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Question et réponse écrite n° : 0229 - Législature : 56


Auteur Staf Aerts, ECOGR1 (07757)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre La stratégie Global Gateway.
Date de dépôt22/09/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai22/10/2025

 
Question

La Commission européenne a lancé la stratégie Global Gateway en 2021, présentée comme "une alternative positive et axée sur les valeurs, notamment à l'initiative chinoise Belt and Road". Cette stratégie vise à mobiliser jusqu'à 300 milliards d'euros d'investissements d'ici 2027 dans cinq secteurs prioritaires: la connectivité numérique, le climat et l'énergie, les transports, la santé, ainsi que l'enseignement et la recherche. La stratégie Global Gateway comprend à la fois des projets d'infrastructures physiques et un programme de réformes visant à créer un climat d'investissement favorable pour les entreprises européennes dans les pays partenaires. Dans l'actuel accord de gouvernement et l'exposé d'orientation politique Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement, l'instrument est également mis en avant et décrit comme un levier pour la coopération avec les pays partenaires et le secteur privé (belge). 1. Pouvez-vous fournir un aperçu des projets phares de la stratégie Global Gateway auxquels la Belgique participe activement? 2. Pouvez-vous préciser pour chacun de ces projets: a) Quels sont les acteurs publics belges impliqués (p. ex. Enabel, BIO, Credendo, AWEX, FIT, hub.brussels)? b) De quel secteur prioritaire du Global Gateway le projet relève-t-il? c) Dans quel pays ou région le projet se déroule-t-il? d) Quel est le nom ou la description du projet? e) Quels sont les instruments de financement européens impliqués (p. ex. les garanties pour l'action extérieure de l'UE, les garanties EFSD+, les instruments de panachage)? f) Les canaux de financement belges (tels que les fonds de la DGD, les investissements de BIO, les crédits à l'exportation par le biais de Credendo, etc.) sont-ils utilisés et, dans l'affirmative, de quelle manière? 3. Pouvez-vous indiquer quels acteurs privés belges participent actuellement à un ou plusieurs projets Global Gateway?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

Dans le cadre de la stratégie Global Gateway de l'Union européenne, les flagship projects  représentent des exemples emblématiques des investissements que cette stratégie vise à promouvoir. Ils sont mis en oeuvre selon une approche Team Europe, qui combine les financements de plusieurs États membres, de la Banque européenne d'investissement (BEI), de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et de la Commission européenne. La Belgique s'est notamment impliquée dans les flagship projects suivants: 1. Manufacturing et Access to Vaccins, Medicines et Health Technologies in Africa (MAV+): ce programme s'inscrit dans le secteur prioritaire de la santé et vise à développer la production et l'accès aux vaccins en Afrique. Des activités importantes ont lieu notamment au Sénégal et en Afrique du Sud. Notre agence de développement Enabel joue un rôle central dans la gestion de ce programme. Le financement provient de la Commission européenne, de plusieurs États membres dont la Belgique (via la coopération au développement), ainsi que de la BEI. La Commission européenne fournit à la fois des garanties et des subventions. BIO-Invest, l'IMT et le secteur privé belge sont également impliqué dans le projet. 2. L'initiative Team EuropeOpportunity-driven Skills and VET in Africa (TEI OP-VET) s'inscrit dans le secteur prioritaire de l'éducation et se focalise sur l'assistance technique dans le domaine de la formation professionnelle. Il s'agit d'un programme régional ouvert à tous les pays partenaires en Afrique subsaharienne; financé par la Commission et mis en oeuvre par plusieurs agences européennes de développement, dont Enabel. 3. L'initiative Team Europe pour un port de Cotonou durable s'inscrit dans le secteur prioritaire du transport et vise le développement industriel durable du port de Cotonou au Bénin. Une attention particulière est portée au développement des infrastructures de transport de manière à améliorer la connectivité entre l'Europe et la région concernée. Dans ce cadre, Enabel collabore avec le port d'Anvers-Bruges, avec le soutien de financements belges et européens, y compris celui de la Banque européenne d'investissement (BEI). 4. Le développement de l'hydrogène vert en Namibie s'inscrit dans le secteur prioritaire de l'énergie, et vise à développer la résilience énergétique tant de la Namibie que de l'Europe, dans un esprit win-win qui caractérise la stratégie Global Gateway. Enabel travaille ici en partenariat avec le port d'Anvers-Bruges et d'autres acteurs européens. Plusieurs entreprises belges sont impliquées et bénéficient d'un soutien financier européen. Ce projet crucial 5. Le développement du port de Lumut en Malaisie s'inscrit également dans le secteur prioritaire du transport. La mise en oeuvre est assurée par le port d'Anvers-Bruges, avec un financement européen. Il s'agit ainsi d'un nouvel exemple illustrant comment l'expertise belge en matière de développement portuaire est mobilisée dans le cadre de l'initiative Global Gateway. 6. Par ailleurs, il convient de préciser que Global Gateway restera dans les années à venir la principale stratégie d'investissement de l'Union Européenne promouvant des partenariats mutuellement bénéfiques à travers le monde. L'approche des corridors stratégiques en constitue une composante essentiel et des acteurs belges oeuvrent comme partenaires d'exécution de projets de l'Union européenne liés à ces corridors sur le continent africain. À ce titre, Enabel est mobilisé comme agence d'exécution de projets UE dans le cadre du développement du corridor dit de Lobito, sur lequel la Commission européenne mise fortement pour renforcer l'autonomie stratégique européenne en matière de matières premières critiques. Outre Enabel, le secteur privé belge est directement impliqué.