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| Auteur | Julie Taton, MR (07800) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Coopération au développement et de la Politique des Grandes Villes |
| Sous-département | Aff soc, Santé, Coop Dével, Grandes Villes |
| Titre | L'impact du vieillissement de la population sur les dépenses sociales. |
| Date de dépôt | 13/12/2024 |
| Langue | F |
| Publication question |
B006
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| Date publication | 24/01/2025, 20242025 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 23/01/2025 |
| Question |
Le vieillissement est l'un des défis de long terme qui mettront sous pression les finances publiques de la Belgique, et de ses partenaires européens. Tout comme le dérèglement climatique, qui imposera des coûts plus ou moins importants et des investissements dans la transition. Une Belgique qui devra également accroître ses dépenses de Défense. Dans son rapport annuel 2024, le Comité fédéral d'étude sur le vieillissement a revu un peu à la hausse ses prévisions du coût du vieillissement à l'horizon 2070, malgré une atténuation de l'augmentation des dépenses sociales qui y sont associées, par les dernières mesures prises par le gouvernement Vivaldi en matière de pension. Chaque année, le Comité réévalue ce coût du vieillissement. Pour tenir compte des mesures prises par les pouvoirs publics - qu'il s'agisse d'une réforme des pensions ou de mesures visant p. ex. à accroître le taux d'emploi des plus de 55 ans. Mais aussi en actualisantles hypothèses, démographiques ou macroéconomiques sur lesquelles est basé cet exercice de chiffrage. Selon ce document, les dépenses sociales liées au vieillissement passent de 25,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2023 à 29,6 % en 2050, pour atteindre 30,0 % à l'horizon 2070 (29,1 % dans le rapport 2023). Ce nouveau rapport tient notamment compte des dernières mesures prises dans le cadre de la réforme des pensions, votée en avril 2024. Pour rappel, cette réforme introduit une condition de travail effectif pour l'accès à la pension minimum, un bonus pension et une limitation de la péréquation pour les pensions des fonctionnaires. Globalement, cette réforme présente une réduction limitée du coût budgétaire du vieillissement, de 0,3 point de pourcentage du PIB en 2070, résultant quasiment exclusivement du plafonnement de la péréquation. Entre 2023 et 2050, le coût budgétaire du vieillissement est de 3,8 points de pourcentage du PIB, à la suite des dépenses de pensions et de soins de santé qui augmentent largement. Il ralentit sensiblement ensuite jusqu'en 2070 (+0,3 % du PIB) en raison du vieillissement moins prononcé de la population. À l'horizon 2050, les pensions forment le plus gros des dépenses sociales, avec une part de 13,7 % du PIB, suivies par les soins de santé (10,4 %). Le coût budgétaire plus élevé à l'horizon 2070, en regard du rapport précédent, s'explique par une révision à la baisse de la fécondité (1,6 enfant par femme versus 1,7), une révision à la baisse de la croissance de la productivité et une révision à la baisse des reports d'entrée en pension. 1. Quels enseignements tirez-vous du rapport annuel 2024 du Comité fédéral d'étude sur le vieillissement? 2. Que vous inspire en particulier la hausse de 4 points de PIB des dépenses sociales à l'horizon 2070? |
| Desc. Eurovoc principal | SECURITE SOCIALE |
| Descripteurs Eurovoc | DEPENSE OPERATIONNELLE | VIEILLISSEMENT DEMOGRAPHIQUE | SECURITE SOCIALE |