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| Auteur | Irina De Knop, OPNVLD (06246) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Fonctionnement de la concertation de la chaîne agroalimentaire et la task force agroalimentaire (QO 002861C). |
| Date de dépôt | 27/03/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 06/05/2025 |
| Question |
Il ressort des chiffres publiés par le SPF Économie que l'élevage de bovins n'est plus rémunérateur depuis des années. La rentabilité du secteur porcin affiche, quant à elle, une reprise prudente, due toutefois en grande partie à la hausse des prix de la viande de porc après des années de crise structurelle. L'étude montre que les recettes enregistrées entre 2012 et 2023 ont plus ou moins permis de couvrir les coûts, mais il est à noter qu'elles ne tiennent pas compte du salaire des agriculteurs. S'ils couvrent les coûts de production, les revenus ne sont pas suffisants pour pouvoir payer la main-d'oeuvre familiale, conclut le SPF Économie. Le SPF a procédé au même exercice pour l'élevage porcin. Dans ce secteur, la rentabilité s'est améliorée en 2023 après deux années difficiles. L'année 2024 a, elle aussi, connu une amélioration, bien que la rentabilité ait légèrement diminué au cours des derniers mois en raison de la baisse des revenus. Actuellement, les revenus engrangés dans les trois types d'exploitations porcines permettent de couvrir tous les coûts de production, y compris la main-d'oeuvre familiale, note le SPF. L'étude réalisée s'inscrit dans le cadre de l'intention du gouvernement fédéral d'accroître la transparence dans la chaîne alimentaire. Les études du SPF Économie permettent en outre de faciliter la concertation de la chaîne. Ces initiatives sont nées en réponse aux protestations des agriculteurs. Une taskforce agroalimentaire a été créée afin d'assurer le suivi de la situation dans le secteur et de concrétiser les engagements pris envers les agriculteurs par les différentes autorités du pays. 1. Quelles conclusions stratégiques tirez-vous des résultats de l'étude publiée par le SPF Économie en ce qui concerne les perspectives d'avenir des secteurs bovin et porcin flamands? 2. Envisagez-vous de prendre des mesures supplémentaires pour améliorer la rentabilité de l'élevage bovin? 3. D'autres études sont-elles en cours de réalisation en vue d'obtenir un nouvel éclairage sur la répartition des bénéfices tout au long de la chaîne? 4. Insisterez-vous dans le cadre de la concertation de la chaîne pour que soient conclus des accords qui mènent à une augmentation des revenus du maillon le plus faible, à savoir les éleveurs de bovins? 5. La concertation de la chaîne elle-même demeure actuellement opaque pour les décideurs politiques. L'inviterez-vous à être plus transparente sur son fonctionnement et ses résultats? 6. Quelles initiatives la taskforce agroalimentaire a-t-elle prises au cours de l'année écoulée? À quelle fréquence s'est-elle réunie et quels résultats a-t-elle obtenus? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B012
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| Date publication | 29/04/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. L'analyse des filières bovine et porcine montre que la rentabilité reste faible. Pour l'élevage bovin, la situation est préoccupante. Les revenus permettent seulement de couvrir les coûts de production, mais pas le travail familial. La situation est sensiblement plus favorable dans le secteur porcin. Après deux années difficiles, la rentabilité s'est améliorée en 2023 et en 2024. Compte tenu de l'importance de ces secteurs et des défis auxquels ils sont confrontés, le développement des indicateurs a constitué une priorité. Nous allons encore affiner ces outils avec un nouvel indice relatif à la viande bovine maigre. Ce nouvel indice inclura les données de la comptabilité agricole wallonne et flamande. Ce secteur mérite en effet toute notre attention. 2. Concernant d'éventuelles mesures, les acteurs de la filière disposent déjà d'outils concrets, avec l'appui du SPF Économie et un cadre règlementaire renforcé contre les pratiques commerciales abusives. L'arrêté royal du 4 juillet 2024 interdit notamment à un acheteur d'imposer une vente en dessous des coûts de production. De plus, à leur demande, le SPF Économie les accompagne dans l'élaboration d'une formule de calcul d'un prix moyen au kilo. 3. L'Observatoire des prix publiera au printemps une nouvelle étude sur la transmission des prix et les marges dans la chaîne alimentaire. Cette étude donnera un aperçu détaillé de l'évolution des prix des recettes et des prix de revient dans les différents maillons de la chaîne alimentaire (agriculture, industrie agroalimentaire et vente au détail). En outre, cette étude donnera également un aperçu des marges réalisées dans les différents maillons. Par ailleurs, le SPF Économie continue d'élaborer des indicateurs de rentabilité dans l'agriculture. Après ceux des filières bovines et porcines, de nouveaux indicateurs seront développés pour d'autres secteurs agricoles au cours de l'année à venir. 4 et 5. Bien que la Concertation Chaîne reste une initiative privée, une convention signée en juillet 2024 avec le SPF Économie renforce la collaboration. Le SPF Économie y joue un rôle clé: notamment le rôle de centre de référence pour les statistiques publiques et l'observations des prix et des marges, un support juridique pour la Concertation Chaîne en droit économique fédéral et européen. Il met également une personne référente à disposition en vue de soutenir l'élaboration et le bon fonctionnement des accords de branche sectoriels. 6. Trois groupes de travail ont été mis en place à l'issue de la task force. Le groupe de travail sur la réglementation s'est réuni environ cinq fois. Les réunions ont permis de sélectionner les principales pratiques problématiques. Cela a permis d'aboutir à l'arrêté royal que j'ai déjà mentionné. Le groupe de travail sur la sensibilisation s'est réuni à quatre reprises. Ses travaux ont débouché sur l'organisation d'une campagne de communication fédérale Achetez consciemment avec le slogan Ne te prends pas la tête, lis l'étiquette, diffusée entre décembre 2024 et février 2025. La campagne a été menée par le biais de relations publiques, de médias sociaux, de vidéos en ligne et de bannières numériques. Les agences régionales (VLAM et APAQ-W) ont été partenaires. Le groupe de travail sur la transparence s'est concentré sur le développement d'indicateurs agricoles afin de mieux comprendre la rentabilité des différents secteurs agricoles. Il s'est réuni cinq fois en 2024. Ces travaux ont abouti au développement des indices bovins et porcins publiés en février. Ses travaux continuent et comme je l'ai déjà mentionné, l'engagement du SPF Économie vis à vis de la chaîne agro-alimentaire s'est concrétisé par la convention de collaboration de juillet 2024. Au niveau de la transparence, deux types d'indices ont été développés: - un indicateur de rentabilité structurel annuel, basé sur les données comptables des acteurs de la chaîne; - un indicateur de rentabilité mensuel ou trimestriel, basé sur les données comptables des acteurs de la chaîne mais aussi ajusté en fonction des indices de prix et des données disponibles. |
| Desc. Eurovoc principal | POLITIQUE AGRICOLE |
| Descripteurs Eurovoc | POLITIQUE AGRICOLE | POLITIQUE ECONOMIQUE | PORCIN | BOVIN |