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| Auteur | Francesca Van Belleghem, VB (07887) |
| Département | Ministre de l'Asile, de la Migration et de l'Intégration sociale, chargée de la Politique des Grandes Villes |
| Sous-département | Asile, Migration, Intégration soc., Pol. Grandes Villes |
| Titre | Interventions de la Croix-Rouge. - Équipements de première nécessité et hygiène des demandeurs d'asile. |
| Date de dépôt | 15/04/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/05/2025 |
| Question |
La Croix-Rouge britannique a puisé dans son fonds catastrophes à hauteur de centaines de milliers de livres, afin de fournir de quoi se vêtir à des demandeurs d'asile au Royaume-Uni, dans le cadre d'une intervention qu'elle qualifie de sans précédent. L'organisation est le plus grand fournisseur britannique de services aux réfugiés, aux demandeurs d'asile et aux autres migrants vulnérables. Elle a déclaré que la décision de prélever 220 000 livres sur son fonds catastrophes, destiné aux situations d'urgence au Royaume-Uni et dans les territoires d'outre-mer, visait à fournir de quoi se vêtir à 12 000 demandeurs d'asile démunis à cet égard. Certains d'entre eux avaient contracté la gale et ne possédaient plus que les vêtements infectés qu'ils portaient, selon le document probant que l'organisation a transmis à la commission de l'Intérieur de la Chambre des communes du Royaume-Uni et qui a servi à l'enquête sur l'accueil des demandeurs d'asile. La Croix-Rouge est l'un des 97 contributeurs à cette enquête. 1. Des organisations telles que la Croix-Rouge chez nous ont-elles déjà puisé dans leur fonds catastrophes pour fournir des biens de première nécessité aux demandeurs d'asile? Dans l'affirmative, quelles sont les organisations en question et quels montants ont-elles ainsi dégagé ces cinq dernières années? 2. Il est apparu au Royaume-Uni que des personnes avaient contracté la gale et ne possédaient que les vêtements infectés qu'elles portaient à leur arrivée. Pouvez-vous exclure pareille situation dans les centres belges? Existe-t-il actuellement des signalements de risques sanitaires: infections cutanées, gale ou poux par exemple? 3. Comment les autorités belges peuvent-elles garantir que le dépistage médical proactif et les traitements rapides permettent d'empêcher chez nous l'émergence de risques sanitaires tels que la gale, qui est apparue au Royaume-Uni chez des demandeurs d'asile portant des vêtements souillés? 4. Les conditions d'hygiène dans les centres d'accueil belges font-elles l'objet de contrôles réguliers? À quelle fréquence, par qui et quelles sont les dernières constatations? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B015
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| Date publication | 02/06/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. Le financement de la Croix-Rouge et d'autres partenaires d'accueil pour l'accueil des demandeurs de protection internationale n'est pas organisé via un fonds de secours. Fedasil, gestionnaire du réseau d'accueil, organise directement une partie des places d'accueil et confie également, via des conventions, l'organisation de l'accueil à des tiers dont les partenaires Rode Kruis Vlaanderen et Croix-Rouge de Belgique font partie. Les partenaires d'accueil comme la Croix-Rouge sont subsidiés pour fournir l'aide matérielle telle que prévue par la "loi accueil". Cette aide matérielle comprend l'hébergement; les repas; l'habillement; l'accompagnement médical, social et psychologique; l'octroi d'une allocation journalière ainsi que l'accès à l'aide juridique à des services tels que l'interprétariat et à des formations. 2. Les poux et la gale sont parfois en effet détectés chez les demandeurs de protection internationale. La gale se manifeste principalement de manière saisonnière. La route migratoire empruntée par les personnes concernées a également un impact sur la prévalence. La gale est plus fréquente chez les demandeurs "isolés". Les poux sont peu fréquents. D'autres infections cutanées surviennent occasionnellement. 3. Être mal habillé n'a pas d'impact sur la gale. Avant l'entrée dans le réseau d'accueil, tous les demandeurs sont activement interrogés par du personnel médical sur les symptômes de la gale. S'il y a des symptômes, le service médical de la structure d'accueil désigné en est informé et le demandeur est prioritairement invité afin d'évaluer son état de santé et le traitement éventuel à mettre en place Lors de l'intake médical (qui a lieu dans les cinq jours ouvrables suivant l'arrivée dans la structure d'accueil), le demandeur est de nouveau interrogé sur ces éventuelles problèmes de santé et, si nécessaire, des examens complémentaires (et/ou un traitement) sont planifiés. Tous les nouveaux demandeurs font l'objet d'un examen médical (examen général; maladies; infections; etc.). Selon leur pays d'origine, ils reçoivent les vaccins recommandés par la santé publique (rougeole; oreillons; rubéole; polio; etc.). Ils subissent également une radiographie des poumons destinée à détecter la tuberculose (TB). Les personnes infectées sont obligatoirement hospitalisées. Les demandeurs doivent subir cet examen tous les six mois pendant les deux premières années de leur séjour en Belgique. Tous les demandeurs sont également activement interrogés par le personnel médical pour détecter les symptômes de la gale. S'il y a des symptômes, cela est signalé au service médical de la structure d'accueil assignée et le demandeur est considéré comme une priorité pour évaluer son état de santé et entamer un traitement éventuel. Le suivi médical se poursuit dans la structure d'accueil. Lors de intake médicale (qui a lieu dans les cinq jours ouvrables suivant l'arrivée dans la structure d'accueil), les demandeurs sont à nouveau activement interrogés sur leurs plaintes et, si nécessaire, des examens (et/ou des traitements) supplémentaires sont planifiés. Le demandeur est de nouveau interrogé sur ces éventuelles problèmes de santé et, si nécessaire, des examens complémentaires (et/ou un traitement) sont planifiés. 4. Comme prévu par le règlement d'ordre intérieur, chaque structure d'accueil effectue des contrôles réguliers pour vérifier le respect des différentes règles en matière de sécurité, prévention incendie et hygiène, notamment dans les chambres. Ceux-ci ont lieu deux fois par mois ou plus souvent en raison d'exigences spécifiques. Chaque structure d'accueil prévoit en interne les services/collaborateurs en charge de ces contrôles. Comme prévu par les normes minimales, chaque structure d'accueil assure la propreté de la structure, fournit des produits et du matériel d'hygiène aux résidents, ainsi que du linge de lit et la possibilité de les laver ainsi que leurs vêtements. Le respect de ces normes est vérifié périodiquement sur place, notamment lors d'audits de qualité et d'audits de prévention par les services centraux. |
| Desc. Eurovoc principal | POLITIQUE MIGRATOIRE |
| Descripteurs Eurovoc | CROIX-ROUGE | POLITIQUE MIGRATOIRE | VETEMENT | MALADIE DE LA PEAU |
| Mots-clés libres | DEMANDEUR D'ASILE |