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Bulletin n° : B021 - Question et réponse écrite n° : 0261 - Législature : 56


Auteur Irina De Knop, OPNVLD (06246)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La progression de la dermatose nodulaire contagieuse.
Date de dépôt08/07/2025
Langue N
Publication question     B021
Date publication 18/08/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai11/08/2025

 
Question

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a récemment été diagnostiquée en Italie et en France, dans trois entreprises séparées par plusieurs centaines de kilomètres. Cette affection virale, qui touche les bovins et n'est mortelle que dans environ 10 % des cas, a toutefois un impact potentiellement important sur le bien-être animal, l'élevage et le commerce d'animaux vivants et de produits d'origine animale. Sa propagation rapide sur de longues distances augmente le risque d'apparition de la maladie dans notre pays. L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) appelle à une vigilance accrue et souligne l'importance de la biosécurité, de la traçabilité et de la détection rapide. La DNC se transmet par les piqûres d'insectes, notamment des mouches et des moustiques. La maladie est soumise à déclaration obligatoire et entraîne l'abattage des animaux infectés et la mise en place de vastes zones de protection. La vaccination étant actuellement le seul moyen efficace d'endiguer la propagation, la disponibilité des vaccins suscite de plus en plus d'inquiétude. Dans le même temps, le président du Boerenbond, Lode Ceyssens, souligne l'importance d'une détection rapide en cas de signaux suspects, d'un contrôle des flux d'importation et d'une politique de prévention structurelle, surtout au vu des conditions estivales qui favorisent la transmission par vecteurs. 1. Des enquêtes ont-elles déjà été menées pour vérifier si des animaux ont été importés dans notre pays à partir des zones infectées en Italie et en France? 2. Quelles mesures préventives avez-vous prises, en collaboration avec l'AFSCA, pour éviter l'apparition de la DNC dans les élevages bovins belges? 3. Des contrôles supplémentaires sont-ils effectués dans les sites à haut risque, tels que les aéroports, ou lors de l'importation de produits d'origine animale en provenance de régions infectées? 4. Comment garantissez-vous un approvisionnement suffisant en vaccins par le biais de la banque de vaccins européenne et dans quelles conditions activeriez-vous la vaccination en Belgique? 5. Quelle stratégie sera suivie pour assurer une détection rapide de la DNC en cas d'introduction en Belgique? Existe-t-il, par exemple, un réseau de surveillance active ou des diagnostics accélérés? 6. Des campagnes de communication spécifiques ont-elles été lancées à l'intention des éleveurs bovins et des vétérinaires, afin de les sensibiliser aux mesures de biosécurité et de les clarifier? 7. Quel rôle les organisations agricoles peuvent-elles jouer à cet égard? 8. Y a-t-il également des concertations avec la Flandre et la Wallonie, qui sont responsables de la politique de prévention, pour prévenir les infections par la DNC? Quel rôle pourraient, selon vous, jouer les vétérinaires d'exploitation?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

Aucun bovin n'a été importé en Belgique depuis les zones infectées d'Italie et de France durant la période à risque. Cette vérification a été effectuée en priorité et a confirmé l'absence d'animaux en provenance des zones concernées. Suite à la détection de la maladie en Italie et en France, un bulletin d'information a été envoyé à nos éleveurs et vétérinaires le plus rapidement possible. Celui-ci rappelait la nature de la maladie, les modes de transmission du virus, ainsi que l'importance de la surveillance, de la notification des suspicions, de la traçabilité des animaux et du respect des mesures de biosécurité. Une réunion extraordinaire du groupe de travail "bovins", où les régions sont représentées, a également permis de partager l'information avec les différents acteurs du secteur, en appelant à une vigilance accrue. Lorsqu'une suspicion est signalée, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) prend immédiatement des mesures pour parvenir à un diagnostic dans les plus brefs délais. Les analyses sont effectuées chez Sciensano, qui est également le laboratoire européen de référence pour cette maladie. La dermatose nodulaire contagieuse étant associée à des symptômes cliniques, cette forme de surveillance passive est la plus efficace. Le virus de la dermatose nodulaire contagieuse est principalement transmis par des vecteurs. Dans ce cas précis, les contrôles aux frontières ou à l'importation de produits animaux en provenance de régions infectées présentent une efficacité limitée. Dans le contexte de cette maladie, il est reconnu que seule la vaccination permet de stopper la propagation du virus une fois qu'il circule. Si la maladie devait se manifester, une campagne de vaccination d'urgence préventive serait immédiatement organisée dans une zone de restriction autour du foyer afin de protéger le cheptel bovin. Cela se fera en concertation avec les organisations sectorielles. La France et l'Italie ont procédé de la sorte dans les régions infectées avec des vaccins provenant de la banque européenne de vaccins. La Commission européenne a d'ailleurs déclaré qu'elle réapprovisionnerait la banque européenne de vaccins le plus rapidement possible. L'AFSCA, l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afmps) et le SPF Santé publique collaborent afin de pouvoir disposer des vaccins nécessaires en cas d'apparition de la maladie en Belgique ou à proximité de la frontière. Il y a également une concertation en cours avec les services concernés de nos pays limitrophes. En cas de nouvelles évolutions, les organisations agricoles et les vétérinaires seront immédiatement avertis. Les organisations agricoles jouent un rôle clé dans la diffusion des messages et la sensibilisation de leurs membres. De leur côté, les vétérinaires de terrain occupent une position essentielle en informant les éleveurs, en examinant les animaux suspects, en notifiant les suspicions et en réalisant les prélèvements demandés.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE AGRICOLE
Descripteurs EurovocMALADIE ANIMALE | POLITIQUE AGRICOLE | VACCINATION | BOEUF
Mots-clés libresAFSCA