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| Auteur | Darya Safai, N-VA (07416) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | L'accord sur le nucléaire avec Téhéran. |
| Date de dépôt | 03/04/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 13/05/2025 |
| Question |
1. Le président des États Unis, Donald Trump, a récemment appelé à la conclusion d'un nouvel accord sur le nucléaire avec Téhéran, tout en prévenant qu'en l'absence de résultats, d'autres options seraient envisagées, en ce compris une action militaire. a) La Belgique est-elle au courant de ces démarches? L'administration américaine en a-t-elle informé notre pays? b) Conformément à l'accord de gouvernement, la Belgique soutient-elle cette approche diplomatique et dans quelle mesure notre pays pourrait-il adhérer, voire apporter son aide à une éventuelle action militaire contre l'Iran s'il s'avérait que tous les autres moyens d'action ont été épuisés? 2. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a récemment confirmé que l'Iran disposait de 274,8 kilos d'uranium enrichi à 60 %, un niveau qui se rapproche de celui nécessaire pour l'utiliser comme arme, qui est de 90 %. a) Reconnaissez-vous que ce niveau d'enrichissement est extrêmement préoccupant et constitue une menace directe pour la stabilité dans la région et à l'échelon mondial? b) Quelle est votre évaluation de la menace nucléaire constituée par l'Iran à l'heure actuelle? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B014
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| Date publication | 20/05/2025, 20242025 |
| Réponse |
Je suis convaincu que le premier moyen à utiliser pour faire en sorte que l'Iran n'obtienne pas gain de cause en termes de programme nucléaire militaire, c'est la voie diplomatique. Ceci n'empêche pas d'avoir d'autres cartes en main pour être crédible et l'adoption de sanctions est évidemment utile à cet égard; la Belgique entend rester active sur ce dossier, comme cela est prévu par l'accord de gouvernement. Toutefois, pour qu'elles soient efficaces, des sanctions doivent faire partie d'une stratégie et être considérées dans une boîte à outils plus large d'instruments d'action extérieure. Nous sommes très préoccupés par l'expansion du programme nucléaire iranien, en particulier par l'augmentation des stocks d'uranium, y compris d'uranium enrichi, pour lequel il n'existe aucune application civile utile. Cette expansion s'accompagne d'une obstruction à l'activité de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), comme l'exclusion d'inspecteurs. La distance jusqu'à la possession d'une arme nucléaire se raccourcit. Cela accroît les troubles dans la région et la crainte d'une rupture du régime international de non-prolifération. La Belgique reste convaincue qu'un accord diplomatique offre la meilleure garantie d'une solution durable, mais l'Iran doit coopérer. Nous continuons à exercer des pressions sur l'Iran par le biais de sanctions ciblées, qui peuvent être renforcées. L'une des incertitudes est la poursuite du développement des relations entre les États-Unis et l'Iran. Nous ne sommes pas étroitement impliqués dans ce dossier. Nous remarquons une politique à deux niveaux au sein du gouvernement américain. D'une part, la pression sur l'Iran est augmentée au maximum, y compris à travers la menace militaire. D'autre part, il existe une ouverture à un nouvel accord nucléaire. La Belgique accueille favorablement la tenue des négociations bilatérales en cours. Nous soutenons ces démarches diplomatiques, mais nous voulons que tout accord soit suffisamment solide et qu'il offre des garanties fermes quant au caractère pacifique du programme nucléaire iranien. Nous voulons également que les pays européens et l'AIEA soient étroitement associés aux négociations. |
| Desc. Eurovoc principal | POLITIQUE EXTERIEURE |
| Descripteurs Eurovoc | AIEA | IRAN | POLITIQUE EXTERIEURE | COMBUSTIBLE NUCLEAIRE |