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Bulletin n° : B021 - Question et réponse écrite n° : 0137 - Législature : 56


Auteur Julie Taton, MR (07800)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre La diplomatie face aux cyberattaques russes.
Date de dépôt27/06/2025
Langue F
Publication question     B021
Date publication 18/08/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai04/08/2025

 
Question

Le Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB) tire la sonnette d'alarme: les cyberattaques russes, soutenues parfois par des hackers du Moyen-Orient, ne cessent d'augmenter en nombre et en sophistication envers nos cabinets ministériels, services publics et entreprises. Les hacktivistes russes, motivés par des raisons politiques ou idéologiques plutôt que financières, sont particulièrement actifs. Depuis fin 2022, des groupes pro-russes ont intensifié leurs attaques DDoS (distributed denial of service) contre des cibles belges et de nombreux secteurs, paralysant sites web et services en ligne par un déluge de requêtes. En 2023, le CCB avait recensé 33 attaques DDoS. Cette année, le compteur affiche déjà 32 attaques. Ces offensives visent à ternir l'image et la crédibilité de notre gouvernement. Les hackers espèrent également que les médias locaux parleront d'eux. Tant que les tensions géopolitiques perdureront, les groupes pro-russes continueront leurs actions. Les hackers russes s'associent de plus en plus avec des groupes du Moyen-Orient, renforçant ainsi la menace. Les conflits créent des alliances temporaires entre groupes idéologiquement proches. Ces groupes divulguent des données contre des pays soutenant l'Ukraine ou pro-occidentaux. Outre les attaques DDoS russes, nos services publics et ministères ont récemment été la cible de tentatives d'intrusion cybernétique, potentiellement pour espionner, voler des données ou saboter. Derrière ces cyberattaques se cachent, outre la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord. Selon nos informations, les acteurs soutenus par l'État de ces quatre pays continueront de cibler les systèmes belges. La Chancellerie du premier ministre a récemment repoussé trois attaques ciblées. En 2024, votre SPF Affaires étrangères a enregistré plus de 19.000 incidents cybernétiques en un an, dont plus de 1.100 présentaient un risque élevé pour la sécurité. Chaque attaque a été bloquée à temps. Les groupes chinois, quant à eux, utilisent une nouvelle tactique pour s'infiltrer discrètement, en plus de l'intelligence artificielle (IA) et des cyberattaques automatisées. Ils exploitent des routeurs obsolètes et autres appareils connectés comme relais pour leurs attaques. Souvent, ces systèmes non mis à jour sont utilisés pour pénétrer durablement et rester sous le radar. L'année dernière, ces relais ont été remarqués et la tendance se poursuit cette année. 1. À la lumière des échanges diplomatiques que vous menez au nom de la Belgique avec vos homologues dans le monde, comment expliquez-vous cette hausse des cyberattaques, en particulier celles qui visent nos entreprises et certains de nos cabinets ministériels? 2. Par quels voies et moyens diplomatiques comptez-vous freiner cette augmentation, grandement imputable à la Russie et à la Chine?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

Je confirme être au courant de multiples incidents mentionnés. D'abord je voudrais remercier les institutions compétentes en Belgique, et spécialement le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) pour leur professionnalisme dans le traitement de ces incidents. En outre, je peux signaler que mes services communiquent l'existence de des incidents aux partenaires par les voies diplomatiques habituelles au sein de l'UE. Il convient de noter que - en ce qui concerne la Chine - lors des récentes réunions politiques entre l'UE et la Chine, l'UE, au nom de la Belgique et d'autres États membres, a clairement indiqué de manière constructive mais très claire qu'elle n'appréciait pas les cyberattaques parrainées par des États, tant de la part de la Chine que d'autres acteurs éventuellement soutenus par la Chine. Enfin, je réitère que je continuerai à jouer mon rôle diplomatique pour analyser, avec les partenaires internationaux, tout incident de cybersécurité, quel que soit l'attaquant, et pour prendre les mesures appropriées si nécessaire.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE EXTERIEURE
Descripteurs EurovocPOLITIQUE EXTERIEURE | CRIMINALITE INFORMATIQUE | RUSSIE | SECURITE ET GARDIENNAGE
Mots-clés libresSÉCURITÉ DES SYSTÈMES D'INFORMATION