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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Les conséquences économiques de l'essor du détatouage (QO 007413C). |
| Date de dépôt | 08/09/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B027
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| Date publication | 10/10/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 03/10/2025 |
| Question |
Le marché du détatouage connaît une croissance soutenue en Belgique, porté par l'évolution des normes esthétiques, l'augmentation du nombre de personnes tatouées, mais aussi les exigences de certaines professions ou des contextes sociaux. Cette dynamique entraîne l'émergence de nouveaux acteurs économiques tels que des centres spécialisés. Ces derniers ont ainsi recours à différentes technologies onéreuses dont le laser. Dans ce contexte, une activité autrefois marginale devient aujourd'hui un véritable segment de marché, avec des enjeux en termes de formation, d'encadrement des pratiques commerciales et de protection du consommateur. Il est pertinent de voir comment cette évolution de la "mode du tatouage" va affecter le secteur, comment il va se transformer et comment de nouveaux emplois seront créés. 1. Disposez-vous de données chiffrées sur l'évolution du secteur du détatouage et ses retombées économiques, notamment en matière d'emplois créés ou de chiffre d'affaires généré? 2. Inversement, comment se porte le milieu du tatouage? De nouveaux salons ouvrent-ils et recrutent-ils toujours? 3. Quid de la formation des détatoueurs? 4. Un encadrement spécifique de cette activité est-il envisagé afin d'assurer à la fois la sécurité des patients et la viabilité des opérateurs professionnels? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B029
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| Date publication | 05/11/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. Il n'est pas possible de fournir des données chiffrées sur le secteur du détatouage, dans la mesure où il n'existe pas de code spécifique dans la version nationale de la nomenclature des activités économiques (NACE-BEL 2008) pour cette activité. 2. Par contre, le secteur du tatouage est identifié par le code NACE-BEL 96.092 "Services de tatouage et de piercing". Selon les données de Statbel, l'office belge de statistique, entre 2019 et 2023 (dernière année disponible) le nombre d'établissements est passé de 990 à 1.423, soit une augmentation de 44 %. En moyenne, durant cette période, ce sont près de 180 établissements qui ont été créés chaque année. Au sein des établissements de tatouage, l'emploi salarié est négligeable (87 emplois salariés en 2023). En matière de chiffre d'affaires, on est passé, pour l'ensemble du secteur, de 25,6 millions d'euros en 2019 à 46,5 millions d'euros en 2023, soit une augmentation de 81 %. 3 et 4. Suite à un avis du Service public fédéral Santé publique, il apparaît que le détatouage (laser ou chimique) est réservé aux dermatologues ou aux médecins. Cela découle de la définition de la médecine esthétique non chirurgicale (acte technique médical non chirurgical, réalisé à l'aide de substance chimique ou dispositif utilisant toute forme d'énergie). Dès lors, le code NACE-BEL 86.220 "Activités des médecins spécialistes" doit être inscrit dans la Banque-Carrefour des Entreprises. Sur la base de cet avis, vos questions concernant la formation des détatoueurs et un encadrement spécifique relèvent de la compétence du ministre de la Santé publique. |