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Question et réponse écrite n° : 0069 - Législature : 56


Auteur Kjell Vander Elst, OPNVLD (07972)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre Répression croissante menée par le parti communiste chinois contre la communauté du Falun Gong.
Date de dépôt14/04/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai20/05/2025

 
Question

Le Falun Gong, fondé par Li Hongzhi, est un mouvement spirituel basé sur des exercices de méditation. En avril 1999, plus de 10.000 adeptes du Falun Gong ont surpris les autorités chinoises en manifestant contre le pouvoir chinois à Pékin, ce que le parti communiste a considéré comme une menace pour la République populaire et son pouvoir. Peu après, le mouvement a été interdit et le pouvoir chinois a entamé des persécutions à grande échelle. Depuis lors, l'on recense de nombreux signalements d'arrestations massives, de torture et d'autres violations des droits humains, dont le vol d'organes. Bien que le fondateur Li Hongzhi soit connu pour ses propos controversés condamnables, toute forme de répression menée par le pouvoir chinois contre les adeptes du Falun Gong demeure une violation grave des droits humains. 1. Avez-vous connaissance de ce problème? 2. Ce problème est-il débattu dans les enceintes internationales? Dans l'affirmative, quelle position le gouvernement adopte-t-il en la matière? 3. Les adeptes du Falun Gong sont arrêtés par les autorités chinoises, les droits humains sont violés et il est même question de vol d'organes. Avez-vous connaissance de ces pratiques? De combien de cas s'agit-il chaque année?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B014
Date publication 20/05/2025, 20242025
Réponse

Je suis bien conscient de la répression et des violations des droits humains à l'encontre des pratiquants de Falun Gong de la part du gouvernement de la Chine. Si le gouvernement chinois a reconnu avoir utilisé les organes de prisonniers exécutés dans un système volontaire en 2015, il nie avoir ciblé spécifiquement le Falun Gong. Des enquêtes réalisées de manière indépendante du gouvernement ont abouti à des conclusions divergentes. P. ex. le tribunal du peuple à Londres de 2019 a conclu à l'existence d'un prélèvement forcé. Toutefois, les restrictions d'accès aux centres de détention continuent d'entraver la vérification indépendante des conditions de détention. Dans ses contacts bilatéraux avec la Chine, notre pays insiste pour rappeler à ses interlocuteurs le caractère universel des droits humains. Au début de cette année, notre pays a notamment remis une liste confidentielle de personnes au gouvernement chinois pour lui faire part de ses préoccupations concernant leur détention, y compris un membre du Falun Gong et un défenseur des droits humains lié à cette organisation. En janvier 2024, la Belgique est également intervenue lors de l'Examen Périodique Universel de la Chine concernant divers sujets relatifs aux droits humains qui sont d'une importance particulière pour les pratiquants du Falun Gong, notamment la restriction de la peine de mort, la situation des défenseurs des droits humains et la coopération avec les experts en droits humains de l'ONU. Ce dernier s'applique entre autres aux rapporteurs spéciaux sur la liberté de religion ou de conviction, mais également sur l'indépendance des juges et la torture La Belgique soutient également une position forte et unie de l'Union européenne sur les droits humains en Chine, y compris les droits fondamentaux, les droits des minorités et la peine de mort. Ces sujets sont abordés par l'Union européenne, entre autres, dans le cadre du dialogue entre l'UE et la Chine sur les droits humains, dont la dernière édition a eu lieu le 16 juin 2024. Au sein des Nations Unies, l'Union européenne et la Belgique promeuvent la liberté de religion ou de conviction, s'opposent fermement à l'intolérance religieuse et appellent à une meilleure protection contre la persécution et la violence des personnes appartenant à des minorités religieuses ou autres. Chaque année, l'Union européenne soumet une résolution sur la liberté de religion ou de conviction au Conseil des Droits de l'Homme et à l'Assemblée générale des Nations Unies. La Belgique est co-sponsor de ces résolutions. Notre pays soutient également le mandat du Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction et participe au dialogue interactif avec ce dernier.

 
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Descripteurs EurovocDROITS DE L'HOMME | LIBERTE D'EXPRESSION | PARTI COMMUNISTE | POLITIQUE EXTERIEURE | REPRESSION | CHINE