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Bulletin n° : B022 - Question et réponse écrite n° : 0068 - Législature : 56


Auteur Raoul Hedebouw, PVAPTB (06759)
Département Premier ministre
Sous-département Premier ministre
Titre Budget 2025 (QO 005814C).
Date de dépôt14/07/2025
Langue N
Publication question     B022
Date publication 29/08/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai19/08/2025

 
Question

Le déficit budgétaire auquel notre pays est confronté ne cesse de se creuser. Selon le Bureau fédéral du Plan, il devrait atteindre 6,2 % (5,4 % pour l'entité I) d'ici 2029. Pour cette année, il devrait être encore plus important qu'à politique inchangée sous la coalition Vivaldi. L'endettement croissant est principalement dû aux dépenses militaires supplémentaires. 1. Y a-t-il une différence, d'un point de vue financier ou économique, entre les dettes causées par les dépenses militaires et celles causées par d'autres dépenses? 2. Que pensez-vous des économistes qui préconisent davantage d'investissements productifs comme moyen de renforcer notre croissance économique et de réduire ainsi notre taux d'endettement, par opposition à une logique d'austérité qui risque précisément d'augmenter le taux d'endettement en ralentissant la croissance économique? 3. Comment allez-vous lutter contre le déficit croissant?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B024
Date publication 24/09/2025, 20242025
Réponse

1. La règle d'or des finances publiques veut que les dépenses courantes soient couvertes par les recettes courantes. Si tel n'est pas le cas, il se crée un déséquilibre structurel dans le financement qui, tôt ou tard, entraîne de graves problèmes. En effet, la dette s'accompagne de charges d'intérêt qui, à leur tour, font à nouveau augmenter les dépenses courantes. C'est ce que l'on nomme l'effet boule de neige des intérêts. 2. Pour les investissements, l'on peut envisager de contracter des dettes supplémentaires s'il s'agit d'investissements utiles et productifs. En effet, ceux-ci génèrent des retombées économiques plus importantes que les charges d'intérêt. Malheureusement, en Belgique, nous en sommes arrivés au point où nous enregistrons un déficit colossal rien que pour nos dépenses courantes. La hausse du taux d'endettement engendre également des charges d'intérêt croissantes qui réduisent constamment notre marge de manoeuvre politique. Cela ne nous dispense toutefois pas de nos obligations internationales vis-à-vis de l'OTAN, auxquelles se sont engagés le gouvernement actuel et les gouvernements précédents. S'agissant des dépenses militaires, nous nous efforcerons de les réaliser de la manière la plus efficace possible sur le plan économique, en stimulant notre propre industrie de défense et en misant au maximum sur des infrastructures qui bénéficient également à des applications civiles. Je ne partage pas votre opinion selon laquelle "investir" nous permettrait de sortir de l'endettement sans que d'autres mesures soient prises. Ce n'est qu'en maîtrisant nos dépenses grâce à des réformes structurelles que nous contribuerons à rétablir la santé de nos finances publiques. 3. Le gouvernement élaborera ses plans pour résorber le déficit lors de la confection du budget de l'année 2026 et communiquera les nouvelles mesures éventuelles en temps utile.

 
Descripteurs EurovocDEFICIT BUDGETAIRE | BUDGET