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| Auteur | Julie Taton, MR (07800) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Coopération au développement et de la Politique des Grandes Villes |
| Sous-département | Aff soc, Santé, Coop Dével, Grandes Villes |
| Titre | Video game disorder. - Conséquences sur la santé. |
| Date de dépôt | 19/12/2024 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 28/01/2025 |
| Question |
Officiellement reconnu comme maladie par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le video game disorder (VGD) touche environ 5 % des personnes dans le monde. Selon les études, cette source d'amusement peut causer des troubles graves auprès de 1,7 % à 10 % des joueurs les plus excessifs. Bien que méconnu, le trouble du jeu vidéo est devenu, ces dernières années, un problème sérieux, poussant l'OMS à le catégoriser comme maladie dès 2019. "Il s'agit d'un désordre mental, lié aux jeux vidéo, que l'OMS estime être assez proche des jeux d'argent", explique un professeur à l'Institut des Hautes Études des Communications Sociales spécialisé dans l'éducation aux médias, qui poursuit: "Dans de nombreux jeux vidéo, on obtient des récompenses liées au hasard. Une récompense aléatoire est toujours plus intense qu'une récompense après un effort fourni". Contrairement à ce que l'on pense, ce trouble des jeux vidéo ne touche pas uniquement les jeunes, les adultes aussi en sont victimes. Quid des symptômes? On commence par ne plus prendre soin de soi-même, et des autres. On développe une certaine tristesse, une anxiété par rapport aux activités de la vie, et on remarque une augmentation sans fin des pratiques de jeu, ainsi qu'un mensonge concernant sa consommation. Alors qu'une personne sur vingt semble atteinte, en moyenne, de ce trouble, les conséquences qui en découlent ne sont pas à prendre à la légère. Si les adolescents jouent beaucoup aux jeux vidéo, c'est pour échapper à certaines dimensions du réel et c'est parfois une bonne idée. Le refuge n'est pas une mauvaise chose, sauf lorsque l'on tombe dans la cyberdépendance. L'OMS souligne que le trouble est associé à d'autres problèmes psychologiques, ou d'anxiété. Plusieurs solutions s'offrent aux parents pour aider les plus jeunes confrontés à ce type de trouble. La première chose, c'est de consulter un psychologue. Il convient aussi d'accompagner le jeune, de s'intéresser aux jeux qu'il aime et aux choses positives que ceux-ci peuvent lui apporter comme la sociabilité, le sens des responsabilités et l'autonomie. 1. Quel est l'état des lieux des troubles causés par le VGD en Belgique? Quel est le profil des joueurs dans notre pays? 2. Par quels voies et moyens la Belgique s'attache-t-elle à lutter contre cette maladie une fois le diagnostic posé? Avec quelle efficience? 3. Que recommandez-vous en termes de prévention et de détection du VGD? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B007
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| Date publication | 02/02/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. À l'heure actuelle, il n'existe pas de données nationales récentes sur ce trouble. La dernière étude (Belspo) fédérale en la matière est l'étude Click qui date de 2013. Selon l'étude Click, 11 % des jeunes entre 12 et 17 ans issus de l'échantillon présentaient un problème face aux jeux vidéo (principalement des garçons). 6 % d'un échantillon chez des adultes indiquait une utilisation problématique des jeux vidéo, ainsi on peut extrapoler que 3 % des Belges adultes ont un problème lié à l'utilisation de jeux vidéo. La dernière factsheet (https://vad.be/content/uploads/woocommerce_uploads/2016/12/factsheet_cijfers_gamen.pdf) du VAD (Vlaams expertisecentrum voor alcohol, illegale drugs, psychoactieve medicatie, gokken en gamen) datant d'octobre 2024 indique que 56 % de la population adulte flamande jouent aux jeux vidéo mensuellement (et 76 % des 18-24 ans, le groupe d'âge où l'on joue le plus). 61 % des enfants flamands âgés de 12 à 18 ans y jouent toutes les semaines. Les joueurs utilisent principalement leur smartphone (37 %), suivi par les ordinateurs (22 %), les consoles (17 %) et les tablettes (14 %). Cette factsheet indique également que la demande d'aide a fortement augmenté via la Druglijn (aide en ligne): - en 2023, près de 20.000 mineurs ont rempli un formulaire online pour tester leur dépendance (contre 527 en 2013). 2302 adultes l'ont rempli en 2023 contre 1067 en 2013; - 417 personnes ont demandé des conseils ou de l'aide via le chat ou par contacts téléphoniques. L'ASBL Eurotox a lancé récemment une enquête en ligne afin de récolter des données pour la Wallonie et Bruxelles. Les résultats sont attendus en 2025. 2. L'avis du Conseil supérieur de Santé de juillet 2020 recommande de favoriser la prévention sélective, la détection précoce et le soutien à la parentalité. Ces initiatives existent déjà de part et d'autres pays. Certains hôpitaux proposent une prise en charge spécialisée de ce trouble. Les joueurs peuvent également être aidés par des psychologues, des psychiatres, via une aide en ligne ou encore via les joueurs anonymes. Il existe de nombreuses aides avec des approches différentes. L'efficience du traitement dépend de plusieurs facteurs dont la motivation du joueur. Nous ne disposons pas de données à ce sujet. 3. La prévention ne fait pas partie de mes compétences. |
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| Descripteurs Eurovoc | POLITIQUE DE LA SANTE |
| Mots-clés libres | JEU ÉLECTRONIQUE | ADDICTION AU JEU |