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| Auteur | Sarah Schlitz, ECOGR1 (06722) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de la Justice et de la Mer du Nord |
| Sous-département | Justice et Mer du Nord |
| Titre | La santé mentale du personnel pénitentiaire. |
| Date de dépôt | 25/10/2024 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 03/12/2024 |
| Question |
Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles pour le personnel pénitentiaire. En témoignent les grèves qui ont été nombreuses en début d'année. 1. Comment les agents sont-ils informés des ressources et procédures à leur disposition pour faire face à des difficultés psychologiques? 2. En début d'année 2024, vous avez évoqué la mise en place d'une politique de gestion des conflits active dans 24 établissements. Pouvez-vous indiquer dans lesquels? 3. Dans ce cadre, les agents peuvent-ils bénéficier d'un accompagnement en termes de santé mentale? 4. Qu'en est-il dans les établissements dans lesquels cette politique n'est pas mise en place? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B004
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| Date publication | 19/12/2024, 20242025 |
| Réponse |
1. Vu le contexte de la question, nous présumons que son autrice se réfère ici à des problèmes psychologiques éprouvés à la suite d'un incident ou d'une agression. Le SPF Justice offre un programme d'assistance sous la forme de séances de thérapie après des incidents liés au travail. Les collaborateurs du SPF Justice en sont informés par différents canaux. Tout d'abord, une page intranet est consacrée à ce sujet; on y trouve toutes les informations sur la manière dont un collaborateur peut introduire une demande auprès de notre partenaire externe Pobos et sur l'assistance à laquelle il peut s'attendre. Une liste des questions fréquemment posées (FAQ) y est également disponible. Différents ambassadeurs internes contribuent également à faire connaître l'offre aux collaborateurs: - les assistants sociaux du service social; - les personnes de confiance; - le conseiller en prévention pour les aspects psychosociaux; - l'équipe d'accueil interne au sein de l'établissement pénitentiaire. Lors du lancement du projet, des séances d'information ont été organisées à l'intention de ces ambassadeurs afin de leur expliquer l'offre. À ce propos, le rôle de l'équipe d'accueil locale ne doit pas non plus être sous-estimé. Nous savons à quel point la première prise en charge collégiale est importante après que des collaborateurs aient été victimes d'un incident. 2. Le projet "Instauration d'une culture non violente", qui renforce la politique de gestion des conflits, a été lancé en décembre 2021. Ce projet vise à instaurer une culture non violente par le biais d'un volet Gestion des conflits pour les détenus et d'un volet Interventions institutionnelles pour le personnel. Ce projet est déployé par phases; à chaque phase, huit prisons s'ajoutent au projet: Bruges, Gand, Hasselt, Merksplas, Andenne, Jamioulx, Saint-Hubert, Tournai (phase 1); Audenarde, Louvain S, Beveren, Turnhout, Lantin, Marneffe et Huy (phase 2); Anvers, Malines, Louvain C, Ypres, Nivelles, Ittre, Mons, Leuze Haren (phase 3 - phase actuelle); Termonde nouvelle prison, Ruiselede, Wortel, Hoogstraten, Arlon, Namur, Marche et Dinant (phase 4 - commencera à l'été 2025). 3. Dans chaque prison, l'équipe d'accueil, qui est l'un des acteurs du modèle de gestion des conflits d'EPI (équipement de protection individuelle), intervient après des incidents en prêtant une oreille attentive aux collègues (outreach). En termes de soins spécialisés, le plan bien-être mental pour les fonctionnaires fédéraux prévoit un remboursement de l'accompagnement psychologique, pour des séances avec un prestataire de soins sur les difficultés liées au bien-être mental dans le cadre du travail (et ce depuis 2023). Le projet sur la culture non violente vise des initiatives institutionnelles qui contribuent à une culture non violente. Les actions sont principalement liées au modèle en cinq phases en application pour la prévention des conflits et leur désescalade. De par leur portée, ces initiatives contribuent au bien-être au sein de l'organisation, mais ne sont pas axées sur le soutien de l'individu en soi. 4. Le projet ayant été lancé en 2021, son déploiement a été prévu dans tous les établissements pénitentiaires qui existaient à l'époque. Lors du déploiement de la phase 4, il sera déterminé quand les prisons qui ont rouvert entre-temps (p. ex., l'ancienne prison de Termonde) ou dont l'ouverture est prévue dans le masterplan seront incluses dans le calendrier. Ainsi, à terme, tous les établissements seront bel et bien impliqués. Ce projet n'est pas la seule initiative relative à une culture d'organisation non violente et orientée solution; il n'est donc pas correct d'affirmer que rien n'est prévu pour les autres prisons qui ne sont pas encore impliquées actuellement. |
| Desc. Eurovoc principal | DROIT PENAL |
| Descripteurs Eurovoc | DROIT PENAL | ETABLISSEMENT PENITENTIAIRE | PERSONNEL PENITENTIAIRE | POLITIQUE DE L'INFORMATION | SANTE MENTALE |