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| Auteur | Britt Huybrechts, VB (07962) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Mission extérieure en Afrique centrale et orientale. |
| Date de dépôt | 01/10/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 30/10/2025 |
| Question |
Vous avez effectué une mission diplomatique en Afrique centrale et orientale, dans le cadre de laquelle vous avez visité quatre pays: le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, le Kenya et l'Éthiopie. À l'ordre du jour étaient inscrites des discussions sur la situation humanitaire, l'environnement, les droits humains et les défis économiques. Au Congo spécifiquement, l'accent était mis sur le secteur minier (vous avez notamment visité Gécamines, partenaire d'Umicore), la lutte contre la corruption et le conflit dans l'est du pays. Au Kenya et en Éthiopie, la médiation régionale, la coopération écologique et numérique et l'accueil de réfugiés ont été également abordés. La Belgique souhaite examiner de quelle manière l'aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix peuvent être mieux liés. 1. Quel budget total a été prévu pour la visite en Afrique centrale et orientale? 2. Quels sont les coûts estimés du transport (vols, déplacements intérieurs, logistique) de la délégation belge? 3. Combien a coûté le séjour (hôtels, frais de séjour) de la délégation officielle? 4. Quelles dépenses ont été prévues pour des aspects protocolaires tels que les réceptions, la sécurisation et la traduction? 5. Pour les points 2, 3 et 4, pouvez-vous préciser quels étaient les coûts de Mme de Moor et qui les paiera? 6. Quels étaient les frais de personnel totaux de cette mission? Quelles fonctions ont-elles participé à ce voyage? Quelle est la répartition linguistique et quel est le ratio hommes/femmes au sein de ces fonctions participantes? 7. Vous souhaitez mieux coordonner l'aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix. Pouvez-vous préciser de quelle manière cette coordination sera concrétisée et quels moyens la Belgique déploie à cet effet? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B028
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| Date publication | 22/10/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. Vous trouverez un aperçu des frais engagés via les réponses aux sous-questions. 2. Pour tous les transports internationaux, un avion gouvernemental a été utilisé. L'utilisation de cet avion se justifiait par la multiplicité en un court laps de temps des destinations en Afrique qui sont mal connectées entre elles par des lignes commerciales. Seul le déplacement de Brazzaville à Kinshasa a engendré un coût distinct, à savoir 715 dollars pour la location d'un bateau assurant la liaison entre les deux capitales. En ce qui concerne les déplacements intérieurs, l'avion gouvernemental mentionné a également été utilisé pour le trajet de Kinshasa à Lubumbashi. Le déplacement entre Addis-Abeba à Assosa (aller-retour) s'est fait avec un vol commercial interne pour un coût total de 1.320,12 euros. Il convient également de mentionner la location d'un bus à Lubumbashi (321,5 euros + 160.000 francs congolais, CDF); le transport intérieur au Kenya (450 euros). À Addis-Abeba et à Kinshasa, des véhicules de l'ambassade ont été utilisés. 3. La délégation officielle a logé autant que possible dans les résidences de l'ambassadeur ou du consul général de Belgique. Les dépenses totales pour les nuitées durant toute la période du voyage se sont élevées à 3.835 euros (au taux de change de 1 euro = 1,17 dollar). 4. La sécurité et la traduction ne peuvent difficilement être considérées comme des "affaires protocolaires". Pour la sécurité, un montant de 7.909 euros a été versé à la Défense afin d'organiser la visite à Lubumbashi dans des conditions sûres (envoi de deux DAS). Pour leur hébergement, 1.170 euros ont été payés. Les réceptions limitées qui ont été organisées ont eu pour but d'accueillir des échanges et de faciliter les contacts avec toute une série d'interlocuteurs (autorités locales, monde des affaires, société civile, communauté diplomatique et communauté belge). Elles relèvent du budget de fonctionnement habituel des postes concernés. Aucun coût n'a été engagé pour la traduction. 5. Madame de Moor a été officiellement proposée par le gouvernement belge comme candidate au poste de Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, une fonction internationale de tout premier plan. Si une candidate belge peut occuper cette fonction, cela contribue au rayonnement international de notre pays. À ce titre, elle peut compter sur le soutien du gouvernement fédéral et de l'administration. Lors des visites au Kenya et en Éthiopie, Madame de Moor a accompagné pour la première fois le ministre dans le cadre d'une mission officielle. Madame de Moor a pris en charge ses propres dépenses. Elle a pu bien sûr bénéficier des transports déjà prévus dans le programme officiel. 6. Le ministre était accompagné de la cheffe de cabinet adjointe à la Coopération internationale; de son conseiller pour l'Afrique subsaharienne; d'une porte-parole et de l'envoyé spécial pour les Grands Lacs du SPF Affaires étrangères (jusqu'à l'étape de Nairobi pour ce dernier). La composition de la délégation était de trois francophones, un néerlandophone, avec une parité hommes-femmes. 7. Les crises complexes et prolongées en Afrique centrale et orientale exigent une approche intégrée qui relie l'aide humanitaire, la coopération internationale et la consolidation de la paix. Cette approche, incarnée dans le Nexus Humanitaire-Développement-Paix (Nexus HDP ou Triple Nexus), vise non seulement à répondre aux besoins humanitaires urgents, mais aussi à s'attaquer aux causes profondes de la fragilité et des conflits, tout en renforçant la résilience locale et en favorisant une paix durable. La mise en oeuvre efficace du Nexus HDP requiert une coordination renforcée entre les acteurs des trois piliers afin d'assurer la cohérence et la complémentarité, soutenue par des analyses communes du contexte et des risques, ainsi qu'une planification conjointe. Il est essentiel que des actions structurelles à long terme soient intégrées dès le début de la réponse aux crises, afin de permettre l'élaboration de solutions structurelles. Les investissements dans le développement peuvent, à terme, réduire la dépendance à l'aide en améliorant l'accès aux services essentiels et en renforçant l'autonomie et la résilience des communautés affectées face aux chocs futurs. L'engagement ciblé de la coopération internationale belge dans les contextes fragiles témoigne d'une volonté claire de promouvoir une approche intégrée du Nexus HDP. La Belgique s'efforce, par une approche globale, de répondre aux besoins humanitaires urgents tout en s'attaquant aux causes structurelles des crises et de la fragilité, dans le but de promouvoir la stabilité locale, régionale et mondiale. Une attention particulière est accordée au renforcement de la gouvernance inclusive, à la promotion de partenariats pilotés localement, à l'inclusion des groupes vulnérables tels que les femmes, les jeunes et les personnes déplacées, ainsi qu'à la cohérence entre diplomatie, défense, politique climatique et coopération internationale. En outre, notre pays s'engage activement dans la mise en oeuvre du Nexus HDP en renforçant la collaboration et la cohérence entre les acteurs humanitaires et de développement dans les programmes humanitaires belges et la coopération non gouvernementale, et en soutenant le rôle actif d'Enabel dans l'application du Nexus HDP au sein de ses programmes gouvernementaux. La coopération internationale belge vise également à promouvoir la cohésion sociale et à prévenir les conflits. Cela nécessite une approche inclusive et sensible aux conflits, qui lutte contre l'exclusion et prévient les tensions, avec une attention particulière portée aux besoins et dynamiques des communautés affectées. Par ailleurs, notre pays joue également un rôle dans les mécanismes et plateformes de coordination locaux et nationaux qui soutiennent la mise en oeuvre du Nexus HDP, tant au sein de Team Europe qu'en collaboration avec le système des Nations Unies. Cette méthode permet, avant même la planification d'une intervention, une compréhension commune du contexte et des défis auxquels la population est confrontée, à définir clairement les rôles des acteurs impliqués et à formuler des objectifs communs en concertation avec les parties prenantes locales, tout en s'alignant sur les plans de développement nationaux des pays concernés. Ces plateformes de coordination et de concertation existent à différents niveaux: au sein de l'OCHA (pour les acteurs humanitaires), auprès du bureau local du Coordinateur résident des Nations Unies, via les délégations de l'UE ou les États membres (dont la Belgique) qui assument un rôle de chef de file, ainsi que par le biais de structures belges telles que les Cadres Stratégiques Communs (CSC) et le Forum belge des acteurs de la coopération (FOBAC), organisés avec le soutien des ambassades belges dans les pays partenaires. Enfin, la Belgique soutient l'approche Nexus HDP également par le financement de programmes d'organisations multilatérales et agit comme un fervent défenseur d'une réponse intégrée aux crises dans les forums internationaux tels que l'Union européenne, l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques, les Nations Unies et les banques multilatérales de développement comme la Banque mondiale. |