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| Auteur | Benoît Piedboeuf, MR (06423) |
| Département | Ministre de l'Intérieur, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique |
| Sous-département | Intérieur, Réformes instit. et Renouveau démocr. |
| Titre | Situation Protection civile. |
| Date de dépôt | 26/09/2024 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 04/11/2024 |
| Question |
Depuis la réforme de la Protection civile, les deux unités en place de Crisnée et Brasschaat disposent d'un nombre de salariés et collaborateurs tellement réduit (à Crisnée: -30 % de salariés, -60 à 70 % de bénévoles) que les permanences de nuit ne sont tenues que par quatre à cinq personnes, ce qui est trop peu. Dans les deux années qui viennent à Crisnée, plus ou moins 40 % des effectifs vont accéder à la pension. Or, les campagnes de recrutements et d'examens semblent à l'arrêt. Nous savons par ailleurs que la récurrence des catastrophes (inondations, tempêtes, etc.) semblent augmenter, multipliant les besoins d'interventions en soutien aux services de secours. Pouvez-vous donner votre avis et votre vision? Dans l'hypothèse où ces services seraient en péril malgré les besoins croissants, le statu quo n'est pas possible, ne faudrait-il pas avoir une réflexion similaire à ce qui se passe dans les pays voisins par l'intégration dans une organisation plus large telle que l'armée ou telles que les zones de secours? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B002
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| Date publication | 08/11/2024, 20242025 |
| Réponse |
Il est un fait que la réforme de la Protection civile a entrainé une réduction de son personnel opérationnel. Il convient néanmoins de ne pas perdre de vue que cette réforme s'est inscrite dans une volonté de mieux répartir les missions entres les zones de secours et la Protection civile. La diminution du personnel de la Protection civile s'est en effet accompagnée d'une réduction de ses missions; réduction qui trouve son fondement dans la volonté de donner davantage de cohérence au premier maillage de sécurité civile que forme les zones de secours. Il peut arriver qu'une unité opérationnelle dispose de quatre ou cinq membres du personnel opérationnel "déployables" pendant les "shift de nuit". Toutefois, l'effectif de la Protection civile doit s'envisager en prenant systématiquement en compte les capacités en personnel combinées des deux unités opérationnelles. En effet, les deux unités se renforcent mutuellement comme c'est le cas pour les postes des zones de secours. La baisse du taux d'occupation pendant la nuit est également liée à l'analyse de risques telle que posée par les services compétents (notamment le Centre de crise National (NCCN)) qui tend à montrer que la probabilité de survenance d'un incident de Sécurité civile pour lequel la Protection civile est compétente se produit davantage le jour que la nuit. Enfin, je tiens également à souligner que la Protection civile depuis la réforme est avant tout un service de support aux autres services opérationnels et en aucun cas un service de première ligne. En ce sens, la Protection civile ne devrait pas s'occuper seule du nombre croissant de situations d'urgence. Chaque maillon de la chaîne de la Sécurité civile doit jouer son rôle. Cela étant dit, je vous rejoins tout à fait sur le fait que le statu quo n'est pas possible. Dans l'intérêt de la protection de la population, il est primordial que la préparation en matière de Sécurité civile soit pleinement renforcée. Il est aussi primordial que les services de première ligne (comme les zones de secours) renforcent leur coordination et leur capacité d'assistance mutuelle. Les dernières crises ont montré également la nécessité de renforcer les capacités d'assistances techniques et logistiques délivrées aux acteurs de première ligne dans la gestion de crise. C'est ce créneau que la Protection civile doit occuper et dans lequel elle doit véritablement se spécialiser. Pour ce faire, elle ne doit cependant pas uniquement compter sur son personnel opérationnel, mais aussi, pour des raisons d'efficience, développer un partenariat solide avec le secteur privé. En ce qui concerne l'avenir de la Protection civile, plusieurs voies sont possibles. J'ai indiqué précédemment que je suis favorable à la création d'un ou plusieurs nouveaux (avant-) postes en fonction des risques et des attentes en matière de Protection civile. Dans l'ensemble, il est important qu'une assistance de deuxième ligne en soutien aux autres services d'urgence, pour assurer la sécurité et la protection de la population, puisse être fournie de la meilleure manière possible. Concernant le fait que les recrutements au sein de la Protection civile seraient à l'arrêt, je tiens à préciser que la priorité est actuellement mise sur la formation du personnel. Jusqu'à présent, la Protection civile avait recours principalement au cursus de formation des zones de secours, alors qu'elle exerce un métier différent. Cela n'est pas sans poser des problèmes de compétences sur le terrain comme l'a relevé la récente évaluation de la réforme de 2019 présentée au Parlement en octobre 2022. Il faut dès lors que ce cursus de formations soit consolidé avant de pouvoir initier certains recrutements. Pour autant, en 2025, l'administration lancera des procédures de recrutement pour des volontaires spécialistes. Il n'y a donc pas de moratoire dans le recrutement au sein de la Protection civile, mais plutôt une reconfiguration des besoins et des priorités en matière de compétences à acquérir et à développer. |
| Desc. Eurovoc principal | PROTECTION CIVILE |
| Descripteurs Eurovoc | PERSONNEL | PROTECTION CIVILE |