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| Auteur | Natalie Eggermont, PVAPTB (08040) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | L'étude de la MC sur le lien entre l'environnement résidentiel et la santé (QO 005253C). |
| Date de dépôt | 11/07/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B022
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| Date publication | 29/08/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 19/08/2025 |
| Question |
Le quotidien De Tijd a récemment pu consulter une étude de la Mutualité chrétienne (MC) établissant un lien entre la santé des citoyens et leur environnement résidentiel. L'analyse se concentre sur les différences entre les quartiers les plus pauvres et les quartiers les plus riches. Les conclusions sont préoccupantes. Le taux de mortalité est deux fois plus élevé dans les quartiers les plus pauvres. L'écart en matière de santé va même plus loin: les habitants des quartiers figurant parmi les 5 % les plus pauvres souffrent deux fois plus souvent du diabète, sont 2,5 fois plus souvent en congé de maladie de longue durée et sont plus souvent sujets à des infections respiratoires. Le recours aux soins diffère également fortement. Les habitants des quartiers les plus pauvres sont plus souvent admis à l'hôpital ou se retrouvent plus rapidement aux urgences, tandis qu'ils ont moins recours aux soins préventifs, comme les visites chez le dentiste ou les dépistages. En outre, il est frappant de constater que les ménages dont les revenus sont très bas dépensent proportionnellement beaucoup plus pour les soins de santé, à savoir au moins 5,6 % de leurs revenus, contre maximum 2,7 % pour les ménages aux revenus moyens à élevés. 1. Comment comptez-vous combattre à brève échéance ces inégalités criantes entre les quartiers pauvres et les quartiers riches? 2. Quelles mesures structurelles prévoyez-vous de prendre pour réduire durablement cet écart en matière de santé à long terme? 3. Dans l'article, la MC affirme que les soins de santé devraient être organisés plus près des citoyens, par exemple en suivant le modèle des maisons médicales. Que pensez-vous de ce modèle de soins de première ligne? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B028
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| Date publication | 22/10/2025, 20252026 |
| Réponse |
En Belgique, cela fait plus de dix ans que l'on oeuvre à une prise en charge plus intégrée des soins. Les soins intégrés tiennent compte à la fois de la santé et du bien-être du patient. L'objectif est de co-construire les soins avec le patient en fonction de ses objectifs, afin de favoriser l'adhésion au traitement et d'améliorer la qualité de vie. En outre, une attention particulière est portée à la collaboration et à la coordination dans la première ligne de soins. Comparée à l'approche classique, plus réactive et centrée sur la maladie, la prise en charge intégrée est plus proactive et holistique. Pour adopter une approche plus proactive, on mise également sur le population health management, qui consiste à segmenter la population d'une région donnée en sous-groupes selon des déterminants (sociaux) de santé. Cela permet d'offrir des soins de manière proactive, adaptés aux besoins spécifiques de chaque sous-population. L'objectif n'est donc pas d'offrir les mêmes soins à tout le monde, mais d'adapter les soins afin que chacun obtienne des résultats équitables, et ainsi réduire les inégalités entre les groupes. Ce changement de paradigme dans les soins nécessite toutefois du temps et l'implication d'autres domaines que celui de la santé publique. De plus, la lutte contre les inégalités sociales en matière de santé et de bien-être exige des actions non seulement au niveau des autorités (macro-niveau), mais aussi des acteurs de terrain et de la population elle-même (micro-niveau). En effet, les personnes en situation de vulnérabilité socio-économique restent souvent sous le radar, ce qui empêche une aide adéquate et rapide. Il est donc essentiel que chacun accorde de l'attention et prenne soin des personnes les plus vulnérables dans son entourage. En novembre 2023, tous les ministres de la Santé ont signé un protocole d'accord sur les soins intégrés, actuellement en cours de transformation en un accord de coopération légale. Ce plan est guidé par le modèle du Quintuple Aim, qui vise à améliorer les soins à travers cinq objectifs: - une meilleure expérience de soins pour la personne; - de meilleurs résultats de santé à l'échelle de la population; - une meilleure efficience dans l'utilisation des ressources disponibles; - un meilleur bien-être des professionnels de la santé et du social; - une plus grande équité dans l'accès à la santé et aux soins (health equity). Ces cinq objectifs sont considérés comme prioritaires et équivalents. L'équité en santé est donc un objectif central dans la mise en oeuvre du protocole. Dans ce cadre, un programme périnatal a été développé pour dépister toutes les femmes enceintes en matière de vulnérabilités psychosociales, et offrir un accompagnement renforcé aux femmes les plus vulnérables et à leur famille. Des programmes similaires sont en cours de développement pour les personnes vulnérables et pour l'obésité chez les enfants et les jeunes. Ces programmes s'inscrivent dans les cinq objectifs du Quintuple Aim et visent à familiariser le terrain avec les principes des soins intégrés, afin de permettre une transition complète vers ce modèle. Parallèlement, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) travaille à un Livre blanc 2.0 (voir site de l'INAMI pour la version précédente), qui soutient les initiatives visant à simplifier et à rendre plus inclusif l'accès aux soins de santé. Parmi les actions envisagées figurent notamment le travail de proximité via des agents de santé communautaires et la médiation interculturelle. |
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