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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | L'émergence du variant NB.1.8.1 (Nimbus) du COVID-19 (QO 006530C). |
| Date de dépôt | 02/07/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B021
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| Date publication | 18/08/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 04/08/2025 |
| Question |
Les autorités sanitaires internationales suivent actuellement de près la propagation du nouveau variant NB.1.8.1, également surnommé "Nimbus", issu du SARS-CoV-2. Selon plusieurs académies scientifiques et sources médicales européennes, ce variant, particulièrement présent en Asie, gagne désormais du terrain en Amérique du Nord et dans plusieurs pays européens, ce qui pourrait en faire un variant dominant dans les semaines à venir. La période estivale, et donc les vacances, devraient permettre de brasser une plus grande population et donc assurer la propagation de ce variant. Les médecins signalent des symptômes plus douloureux que ceux du variant actuellement dominant, notamment une forte irritation de la gorge assimilée à une "sensation de lame de rasoir", accompagnée de troubles digestifs inhabituels. Même si ce variant ne semble pas entraîner de formes plus graves ni de perte d'efficacité vaccinale, son caractère plus contagieux et symptomatique impose une vigilance accrue, notamment à l'approche de l'automne. 1. Des cas du variant NB.1.8.1 ont-ils déjà été identifiés en Belgique par Sciensano? 2. Des mesures de surveillance génomique sont-elles en cours pour suivre l'évolution de ce variant sur le territoire belge? 3. Un dispositif de communication est-il prévu pour informer les professionnels de santé et la population sur les symptômes spécifiques liés à ce variant, moins connus du grand public? 4. Envisagez-vous une adaptation des campagnes vaccinales pour les groupes à risque dans les mois à venir? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B023
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| Date publication | 08/09/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. À ce jour, deux infections par le variant NB.1.8.1 ont été détectées en Belgique, l'une en avril 2025 et l'autre en mai 2025. Il s'agit de cas détectés dans le cadre de la surveillance effectuée par le réseau sentinelle des hôpitaux, au sein duquel une analyse du génome viral est réalisée sur des échantillons positifs au SARS-CoV-2 prélevés sur des patients admis pour des infections respiratoires aiguës graves dans les hôpitaux participant au réseau. Cette surveillance fournit, par échantillonnage, un aperçu des variants prévalents du SARS-CoV-2 dans le groupe de patients concerné. Elle donne également, de manière indirecte, une indication de la circulation des différents variants dans la population générale. Parmi les 49 échantillons positifs au SARS-CoV-2 prélevés dans le cadre de cette surveillance entre le 1er avril et le 13 juin 2025, date de prélèvement du dernier échantillon, le variant NB.1.8.1 a été détecté dans deux échantillons (4 %). Le variant NB.1.8.1 n'a donc circulé que de manière limitée en Belgique pendant la période concernée et n'était certainement pas prédominant. Les résultats de la surveillance génomique en Europe, rapportés dans le rapport Communicable Disease Threats Report de l'ECDC et via la plateforme ERVISS, reflètent une tendance similaire. Au cours des semaines 26 et 27 (données les plus récentes au moment de la rédaction), NB.1.8.1 a été détecté dans 12 % des échantillons et la proportion de NB.1.8.1 a montré une tendance à la baisse par rapport aux semaines précédentes. Les résultats de la surveillance des eaux usées montrent que la circulation du SARS-CoV-2 (tous variants confondus) en Belgique était à un niveau faible en juillet 2025, après une période de circulation légèrement élevé au cours du deuxième trimestre de l'année. 2. La présence du variant NB.1.8.1 et d'autres variants en Belgique continuera à être suivie via le réseau sentinelle des hôpitaux, tel que décrit au point 1. Les résultats de cette surveillance sont rapportés via le Bulletin de Sciensano sur les infections respiratoires aiguës. 3. Il est exact que des rapports ont circulé dans les médias concernant des patients signalant des maux de gorge intenses après une infection par le variant NB.1.8.1. Le mal de gorge est cependant un symptôme fréquent de la COVID-19, en particulier depuis que les (sous-)variants d'Omicron sont prédominantsi. À ce jour, aucune étude scientifique ne démontre que les symptômes d'une infection par le variant NB.1.8.1 différeraient systématiquement de ceux d'infections par d'autres sous-variants d'Omicron qui circulent actuellement. De même, il n'existe actuellement aucune indication que les infections par ce variant seraient caractérisées par une évolution plus sévère de la maladie. 4. L'élaboration de la campagne de vaccination relève de la responsabilité des autorités sanitaires régionales. Il convient toutefois de noter que les études précliniques portant sur ce nouveau variant ne permettent pas de conclure à ce stade à une moindre efficacité des vaccins. |
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