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Bulletin n° : B026 - Question et réponse écrite n° : 0327 - Législature : 56


Auteur Patrick Prévot, PS (06967)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La découverte d'une mouche orientale des fruits.
Date de dépôt07/08/2025
Langue F
Publication question     B026
Date publication 02/10/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai26/09/2025

 
Question

Une mouche orientale des fruits a été observée dans un marché de la localité de Molenbeek, en région bruxelloise, faisant passer à douze le nombre de spécimens retrouvés sur notre territoire depuis 2023. S'il est inoffensif pour l'être humain, cet insecte peut néanmoins ravager les cultures de fruits et de légumes, c'est pourquoi j'apprends par voie de communiqué de presse l'attention portée par l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) sur cette nouvelle découverte. Deux hypothèses existent. La première - celle privilégiée par l'Agence fédérale - est que cette drosophile soit un cas isolé, importé de fruits contaminés, à l'instar de ses prédécesseurs. La deuxième est que cette mouche orientale fasse partie d'une population implantée, ce à quoi il faudra prendre des mesures afin d'éviter toute propagation. Afin de faire toute la lumière sur cette deuxième hypothèse, l'AFSCA appelle les professionnels et particuliers à communiquer leur signalement via l'application ObsIdentify ou le site www.waarnemingen.be. 1. À l'heure actuelle, d'autres spécimens de mouche orientale ont-ils été découverts par des professionnels ou des particuliers? Si tel est le cas, pouvez-vous communiquer les dates et lieux précis? Quelles mesures peuvent être prises? 2. Chaque année, l'AFSCA effectue un contrôle de ces drosophiles dans trente sites à risque et ce, de juin à août. La découverte d'un spécimen dans l'une des communes de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que la répétition de vagues de chaleur en mai comme en septembre vont-ils amener à revoir à la hausse le nombre de sites à risque ainsi qu'à élargir la période de contrôle?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

1. En date du 15 septembre, aucun adulte de Bactrocera dorsalis (famille des Tephritidae) n'a été notifié par des professionnels ou par des particuliers. Cependant, des captures supplémentaires ont été effectuées par l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) ainsi que dans le cadre du projet de recherche PESTFLY (RF 25/03 PESTFLY: Post entry surveillance of the oriental fruit fly, Bactrocera dorsalis, via citizen science and pathway-based trapping), mené par ILVO, CRA-W et le Musée royal de l'Afrique centrale, avec un financement du SPF Sante publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement). Au total et à la date du 15 septembre 2025, 6 captures d'adultes de Bactrocera dorsalis ont été confirmées cette année: Molenbeek (3 captures, le 17 juillet 2025 par l'AFSCA, le 27 août 2025 par l'AFSCA et le 2 septembre 2025 par PESTFLY), Anvers (2 captures, le 29 juillet 2025 par PESTFLY et le 5 septembre 2025 par PESTFLY) et Koekelberg (1 capture le 29 juillet 2025 par l'AFSCA). Après chaque capture, l'AFSCA procède à des inspections des fruits et légumes sur les marchés et chez les commerçants situés à proximité des pièges, dans le but de trouver l'origine des insectes. À ce jour, aucun lot de fruits ou légumes contaminés n'a encore pu être détecté dans le cadre de ces enquêtes. 2. Le monitoring annuel mis en place par l'AFSCA consiste en la pose de 30 pièges réalisé sur une période de 12 semaines à partir du mois de juin jusqu'à fin août. Selon la littérature scientifique, le climat en Belgique n'est pas propice à l'établissement de cette espèce. Il s'agit toutefois d'une espèce d'importance pour l'UE et figurant sur la liste des 20 organismes nuisibles prioritaires. Les dernières analyses phylogénétiques des spécimens capturés en Belgique semblent confirmer qu'il ne s'agit pas de spécimens liés à une population établie sur notre territoire. Les méthodes du monitoring actuelles sont conformes aux exigences de l'UE. Cependant, le projet de recherche PESTFLY vise à améliorer le dispositif de surveillance, entre autres en maintenant les pièges en place jusqu'à fin septembre. Sur base des résultats de ce projet, l'AFSCA pourra disposer d'informations permettant d'adapter éventuellement la durée et le nombre des pièges dans le cadre de la surveillance officielle. Aussi, tout changement dans le profil des captures, p. ex. l'apparition d'un grand nombre d'individus qui proviendraient d'une seule population, pourra également entraîner une adaptation du dispositif de surveillance.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE AGRICOLE
Descripteurs EurovocFRUIT | POLITIQUE AGRICOLE | INSECTE
Mots-clés libresAFSCA