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Bulletin n° : B013 - Question et réponse écrite n° : 0148 - Législature : 56


Auteur Éric Thiébaut, PS (01222)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre La pénurie de médecins généralistes dans plusieurs communes de Mons-Borinage.
Date de dépôt01/04/2025
Langue F
Publication question     B013
Date publication 12/05/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai06/05/2025

 
Question

La région de Mons-Borinage, comme plusieurs autres régions du pays, est touchée par une pénurie de médecins généralistes. La situation est particulièrement difficile pour les communes de Lens et de Quaregnon, la dernière étant passée entre 2023 et 2024 de 72 médecins pour 100.000 habitants à 50 médecins. Une diminution de presque 25 % donc. Pour y faire face, la Région Wallonne, notamment via l'AVIQ et le programme IMPULSEO, a instauré un mécanisme d'octroi de primes aux médecins s'installant dans ces déserts médicaux. Cependant, les efforts entrepris ne sont pas suffisants et n'ont pas permis une amélioration significative de la situation. Cet enjeu du manque d'attractivité de la profession de médecin généraliste nécessite une réponse globale, avec une coopération entre le fédéral et les régions. 1. Des mesures sont-elles prévues afin d'améliorer la couverture médicale dans notre pays et rééquilibrer la répartition des médecins généralistes vers les zones rurales? 2. De incitants sont-ils prévus pour orienter les étudiants vers le choix de la médecine généraliste? Comptez-vous prendre des mesures pour rendre le statut de médecin généraliste plus attractif?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B015
Date publication 02/06/2025, 20242025
Réponse

Depuis la sixième réforme de l'État, la compétence relative au quota global de médecins est restée une compétence fédérale, tandis que la répartition des sous-quotas a été transférée aux Communautés. Dans ce cadre, la Commission fédérale de planification reste chargée de formuler des avis sur l'offre médicale. Dans son avis (Avis formel 2022/01), elle a recommandé une augmentation significative du nombre d'entrées en médecine générale, dans le but de renforcer durablement les soins primaires. Les commissions de planification des Communautés sont quant à elles responsables de la fixation concrète de ces quotas et, dans ce contexte, elles ont prêté une attention particulière à la médecine générale, vu le besoin croissant d'une offre de soins de première ligne accessible et bien répartie. La formation de médecin généraliste constitue un parcours long, d'une durée moyenne de neuf ans - six années de formation de base suivies de trois années de spécialisation en médecine générale - ce qui implique que les mesures prises aujourd'hui ne produiront leurs effets qu'à moyen terme. Parallèlement, des mesures complémentaires sont également mises en oeuvre, d'une part, pour accroître l'attrait de la profession, et d'autre part, pour améliorer la répartition géographique des médecins généralistes. À cet égard, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) a lancé plusieurs initiatives, notamment dans le cadre du New Deal pour les médecins généralistes, déployé en 2023 à l'issue d'une concertation avec le secteur. Cette réforme vise une amélioration structurelle des conditions de travail des généralistes, et comprend notamment: - une rémunération forfaitaire fixe par patient inscrit: ce nouveau mode de financement offre une meilleure sécurité de revenu aux médecins et favorise des relations thérapeutiques durables. Il est particulièrement avantageux dans les régions à faible densité de population; - le renforcement des pratiques de groupe: le New Deal encourage la collaboration entre médecins généralistes et autres prestataires de soins primaires. Cela permet de réduire la charge de travail et d'augmenter l'attrait de la profession, en particulier pour les jeunes médecins; - des mesures de soutien spécifiques pour l'installation dans les zones en pénurie: les médecins qui adhèrent au New Deal et choisissent de s'implanter dans une zone qui manque de médecins peuvent bénéficier d'incitants supplémentaires, en plus du soutien existant au niveau régional (comme le programme IMPULSEO en Wallonie via l'AViQ (Agence pour une Vie de Qualité)). En outre, l'INAMI accorde une prime supplémentaire aux médecins généralistes en formation qui effectuent leur stage dans une zone souffrant d'un manque de soins de première ligne. Cette mesure vise à améliorer l'accessibilité pour les patients, d'une part, en incitant les jeunes médecins à découvrir ces régions et potentiellement à s'y établir, d'autre part.

 
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