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| Auteur | Julie Taton, MR (07800) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de la Justice et de la Mer du Nord |
| Sous-département | Justice et Mer du Nord |
| Titre | La protection des données anonymisées sur le net. |
| Date de dépôt | 23/01/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 28/02/2025 |
| Question |
Certaines données a priori anonymisées sur Internet pourraient quand même permettre d'identifier l'internaute. C'est ce qu'a découvert l'UCLouvain grâce à un logiciel. C'est une réalité désormais bien connue: de nombreux sites web récoltent nos données personnelles lorsque nous y naviguons. Les informations telles que notre adresse, notre âge ou notre date de naissance permettent bien sûr de nous identifier assez aisément. Au niveau européen, l'usage de ces données personnelles par les organisations tant publiques que privées est encadré par le RGPD, qui exclut de son champ d'application les données à caractère personnel rendues anonymes - sans en donner une définition précise. Pour évaluer l'anonymat de nos données, l'UCLouvain a donc collaboré à la création d'un logiciel en 2019, avec une première recherche à petite échelle qui démontrait la facilité à réidentifier les personnes prétendument anonymisées sur le web, sur base de quelques informations partielles (âge, code postal, genre). Julien Hendrickx, professeur à l'École polytechnique de Louvain, et ses collègues Yves-Alexandre de Montjoye (Imperial College London) et Luc Rocher (Oxford University) ont étendu ce type de résultats à l'échelle mondiale, avec des données beaucoup plus compliquées - la version du navigateur, la langue, vos options pour recevoir la page dans le bon format. La combinaison de toutes ces données vous identifie de façon pratiquement unique, ce que nous ignorions. L'anonymat des données personnelles est un enjeu de protection de la vie privée dans les hôpitaux également: ils sont autorisés, sous certaines conditions à traiter anonymement les données à caractère personnel des patients à des fins de recherche scientifique. Or, selon les auteurs de l'étude: "Si on a suffisamment de données médicales, il est possible de réidentifier les personnes. L'enjeu est donc de pouvoir exploiter l'ensemble des données sur les différentes personnes dans les hôpitaux, mais sans possibilité de les réidentifier". Cette recherche présente deux intérêts majeurs. Le nouvel outil devrait d'abord "aider à mieux comprendre les risques posés par l'intelligence artificielle (IA)". De plus en plus perfectionnée, l'IA est en effet capable d'analyser une grande masse de données pour en extraire un sens et "établir, p. ex. qu'un utilisateur qui semblait anonyme et qui s'est connecté sur un site web et un autre qui s'est connecté sur un autre site web sont en fait la même personne, ce qui n'est pas facile à l'oeil nu", détaille Julien Hendrickx. L'autre intérêt du logiciel est juridique, puisqu'il devrait "permettre aux régulateurs de mieux protéger la vie privée des personnes" selon l'UCLouvain. "Notre outil permet de dire: Attention, ce type de données ne sont pas anonymes et doivent donc être protégées", explique Julien Hendrickx. "Il s'adresse donc à ceux qui légifèrent, mais aussi aux groupes de réflexion, de pression." 1. Avez-vous pris connaissance des résultats de cette étude de l'UCL? Que vous inspirent-ils? 2. Êtes-vous favorable à un renforcement de la protection de la vie privée des personnes au niveau de l'UE et de la Belgique? Par quels voies et moyens? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B007
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| Date publication | 02/02/2025, 20242025 |
| Réponse |
Il s'agit d'une question qui relève des compétences du secrétaire d'État à la Digitalisation. |
| Descripteurs Eurovoc | LOGICIEL | INTELLIGENCE ARTIFICIELLE | PROTECTION DES DONNEES | INTERNET | NUMERISATION |