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| Auteur | Florence Reuter, MR (01217) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | SOPK. |
| Date de dépôt | 26/08/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B026
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| Date publication | 02/10/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 26/09/2025 |
| Question |
Il n'est pas rare qu'une femme souffre de règles douloureuses, d'un cycle menstruel irrégulier ou rencontre des difficultés de fertilité. Ces symptômes peuvent être liés à plusieurs pathologies, telles que l'endométriose, l'adénomyose ou encore le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Le SOPK est une affection hormonale fréquente, qui toucherait environ une femme sur dix en âge de procréer. Ce syndrome peut perturber le cycle menstruel, provoquer des troubles de la fertilité, ainsi que des symptômes comme la fatigue ou l'anxiété. Comme pour l'endométriose, le diagnostic du SOPK est souvent tardif, ce qui retarde la prise en charge adéquate. L'absence de reconnaissance formelle de cette maladie complique encore l'accompagnement des patientes. 1. Disposez-vous de données précises concernant le nombre de femmes atteintes du SOPK en Belgique? 2. Envisagez-vous une reconnaissance officielle de cette pathologie? 3. Travaillez-vous en collaboration avec les entités fédérées pour sensibiliser les femmes au SOPK et améliorer leur accompagnement? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B049
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| Date publication | 21/04/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. On ne dispose pas de données précises sur la prévalence du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) en Belgique. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le SOPK touche environ 10 % des femmes en âge de procréer dans le monde. 2. Ce que l'on entend par "reconnaissance officielle" de cette pathologie n'est pas tout à fait clair. L'entité clinique du SOPK ainsi que les critères diagnostiques sont bien définis. Par ailleurs, le système de santé belge prévoit un statut pour les personnes atteintes d'une affection chronique ("statut affection chronique"), dans le cadre duquel les ayants droit bénéficient automatiquement d'un abaissement du seuil de la quote-part personnelle dans le cadre du maximum à facturer. La mutualité accorde automatiquement ce statut si les dépenses pour soins médicaux atteignent au moins 300 euros (indexés) par trimestre pendant huit trimestres consécutifs, ces huit trimestres couvrant deux années civiles. Les dépenses pour soins médicaux comprennent à la fois la part prise en charge par la mutualité et la quote-part personnelle. 3. Il est important que les personnes atteintes du SOPK aient accès en temps utile à des soins adaptés, organisés de manière multidisciplinaire si nécessaire. Compte tenu de l'impact potentiel en termes de subfertilité et d'infertilité, ainsi que du risque accru de problèmes de santé métaboliques à long terme, tels que l'insulinorésistance, le diabète de type 2 et l'obésité, l'intervention de professionnels de santé spécialisés, tels que spécialistes de la fertilité et endocrinologues, peut s'avérer indiquée dans certains cas. Comme il n'existe pas de traitement spécifique pour le SOPK, la prise en charge comprend entre autres un suivi individualisé des risques associés, des adaptations du mode de vie, l'amélioration de l'accès à des informations scientifiquement fondées et un soutien psychologique si nécessaire, en fonction des symptômes et du projet de vie de la patiente. Dans le même temps, il est important de souligner que des soins spécialisés ne sont pas nécessaires dans tous les cas. Aucune campagne de sensibilisation ciblant le SOPK n'est prévue pour le moment. |