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| Auteur | Staf Aerts, ECOGR1 (07757) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Budget de la défense et norme de l'OTAN (QO 005670C). |
| Date de dépôt | 18/06/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 18/07/2025 |
| Question |
Le ministre Francken a déclaré récemment lors d'un sommet de l'OTAN organisé à Bruxelles qu'à terme, la Belgique consacrerait 5 % de son produit intérieur brut (PIB) à la Défense. Il a ajouté qu'il s'agissait tout simplement d'une nécessité. Ces propos sont singuliers, car ils ne sont soutenus ni par l'accord de gouvernement, ni par les autres partis gouvernementaux, ni par ses collègues au sein du gouvernement fédéral. Son collègue et président du cd en v, Sammy Mahdi, a réagi en déclarant qu'il ne s'agissait pas de la position adoptée par le gouvernement. Le ministre Vandenbroucke a confirmé cette déclaration. Le MR évoque une augmentation éventuellement limitée à 2,1 %. Vous défendiez encore récemment la position inverse au sein de l'OTAN. 1. Comment se fait-il que le ministre Francken et vous-même n'exprimiez pas la même position au sein de l'OTAN? 2. Que signifie cette communication contradictoire pour la crédibilité de la Belgique au sein de l'OTAN? 3. Quelle est la position adoptée actuellement par le gouvernement belge? 4. Qui exprimera cette position? Le ministre Francken ou vous-même? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B020
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| Date publication | 29/07/2025, 20242025 |
| Réponse |
Ce gouvernement a une position claire concernant nos engagements envers l'OTAN, qui a été défendue par le premier ministre lors du sommet de l'OTAN du 25 juin. Les décisions prises dans le cadre de l'accord de Pâques permettent à la Belgique d'atteindre finalement le seuil de 2 % du produit intérieur brut (PIB) consacré aux dépenses de défense, comme nous nous y étions déjà engagés en 2014. Le sommet de l'OTAN a vu l'adoption d'un nouvel engagement de dépenses à 5 % du PIB réparties en deux volets (3,5 % de strictes dépenses de défense; 1,5 % de dépenses liées à la sécurité et à la défense). L'augmentation des dépenses de défense de 2 à 3,5 % ne sort pas de nulle part mais repose sur une analyse de ce que nous avons besoin d'investir pour que la défense et la dissuasion de l'OTAN soient pleinement opérationnelles. Ces investissements complémentaires sont nécessaires: l'invasion russe en Ukraine et les tensions grandissantes entre grandes puissances menacent durablement l'ordre mondial basé sur des règles et des principes auxquels nous sommes si profondément attachés. La Russie restera une menace pour l'Europe, même en cas de cessez-le-feu, et les États-Unis attendent désormais que les européens assument eux-mêmes la responsabilité première de leur sécurité. Dans ce contexte, la Belgique ne peut pas rester les bras croisés. Elle doit se donner les moyens d'assurer la sécurité et la défense de sa population et de son territoire en contribuant aux efforts de défense collective de l'OTAN. Nous sommes bien entendu conscients de l'énorme défi que représentent ces investissements pour la Belgique, dans un contexte budgétaire particulièrement difficile. C'est d'ailleurs le message que j'ai transmis à Antalya lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN. Mais nous reconnaissons également la nécessité d'élever notre niveau d'ambition en matière de dépenses de défense et de continuer à nous positionner comme un allié fiable. C'est pourquoi nous avons participé de manière constructive aux négociations pour obtenir un maximum de flexibilité dans la réalisation de l'objectif des 5 %. Cette flexibilité, nous l'avons obtenue par le biais d'un allongement du calendrier, d'une liberté pour fixer la trajectoire d'investissements et d'une possibilité de réévaluer la pertinence des objectifs fixés. Nous avons également plaidé pour une définition la plus large possible du deuxième volet d'investissement, de manière à pouvoir y refléter l'entièreté des efforts déjà consentis au bénéfice de notre sécurité et notre défense, et qui sont loin de se limiter à la sphère militaire. Il est question de notre infrastructure critique, de nos ports, de nos routes, de notre accès à l'énergie, de notre cybersécurité, de la lutte contre le terrorisme ou les menaces hybrides. Nous avons défendu une approche qui inclut tous les différents niveaux de pouvoir et qui promeut la résilience sociétale. En conclusion, nous devons opérer un rééquilibrage nécessaire, que nous cherchons à concilier au mieux avec nos contraintes budgétaires. |
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