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| Auteur | Mathieu Michel, MR (07782) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | Développement d'une défense antiaérienne européenne. |
| Date de dépôt | 12/03/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B011
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| Date publication | 17/04/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 11/04/2025 |
| Question |
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a insisté récemment sur le renforcement de notre défense européenne en rappelant que les armes russes de nouvelle génération pourraient atteindre des pays comme la Belgique. Vous avez récemment déclaré: "Si on pouvait avoir un dôme de fer comme en Israël, ce serait magnifique.". Depuis quelques mois, on parle de l'initiative européenne Sky Shield, proposée par l'Allemagne et soutenue par 20 pays européens, qui vise à créer un bouclier antimissile à l'échelle du continent pour protéger l'Europe contre d'éventuelles attaques aériennes. Ce projet est inspiré du système Iron Dome israélien. 1. La Belgique va-t-elle pleinement s'inscrire dans ce projet européen de défense antimissile Sky Shield? Accueillera-t-elle une partie de ce système? Si oui, des bases ont-elles déjà été sélectionnées? 2. La France avait exprimé des réticences à l'égard de ce système. Celui-ci ne fait appel à aucun équipement de fabrication française. Notre industrie belge participera-t-elle au développement de ce système de défense européen? Quelles seraient les retombées économiques pour notre pays? 3. Votre déclaration exprimait-elle votre volonté de développer un système antiaérien propre à la Belgique? Quels seraient alors les critères spécifiques qui guideraient le choix de ce système de défense antiaérienne, et comment s'intégrera-t-il dans notre stratégie de défense globale et nos engagements au sein de l'OTAN? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B013
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| Date publication | 12/05/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. La Belgique fait partie des pays qui ont immédiatement rejoint l'European Sky Shield Initiative (ESSI). La Belgique a, dans ce cadre-là, signé la Letter of Intent (LoI) le 13 octobre 2022 et le Framework Memorandum of Understanding (FMoU) le 11 octobre 2023. Cette initiative à l'origine allemande s'est transformée en un cadre multinational de coopération dans le domaine de la défense anti-aérienne. L'ESSI propose une coopération dans les trois piliers suivants: acquisition commune, formation et entraînement, et logistique et soutien. L'objectif de l'ESSI n'est pas de construire un bouclier européen commun doté d'une chaîne de commandement unifiée. L'adhésion offre à la Belgique la possibilité d'acquérir un système de défense anti-aérienne qui répondrait à une partie de ses besoins. L'ESSI ne fournira donc pas de structure opérationnelle globale pour la défense de l'espace aérien. Les éventuels systèmes achetés appartiendront entièrement à la Belgique et seront déployés en tant que tels sur son territoire. Une étude de sélection des emplacements est en cours. L'initiative ESSI concrétise la volonté de plusieurs pays européens de coordonner de la manière la plus optimale possible leurs efforts dans le domaine des systèmes de défense anti-aérienne. ESSI fait partie des options possibles pour reconstruire la capacité de défense anti-aérienne belge. 2. Chaque membre du ESSI FMoU a le droit de proposer aux autres membres un système afin de coopérer en matière d'acquisition, de formation et de soutien. La France, comme plusieurs autres pays tels que l'Italie et la Pologne, a choisi de ne pas y adhérer. La possible participation de l'industrie belge au processus de développement des capacités antiaériennes belges futures fait l'objet d'une étude en cours. 3. La capacité anti-aérienne sol-air belge a presque totalement disparu au cours des dernières décennies. La Belgique ne dispose donc plus des connaissances, de l'expérience ou de l'expertise nécessaires pour reconstruire entièrement cette capacité par elle-même. L'intention n'est donc pas de le faire seul, mais de coopérer avec un pays partenaire. Le cadre proposé pour y parvenir est le Benelux, car il existe déjà une coopération étendue dans le domaine de la Quick Reaction Alert (QRA), la Belgique et les Pays-Bas étant alternativement responsables de fournir des avions de combat. Bien entendu, les systèmes que la Belgique achètera seront intégrés non seulement dans la structure nationale de défense anti-aérienne mais également dans la structure de l'OTAN, appelée NATINAMDS (NATO Integrated Air and Missile Defence System). |
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