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| Auteur | Michel De Maegd, MR (07122) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | L'expulsion d'un représentant d'Enabel par le Burundi (QO 007613C). |
| Date de dépôt | 15/09/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 15/10/2025 |
| Question |
Le gouvernement burundais a ordonné, dans un délai de 48 heures, le départ d'un représentant de l'Agence belge de coopération au développement. Cette décision fait suite au simple partage, à titre privé, d'un article de presse évoquant la pénurie de carburant au Burundi. L'ambassadeur du Burundi à Bruxelles a été convoqué pour discuter des conséquences de cette mesure sur la coopération bilatérale. Cette expulsion intervient à peine quelques mois après le lancement du nouveau programme de coopération bilatérale (2023-2028), d'un montant de 75 millions d'euros, et alors que vous-même vous êtes récemment rendu à Gitega pour renouer un dialogue constructif après plusieurs années de tensions. 1. Comment analysez-vous cette décision des autorités burundaises et quel message politique la Belgique entend-elle adresser en retour? 2. Quelles mesures concrètes avez-vous prises, ou envisagez-vous de prendre, pour préserver la mise en oeuvre du programme de coopération, compte tenu du rôle important joué par Enabel sur le terrain? 3. Cette attitude remet-elle en cause la volonté de "nouveau départ" affichée lors de votre visite à Gitega? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B028
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| Date publication | 22/10/2025, 20252026 |
| Réponse |
Lors de différentes rencontres avec des membres des autorités burundaises, mon ambassadeur et mon administration ont communiqué les profonds regrets avec lesquels la Belgique a pris acte de cette décision démesurée. J'ai rencontré mon homologue en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies et je lui ai réitéré ce message. Les explications que j'ai reçues tendent à démontrer qu'il s'agit d'une décision isolée, et que les autorités burundaises souhaitent préserver les bonnes relations bilatérales avec la Belgique. La qualité du travail d'Enabel sur le terrain est reconnue par les autorités Burundaises et les relations partenariales avec les différents ministères concernés par le programme sont bonnes et mènent à des résultats tangibles. Malgré ce coup dur, il est primordial qu'Enabel puisse continuer la mise en oeuvre du programme. L'adjoint du directeur pays a été nommé directeur pays ad interim, et une solution plus structurelle sera recherchée dans les prochains mois. Mais les autorités burundaises ont aussi été informées que la décision qu'elles ont prises aura un impact sur l'organisation interne d'Enabel dans les prochaines semaines. L'opérationnalisation du programme de coopération en sera donc affectée. Malgré cette décision regrettable, je tiens à rappeler ma volonté d'accompagner le Burundi dans ses objectifs de développement La Belgique est l'un des seuls pays qui a mis en place une coopération bilatérale gouvernementale avec le Burundi, avec les institutions nationales. La coopération non gouvernementale y est également très active, en lien direct avec la société civile burundaise. Ce rôle joué par la Belgique est crucial, à l'heure où la plupart des bailleurs désinvestissent la coopération internationale avec le Burundi. |