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Bulletin n° : B026 - Question et réponse écrite n° : 0332 - Législature : 56


Auteur Irina De Knop, OPNVLD (06246)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La fièvre des marais.
Date de dépôt12/08/2025
Langue N
Publication question     B026
Date publication 02/10/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai26/09/2025

 
Question

En Flandre orientale, un cheval a été testé positif à l'anémie infectieuse équine (AIE). Le virus responsable de l'AIE, également connue sous le nom de fièvre des marais, reste présent chez les animaux infectés tout au long de leur vie. Il n'existe aucun traitement contre cette maladie et tous les animaux infectés doivent être abattus. La fièvre des marais ou AIE se manifeste principalement par une détérioration chronique de l'état général, associée à une fièvre intermittente. Les espèces animales sensibles à la maladie sont les chevaux, les mulets et les ânes. Le virus se transmet principalement par les taons ou les mouches, mais des aiguilles contaminées peuvent également rendre les chevaux malades. Le sperme des étalons infectés est également contagieux. L'utilisation d'insecticides ou de répulsifs sur les chevaux peut réduire les piqûres d'insectes et le risque de propagation par les vecteurs. La littérature médicale recommande des produits à base de perméthrine et de pyréthroïdes. Le problème est toutefois qu'aucun médicament vétérinaire à base de ces molécules n'est autorisé en Belgique pour un usage chez les chevaux. 1. Les résultats de l'enquête épidémiologique visant à déterminer avec quels autres chevaux l'animal infecté a été en contact sont-ils déjà connus? 2. Outre l'infection en Flandre orientale, d'autres cas d'infection par l'AIE ont-ils été détectés ailleurs en Belgique? 3. D'autres animaux ont-ils également été testés dans le ou les établissements où une infection par l'AIE a été détectée? Si oui, de nouvelles infections ont-elles été détectées? 4. L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a-t-elle renforcé ses contrôles des certificats sanitaires qui doivent être joints lors du transfert de chevaux d'un pays à l'autre? Combien de contrôles ont été effectués? Combien d'infractions ont été constatées? 5. a) Que peuvent faire les éleveurs de chevaux pour prévenir la contamination de leurs animaux par l'AIE, compte tenu de l'interdiction d'utiliser des médicaments vétérinaires à base de perméthrine et de pyréthroïdes? Pourquoi l'utilisation de ces produits est-elle interdite? b) Des recherches sur des méthodes de prévention alternatives pour éviter la contamination par l'AIE sont-elles menées? c) Envisageriez-vous de lever cette interdiction si le risque de contamination par l'AIE venait à augmenter?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

1. Le cheval testé positif à l'anémie infectieuse équine (AIE), né le 6 mai 2020 en Bulgarie, est arrivé le 1er aout 2024 dans une exploitation à Lokeren (Flandre orientale) avec un certificat sanitaire valide. L'animal présentant des symptômes de la maladie, une analyse pour l'AIE a été réalisée. Celle-ci s'est révélée positive. L'exploitation a été déclarée comme foyer et le cheval a été euthanasié le 16 juillet 2025. Tous les chevaux présents dans le foyer ont ensuite été testés. Les résultats se sont révélés négatifs. Un nouveau prélèvement sanguin a été effectué après trois mois, période durant laquelle l'exploitation est restée sous restriction. Le foyer n'a pas d'exploitations de contact, c'est à dire qu'il n'y a pas d'exploitations qui se trouvent dans une zone de protection d'un rayon de 200 mètres autour du foyer. En ce qui concerne les chevaux en contact, la traçabilité remonte jusqu'à l'achat du cheval en 2024. L'enquête épidémiologique est toujours en cours. 2. En juin 2025, un autre cas positif d'AIE a été constaté en Belgique, plus précisément en province de Liège. Jusqu'à présent, aucun lien n'a été démontré entre ce cas et le cas positif de la province de Flandre orientale. Le cheval testé positif à l'AIE à Liège était également d'origine bulgare mais a été importé en Belgique sans certificat sanitaire valide. Après l'euthanasie de l'animal, le 22 juin 2025, tous les chevaux présents dans le foyer ont été testé. Des analyses ont également été réalisées dans neuf exploitations de contact. Les résultats des tests ont tous été négatifs. Tant le foyer que les exploitations de contact sont restés sous restriction jusqu'à ce que tous les chevaux soient à nouveau testés après trois mois et que les résultats confirment l'absence d'AIE. En ce qui concerne les chevaux de contact, la traçabilité remonte jusqu'à l'achat du cheval positif en 2022. 3. Tous les chevaux présents dans les deux foyers et dans les exploitations de contact ont été testés. En outre, tous les chevaux de contact ont également été testés. La traçabilité relative à ces chevaux de contact est encore en cours. 4. En cas d'importation et de transit depuis des pays tiers, les chevaux sont toujours soumis à un contrôle physique, d'identité et documentaire au poste de contrôle frontalier. Pour tous les pays d'origine, le certificat qui est délivré par un vétérinaire officiel du pays tiers d'origine doit inclure des garanties par rapport à l'AIE. En 2025, jusqu'au 27 août 2025, 2.370 équidés ont été importés et sont passés via les postes de contrôle frontaliers belges. Parmi ces animaux, un cheval a été refusé. Le cheval en question était arrivé mort en raison d'un accident durant le transport. Des analyses de laboratoire ont été effectuées sur 12 équidés, dont 9 pour l'AIE. Aucun résultat non conforme n'a été obtenu. En ce qui concerne les échanges intracommunautaires, il n'y a pour l'instant pas de plans concrets pour renforcer les contrôles des certificats sanitaires. 5. a) Aucun traitement ou vaccin contre l'AIE n'est actuellement autorisé. Les chevaux contaminés restent porteurs à vie du virus. Dans des zones non endémiques, la principale mesure consiste donc à détecter les animaux malades et les euthanasier ou les abattre. Les détenteurs de chevaux doivent donc accorder une attention particulière aux symptômes de la maladie. Par ailleurs, il est également important que les détenteurs de chevaux suivent la réglementation en ce qui concerne les mouvements depuis et vers d'autres pays. Lors de mouvements transfrontaliers, un certificat sanitaire valide qui fournit des garanties concernant plusieurs maladies équines dont l'AIE est obligatoire. L'application de mesures relatives aux bonnes pratiques d'hygiène (mesures de biosécurité) est également primordiale. Lorsque du matériel non jetable est utilisé, tout matériel pouvant être contaminé avec du sang ou des secrétions de chevaux doit toujours être nettoyé et désinfecté avec un produit ayant une action virucide avant qu'il soit réutilisé pour d'autres chevaux. Le virus peut être transmis par des insectes hématophages (taons, mouches). L'utilisation d'insecticides ou de répulsifs sur les chevaux peut réduire les piqûres d'insectes et donc aussi le risque de propagation par des insectes. L'utilisation de barrières physiques peut également aider: moustiquaires dans les étables, treillis métallique anti-insectes, couvertures pour chevaux, masques anti-mouches ou ventilateurs. La stabulation des chevaux pendant les heures où les insectes hématophages sont les plus actifs peut également être une mesure préventive. Les populations d'insectes peuvent également être limitées par un enlèvement régulier du fumier et une bonne gestion des aires d'alimentation et des endroits de stockage du fumier. En Belgique, il existe un médicament à base de perméthrine dont l'utilisation est autorisée pour les chevaux non destinés à la chaîne alimentaire, et ce spécifiquement dans le cadre de la lutte contre l'eczéma d'été en raison de son effet répulsif contre les culicoïdes. Il existe également des médicaments vétérinaires dont l'utilisation est autorisée pour d'autres espèces animales. Dans ce cas, le principe de la cascade doit être appliqué. b) Aucune donnée n'est actuellement disponible concernant des recherches portant sur des méthodes de prévention alternatives visant à éviter la contamination par l'AIE. c) Bien qu'aucun médicament vétérinaire à base de perméthrine et de pyréthrinoïdes ne soit autorisé sur le marché belge pour les chevaux destinés à l'abattage en vue d'une consommation humaine, un médicament vétérinaire autorisé pour une autre espèce animale productrice de denrées alimentaires peut être autorisé selon le principe de la cascade.

 
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