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| Auteur | Steven Matheï, cd&v (07193) |
| Département | Staatssecretaris voor Digitalisering, belast met Administratieve Vereenvoudiging, Privacy en de Regie der Gebouwen, toegevoegd aan de eerste minister |
| Sous-département | Digitalisation, Simplification adm., Protection Vie privée, Régie Bâtiments |
| Titre | Développement de l'infrastructure d'IA en Belgique. |
| Date de dépôt | 23/12/2024 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 28/01/2025 |
| Question |
Aux Pays-Bas et dans d'autres pays, les autorités ont pris l'initiative de construire des "usines d'IA". Il s'agit de systèmes propres permettant de faire fonctionner toutes les applications publiques utilisant l'IA (celles relatives, par exemple, aux déclarations fiscales, aux contrôles, etc.). Ce procédé permet de maintenir l'application de l'IA au sein d'une administration publique, l'application peut fonctionner de manière autonome et l'on ne dépend pas de partenaires commerciaux et/ou étrangers. 1. La Belgique envisage-t-elle également de développer une infrastructure d'IA comparable pour les services publics, permettant à ceux-ci d'utiliser l'IA? Dans l'affirmative, pouvez-vous fournir de plus amples détails sur l'état de la situation, les coûts estimés et le(s) site(s) possible(s)? 2. A-t-on une idée des applications d'IA actuellement disponibles dans les différents services publics? 3. Quels investissements ont été prévus ou sont envisagés pour améliorer l'infrastructure numérique belge et les capacités d'IA? 4. Comment coopère-t-on avec d'autres États membres de l'UE et avec la Commission européenne pour élaborer une politique cohérente en matière d'IA et d'autonomie numérique? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B007
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| Date publication | 02/02/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. À l'heure actuelle la Belgique dispose de quelques infrastructures de calcul intensif, en Région wallonne (chez CENAERO), et en Région flamande (Imec). Les universités ont également mis en place des consortium pour le calcul intensif (CECI en FWB, VSC en Flandres). Les services gouvernementaux ne disposent pas d'infrastructures dédicacées pour des applications intensives en intelligence artificielle (IA). À l'heure actuelle, le SPF Stratégie et Appui (BOSA) a lancé une consultation de marché pour l'achat de solutions IA à travers une place de marché centralisée, au sein de l'administration publique (incluant potentiellement les entités fédérées). Elle inclut des besoins en termes d'infrastructures de calcul. La première phase de la consultation de marché se clôturera le 7 février 2025 et fera l'objet d'un rapport. 2. Pour mieux cerner le développement de l'IA au sein de notre fonction publique, le SPF BOSA réalise actuellement une cartographie des projets IA dans le secteur public belge. Dans ce cadre, les projets, programmes et initiatives déployés par les organismes publics sont inventoriés sur base de différents critères. Une version de la cartographie reprenant de nombreux projets menés au niveau fédéral est déjà en ligne sur le site du SPF BOSA. Plus de 60 organismes fédéraux ont déjà été contactés à cette fin et plus de 120 projets recensés. Des contacts sont actuellement pris avec les entités fédérées pour poursuivre ce travail qui sera régulièrement mis à jour. 3. À l'heure actuelle, une première coordination entre l'administration fédérale et les entités fédérées, à l'initiative du SPF BOSA et du SPF Économie est prévue, pour estimer les besoins, notamment dans le cadre des appels AI Factories de la commission européenne. Néanmoins, l'AI Act prévoit que chaque État membre doit mettre en place au moins un environnement réglementaire national de test IA (AI Regulatory Sandbox), éventuellement en coopération avec un ou plusieurs autres États membres. Ce "bac à sable" réglementaire constitue un environnement où les systèmes d'IA innovants peuvent, entre autres, être testés avant d'être lancés sur le marché. Le SPF Économie, en tant que coordinateur de la mise en oeuvre de l'AI Act, a lancé une étude concernant la mise en oeuvre des bacs à sable réglementaires en Belgique. Les résultats de cette étude sont attendus pour l'été 2025. Cette étude sera toujours axée sur les besoins des PME, y compris les start-up. 4. La commission européenne a mis en place un plan coordonné européen en matière d'intelligence artificielle en 2018, et mis à jour en 2021, en invitant les États membres à développer leur stratégie et plan d'action dans cette matière. La stratégie européenne en matière d'IA est déclinée au travers différents programmes comme Horizon Europe et le Digital Europe Programme, et trouve une place importante dans le cadre des objectifs numériques pour 2030 (Europe Digital Decade). Au niveau de la politique générale, l'intelligence artificielle est un élément clé du projet européen, qui est également souligné dans le rapport de Mario Draghi sur la compétitivité européenne. À l'heure actuelle, les efforts de coordination au niveau européen sont mis sur l'implémentation de l'AI Act qui vise à fixer un cadre de confiance pour le développement des technologies IA, et sur une série de mesures visant à promouvoir l'innovation et un écosystème d'excellence doté de nouveaux outils (AI Factories, EDIH, EDIC, etc.). La Belgique, en ce comprises ses régions, participe à la plupart de ces initiatives. La commission a mis en place plusieurs conseils, comités et forum, dont le AI Board (Comité IA), comprenant des représentants des différents états membres, et dont l'objectif est de coordonner l'implémentation de l'AI Act. Conformément à l'AI Act, l'AI Board doit être consulté sur certains sujets avant que la Commission européenne ne prenne des décisions. Au sein de ce comité, des sous-groupes thématiques ont également été créés, p. ex. autour des bacs à sable réglementaires en matière d'IA, dans lesquels des discussions plus approfondies sur ces sujets clés peuvent avoir lieu. Six sous-groupes sont actuellement en phase de démarrage, et plusieurs autres sous-groupes seront ajoutés au cours de l'année 2025, p. ex. pour les régulateurs et les autorités notifiantes. La Belgique participe activement à l'AI Board et à l'ensemble des sous-groupes. En outre, la Commission s'est dotée d'un AI Office, un département de la DG Connect, spécifiquement dédié à l'IA. Il est le point de contact de l'UE pour les questions liées à l'IA. Ce bureau fait aussi office de secrétariat de l'AI Board et des régulateurs européens pour les modèles d'IA à usage général. Au niveau international plusieurs actions sont coordonnées, entre les SPF Affaires étrangères, SPF BOSA et SPF Économie, et en bonne collaboration avec les entités fédérées dès qu'il s'agit de prendre une position officielle. Il est important de rappeler le rôle au niveau des régions et des communautés, des organisations d'exportation, d'attraction d'investissement étranger, et de collaboration commerciale ou scientifique (FIT, AWEX, WBI, etc.) qui sont particulièrement actives pour tisser les liens à l'international. Enfin, au niveau des écosystèmes, la coalition AI4Belgium du SPF BOSA entretient également des contacts réguliers avec les autres coalitions nationales en Europe. |
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