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Question et réponse écrite n° : 0183 - Législature : 56


Auteur Steven Matheï, cd&v (07193)
Département Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales
Sous-département Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF
Titre Évolution des méthodes de trafic de drogue. - Incidence sur l'approche belge.
Date de dépôt24/04/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai02/06/2025

 
Question

Il ressort d'informations récentes que les trafiquants de drogue sont de plus en plus inventifs dans leurs tentatives de contournement des contrôles. La diminution des saisies de cocaïne dans les ports d'Anvers et de Rotterdam en 2024, telle qu'elle ressort des informations récemment publiées, reflète une évolution dans les méthodes de contrebande. Les criminels diversifient leur approche, tantôt en mélangeant de la cocaïne à du jus de fruit ou en l'incorporant dans d'autres marchandises, tantôt en effectuant leurs livraisons à l'aide de bateaux rapides (go-fasts). Ces nouvelles tendances posent des défis considérables aux autorités belges. À cela s'ajoute le problème des drogues synthétiques, dont les matières premières arrivent dans notre pays par différentes voies, y compris par le biais de la Chine. 1. Pouvez-vous apporter des précisions sur la diminution significative des saisies de cocaïne dans les ports belges en 2024 par rapport aux quantités record des années précédentes (de 2019 à 2024)? Comment expliquez-vous cette diminution, et dans quelle mesure l'attribuez-vous à la diversification des méthodes de contrebande? 2. Quelles mesures concrètes les douanes prennent-elles pour lutter contre le trafic de cocaïne mélangée à du jus de fruit ou incorporée dans des marchandises telles que des textiles, et contre d'autres méthodes créatives? Des investissements ont-ils été réalisés dans du matériel de détection spécifique ou dans la formation du personnel en vue de reconnaître ces nouvelles formes de contrebande? 3. Compte tenu de l'augmentation du trafic de drogue par le biais de navires vraquiers dans le North Sea Port de Gand, quelles mesures spécifiques ont été prises pour intensifier les contrôles de ces navires dans tous nos ports? Quels moyens (effectifs, technologie) sont déployés à cet effet? 4. Dans quelle mesure existe-t-il une coopération renforcée avec le secteur privé dans les ports pour identifier les cargaisons et les activités suspectes? 5. Quelle est l'analyse des douanes en ce qui concerne les importations de produits chimiques pour la production de drogues synthétiques? Quelles mesures sont prises pour réguler et contrôler les importations de ces produits chimiques, en collaboration avec l'Union européenne et d'autres partenaires pertinents? 6. Pouvez-vous, si possible, fournir des chiffres par province et/ou par commune concernant les interceptions de cocaïne et d'autres drogues, ainsi que les saisies de produits chimiques destinés à la production de drogues synthétiques?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B015
Date publication 02/06/2025, 20242025
Réponse

1. L'Administration générale des Douanes et Accises (AGDA) n'a qu'une vision partielle du trafic de cocaïne. Cette vision est principalement basée sur les saisies dans le territoire national et à l'étranger. Les douanes n'ont aucune idée des quantités de drogues qui ne sont pas détectées et ne disposent que d'informations limitées sur les nouvelles tendances provenant du milieu criminel. Compte tenu de ces contraintes, nous soulignons que dans le port d'Anvers en 2024 en comparaison à 2023 dans le trafic conteneurisé?: - le nombre de saisie de cocaïne a augmenté légèrement; - moins de gros lots de cocaïne (plus de 2000 kg) sont saisis; - ce sont surtout des petit lots de cocaïne (moins de 100kg) qui sont saisis. Sur cette base, nous pourrions conclure que les organisation criminelles sont plus susceptibles de répartir le risque en envoyant des petits lots via des conteneurs. Il n'y a actuellement pas suffisamment d'indications qui démontrent un important effet "?matelas d'eau?" dans les autres ports, routes et méthodes de trafic. 2. L'AGDA est continuellement à la recherche de méthodes de contrôle et de solutions techniques plus efficaces ou innovantes aux problèmes auxquels elle est confrontée. Dans ce sens, plusieurs projets sont en cours concernant les technologies de contrôle intégrées aux flux logistiques de nos postes frontaliers, ainsi que le projet d'outils innovants dans la lutte contre le trafic de drogue. L'AGDA dispose déjà d'équipements de contrôle tels que des spectromètres et des testeurs d'immunoessais pour la détection de cocaïne mélangée et imprégnée, et des équipes de maîtres-chiens de détection de drogues peuvent également être déployées. 3. Des actions de contrôle sont régulièrement organisées avec, entre autres, le déploiement d'équipes de rummage. 4. La collaboration avec les acteurs de la logistique dans le secteur privé s'est fortement développée ces dernières années et sera encore élargie au cours de prochaines années. 5. Les précurseurs découverts par la Police dans des laboratoires de drogues seraient principalement introduits clandestinement en Belgique depuis l'Asie via l'Europe de l'Est. Néanmoins, les précurseurs de drogues sont aussi régulièrement saisis dans nos aéroports, principalement à Liège, généralement destinés à l'extérieur de la Belgique. Pour la surveillance du commerce légal des précurseurs, les douanes travaillent en étroite collaboration avec l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) dans la Cellule Précurseurs. Pour la contrebande illégale de précurseurs de drogues, les douanes disposent d'une équipe spécifique pour l'analyse des risques et le contrôle dans le port d'Anvers. 6. Voir tableaux ci-dessous.

 
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