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Bulletin n° : B020 - Question et réponse écrite n° : 0238 - Législature : 56


Auteur Sophie Thémont, PS (07262)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre Impact de la restructuration de Balta en Flandre occidentale sur l'emploi et l'industrie locale.
Date de dépôt25/06/2025
Langue F
Publication question     B020
Date publication 29/07/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai28/07/2025

 
Question

La société Balta, acteur majeur dans la fabrication de tapis, a récemment annoncé la cessation progressive de la production de fil, ainsi que le tissage et la finition des tapis sur ses sites de Vive-Saint-Eloi (Sint-Eloois-Vijve) et Vive-Saint-Bavon (Sint-Baafs-Vijve), en Flandre occidentale. Cette restructuration entraînerait la suppression de 529 emplois, répartis entre ouvriers et employés, sur une période de 18 mois. L'entreprise évoque une pression persistante sur la demande et les coûts, ainsi qu'une baisse continue de la demande et une forte inflation des coûts comme causes principales de cette décision. Une partie des activités serait délocalisée vers la Turquie. Face à cette situation préoccupante, je souhaiterais connaître les mesures que le gouvernement envisage de prendre pour: - préserver le tissu industriel lié à la production textile en Belgique, et plus largement la compétitivité des entreprises nationales face aux délocalisations; - encourager le maintien et le développement d'activités à forte valeur ajoutée sur le territoire belge.


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B028
Date publication 22/10/2025, 20252026
Réponse

La restructuration annoncée par la société Balta, acteur majeur de la fabrication de tapis en Belgique, s'inscrit dans une tendance structurelle de baisse de la demande et une forte inflation des coûts ainsi que dans un contexte de fragilisation prolongée du secteur textile. Le plan interfédéral, MAKE 2025-2030, a pour ambition de renforcer l'industrie belge et la positionner comme moteur essentiel de la compétitivité économique nationale. Il s'agit d'une priorité en tant que ministre de l'Économie et le projet a été officiellement lancé le 30 juin 2025 conjointement avec le premier ministre. Au-delà d'un comité de pilotage, différents groupes de travail sont mis sur pied: simplification administrative, défense des intérêts économiques belges, coûts énergétiques et infrastructures énergétiques. Chaque groupe de travail rassemble autour de la table les représentants du fédéral, des régions, des industries, et des experts afin d'examiner les problématiques et de proposer des actions concrètes d'ici la fin de l'année. Le gouvernement poursuit également des réformes structurelles et identifie les investissements publics prioritaires pour stimuler la productivité et favoriser l'émergence d'activités à forte valeur ajoutée sur le territoire belge. Le gouvernement a fixé un cap clair pour renforcer la compétitivité de nos entreprises et moderniser notre marché du travail. Notre politique repose sur trois axes fondamentaux: un marché du travail plus dynamique, des entreprises mieux soutenues et un travail mieux récompensé. Cela signifie d'abord soutenir les employeurs par un allègement des charges qui pèsent sur le coût du travail, car elles freinent la compétitivité de nos entreprises et limitant notre capacité à mettre davantage de personnes au travail. Ensuite, le gouvernement entend favoriser la flexibilité, en modernisant notre modèle social et en adaptant les droits sociaux aux réalités d'aujourd'hui. La réforme du droit du travail vise à trouver le juste équilibre entre protection et dynamisme, notamment par la simplification des régimes de chômage, la limitation dans le temps des allocations et l'intégration de nouvelles formes de disponibilité pour les demandeurs d'emploi. Ces mesures renforcent la capacité des entreprises à s'adapter aux fluctuations économiques tout en encourageant davantage de personnes à rejoindre le marché du travail. Enfin, l'accord de gouvernement souligne que travailler doit toujours payer, avec pour objectif d'augmenter nettement l'écart financier entre emploi et inactivité, ce qui s'accompagne d'une réforme fiscale ambitieuse afin d'augmenter les salaires nets. Cette combinaison de compétitivité accrue et de flexibilité modernisée constitue le socle de la politique économique et sociale de la législature.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE ECONOMIQUE
Descripteurs EurovocPOLITIQUE ECONOMIQUE | TAPIS | TRAVAIL
Mots-clés libresRESTRUCTURATION