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| Auteur | Charlotte Deborsu, MR (08138) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | Vers une surenchère budgétaire au sein de l'OTAN (QO 007125C). |
| Date de dépôt | 24/07/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B026
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| Date publication | 02/10/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 26/09/2025 |
| Question |
Le sommet de la Haye s'est tenu il y a quelques semaines. Point positif: le président américain n'a pas décidé de claquer la porte de l'OTAN, et continue à "montrer" son soutien à l'Ukraine et à l'Europe de manière plus générale. Côté belge, on a obtenu un peu de marge: la période pour atteindre les objectifs fixés s'étale désormais sur dix ans au lieu de sept. Mais au-delà de ça, il faut être lucide: la méthode Trump inquiète. Des exigences chiffrées qui tombent du ciel, 5 % par-ci, 10 % par-là, sans concertation, sans cohérence. Jusqu'où ira-t-on? Oui, la Défense est primordiale, Mais doit-elle pour autant suivre aveuglément les impulsions d'un président imprévisible, versatile, centré sur les seuls intérêts américains, et d'un secrétaire général de l'OTAN prêt à tout pour rester dans ses bonnes grâces? La Belgique a certes endossé l'objectif des 5 %, mais elle a soumis un plan bien plus modéré: 2 % en 2033, 2,5 % en 2034, au grand dam des Américains. Faut-il craindre des représailles? Je pense notamment à des menaces de retrait d'infrastructures otaniennes en Belgique comme le SHAPE, voire à des "sanctions", à l'image de ce que Trump agite aujourd'hui contre l'Espagne. On le sait, avec Trump, tout peut aller très vite. Un nouveau seuil peut tomber du jour au lendemain. Avez-vous discuté, avec vos homologues européens, de la réaction à adopter si le président américain sortait un nouveau seuil arbitraire de son chapeau? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B027
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| Date publication | 10/10/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. En ce qui concerne les efforts de défense belges après le sommet de l'OTAN à La Haye, il est important de préciser que l'objectif de 5 % discuté n'est en aucun cas arbitraire et qu'il n'est pas fixé unilatéralement par les États-Unis. Ce chiffre est le résultat d'une évaluation structurée et conjointe au sein de l'OTAN et se compose de deux composantes. D'une part, il représente 3,5 % du produit intérieur brut (PIB), ce qui est conforme à l'estimation de l'OTAN concernant les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs capacitaires d'ici à 2025, notamment la déployabilité, l'interopérabilité et le renforcement des troupes. D'autre part, il s'agit d'un investissement moyen de 1,5 % du PIB nécessaire pour renforcer la résilience civile, y compris la protection des infrastructures, la planification d'urgence et la préparation sociale. Lors du sommet de La Haye, tous les États membres de l'OTAN, y compris la Belgique, ont approuvé cette norme combinée avec l'objectif commun de l'atteindre d'ici 2035. Ce calendrier prévoit un horizon de dix ans pour une mise en oeuvre progressive, chaque État membre étant en mesure d'aligner sa trajectoire sur la planification nationale. La Vision stratégique belge 2025 prévoit donc une trajectoire responsable et progressive des dépenses de défense. Dans ce cadre, l'effort de défense de notre pays a été porté à 2 % du PIB dès 2025. Il n'y a pas de menaces de sanctions contre la Belgique. 2. En ce qui concerne le positionnement stratégique de la Belgique au sein de l'OTAN et de l'Union européenne, l'accord de coalition indique clairement que l'OTAN est la pierre angulaire de la politique de sécurité belge. Dans ce cadre, les États-Unis restent un partenaire stratégique essentiel, notamment dans le domaine de la défense collective et de la dissuasion. La Belgique continue de s'engager de manière constructive avec les États-Unis dans différents domaines de défense. Dans le même temps, la Belgique s'engage activement à renforcer le pilier européen au sein de l'OTAN et contribue aux initiatives qui promeuvent l'autonomie stratégique européenne et réduisent la dépendance vis-à-vis des tiers. Cette double approche est complémentaire et reflète l'engagement de la Belgique en faveur d'une posture de défense équilibrée et robuste. La Belgique participe à plusieurs instruments clés de l'UE en matière de défense, notamment la coopération structurée permanente (CSP), qui facilite le développement de capacités conjointes et la coopération opérationnelle entre les États membres de l'UE, et l'action de sécurité pour l'Europe (SAFE), qui vise à renforcer la coordination, la planification et la mise en commun des ressources dans le cadre des efforts de défense européens. La Belgique soutient également l'initiative de l'UE en faveur de la préparation de la défense, qui renforce la réaction rapide et la résilience au sein de l'Union. Grâce à ces efforts, la politique de défense belge reste cohérente, tournée vers l'avenir et ancrée à la fois dans la solidarité transatlantique et dans la responsabilité stratégique européenne. |
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