire dans les ports, screening des collaborateurs ayant des fonctions critiques et échange de données) et extension du code ISPS aux organisations criminelles.