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Bulletin n° : B008 - Question et réponse écrite n° : 0004 - Législature : 56


Auteur Michel De Maegd, MR (07122)
Département Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur
Sous-département Défense, Commerce ext.
Titre La situation sécuritaire dans l'est de la RDC. - Rôle de la Belgique (QO 002150C).
Date de dépôt19/02/2025
Langue F
Publication question     B008
Date publication 27/03/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai21/03/2025

 
Question

La crise sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de s'aggraver, avec des affrontements intenses entre l'armée congolaise et le groupe rebelle M23, soutenu selon plusieurs rapports par le Rwanda. Cette instabilité menace non seulement les populations locales, mais également la stabilité régionale, comme l'a récemment souligné le secrétaire général des Nations Unies. Depuis le début du mois de janvier 2025, plus de 400.000 personnes ont été déplacées dans le pays, portant le total à plus de 5 millions depuis le début du conflit. La MONUSCO, la mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, peine à remplir son mandat face à la montée des violences et aux défis sécuritaires croissants, notamment autour de la ville de Goma. Dans ce contexte, la Belgique, avec son expertise en matière de sécurité internationale et sa coopération historique avec la RDC, doit jouer un rôle significatif dans les efforts de stabilisation. 1. Pouvez-vous indiquer dans quelle mesure la Belgique contribue, au jour où nous parlons, à la MONUSCO, tant en termes de personnel que de soutien logistique? 2. Cette participation va-t-elle augmenter à court terme? 3. La Belgique a-t-elle engagé ou envisage-t-elle de développer des partenariats bilatéraux avec les forces armées congolaises pour renforcer leurs capacités, notamment en termes de respect des droits humains, de lutte contre les groupes armés et de protection des civils? 4. La Belgique, en collaboration avec ses partenaires européens ou internationaux, envisage-t-elle des initiatives spécifiques pour prévenir une escalade régionale?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B009
Date publication 01/04/2025, 20242025
Réponse

1. La Défense ne participe actuellement pas à la MONUSCO, ni sur le plan du personnel, ni sur le plan logistique. De juillet 2009 à décembre 2013, la Défense a participé à la mission MONUC/MONUSCO avec un détachement C-130 et sept observateurs. En outre, un officier a occupé le poste de Military Assistant (MA) du Deputy Force Commander de janvier 2014 à août 2024. La demande de prolongation de la mission du MA n'a pas été approuvée par l'Office of Military Affairs des Nations Unies. Un autre officier a servi au sein du Joint Mission Analysis Centre entre juin 2013 et avril 2020. 2. À court terme, aucun engagement n'est prévu dans le cadre de la MONUSCO. 3. Lors de la reprise de la coopération bilatérale à Kindu en 2022, une équipe de juristes belges a donné une formation sur le Droit des Conflits Armés à des militaires congolais. L'objectif était de former des instructeurs congolais capables de transmettre de manière autonome leurs connaissances à leurs collègues. En outre, le respect du droit des conflits armés est propagé dans toutes les activités bilatérales. La coopération bilatérale actuelle avec la République démocratique du Congo se déroule sur trois sites: Kinshasa, Kindu et Kananga. Sur le plan thématique, l'accent est mis sur le soutien à la formation des cadres, l'équipement de la 31e Brigade de Réaction Rapide et le soutien médical. En outre, des places à l'École Royale Militaire sont ouvertes chaque année pour des militaires congolais. 4. Pour l'instant, la Défense n'a pas reçu de demande d'étude d'initiatives en l'espèce. L'honorable membre est prié de s'adresser au premier ministre ainsi qu'au SPF Affaires étrangères.

 
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