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| Auteur | Julie Taton, MR (07800) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Coopération au développement et de la Politique des Grandes Villes |
| Sous-département | Aff soc, Santé, Coop Dével, Grandes Villes |
| Titre | La première contamination par le nouveau variant du virus mpox en Belgique. |
| Date de dépôt | 30/12/2024 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 31/01/2025 |
| Question |
Selon des rapports du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et de l'institut de santé publique Sciensano publiés le 24 décembre 2024, une première contamination par le nouveau variant du virus mpox a été détectée en Belgique. Le patient est un adulte ayant récemment voyagé dans un pays africain où circule le variant 1b du virus. D'après l'ECDC, le malade a eu un rapport sexuel avec une personne qui présentait des symptômes compatibles avec une infection par le virus mpox. Celle-ci se caractérise par des lésions cutanées, comme des pustules, une forte fièvre et des douleurs musculaires. L'individu s'est isolé dès son retour en Belgique, avant même que soit posé le diagnostic. Selon Sciensano, "Il n'y a pas eu de contacts à haut risque". Ce cas a été confirmé le 16 décembre en Wallonie par un test PCR spécifique. "Au vu des mesures en vigueur en Belgique, le risque pour la population générale belge et européenne reste faible", confirment les deux institutions de santé. La "variole du singe" tient son nom de sa première identification chez des singes de laboratoire danois, en 1958. Remarquée pour la première fois chez des êtres humains en République démocratique du Congo (RDC) en 1970, la maladie est longtemps restée circonscrite à une dizaine de pays africains. Mais, en 2022, elle a commencé à s'étendre dans le reste du monde, notamment des pays où le virus n'avait jamais circulé. Deux épidémies concomitantes sévissent, l'une provoquée par le clade 1 en Afrique centrale, touchant surtout des enfants, et une autre par le nouveau variant, le clade 1b, qui frappe des adultes dans l'est de la RDC et dans les pays limitrophes. Les premiers cas hors d'Afrique ont été détectés en Suède et au Pakistan mi-août 2024. Depuis lors, des contaminations ont été enregistrées en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis ou encore aux Philippines. 1. D'autres contaminations par le nouveau variant du virus mpox ont-elles été détectées en Belgique? 2. Estimez-vous toujours aujourd'hui que le risque pour la population générale belge et européenne reste faible? 3. Comment évolue cette épidémie dans les autres pays européens déjà touchés? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B006
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| Date publication | 24/01/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. Le 26 décembre 2024, un deuxième cas de mpox dû au clade Ib du virus mpox (MPXV) a été confirmé par le laboratoire de l'ITG à Anvers. Il s'agit de l'enfant, âgé de moins de cinq ans, du premier cas en Belgique. L'enfant s'est isolé à la maison avec sa mère et s'est complètement rétabli. Six contacts considérés à haut risque ont été suivis, dont quatre étaient des professionnels de santé. Aucun d'entre eux n'a développé de symptômes de mpox. À ce jour (le 16 janvier 2025), nous n'avons connaissance d'aucun cas actif de clade Ib en Belgique. 2. La survenue sporadique des cas importés n'est pas inattendue compte tenu de l'épidémie en cours en Afrique centrale, et était prévue dans le Primary Risk Assessment du 22 août 2024. Le fait que le taux de détection des cas importés en Europe ait augmenté au cours des dernières semaines est lié à l'augmentation des voyages dans les pays touchés pendant la période des vacances. Comme attendu, une transmission secondaire à des membres du ménage des cas importés a été observée dans certains cas. Il est important de souligner qu'un contact physique étroit (peau à peau) ou le fait de toucher du matériel (comme les draps de lit ou les vêtements) contaminé par le virus est nécessaire pour transmettre le MPXV. D'après les informations disponibles, tous les cas d'infection secondaire en Europe étaient dus à des contacts étroits. Le risque pour la population générale en Belgique et en Europe reste faible. 3. Il n'y a présentement pas d'épidémie de mpox due au clade Ib en Europe. L'épidémie du clade Ib se situe dans un certain nombre de pays africains. Une transmission communautaire a été établie en République démocratique du Congo, au Burundi, en République centrafricaine, au Rwanda et en Ouganda. À ce jour (le 16 janvier 2025), seize cas ont été détectés dans les pays européens, dont sept en Allemagne, cinq en Royaume-Uni, deux en Belgique, un en France, et un en Suède. Toutes les personnes infectées étaient légèrement atteintes par la maladie. Dans trois instances, une transmission secondaire s'est produite au sein du ménage, à savoir en Allemagne (trois cas secondaires), en Royaume-Uni (trois cas secondaires), et en Belgique (un cas secondaire). Dans tous les cas, à l'exception du cas en France (qui est en cours d'investigation), le cas primaire a pu être lié à une exposition dans un pays africain touché. Le cas en France concerne une personne n'ayant pas voyagé en Afrique centrale, mais qui a été en contact avec deux personnes de retour d'Afrique centrale. |
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