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Bulletin n° : B020 - Question et réponse écrite n° : 0315 - Législature : 56


Auteur Kathleen Depoorter, N-VA (07387)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Éventuel élargissement des missions des pharmaciens et inquiétudes des généralistes. (QO 005344C)
Date de dépôt25/06/2025
Langue N
Publication question     B020
Date publication 29/07/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai28/07/2025

 
Question

Un article publié récemment dans le quotidien De Standaard révèle que le Conseil Fédéral des Pharmaciens a soumis une proposition visant à élargir considérablement les tâches des pharmaciens. Cette proposition fait suite à l'exercice de réflexion que vous aviez demandé en vue d'une redistribution des tâches entre les professions de santé. Concrètement, la proposition porte sur un élargissement des possibilités en matière de vaccination, de dépistage de maladies telles que le diabète, les infections streptococciques, le mélanome, l'obésité, en matière de prise de la tension artérielle et d'orientation vers un médecin de personnes potentiellement dépressives. On y retrouve également la détection active de risques sanitaires. Le rôle préventif des pharmaciens dans les soins de première ligne serait ainsi renforcé. Des associations de généralistes telles que Domus Medica sont toutefois inquiètes. Elles craignent que la profession de généraliste ne soit vidée de sa substance, que les soins ne soient morcelés, que la protection de la vie privée ne soit pas respectée et que la relation entre les généralistes et leurs patients ne soit pas prise en considération. 1. Dans quelle mesure les associations de généralistes seront-elles associées à l'examen de cette proposition? 2. Comment comptez-vous convaincre les généralistes de coopérer à la réforme du rôle des pharmaciens? 3. Comment garantirez-vous le maintien de la relation de confiance entre les patients et leur généraliste si cette proposition est approuvée? 4. Que ferez-vous pour garantir la protection de la vie privée des patients si des informations médicales sensibles passent entre les mains de plusieurs professionnels de la santé?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

Dans notre pays comme à l'étranger, la délimitation appropriée des compétences des différentes professions des soins de santé est à l'ordre du jour. Les critères à appliquer sont la qualité et la sécurité des soins, l'accessibilité et l'efficacité. Compte tenu de tous les défis (demande croissante et offre limitée), les compétences disponibles doivent être utilisées de la façon la plus optimale possible. Cela vaut également pour les pharmaciens qui travaillent dans les officines publiques. D'ailleurs, la compétence étendue en matière de vaccination pendant la période de COVID-19 a confirmé l'utilité de ces réflexions sur le "champ d'application". Bien entendu, les secteurs sont intensément impliqués dans ces réflexions. Le 6 janvier 2025, j'ai adressé une demande d'avis à la fois au Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes et au Conseil fédéral des pharmaciens. Un avis a été demandé concernant le renforcement du rôle préventif du pharmacien et l'élargissement éventuel des compétences en matière de vaccination. Enfin, une question ouverte avait été posée sur d'autres propositions dans un contexte de collaboration avec les médecins. Il a également été demandé de clarifier la formation complémentaire requise. L'interaction entre les médecins généralistes et les pharmaciens travaillant dans des officines publiques plaide évidemment en faveur de l'implication des associations de médecins généralistes dans cette problématique. Par ailleurs, la Commission de biologie clinique a déjà émis un avis sur les conditions préalables des tests point of care proposés par les pharmaciens et pouvant être réalisés en pharmacie. La formation approfondie des pharmaciens, leur expérience en matière de médicaments et de produits de santé et la facilité d'accès plaident en faveur de l'utilisation de toutes leurs compétences. Cependant, les pharmaciens ne sont pas des médecins. Les médecins ont suivi une formation différente et disposent d'une expertise médicale pour le diagnostic, le diagnostic différentiel, la prise de décision médicale avec évaluation des risques, l'élaboration d'un plan de traitement et la réalisation d'interventions complexes. En outre, il est également important que les actes proposés présentent une valeur ajoutée claire et fondée sur des preuves. En effet, trop de dépistages/tests rendent les personnes en bonne santé malades. Il sera donc nécessaire de mettre en place un cadre clair, que les médecins et les pharmaciens devront définir ensemble. Il faut éviter la fragmentation d'un trajet de soins. La collaboration et une communication efficace entre les professions des soins de santé doivent donc occuper une place centrale. Des initiatives telles que la concertation médico-pharmaceutique constituent une valeur ajoutée pour les médecins et les pharmaciens. La confiance entre les groupes professionnels et la confiance du patient sont des points d'attention constants. Le patient doit pouvoir compter sur le fait que le processus de soins est un continuum coordonné. En ce qui concerne la protection des données, les patients sont déjà familiarisés avec les informations relatives à la collaboration entre les prestataires de soins où l'échange de données importe également pour des raisons de qualité.

 
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Descripteurs EurovocPOLITIQUE DE LA SANTE | MEDECIN | PHARMACIEN