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Question et réponse écrite n° : 0325 - Législature : 56


Auteur Patrick Prévot, PS (06967)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La découverte d'un scarabée japonais.
Date de dépôt06/08/2025
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai26/09/2025

 
Question

Le début de cet été est marqué par des découvertes surprenantes. Après la mouche orientale, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a appelé le 17 juillet à la plus grande vigilance concernant des scarabées japonais (Popillia japonica) après qu'un spécimen mort ait été découvert dans l'entrepôt d'une entreprise. Cette espèce figure sur la liste des organismes de quarantaine prioritaires de l'Union européenne. Comme pour la mouche orientale et les cultures de fruits et légumes, le scarabée japonais est nuisible pour l'agriculture. En m'informant sur cette espèce, j'apprends que cette dernière est déjà présente aux Açores, en Suisse et dans le nord de l'Italie. À l'inverse de la drosophile qui fait l'objet d'une question distincte, le Popillia japonica peut profiter de la quantité innombrable de flux de transport au sein du continent européen pour s'implanter. 1. Les particuliers sont invités à signaler tout spécimen de Popillia japonica via l'application ObsIdentify ou sur le site www.waarnemingen.be: des signalements ont-ils été lancés sur ces plateformes? Si tel est le cas, pouvez-vous communiquer les lieux et les dates? Des mesures concrètes vont-elles être prises pour éviter sa propagation? 2. Comment l'AFSCA évalue-t-elle la propagation du scarabée japonais depuis le nord de l'Italie et la Suisse où l'espèce est implantée? L'agence réalise-t-elle un suivi minutieux des zones où l'espèce est observée? Ce travail se fait-il en coordination avec les agences nationales de l'Italie, de la Suisse, mais également de l'Allemagne, de la France et du Luxembourg?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B024
Date publication 24/09/2025, 20242025
Réponse

1. La première découverte d'un Popillia japonica mort a eu lieu dans une entreprise de construction à Waregem. Ce cas a été notifié via Observations.be et le dossier a été transmis à l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) le 2 juillet 2025. Une communication transparente et ciblée à destination du grand public, groupe non professionnel, revêt une importance capitale et peut jouer un rôle essentiel dans la surveillance et la protection phytosanitaire de notre territoire. Dans ce but, l'AFSCA a jugé important de diffuser cette information afin d'attirer l'attention des citoyens sur les dangers pour la santé de nos végétaux en publiant un communiqué de presse suite à la découverte de ce premier spécimen (voir communiqué du 17 juillet). Depuis cette date de transmission du dossier, en date du 20 août 2025, l'AFSCA a reçu deux autres signalements via ce système d'alerte. Après une enquête approfondie, le premier signalement a démontré qu'il ne s'agissait pas de Popillia japonica, mais d'une autre espèce de coléoptère d'apparence similaire. Le deuxième dossier a été transmis à l'AFSCA le 4 août 2025 et concernait bien un scarabée japonais. Ce coléoptère a également été retrouvé mort, cette fois dans une résidence à Zedelgem dans les bagages de voyageurs qui revenaient de la zone infestée du Nord de l'Italie. Lorsqu'un coléoptère mort est découvert en Belgique, l'AFSCA réalise une enquête sur place. L'AFSCA vérifie les conditions et le contexte spécifique lié à cette découverte. Dans le cas où l'AFSCA évalue que le coléoptère est introduit mort, elle place des pièges avec des attractifs à proximité du lieu de la découverte afin de contrôler la présence éventuelle d'insectes vivants à proximité. En cas de découverte d'un coléoptère vivant, d'un coléoptère capturé dans un piège ou que l'AFSCA évalue qu'un coléoptère est introduit vivant sur territoire, des actions complémentaires seront prises. Ces mesures sont décrites dans le Règlement d'exécution européen (EU) 2023/1584, ce qui permet d'assurer une approche harmonisée au niveau européen. Ainsi, une zone délimitée est établie autour du site de la découverte, sauf s'il peut être prouvé qu'il s'agit d'une incursion isolée. En cas de foyer, des mesures d'éradication strictes sont appliquées avec un renforcement du dispositif de détection. 2. L'AFSCA estime que le risque d'introduction de ce coléoptère avec le transport des marchandises et des bagages en provenance des zones infestées est élevé. La découverte de coléoptères morts en Belgique corrobore ce risque. Des découvertes ont également été faites, dans nos pays voisins, la France et l'Allemagne, où des scarabées japonais ont été capturés dans des pièges le long des axes routiers en provenance des zones infestées. Dans le cadre de son programme de contrôle, l'AFSCA place depuis 2020 des pièges dans des endroits à risque répartis sur le territoire belge. Un exercice de simulation de crise a d'ailleurs été récemment mené en interne sur des cas fictifs de découvertes de Popillia japonica. L'AFSCA considère donc cette menace comme très sérieuse et prendra des mesures rapides et fermes, car une fois le coléoptère s'est établi, il devient extrêmement difficile de l'éradiquer. Les découvertes d'organismes de quarantaine et les mesures prises par un État Membre sont signalées à la Commission et aux services phytosanitaires des autres États Membres de l'UE via un système de notification européen. Lors de la réunion mensuelle du Comité phytosanitaire permanent de la Commission, au sein duquel siègent les experts des États membres et de la Suisse, les découvertes, l'approche adoptée et le suivi des foyers d'organismes de quarantaine sont discutés. Si nécessaire, des consultations bilatérales supplémentaires ont lieu entre les États membres.

 
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Mots-clés libresAFSCA