...
| Auteur | Britt Huybrechts, VB (07962) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | L'escalade entre l'Iran et Israël (QO 006167C). |
| Date de dépôt | 25/07/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 26/09/2025 |
| Question |
Le Moyen-Orient est en feu. Depuis l'attaque terroriste islamiste barbare perpétrée par le Hamas, la région est en proie à une spirale de violence. La campagne militaire impitoyable lancée en réaction par Israël à Gaza s'est étendue à une guerre régionale avec l'Iran et ses milices islamistes. Israël a pris les devants en décidant d'attaquer directement les installations nucléaires de l'Iran sur son propre territoire. Officiellement, le gouvernement israélien souhaitait éliminer la menace nucléaire imminente de l'Iran en détruisant toutes ses capacités de développement d'une arme nucléaire. La réaction ne s'est pas fait attendre et Israël a été à son tour la cible de missiles balistiques iraniens, qui ont transpercé le bouclier antimissile Iron Dome à certains endroits. Israël a rapidement pris le contrôle de l'espace aérien iranien et des cibles militaires stratégiques ont été attaquées. Après avoir longtemps tergiversé, les États-Unis se sont également mêlés au conflit en procédant à des bombardements aériens qui ont frappé les sites nucléaires iraniens de Fordow, Ispahan et Natanz. L'Iran a réagi par des bombardements "téléphonés" visant une base américaine abandonnée au Qatar. Cela a donné lieu à des discussions sur un cessez-le-feu entre Israël et l'Iran. À l'heure actuelle, le cessez-le-feu a déjà été violé et les armes ne semblent toujours pas se taire. Il est d'une importance primordiale que la situation au Moyen-Orient se stabilise, compte tenu de son incidence majeure sur notre approvisionnement énergétique et sur les flux migratoires vers l'Europe. 1. Quelles initiatives diplomatiques la Belgique et l'Union européenne prennent-elles pour jouer un rôle de médiation entre l'Iran et Israël? De quelle manière contribuons-nous au processus de paix? 2. Quelles initiatives prenez-vous pour assurer la sécurité de nos compatriotes en Iran, en Israël et dans l'ensemble de la région? Comment se déroulent les évacuations? Combien de compatriotes ont introduit une demande d'évacuation? Combien de compatriotes se trouvent dans une zone à risque? 3. Qu'en est-il de la protection de nos ambassades, de nos consulats et de notre personnel sur place? Prenez-vous des mesures supplémentaires et, dans l'affirmative, lesquelles? 4. Comment analysez-vous l'incidence de la situation sur notre sécurité économique? Comment la Belgique compte-t-elle absorber les éventuelles fluctuations brutales des prix du pétrole? 5. Comment analysez-vous l'incidence de la situation en termes de flux de réfugiés vers l'Europe? Quelles mesures de contrôle visant à détecter d'éventuels éléments radicaux prendrez-vous en collaboration avec les départements de l'Intérieur et de l'Asile et la Migration? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B024
|
| Date publication | 24/09/2025, 20242025 |
| Réponse |
Je vais répondre séparément à vos questions concernant les initiatives diplomatiques et l'impact sur notre sécurité économique. Grâce aux avis de voyage du SPF Affaires étrangères, tous les Belges et voyageurs belges sont constamment informés de la situation actuelle dans chaque pays concerné. Pendant la crise, ces avis ont été complétés par des informations vérifiées sur les meilleurs itinéraires pour quitter les pays concernés. Nos compatriotes pouvaient y trouver les coordonnées de nos représentations locales ainsi que celles des organismes susceptibles d'offrir une aide complémentaire. Cependant, aucune évacuation ni rapatriement n'a été organisé. Durant la période de crise (du 13 au 24 juin), environ 420 personnes ont sollicité une assistance auprès du SPF Affaires étrangères ou des représentations à Tel Aviv, Jérusalem et Téhéran. Il ne s'agissait pas uniquement de demandes d'évacuation, mais aussi de requêtes d'information ou d'autres formes d'aide. En Israël, environ 10.250 personnes étaient inscrites dans les registres consulaires au moment du conflit, et quelque 120 voyageurs étaient enregistrés sur Travellers Online. À Jérusalem et dans les territoires palestiniens, on comptait environ 3.800 personnes inscrites, et deux voyageurs. En Iran, il y avait environ 240 personnes inscrites et quelque 60 voyageurs. Les ambassades à Tel Aviv et Téhéran ainsi que le consulat général à Jérusalem étaient déjà confrontés régulièrement à des situations de crise avant le conflit récent. Afin d'y faire face, des investissements ont été réalisés ces dernières années dans les infrastructures de sécurité de ces postes. Pendant le conflit, il a été décidé de fermer temporairement les chancelleries. Les directives des autorités locales, visant à limiter les déplacements au strict nécessaire, ont été scrupuleusement suivies. L'administration centrale et les postes dans la région ont assuré un suivi permanent de la situation. Les postes ont pu rester opérationnels grâce à la mise en oeuvre des plans de crise prévus. Les membres de famille en poste ont eu la possibilité de quitter le pays volontairement. L'escalade entre Israël et l'Iran ne semble pas avoir d'impact sur les flux de réfugiés vers l'Union européenne. Les personnes fuyant les zones de conflit au Moyen-Orient se dirigent principalement vers les pays voisins tels que la Jordanie, l'Égypte, le Liban et la Turquie, qui accueillent la grande majorité des réfugiés. |
| Desc. Eurovoc principal | POLITIQUE EXTERIEURE |
| Descripteurs Eurovoc | GUERRE | IRAN | ISRAEL | POLITIQUE EXTERIEURE |