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Bulletin n° : B012 - Question et réponse écrite n° : 0018 - Législature : 56


Auteur Irina De Knop, OPNVLD (06246)
Département Ministre de la Protection des consommateurs, de la Lutte contre la fraude sociale, des Personnes handicapées et de l'Égalité des chances
Sous-département Protection consom., Lutte contre la fraude soc., Personnes handicapées, Égalité des chances
Titre Centres de prise en charge des violences sexuelles.
Date de dépôt14/03/2025
Langue N
Publication question     B012
Date publication 29/04/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai18/04/2025

 
Question

La lutte contre les violences sexuelles demeure une priorité. C'est pourquoi il a été décidé de créer des centres regroupant sous le même toit une équipe de personnes spécialement formées afin de proposer des soins multidisciplinaires aux victimes de violences sexuelles et des conseils aux personnes de soutien. Les trois premiers centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) ont ouvert leurs portes en 2017. Sept autres ont été inaugurés depuis lors; le dernier en date pour le moment est celui d'Arlon, qui a ouvert le 8 novembre 2023. Il reste du pain sur la planche. Le budget fédéral 2024 prévoyait, en effet, la création de trois nouveaux centres à Mons, dans le Brabant wallon et à Hal-Vilvorde. L'objectif était de faire en sorte que toute victime puisse trouver un CPVS à moins d'une heure de route de son domicile. En 2023, plus de quatre mille victimes ont poussé la porte d'un de ces centres. 1. Combien de personnes se sont présentées au CPVS du Brabant flamand? Veuillez ventiler les chiffres par tranche d'âge, par genre et par lieu de domicile. 2. a) Combien de personnes se sont présentées au CPVS de Bruxelles? Veuillez fournir la même ventilation. b) Parmi les personnes qui se sont présentées au CPVS de Bruxelles, combien étaient domiciliées à Hal-Vilvorde? 3. Dans quelle mesure les chiffres relatifs aux prises en charge par les CPVS du Brabant flamand et de Bruxelles sont-ils comparables aux chiffres relatifs aux prises en charge dans les autres provinces? Veuillez indiquer les chiffres par CPVS. 4. Selon des inspecteurs de police, il serait toujours difficile à Hal-Vilvorde d'orienter les victimes néerlandophones vers le CPVS bruxellois de l'hôpital Saint-Pierre parce que, malgré la présence de personnel accompagnant néerlandophone, ce centre ne peut pas garantir que les victimes soient toujours prises en charge dans leur langue maternelle. a) En attendant la création d'un CPVS à Hal-Vilvorde, quelles initiatives prendrez-vous pour garantir que les victimes néerlandophones qui s'adressent au CPVS de Bruxelles soient toujours prises en charge en néerlandais? b) Pourquoi n'est-ce pas la norme, étant donné que Bruxelles est en tout état de cause une région bilingue et que les habitants néerlandophones ont parfaitement le droit d'obtenir de l'aide dans leur propre langue et de ne pas s'entendre dire qu'ils ont le choix entre un accompagnement en français et un accompagnement en portugais?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B014
Date publication 20/05/2025, 20242025
Réponse

En 2023, le centre de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) de Louvain a accueilli 260 victimes, soit 6,15 % de l'ensemble des victimes prises en charge au sein des CPVS. Parmi ces victimes: - 233 étaient des femmes (89,6 %), 24 étaient des hommes (9,2 %) et 3 étaient transgenres/non binaires (1,2 %); - 99 victimes étaient mineures (moins de 18 ans), soit 38,1 %, tandis que 161 victimes étaient adultes, soit 61,9 %. En 2023, le CPVS de Bruxelles a accueilli 964 victimes, soit 22,81 % de l'ensemble des victimes prises en charge au sein des CPVS. Parmi ces victimes: - 684 étaient des femmes (89,63 %), 88 étaient des hommes (9,93 %) et 4 étaient transgenres/non binaires (0,72 %); - 246 victimes étaient mineures (moins de 18 ans), soit 25,52 %, tandis que 718 victimes étaient adultes, soit 74,48 %. Étant donné que le lieu de résidence des victimes n'est pas pris en compte dans l'analyse des données, on ne sait pas combien de victimes qui se sont manifestées à Bruxelles résident dans l'arrondissement judiciaire de Hal-Vilvorde. Comme tous les CPVS et, par extension, tous les établissements de santé, le CPVS de Bruxelles est confronté à des difficultés pour trouver du personnel. Bruxelles a la difficulté supplémentaire de devoir trouver du personnel bilingue. À tout moment, il y a un poste vacant pour un infirmier CPVS néerlandophone. Le CPVS de Bruxelles compense le manque d'infirmiers CPVS néerlandophones en faisant suivre des cours de néerlandais à ses infirmiers francophones et en demandant à ses psychologues CPVS, parmi lesquels il y a suffisamment de néerlandophones, d'assister un infirmier CPVS non néerlandophone lorsqu'une victime néerlandophone se présente.

 
Descripteurs EurovocREGION DE BRUXELLES-CAPITALE | SECURITE SOCIALE | VIOLENCE SEXUELLE | PROVINCE DE BRABANT FLAMAND | EMPLOI DES LANGUES