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| Auteur | Steven Coenegrachts, OPNVLD (07688) |
| Département | Ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME |
| Sous-département | Classes moyennes, Indépendants,PME |
| Titre | Les actes de cybercriminalité commis contre l'État fédéral. |
| Date de dépôt | 11/03/2025 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 11/04/2025 |
| Question |
La cybercriminalité reste d'actualité. 1. a) À combien de reprises vos services et/ou administrations ont-ils été victimes de hackeurs ou de cybercriminels en 2024? b) Dans quelle mesure le nombre de cyberattaques ciblant vos services a-t-il augmenté ou baissé par rapport à la période 2019-2024? 2. a) Quels étaient la nature et les effets de chaque incident? Par exemple, a-t-on dérobé des informations, attaqué un serveur ou un PC, saboté une infrastructure, etc.? Quels types d'attaques (attaques DDoS, notamment) sont les plus fréquents? b) Combien d'attaques ou d'incidents de ces types ont été annuellement enregistrés au cours de la période 2019-2024? 3. Qu'en est-il de l'évolution de ces attaques du point de vue de leur complexité, de leur degré de professionnalisme, etc.? 4. Quelles mesures vos services et/ou administrations ont-ils prises pour se protéger des cyberattaques? 5. a) À combien de reprises vos services ou administrations ont-ils intenté des actions en justice durant la période 2019-2024 à la suite d'un acte de cybercriminalité? b) Quelle suite sera donnée à ces actions en justice? 6. Estimez-vous vraisemblable que vos services aient déjà été attaqués par des cybercriminels, mais que ces attaques soient passées inaperçues en raison de techniques flexibles et faisant appel à des technologies avancées? 7. Comment se déroulent les contacts avec le Centre pour la Cybersécurité Belgique? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B011
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| Date publication | 17/04/2025, 20242025 |
| Réponse |
SPF Économie Je vous renvoie vers la réponse de mon collègue, le ministre de l'Économie (voir question n° 74 du 11 mars 2025). Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI) 1. En 2024, l'INASTI n'a enregistré aucun incident lié à des attaques de hackeurs ou de cybercriminels. Nous avons maintenu une vigilance constante et appliqué des mesures de sécurité rigoureuses pour protéger nos systèmes et données. Entre 2019 et 2024, les risques de cyberattaques ont augmenté, les hackeurs devenant plus malins et innovants. En réponse, les mesures de sécurité ont été renforcées, avec des protocoles de surveillance avancés et des technologies de pointe pour prévenir les attaques. Grâce à ces efforts, aucune attaque directe n'a été enregistrée à l'INASTI, à l'exception d'une tentative en 2020, rapidement détectée et contrée par des mesures appropriées. Malgré l'augmentation des risques, les stratégies de sécurité ont prouvé leur efficacité, permettant de rester en avance sur les menaces potentielles. 2. La tentative en 2020 concernait l'attaque Hafnium qui visait les serveurs mail Microsoft Exchange. Heureusement, les données de l'INASTI n'ont pas été exposées. L'Extranet de la Sécurité sociale offre aussi un nombre de mesures de protection, par exemple pour combattre des attaques par déni de service distribué. L'INASTI n'a pas maintenu des statistiques concernant des événements sans succès ou conséquences. L'organisation n'était pas victime d'une attaque ou incident avec de l'impact, à notre connaissance. 3. Les cyberattaques ont considérablement évolué ces dernières années, tant en termes de sophistication que de professionnalisation des auteurs. Cette tendance représente un défi majeur pour les institutions publiques, les entreprises et les citoyens, nécessitant une adaptation constante des dispositifs de cybersécurité. Tout d'abord, la complexité technique des attaques ne cesse de croître. Les cybercriminels exploitent des technologies avancées, telles que l'intelligence artificielle et l'automatisation, pour perfectionner leurs méthodes. Les campagnes de phishing, autrefois rudimentaires, deviennent aujourd'hui de plus en plus crédibles grâce à des techniques d'ingénierie sociale sophistiquées. Ensuite, la professionnalisation du cybercrime est un phénomène préoccupant. Désormais, des groupes structurés opèrent à l'échelle internationale et fonctionnent comme de véritables entreprises, proposant notamment des services "clé en main" via des modèles comme le Ransomware-as-a-Service. Enfin, les cibles des attaques se diversifient. Au-delà des grandes entreprises et institutions financières, les administrations publiques, les infrastructures critiques (hôpitaux, réseaux énergétiques, services publics) et les PME sont de plus en plus exposées. L'essor des attaques par la chaîne d'approvisionnement constitue également une menace grandissante, car elle permet aux cybercriminels de toucher plusieurs entités via un seul point d'entrée vulnérable. La sensibilisation des acteurs publics et privés, l'adaptation des cadres réglementaires et l'investissement dans des moyens de détection et de prévention sont essentiels pour faire face à ces menaces grandissantes. 4. Tout d'abord, le renforcement de la sécurité des infrastructures informatiques est une priorité. Nous avons déployé des solutions avancées de protection, des systèmes de détection et de prévention des intrusions ainsi que des solutions de chiffrement des données sensibles. L'authentification multifactorielle est systématiquement utilisée pour l'accès aux systèmes, réduisant ainsi le risque d'accès non autorisé. Ensuite, la sensibilisation et la formation du personnel constituent un levier essentiel de prévention. Des campagnes de sensibilisation sont organisées afin d'éduquer nos collaborateurs aux risques du phishing, aux bonnes pratiques en matière de mots de passe et aux mesures de protection des données. Nous réalisons également des exercices de simulation pour tester la réactivité de notre organisation face aux attaques par phishing. Par ailleurs, des politiques de sécurité strictes ont été mises en place. Nous appliquons des procédures rigoureuses de gestion des accès et des mises à jour de sécurité afin de minimiser les vulnérabilités potentielles. Enfin, l'INASTI collabore étroitement avec le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) et d'autres partenaires institutionnels pour renforcer notre posture de sécurité. Cette coopération permet un partage d'informations sur les menaces émergentes et un alignement constant avec les meilleures pratiques en matière de cybersécurité. 5. Entre 2019 et 2024, nos services et administrations n'ont intenté aucune action en justice à la suite d'un acte de cybercriminalité. Malgré l'augmentation des risques et la sophistication des attaques, nous avons réussi à prévenir et à gérer les incidents de manière efficace, sans nécessiter de recours juridique. 6. Nous n'avons aucune indication jusqu'à présent de violation, ni par des détections, corruption de données, ou communications par les parties impactées ou les acteurs malveillants. 7. Les contacts avec le CCB se déroulent de manière fluide et efficace. Nous participons à leurs formations et initiatives, ce qui nous permet de rester informés des dernières tendances et meilleures pratiques en matière de cybersécurité. De plus, nous avons la possibilité de les contacter facilement pour toute question ou besoin d'assistance. |
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