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| Auteur | Funda Oru, Voorui (07869) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | La protection des mineurs sur les réseaux sociaux (QO 005537C). |
| Date de dépôt | 16/07/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B022
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| Date publication | 29/08/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 19/08/2025 |
| Question |
Nous savons que les jeunes se sentent de plus en plus souvent en insécurité à cause des réseaux sociaux. Ils se comparent à des idéaux irréalistes et perdent parfois confiance en eux. En tant que jeune mère, je vois à quel point il est difficile pour les parents de savoir ce que leurs enfants regardent. On ne peut pas résoudre ce problème seul. Il faut également de la clarté, de la transparence et de la protection de la part des pouvoirs publics et des réseaux sociaux eux-mêmes. Je tiens donc avant tout à vous remercier pour votre réaction claire concernant la suppression du hashtag #Skinnytok sur TikTok. Cette tendance toxique prônait la minceur extrême et exposait principalement des adolescentes à du contenu pouvant déclencher des troubles alimentaires. Vous avez affirmé à juste titre que "la santé mentale des jeunes doit rester une priorité absolue". Je suis tout à fait d'accord. D'autres pays font un pas de plus. La France fonctionne avec une autorisation parentale avant 15 ans, l'Espagne a recours à une vérification de l'âge et à des avertissements. L'UE prépare également une application de vérification. Il est inscrit dans notre accord de gouvernement que nous élaborerions une politique avec les entités fédérées pour limiter les effets des réseaux sociaux sur les jeunes. 1. Comment les effets des réseaux sociaux sur les jeunes sont-ils actuellement suivis? Quelles mesures ont-elles été prises depuis la rédaction de l'accord de gouvernement? 2. D'autres contenus, tendances ou hashtags problématiques similaires comme #proana, #thighgap, etc. font-ils l'objet d'un suivi et d'une surveillance? 3. Prévoyez-vous une campagne de sensibilisation concernant la résilience numérique chez les jeunes? 4. La Belgique plaidera-t-elle pour une transparence accrue sur les algorithmes et les tendances nocives sur les réseaux sociaux? 5. Êtes-vous favorable à l'instauration d'un système fiable de vérification de l'âge, comme celui en préparation au niveau de l'UE? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B024
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| Date publication | 24/09/2025, 20242025 |
| Réponse |
Je partage pleinement vos préoccupations quant à l'impact que peuvent avoir les médias sociaux sur la santé mentale des jeunes et, en particulier, la pression exercée par des images et des tendances souvent irréalistes. Il est essentiel que nous agissions ensemble pour garantir leur sécurité en ligne et promouvoir un environnement numérique sain. 1. Le suivi de l'impact des réseaux sociaux sur les jeunes se fait en collaboration avec plusieurs autorités compétentes, notamment l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT). Ce dernier traite les plaintes reçues concernant des contenus nuisibles et surveille de près l'évolution des hashtags et tendances problématiques. L'IBPT travaille de concert avec d'autres autorités compétentes pour assurer une réponse efficace face aux tendances numériques préoccupantes. Par ailleurs, en juin 2025, j'ai eu l'occasion de prendre la parole avec mes homologues européens lors du Conseil Télécom, où plusieurs ministres, dont ceux de Grèce, de France, d'Espagne, de Chypre, du Danemark et de Slovénie, ont proposé des mesures pour renforcer la protection des mineurs en ligne, telles que des solutions de vérification d'âge et de contrôle parental intégrées dans les appareils. Ces discussions ont permis de faire avancer l'agenda européen sur ce sujet. Au niveau national, nous poursuivons nos échanges avec les entités fédérées pour approfondir cette question et développer des politiques spécifiques en matière de sécurité numérique des jeunes. Par ailleurs, la Commission européenne est actuellement en train d'évaluer la possibilité d'introduire des mesures complémentaires au Digital Services Act (DSA) pour renforcer la protection des mineurs en ligne. Ces mesures viendraient compléter l'arsenal législatif déjà existant. Le Parlement européen travaille également actuellement sur un rapport dans lequel il suggère diverses propositions. 2. Je partage pleinement l'inquiétude soulevée par le nombre de tendances nuisibles qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Dernièrement, j'ai pris l'initiative de rédiger un courrier officiel au Chief Executive Officer de TikTok afin d'exiger la suppression immédiate des contenus et hashtags associés à la tendance burn lines, en insistant sur le caractère inacceptable de ces pratiques. Comme nous l'avions fait précédemment pour le hashtagSkinnytok, je n'hésiterai pas à réitérer cette démarche, y compris en déposant une plainte dans le cadre du règlement DSA, si la situation ne se règle pas de manière satisfaisante. L'IBPT suit de près l'apparition de tendances nuisibles sur les réseaux sociaux qui se manifestent dans les plaintes reçues. Lorsqu'une plainte est reçue concernant des hashtags ou des contenus problématiques, l'IBPT intervient, en veillant à ce que les plateformes respectent leurs obligations de retirer rapidement ces contenus. Lorsque des plaintes concernent des plateformes qui relèvent d'autres régulateurs, elles sont transmises aux autorités compétentes pour un suivi approprié. 3. Concernant la sensibilisation, il est essentiel que les jeunes, les parents et les établissements scolaires soient pleinement informés des dangers des réseaux sociaux. Bien que cette mission relève des compétences des communautés, je soutiens toutes les initiatives visant à promouvoir un usage responsable et sécurisé des outils numériques. Les autorités compétentes et les acteurs de l'éducation doivent travailler ensemble pour accompagner les jeunes dans leur parcours numérique, afin de préserver leur bien-être mental et physique. 4. Mes collaborateurs sont en concertation avec la Commission européenne sur cette question. Nous avons exprimé au niveau européen nos préoccupations concernant le rôle des réseaux sociaux dans les récentes élections européennes et les violations du DSA. De plus, les longues enquêtes suscitent également des inquiétudes: entre les faits et les résultats des enquêtes, il s'écoule une longue période, et souvent le mal est déjà fait. Des mesures intérimaires pourraient offrir une solution. La Commission a confirmé que le DSA, dans sa forme actuelle, est conçue pour des enquêtes longues et approfondies, et elle examine la possibilité d'intégrer des enquêtes plus rapides dans le cadre légal du DSA. 5. En ce qui concerne la vérification d'âge, je soutiens fermement l'introduction de solutions fiables pour vérifier l'âge des utilisateurs, afin de garantir que les mineurs ne puissent pas accéder à des contenus nuisibles. Cette position est également soutenue par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L'application de ces solutions de vérification d'âge est l'un des axes prioritaires de mes efforts pour parvenir à une position belge ambitieuse visant à améliorer la sécurité des jeunes en ligne. |
| Descripteurs Eurovoc | JEUNE | MINORITE CIVILE |
| Mots-clés libres | MEDIAS SOCIAUX |