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| Auteur | Dieter Keuten, VB (07847) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | Compétences numériques. |
| Date de dépôt | 19/06/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 28/07/2025 |
| Question |
Dans le cadre du projet européen de boussole numérique (Digital Compass), les États membres doivent élaborer, à l'échelon national, une feuille de route stratégique en matière de compétences numériques. L'Union européenne souhaite qu'au moins 80 % de la population ait acquis les compétences numériques de base, ce qui n'est pas encore le cas en Belgique. 1. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste la feuille de route belge en matière de compétences numériques, qui a été élaborée dans le cadre du projet européen de boussole numérique? Quelles initiatives ont déjà été prises? Quels projets sont encore à l'ordre du jour et quel est le calendrier prévu? 2. Le Digital Belgium Skills Fund permet depuis 2016 de soutenir des projets visant à renforcer les compétences numériques des jeunes et des (jeunes) adultes socialement vulnérables. Pouvez-vous donner plus d'informations sur les objectifs déjà atteints? Quels projets ont notamment été soutenus et quelle est leur valeur ajoutée? Comment les résultats de ces projets sont-ils évalués? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B020
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| Date publication | 29/07/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. Le Digital Compass, mieux connu sous le nom de Digital Decade Policy Programme (DDPP), est un programme numérique européen, entré en vigueur le 8 janvier 2023 et qui se termine en décembre 2030 (sous réserve d'une éventuelle prolongation). Tous les deux ans après la publication du premier rapport d'évaluation, le programme prévoit que chaque État membre élabore une feuille de route sur la manière dont il contribuera aux 16 objectifs spécifiques, ainsi qu'aux objectifs génériques relatifs à la transition numérique d'ici la date de fin. Fin 2023, la première feuille de route a été soumise à la Commission. En effet, l'un des objectifs finaux spécifiques pour 2030 est qu'au moins 80 % de la population européenne dispose de compétences numériques de base. Selon le dernier State of the Digital Decade report (le rapport annuel présentant l'état d'avancement par rapport aux objectifs finaux), 59,40 % des Belges ont actuellement un niveau de base en matière de compétence numérique, ce qui représente un bond de 5,16 points de pourcentage pour la Belgique depuis la dernière mesure (2021). Dans ce domaine, la Belgique fait actuellement mieux que la moyenne européenne. Selon la trajectoire tracée dans la feuille de route susmentionnée, la Belgique est donc "en bonne voie" pour atteindre l'objectif final de 80 % (la projection était de 59,8 %). Vous pouvez également consulter dans la feuille de route les différentes mesures (61) prises en Belgique pour soutenir cet objectif européen. L'État belge est responsable de toutes ses entités (fédérales et fédérées) vis-à-vis de l'Union européenne pour la mise en oeuvre du programme d'action pour la décennie numérique. Certains leviers relèvent de la responsabilité de domaines stratégiques spécifiques des entités fédérées, en particulier dans le domaine de l'enseignement. D'autres relèvent de la responsabilité du gouvernement fédéral, notamment dans le domaine du Numérique, dont j'ai la tutelle. C'est pourquoi la collaboration est essentielle en Belgique, car les compétences institutionnelles sont partagées, les réalités régionales peuvent différer dans certains domaines et une gouvernance efficace requiert un dialogue et une coordination entre tous les niveaux de pouvoir et le secteur privé. En outre, un certain nombre d'initiatives nationales sont en cours, telles que la stratégie interfédérale Women in Digital, approuvée en 2021 par le gouvernement fédéral, les entités fédérées et les partenaires sectoriels pour combler le fossé numérique entre les genres. Cela pourrait également contribuer à une future conférence interministérielle Numérique, à l'occasion de laquelle les ministres fédéraux et les ministres des entités fédérés concernés se réuniraient pour définir et coordonner les mesures politiques nécessaires pour promouvoir le développement des compétences numériques dans notre pays. Il convient également de mentionner le programme Digital Belgium Skills Fund (DBSF), actuellement en cours de révision afin de mieux répondre aux objectifs européens, tout en valorisant et en respectant pleinement les compétences des entités fédérées en matière d'enseignement et de développement des compétences, qu'elles soient numériques ou non. Les partenariats public-privé sont également examinés, à condition qu'ils garantissent l'efficacité de l'objectif. D'autres initiatives seront renforcées et développées pour améliorer les compétences des fonctionnaires fédéraux. Il s'agit notamment du programme de formation Connectoo et de la plateforme PIX. Enfin, l'étude d'un plan pour l'inclusion numérique et l'organisation d'une CIM sont en cours pour trouver des solutions en collaboration avec toutes les parties prenantes institutionnelles pertinentes afin de combler la fracture numérique. 2. Depuis sa création, le DBSF, bien qu'à l'heure actuelle en cours de révision, a largement soutenu et développé l'écosystème existant pour l'intégration et le développement des compétences numériques de jeunes et d'adultes vulnérables. En finançant des organisations à but non lucratif actives dans le domaine, le fonds vise à établir le contact avec son groupe cible. Au cours de ses neuf éditions, le DBSF a soutenu 230 projets très divers, allant de la découverte/l'introduction au recyclage, en passant par l'organisation d'événements et de rencontres avec des experts. Au total, plus de 90 organisations ont reçu 41.881.735,88 euros pour développer des projets qui touchent en moyenne 40.000 personnes par an. Chaque édition du DBSF fait l'objet d'une étude visant à mesurer l'impact du financement et les résultats pour les bénéficiaires finaux. Ces études ont également permis de réévaluer chaque année l'appel à projet afin d'en ajuster la portée et de s'assurer qu'il correspond aux besoins dans le domaine ciblé. |
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