Plenumvergadering

Séance plénière

 

van

 

Donderdag 9 juli 2026

 

Namiddag

 

______

 

 

du

 

Jeudi 9 juillet 2026

 

Après-midi

 

______

 

De vergadering wordt geopend om 14.18 uur en voorgezeten door de heer Peter De Roover, voorzitter.

La séance est ouverte à 14 h 18 et présidée par M. Peter De Roover, président.

 

De voorzitter: De vergadering is geopend.

La séance est ouverte.

 

Aanwezig bij de opening van de vergadering zijn de ministers van de federale regering:

Ministres du gouvernement fédéral présents lors de l'ouverture de la séance:

Bart De Wever, David Clarinval.

 

01 Agenda

01 Ordre du jour

 

Overeenkomstig het advies van de Conferentie van voorzitters van 8 juli 2026 hebt u een gewijzigde agenda voor de vergadering van vandaag ontvangen.

Conformément à l’avis de la Conférence des présidents du 8 juillet 2026, vous avez reçu un ordre du jour modifié pour la séance d'aujourd'hui.

 

Zijn er dienaangaande opmerkingen? (Nee)

Y a-t-il une observation à ce sujet? (Non)

 

Bijgevolg is de agenda aangenomen.

En conséquence, l'ordre du jour est adopté.

 

Geheime stemmingen

Scrutins secrets

 

02 Naturalisatieaanvragen

02 Demandes de naturalisation

 

Aan de orde is de geheime stemming over de naturalisatieaanvragen. (1624/1-2)

L'ordre du jour appelle le scrutin sur les demandes de naturalisation. (1624/1-2)

 

Ik stel u voor over te gaan tot de geheime stemming, in zaal 3, waar de stembiljetten zullen worden rondgedeeld, vanaf nu tot 16.30 uur.

Je vous propose de procéder au scrutin secret en salle 3, où seront distribués les bulletins de vote, à partir de maintenant jusque 16 h 30.

 

De leden worden verzocht het voorstel van naturalisatiewetten te deponeren in de stembus.

Les membres sont priés de déposer la proposition de lois de naturalisation dans l'urne.

 

Het voorstel van naturalisatiewetten mag niet ondertekend worden.

La proposition de lois de naturalisation ne peut pas être signée.

 

Wanneer een lid gekant is tegen de naturalisatie van een aanvrager schrapt hij de naam van de belanghebbende op de lijst die hem werd bezorgd.

Le membre qui n'entend pas accorder la naturalisation à un demandeur, biffera le nom de l'intéressé sur la liste qui lui a été remise.

 

Zodra de geheime stemming gesloten is, stel ik u voor dat de stembiljetten van de geheime stemming geteld worden in zaal 3, in aanwezigheid van de stemopnemers.

Dès que le scrutin est clos, je vous propose de procéder au dépouillement du scrutin dans la salle 3, en présence des scrutateurs.

 

Ik stel voor om hiervoor de jongste twee leden aan te wijzen.

Je propose pour cela de désigner les deux membres les plus jeunes.

 

Geen bezwaar? (Nee)

Aldus zal geschieden.

 

Pas d'observation? (Non)

Il en sera ainsi.

 

03 Federaal Instituut voor de bescherming en de bevordering van de rechten van de mens – Hernieuwing van een derde van de mandaten van de plaatsvervangende leden van de raad van bestuur

03 Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains – Renouvellement d'un tiers des mandats des membres suppléants du conseil d’administration

 

Aan de orde is de geheime stemming met het oog op de hernieuwing van een derde van de mandaten van de plaatsvervangende leden van de raad van bestuur van het Federaal Instituut voor de bescherming en de bevordering van de rechten van de mens (twee Nederlandstalige en twee Franstalige plaatsvervangende leden).

L'ordre du jour appelle le scrutin secret en vue du renouvellement d'un tiers des mandats des membres suppléants du conseil d'administration de l'Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (deux membres suppléants néerlandophones et deux membres suppléants francophones).

 

Het stuk met de namen van de kandidaten werd al rondgedeeld. (1642/1)

Le document portant le nom des candidats vous a déjà été distribué. (1642/1)

 

De stembiljetten voor de twee mandaten van Nederlandstalig plaatsvervangend lid en de twee mandaten van Franstalig plaatsvervangend lid zullen worden uitgedeeld in zaal 3, waar u uw stem kunt uitbrengen vanaf nu tot 16.30 uur.

Les bulletins de vote pour les deux mandats de membre suppléant néerlandophone et les deux mandats de membre suppléant francophone seront distribués en salle 3, où vous pouvez émettre votre vote à partir de maintenant jusqu'à 16 h 30.

 

Daar de stemming geheim is, mogen de stembiljetten niet worden ondertekend.

Le scrutin étant secret, les bulletins ne peuvent être signés.

 

Om te stemmen, dient u per mandaat van plaatsvervangend lid een kruisje in het vakje naast de naam van de gekozen kandidaat te plaatsen.

Il y a lieu de voter en traçant une croix dans la case figurant en regard du nom du candidat choisi pour chaque mandat de membre suppléant.

 

Om geldig te stemmen mag per stembiljet niet meer dan eenmaal dezelfde naam worden aangekruist.

Pour un vote valable, le même nom ne peut être coché plus d'une fois par bulletin.

 

Stembiljetten waarop meer stemmen zijn uitgebracht dan er mandaten zijn, zijn ongeldig. Ik herinner eraan dat enkel de leden de stembiljetten in ontvangst kunnen nemen, ze ter plaatse dienen in te vullen en in de stembus deponeren.

Les bulletins qui comporteraient plus de votes qu'il y a de mandats à pourvoir sont nuls. Je rappelle que seuls les membres peuvent recevoir les bulletins de vote, ceux-ci doivent être remplis sur place et déposés dans l’urne.

 

Zodra de geheime stemming gesloten is, stel ik u voor dat de stembiljetten van de geheime stemming geteld worden in zaal 3, in aanwezigheid van de stemopnemers.

Dès que le scrutin secret est clos, je vous propose de procéder au dépouillement du scrutin secret dans la salle 3, en présence des scrutateurs.

 

Ik stel u voor om voor de stemopneming de jongste twee leden aan te wijzen.

Je vous propose de désigner les deux membres les plus jeunes pour dépouiller les scrutins.

 

Geen bezwaar? (Nee)

Aldus zal geschieden.

 

Pas d'observation? (Non)

Il en sera ainsi.

 

Mondelinge vragen

Questions orales

 

04 Questions jointes de

- Paul Magnette à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les 10 milliards d'euros à trouver par le gouvernement d'ici octobre pour le budget" (56001865P)

- Barbara Pas à Bart De Wever (premier ministre) sur "La recherche de 10 milliards d'euros par le gouvernement" (56001874P)

- François De Smet à Bart De Wever (premier ministre) sur "Un tiramisu budgétaire pour octobre" (56001876P)

- Georges-Louis Bouchez à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les perspectives budgétaires" (56001881P)

- Sarah Schlitz à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le budget 2027" (56001882P)

- Kjell Vander Elst à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le prochain rapport du Comité de monitoring" (56001887P)

- Raoul Hedebouw à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le budget" (56001891P)

04 Samengevoegde vragen van

- Paul Magnette aan Bart De Wever (eerste minister) over "De zoektocht van de regering naar 10 miljard euro voor de begroting tegen oktober" (56001865P)

- Barbara Pas aan Bart De Wever (eerste minister) over "De zoektocht van de regering naar 10 miljard euro" (56001874P)

- François De Smet aan Bart De Wever (eerste minister) over "De tiramisu van 10 miljard voor de begroting tegen oktober" (56001876P)

- Georges-Louis Bouchez aan Bart De Wever (eerste minister) over "De begrotingsvooruitzichten" (56001881P)

- Sarah Schlitz aan Bart De Wever (eerste minister) over "De begroting 2027" (56001882P)

- Kjell Vander Elst aan Bart De Wever (eerste minister) over "?Het volgende rapport van het Monitoringcomité" (56001887P)

- Raoul Hedebouw aan Bart De Wever (eerste minister) over "De begroting" (56001891P)

 

04.01  Paul Magnette (PS): Monsieur le premier ministre, la question que tous les Belges se posent est la suivante: à quel moment allez-vous enfin reconnaître que vous vous êtes trompé? On vous l'a dit dès le début de votre gouvernement, votre politique ne va pas fonctionner. Vous allez droit dans le mur. Vous allez tuer l'économie et vous allez doubler le déficit.

 

Aujourd'hui, tous les rapports officiels nous montrent que, malheureusement, nous avons eu raison. Vous allez doubler le déficit et céder 40 milliards à ceux qui vont vous suivre. L'économie est en berne, pas de croissance, pas de création d'emplois. Il n'y a que les prix qui augmentent!

 

Et pendant ce temps-là, vous continuez en martelant que la seule solution, c'est de continuer à faire la même chose. Ou bien que c'est la faute du contexte international. Mais il a bon dos le contexte international! Toute l'Europe est confrontée au même contexte international. Alors, pourquoi votre gouvernement est-il le pire élève de la classe européenne? À un moment donné, c'est peut-être aussi votre responsabilité. Et c'est logique, avec les mesures de votre gouvernement, neuf Belges sur 10 ont vu leur pouvoir d'achat diminuer.

 

Et que font les gens quand ils ont moins d'argent? Ils dépensent moins. Et comme ils dépensent moins, l'économie tourne au ralenti, les créations d'emplois se raréfient, les recettes de l'État diminuent, les déficits se creusent et c'est la spirale infernale.

 

Vous nous répétez qu'il n'y a pas d'alternative. Et pourtant, on ne cesse de vous en proposer: taxer enfin les grosses fortunes rapporterait six milliards; augmenter les salaires de 1 % par an rapporterait quatre milliards; ralentir les dépenses en matière d'armement rapporterait trois milliards; faire contribuer les banques, le secteur de l'énergie rapporterait deux milliards; lutter enfin efficacement contre la grande fraude fiscale rapporterait trois milliards, mettre de l'ordre dans les aides aux entreprises rapporterait deux milliards. Vous voyez, on peut trouver 20 milliards sans prendre un euro dans la poche des travailleurs et des pensionnés! Alors il est plus que temps de s'y mettre!

 

Monsieur le premier ministre, il n'y a pas de honte à reconnaître qu'on s'est trompé. Mais il est temps, il est plus que temps!

 

04.02  Barbara Pas (VB): Mijnheer de eerste minister, u zei ooit dat u de Belgische Titanic niet kunt repareren. Dat blijkt nu ook uit het nieuwe rapport van het Monitoringcomité deze week. Uw regering, die zichzelf als budgettaire reddingsploeg profileerde, mislukt daar volledig in. Het rotten is niet gestopt. Uw aangekondigde maatregelen, uw taksen en centenindexen op kap van de Vlamingen voldoen allemaal niet. De begroting ontspoort gewoon verder en de Belgische schuldgraad stijgt. Uw Titanic, kapitein De Wever, stevent recht op een ijsberg af.

 

Volgens het Monitoringcomité is er minstens 7,7 miljard euro nodig om aan de Europese uitgavennorm te voldoen. Volgens u is een tiramisu van 10 miljard perfect haalbaar zonder de economische groei onderuit te halen. Welke economische groei? De recentste cijfers van de Nationale Bank tonen aan dat die economische groei vrijwel onbestaand is en die 10 miljard is ook onvoldoende. Onder andere het Rekenhof heeft eerder al gezegd dat er voor een echte sanering 15 tot 20 miljard aan structurele inspanningen nodig zijn.

 

Is het uw ambitie nog om echt te saneren? Dat was de bestaansreden van uw regering. U hebt daarvoor al uw communautaire beloftes overboord gekieperd. Mijn vraag is dus of u daar nog in gelooft. Gelooft u dat u budgettaire orde op zaken kunt stellen in dit land zonder fiscale autonomie en zonder een splitsing van de sociale zekerheid? Zo ja, hoe gaat u die Belgische Titanic dan precies repareren? Zo neen, waarom maakt u de mensen dat dan in godsnaam wijs?

 

04.03  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, dans cet hémicycle, à gauche, il y a ceux qui vous disent: "Levons de nouvelles taxes, créons de nouveaux impôts", dans ce pays qui est déjà le plus taxé du monde. Et, à droite, il y a ceux qui vont vous dire: "Non, coupons encore dans les dépenses sociales, rabotons encore la sécurité sociale et les soins de santé", dans ce pays qui est déjà plombé par la précarité. Et puis, au milieu du gué, il y a vous, coincé entre ces deux pressions et qui voyez inexorablement l'eau de la dette et du déficit monter.

 

Heureusement, il existe une troisième voie, entre ceux qui veulent toujours plus d'impôts et ceux qui veulent moins d'État, il y a un chemin, une voie qui ne consiste ni à matraquer le contribuable ni à sacrifier nos retraités et nos soins de santé. Une voie qui consiste simplement à être plus efficaces, à mieux percevoir les recettes normales et à aller chercher l'argent là où il se trouve.

 

Je remobilise ici Paul De Grauwe, qui n'est pas exactement le dernier des bolchéviques, selon lequel le problème, depuis 2013, dans notre pays, ce n'est pas le niveau de dépenses, c'est l'érosion des recettes: 21 milliards d'euros disparaissent chaque année, non pas parce que nos taux seraient trop bas, mais parce que l'assiette fuit de toute part. À force de multiplier les régimes dérogatoires, les niches fiscales, les hauts revenus qui basculent en sociétés de management, les recettes ont fondu et, dans cette jungle de dérogations, ce sont les plus modestes et la classe moyenne, celle qui ne peut pas échapper à cette captation de l'impôt, qui payent l'addition. Voilà l'anomalie.

 

Des solutions sont à portée de main: le resserrement réel des régimes des revenus définitivement taxés (RDT) et des montages de holdings, le recouvrement effectif de la TVA existante, plutôt que la hausse d'un point ou deux, un parquet national financier doté de moyens suffisants pour fonctionner; et pas le parquet national de papier qui est pour l'instant celui de l'Arizona. Voilà où se trouve l'argent. Rien qu'avec ces leviers-là, vous pourriez trouver plusieurs milliards.

 

Monsieur le premier ministre, voici la seule question qui compte encore aujourd'hui. Entre les hauts cris de bonne guerre de gauche et ceux de droite, vous et vos partenaires aurez-vous le courage de faire primer la raison sur l'idéologie, aurez-vous le courage d'être simplement efficaces?

 

04.04  Georges-Louis Bouchez (MR): Monsieur le premier ministre, on a l'impression que, selon certains, le déficit est né hier dans notre pays. On nous explique que c'est à cause des décisions en termes de défense, par exemple, oubliant que, quand nos concitoyens donnent 100 euros à l'État, 22 euros sont utilisés pour les retraites, 17 euros pour la politique sociale, 11 euros pour l'enseignement et seulement 3,5 euros pour la défense.

 

La réalité est que notre pays a une structure de coûts qui ne fonctionne pas, parce qu'il y a 40 ans, on a fait des mauvais choix. On a fait deux grands mauvais choix. Le premier, c'est de choisir un système de retraites par répartition et pas par capitalisation, comme l'ont fait les Pays-Bas. Le deuxième, c'est d'avoir fait en sorte que les prestations sociales soient déconnectées des prestations de travail.

 

Enfin, sous le gouvernement Vivaldi, avec des cadeaux supplémentaires voulus par la gauche, nous en sommes arrivés au modèle que nous connaissons. Regardez ce graphique – parce que beaucoup ont du mal à voir la réalité. Regardez, monsieur Magnette. Vous voyez, à l'époque de M. Michel, les dépenses correspondaient quasiment aux recettes. Et puis, que s’est-il passé? Là, on a le Tourmalet, ou la cour Magnette. Vous voyez une explosion des dépenses. Je me suis suffisamment opposé au sein de ce gouvernement pour ne pas devoir l'assumer.

 

Pour le reste, prenons les chiffres. Ils sont très clairs, par rapport à ceux qui veulent fiscaliser encore plus. Les dépenses ont augmenté de 66 % en 10 ans. Nos recettes ont augmenté de 50 % alors que le PIB a progressé d'à peine 20 %.

 

Monsieur le premier ministre, c'est très clair. Aujourd'hui, nous devons réduire les dépenses et (…)

 

04.05  Sarah Schlitz (Ecolo-Groen): Monsieur le premier ministre, alors que votre gouvernement avait promis de remettre le budget sur les rails, le déficit, tel un train hors de contrôle, fonce vers les 38 milliards d'euros d'ici 2029, soit près du double du bilan de la Vivaldi. Alors, oui, c'est un échec cuisant pour un gouvernement dont le seul objectif avoué est l'équilibre budgétaire. Pourtant, des alternatives existent, mais votre gouvernement refuse obstinément de les prendre en compte.

 

Monsieur le premier ministre, l'angle mort de vos politiques budgétaires, c'est le climat. En ce 9 juillet, la troisième canicule vient de débuter. Et la seule façon de vous entendre sur le climat, c'est de vous parler de gros sous.

 

Alors, me voilà, monsieur le premier ministre! Opposer investissement dans l'adaptation climatique et équilibre budgétaire constitue une erreur monumentale. Refuser d'investir aujourd'hui, c'est envoyer une facture cinq fois plus élevée aux générations futures, qui devront faire face à des destructions d'infrastructures, des dépenses qui exploseront dans la santé et dans la dégradation de notre économie. Parce que, oui, monsieur le premier ministre, et je vais vous le redire dans un langage qui vous touche, une journée à 32 degrés, c'est l'équivalent pour l'économie d'une demi-journée de grève nationale.

 

Mais le plus grave est que cette inaction a un coût en termes de vies. Près de 1 800 décès sont survenus durant la canicule de juin. Je trouve terrible de devoir vous rappeler aujourd'hui que votre job en tant que premier ministre est de protéger la population. En l'espèce, je suis désolée de vous dire que vous n'avez pas été à la hauteur. Pas un mot de votre part! Pas un mot, alors qu'on fait face à une crise sanitaire digne de celle du covid.

 

Monsieur le premier ministre, le climat figurera-t-il à la table des négociations budgétaires?

 

04.06  Kjell Vander Elst (Anders.): Premier, u geeft niet vaak interviews, maar gisteren was het nog eens zover. Iedereen was in blijde verwachting, want misschien was er vóór de zomer toch nog een plan om het land op orde te zetten, een van uw grote beloftes, voor de vorming van de regering. Wat was echter uw boodschap? U leeft op hoop, hoop –hou u vast, collega's –dat u morgen een kalender kunt vastleggen en de komende zomerperiode het voorbereidende werk voor de begroting kunt doen. Dat is heel vreemd, want drie dagen geleden heeft uw onzichtbare vice-eersteminister van Begroting gezegd dat er al heel veel werk is gebeurd, dat het voorbereidende werk klaarligt en dat u aan de slag kunt.

 

Wat is het nu eigenlijk, premier? Wat hebt u de voorbije maanden gedaan? 2025 was een verloren begrotingsjaar. Maandenlang hebt u bestuurd met voorlopige kredieten. De ene na de andere lelijke kameel werd geproduceerd, de ene na de andere taks werd voorgesteld en ingevoerd. Nu dreigen opnieuw maanden van stilstand, opnieuw een verloren begrotingsjaar, want uw regering en u vertrekken op vakantie. Intussen geeft u de boodschap dat u er tijdens de vakantie aan zult denken en dat u op hoop leeft.

 

Is dat uw boodschap aan alle zelfstandigen en ondernemers? Is dat uw boodschap aan de hardwerkende Vlaming en Belg? Terwijl u voortdurend op de rem staat en temporiseert, slaagt u erin te zeggen: nee, 7,7 miljard, niets van, ik heb een tiramisu van 10 miljard klaarstaan.

 

Als alles klaarstaat, premier, waarom ligt hier dan niets? Waarom moet u uw begroting over de zomer tillen? Mijnheer de premier, de tijd van analyses maken is voorbij. U staat niet meer aan de zijlijn, u bent aan het besturen. U moet niet meer goochelen met cijfers, u moet beslissen.

 

04.07  Raoul Hedebouw (PVDA-PTB): Monsieur le premier ministre, le Comité de monitoring est assez clair, vous nous aviez promis un budget en ordre. La droite allait montrer qu'elle sait gérer le budget, mais c'est le record: 38,3 milliards de déficit en 2029! Franchement, vous avez promis un gouvernement d'ingénieurs, mais je dois dire que vous cassez la baraque, monsieur le premier ministre!

 

C'est incroyable. Et le pire, c'est que vous en déduisez comme conclusion qu'il faut reprendre les mêmes mesures. "Il n'y a pas d'alternative, there is no alternative". Vous servez à quoi, alors, s'il n'y a pas d'alternative? Mettez un ordinateur à la place! Sérieusement, pourquoi paie-t-on les ministres? On paie les ministres pour trouver des alternatives. "There is no alternative". On va augmenter la TVA, on va augmenter les taxes, on va toucher à l'index, aux salaires. "Il n'y a pas d'alternative". Bien sûr qu'il y a des alternatives.

 

Le Bureau du Plan vous a donné 160 alternatives, et vous n'écoutez pas. Ce qui est intéressant, monsieur le premier ministre, c'est qu'il y a plein d'alternatives. Vous pouvez diminuer les dépenses militaires. Vous pouvez revenir sur tous les cadeaux que vous avez faits au moyen du tax shift. Des milliards de cadeaux qui n'ont même pas créé d'emplois de qualité. Vous pourriez le faire.

 

Et même plus, vous pouvez aller chercher chez les super-riches. Et ça, c'est intéressant, monsieur le premier ministre. Ce n’était que le PTB qui le réclamait à l'origine. On était seuls, il y a 20 ans, avec la taxe des millionnaires. Et, petit à petit, ça pousse. C'est vrai que le PS l'avait dans son programme. Après, chaque fois qu'il négocie un gouvernement, il la met à la poubelle. Mais ça, c'est une autre affaire qu’on réglera au niveau de la gauche. Mais j'entends que M. Prévot, M. Verougstraete, Les Engagés sont maintenant pour la taxe des millionnaires.

 

Mais c'est magnifique!

 

Collega’s van Vooruit, uw voorzitter had een breekpunt van de miljonairstaks gemaakt! Weet u dat nog, daar in dat kasteel?

 

Mijnheer de eerste minister, tussen ons gezegd en gezwegen, wat is uw gevoel bij de miljonairstaks? Hebt u het gevoel dat dat allemaal wat voor de show is?

 

Est-ce pour faire avaler la pilule, comme l'a fait comprendre M. Prévot ? Est-ce pour que tout le monde avale l'austérité? Ou alors aurons-nous réellement une taxe des millionnaires?

 

04.08  Bart De Wever, premier ministre: Je vous remercie, chers collègues, pour vos questions.

 

Le Comité de monitoring a présenté lundi l’actualisation de ses prévisions budgétaires. Les chiffres s’inscrivent dans la marge attendue par le gouvernement, ce dont nous tenons déjà compte depuis un certain temps. À l’horizon 2029, un effort supplémentaire de 7,7 milliards d’euros sera nécessaire pour respecter la norme européenne en matière de dépenses. À l’horizon 2031, cet effort s’élèvera à 9,8 milliards d’euros.

 

Tout cela s’ajoute aux efforts budgétaires déjà réalisés par le gouvernement, des efforts substantiels, que vous n’appréciez pas, monsieur Magnette, mais qui sont salués par chaque institution chargée du suivi de notre pays sur le plan socio-économique.

 

Il est possible que le FMI se trompe, comme vous pensez que je me trompe, mais je ne le crois pas. Nos efforts permettront, au cours des prochaines années, de réduire de plusieurs dizaines de milliards d’euros l’augmentation de notre dette par rapport à la situation dont ce gouvernement a hérité. Tous les rapports le confirment.

 

Et nous y parvenons malgré l’augmentation des dépenses de défense, qui est inévitable dans le contexte mondial actuel, malgré une importante réduction des charges sur le travail, dont il est déjà tenu compte, et malgré un contexte géopolitique exceptionnellement défavorable que le FMI qualifie d’unforgiving environment – un environnement impitoyable.

 

Bovendien bevestigde de Vergrijzingscommissie nogmaals hoe de maatregelen van de regering, zeker op de lange termijn, een bijzonder positieve impact op de begroting zullen hebben. Voor het eerst sinds lang denkt de regering niet louter in termen van volgend jaar – dan is het gemakkelijk om op vakantie te vertrekken –, maar in termen van decennia.

 

Op de korte termijn – dit kan niemand ontkennen – zitten we in zeer grote moeilijkheden. Ik heb hier horen zeggen dat de Titanic op de ijsberg afstevent, maar de Titanic heeft in dit land de ijsberg al lang geleden geraakt. In die situatie moeten we trachten het schip opnieuw zeewaardig te maken. Dat is zeer moeilijk. Dat zal niemand ontkennen.

 

Partijen, zoals die van de eerste spreker, die nu moord en brand roepen van op de oppositiebanken, zouden zich toch moeten beraden over hoe ze het in de afgelopen decennia zover hebben laten komen. De cijfers liegen er niet om: als men met zo’n hoge schuld zit en de rente stijgt, valt de hamer die zij hebben klaargelegd en lag te wachten.

 

Daarom zeg ik dat de regering de nieuwe uitdaging inzake de begroting niet langer uit de weg mag gaan. Er is al heel wat technisch werk geleverd, dat klopt, en we zullen in de komende tijd dat werk voortzetten en op zoek gaan naar een consensus over een verstandig pakket aan maatregelen in de coalitie.

 

Ik roep op tot realisme en voluntarisme bij alle coalitiepartners om van die opdracht, die niet aangenaam is en waarvan de uitkomst niet prettig zal zijn, toch een succes te maken. Ik besef dat het geen eenvoudige opdracht wordt, maar als de angst om het probleem op te lossen, ons verlamt, zullen we genadeloos worden afgerekend op onze onverantwoordelijkheid.

 

04.09  Paul Magnette (PS): Monsieur le premier ministre, avant de vous répondre, je voudrais féliciter M. Bouchez pour sa prestation, parce que nous expliquer que tout vient du gouvernement précédent, quand vous présidez un parti qui est au gouvernement depuis 27 ans et qui, plus qu'aucun autre, a détenu les départements des Finances et du Budget, franchement, il fallait oser! Et vous avez osé!

 

Pour le reste, monsieur le premier ministre, depuis le début j'ai un doute, parce que vous êtes un nationaliste, ce qui est votre droit le plus strict. Vous voulez la fin de la solidarité entre tous les Belges. Et, finalement, quand ça va mal, ça vous arrange! Dans trois ans, vous direz que vous avez essayé mais que cela n'a pas marché, que la Belgique est en faillite et qu'il faut scinder la sécurité sociale, car c'est la seule solution. Ceux qui n'ont pas encore compris ça, c'est le MR et Les Engagés, qui vous regardent avec un grand sourire, les bras en l'air, comme le ravi de la crèche. Mais nous, nous ne sommes pas dupes, et nous ne vous laisserons pas faire.

 

04.10  Barbara Pas (VB): Overmorgen is het 11 juli, de Vlaamse feestdag. Dat is geen betaalde feestdag, zoals de regering nochtans had beloofd. Bovendien hebben de Vlamingen niets te vieren, mijnheer de eerste minister.

 

Met uw regering blijft de Vlaming nog altijd de melkkoe van het Belgische systeem. In Vlaanderen bedraagt de werkzaamheidsgraad bijna 80 %. Waarom moeten de Vlamingen van u dan nog meer bijdragen om de Waalse en Brusselse putten te vullen? Het is niet de Vlaming die te weinig betaalt, maar de overheid die te veel uitgeeft. Het geld is niet op, België is op.

 

Als u zegt dat de Belgische Titanic aan het zinken is, dan moet u overstappen op een ander schip. U moet werk maken van fiscale autonomie en van een splitsing van de sociale zekerheid. U hebt dat zelf vóór de verkiezingen aan al uw kiezers beloofd, maar u hebt er niets mee gedaan. Doe dat in plaats van te morrelen in de marge op de kap van de Vlamingen, zoals u nu al een jaar bezig bent.

 

04.11  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, je vous remercie de votre réponse.

 

Je retiens votre vibrant appel à ce que vos partenaires de majorité cessent d'être paralysés par la peur. C'est tout l'enjeu, quand même, pour vos partenaires de coalition. Vont-ils réussir à se dépasser? Vont-ils arriver à penser parfois même contre leurs propres intérêts ou ceux de ce qu'ils pensent être leur électorat? Par exemple, le MR, dont chacun aura noté qu'il est le seul parti de gouvernement à vous avoir interrogé, et dont on aura aussi remarqué que M. Bouchez ne vous a pas spécialement applaudi, va-t-il être capable de parvenir à des compromis et d'oublier qu'on ne gouverne pas pour faire campagne, mais qu'on fait campagne pour gouverner?

 

Il y a un philosophe, Jean-Paul Sartre, qui disait que le plus difficile en philosophie est de parvenir à penser contre soi-même. Eh bien, je crois que, pour parvenir à diriger la Belgique, singulièrement quand il faut opérer des choix extrêmement difficiles, et la nature des choix, personne ne la conteste, c'est un moment extrêmement difficile, il faut arriver à pouvoir gouverner contre soi-même. C'est tout le mal que je vous souhaite.

 

04.12  Georges-Louis Bouchez (MR): Vous savez, je crois que, dans la vie, il faut parfois accepter de se laisser insulter par les tricheurs pour ne pas faire partie de l'un d'eux. En tout cas, je trouve toujours assez drôle de recevoir des leçons de gestion de quelqu'un qui a mis Charleroi en faillite et qui préside un parti qui a conduit la Wallonie et Bruxelles à être les régions avec les plus faibles taux d'emploi, les plus hauts niveaux de déficit et de pauvreté, et de venir nous expliquer qu'il détient maintenant toutes les solutions, depuis qu'il a quitté le pouvoir voici quelques mois.

 

Plus sérieusement, monsieur le premier ministre, nous avons un accroissement de nos dépenses de sécurité sociale de 88 % en 10 ans, soit le triple de l'inflation. Cela représente 66 % du budget de l'État, soit le double de l'inflation, pour une croissance de moins de 20 %. Notre problème, mesdames et messieurs, n'est pas idéologique; il est mathématique: nous avons une structure de coûts qui est devenue intenable.

 

Nous devons relancer la croissance, faire en sorte que les Belges fassent leurs courses en Belgique. À cette fin, nous devons baisser les impôts et les (…)

 

04.13  Sarah Schlitz (Ecolo-Groen): Monsieur le premier ministre, la ficelle est un peu grosse! Dans le cadre de votre projet, votre budget ne tient pas la route, en raison de vos choix politiques. Même les observateurs les plus frileux ont bien dû l'admettre: on ne peut pas imputer ce déficit budgétaire à la guerre en Iran.

 

Pourtant, vous allez une nouvelle fois nous expliquer qu'il faut encore réduire les dépenses et mettre l'État au régime. Mais en quoi cela consiste-t-il? Diminuer les dépenses du fédéral et réduire les mécanismes de solidarité. Bingo, cela correspond exactement à votre projet nationaliste flamand!

 

Eh bien, monsieur le premier ministre, je dois avouer que j'aurais préféré vous voir, dans la nuit de lundi à mardi, célébrer la victoire avec nos Diables rouges. Mais après tout, personne ne peut vous y contraindre.

 

En revanche, rester silencieux face aux victimes de la crise climatique et ne pas anticiper la menace qui pèse sur la population, eh bien c'est (…)

 

04.14  Kjell Vander Elst (Anders.): Mijnheer de premier, uw verwijzing naar de geopolitieke situatie is te gemakkelijk. U doet alsof de vorige regering een heel goede en gemakkelijke geopolitieke situatie had geërfd. Die verwijzing is heel goedkoop.

 

Uw tijdlijn klopt ook niet. Terwijl u continu op de rem staat, hebben wij te maken met een recordaantal faillissementen in ons land. Terwijl u deadline na deadline mist en uw ploeg rustig op vakantie gaat, stapelen we de tekorten op en blijft u achter met het grootste begrotingstekort van de eurozone. Uw antwoord daarop is dat u tijdens uw vakantie aan ons zult denken.

 

Er is uitstel na uitstel na uitstel. U lijdt aan uitstelgedrag en dat is in de huidige tijden onverantwoord. Onze economie bloedt en onze zelfstandigen en ondernemers zien af. Stop met temporiseren en kom met een begroting naar het Parlement. Mijn generatie en de toekomstige generaties zullen immers al die tekorten, schulden en belastingen moeten afbetalen.

 

04.15  Raoul Hedebouw (PVDA-PTB): Mijnheer de premier, de vraag is toch duidelijk? Vanwaar moet het geld komen?

 

Het geld kan van de werkende klasse komen. In dat geval zult u het geld nogmaals halen bij de gepensioneerden, bij een btw-verhoging, bij gemorrel aan de index of bij de openbare diensten. Dat is de consensus, namelijk "there is no alternative". Dat is uw programma.

 

Het geld kan echter ook bij de sterkste schouders worden gehaald.

 

Het geld moet ergens vandaan komen. De PVDA stelt een positief aspect vast, namelijk dat er eindelijk ook door andere partijen over wordt nagedacht om de rijken echt te doen betalen. De vraag is of het opnieuw om symboolpolitiek gaat en wij opnieuw de mensen zullen doen betalen.

 

"Sire, taxons les pauvres: ils sont plus nombreux." Cela fait des années que l'on mène cette politique-là, car c'est la plus simple. En revanche, pour oser aller chercher l'argent chez les plus riches, il n'y a personne au balcon.

 

Dat is de keuze. Economisch gezien gaan wij kapot omdat wij niet meer kunnen investeren in onze economie, omdat u het geld niet durft te gaan halen waar het zit. (…)

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

05 Samengevoegde vragen van

- Anja Vanrobaeys aan David Clarinval (VEM Werk, Economie en Landbouw) over "Het gebrek aan inspanningen van bedrijven om een collectief re-integratiebeleid uit te werken" (56001871P)

- Nahima Lanjri aan David Clarinval (VEM Werk, Economie en Landbouw) over "De re-integratie van langdurig zieken" (56001886P)

05 Questions jointes de

- Anja Vanrobaeys à David Clarinval (VPM Emploi, Économie et Agriculture) sur "Le manque d'efforts des entreprises en matière de politique de réintégration collective" (56001871P)

- Nahima Lanjri à David Clarinval (VPM Emploi, Économie et Agriculture) sur "La réintégration des malades de longue durée" (56001886P)

 

05.01  Anja Vanrobaeys (Vooruit): Mijnheer de minister, iets minder dan de helft van de bedrijven kan werknemers geen aangepast werk aanbieden. Iemand met kanker die na een slepende of langdurige behandeling, of als deel van het herstel, weer aan het werk wil, botst op het werk op muren: geen ondersteuning, geen flexibiliteit en geen aangepast werk. Dat is ongelooflijk schrijnend.

 

Een sterk re-integratiebeleid is dan ook echt belangrijk. Er zijn bedrijven die aantonen dat het wel kan. In een artikel in de krant vanmorgen ging het over Dirk die bij Remondis in Reet werkt. Hij kon na zijn kankerdiagnose stap voor stap weer aan de slag. Eerst werkte hij 20 %. Vandaag werkt hij halftijds, met aangepaste taken en de mogelijkheid tot thuiswerk. Dat gaat niet vanzelf. De werkgever heeft een plan, luistert naar de werknemer en neemt ook de collega's mee aan boord. Zo gaan ze samen op zoek naar oplossingen voor wat nog wel kan. Dirk getuigde vanmorgen in de krant dat dat tot zijn herstel heeft bijgedragen.

 

Mijnheer de minister, Dirk is niet alleen. Daarom zijn bedrijven ook al vier jaar verplicht om een collectief re-integratieplan op te stellen. Toch voldoet vandaag maar 12 % van de ondernemingen aan die verplichting.

 

Mijnheer de minister, mijn vraag is vrij eenvoudig. Hoe gaat u ervoor zorgen dat veel meer ondernemingen het voorbeeld van Remondis volgen, zodat succesvolle re-integratie niet de uitzondering blijft, maar de regel wordt?

 

05.02  Nahima Lanjri (cd&v): Collega's, mijnheer de minister, langdurig zieken zijn niet alleen cijfers. We hebben het in de eerste plaats over mensen. Mensen die zodra ze genezen zijn opnieuw aan de slag willen gaan, het liefst ook bij hun eigen werkgever, omdat ze weten wat ze kunnen en wat ze waard zijn.

 

Alleen loopt dat in de praktijk niet altijd zo. Zo ken ik Linda uit Leuven, die acht maanden ziek is geweest. Toen ze opnieuw aan de slag wilde gaan bij haar werkgever, een grote bank, bleek dat niemand haar in die acht maanden had gecontacteerd en dat ze aan haar lot was overgelaten. Hoe wilt u dat iemand zoals Linda zich dan vlot re-integreert?

 

Werkgevers zijn verplicht een collectief re-integratiebeleid uit te werken dat erop gericht is uitval te vermijden en te zorgen voor kwalitatief en werkbaar werk. Alleen schiet die preventie in de praktijk vaak tekort.

 

Soms worden mensen ziek en vallen ze uit. Als dat gebeurt, moeten we er alles aan doen om hun opnieuw de kans te geven aan het werk te gaan, met een traject op maat. Dat vraagt tijd, moeite en menselijkheid; geen standaardprocedures of checklists die moeten worden afgevinkt, maar maatwerk.

 

Vandaag is dat veel te complex en te administratief. Slechts 12 % van de bedrijven slaagt erin zo'n plan voor te leggen. Vier op de tien zeggen dat het niet lukt. Dat is niet altijd onterecht. Een bakker met maar één medewerker kan natuurlijk geen aangepaste uren of ander werk aanbieden.

 

Daarom roep ik u op, mijnheer de minister, om voor een menselijke aanpak te zorgen. Denk niet vanuit uniforme kokers. Zorg ervoor dat werknemers en werkgevers samen die re-integratie echt kunnen doen slagen.

 

Daarom is mijn vraag aan u: wat wilt u nog doen om preventie een centrale plaats te geven op de werkvloer en ervoor te zorgen dat re-integratie echt lukt door sneller en vooral menselijker te re-integreren?

 

05.03 Minister David Clarinval: Mevrouw Vanrobaeys, mevrouw Lanjri, het klopt inderdaad dat het aantal werkgevers dat formeel een collectief re-integratiebeleid heeft, momenteel beperkt is. We zien echter jaar na jaar een stijging van het aantal bedrijven dat die aanpak hanteert. Via de inspectiediensten zal ik de verplichting voor de werkgever om een collectief re-integratiebeleid te voeren, beter laten handhaven.

 

Zoals u bovendien weet, vormt het beleid rond langdurig arbeidsongeschikten een belangrijke werf van deze regering. Samen met minister Vandenbroucke werk ik een heel pakket maatregelen uit om een betere terugkeer naar werk van langdurig zieken mogelijk te maken. Binnen die grote werf ben ik meer bepaald verantwoordelijk voor het preventieve luik, met name de begeleiding binnen de bedrijven. Ik kan u al meegeven dat de aanpassingen van de codex over het welzijn op het werk het sinds 1 januari 2026 mogelijk maken om de re-integratietrajecten te optimaliseren. Daarbij geven we de werkgevers bijkomende tools.

 

De arbeidsarts moet actie ondernemen voor elke werknemer die minstens één maand afwezig is wegens ziekte om de re-integratie op het werk te bevorderen. Na acht weken zal de werkgever het arbeidspotentieel moeten laten evalueren door de externe preventiedienst, om zo snel mogelijk een re-integratietraject op te starten.

 

Daarnaast is een snellere reactie door de werkgever mogelijk. In plaats van de huidige verplichte wachttijd van drie maanden zullen werkgevers de mogelijkheid hebben om formeel of informeel een re-integratietraject op te starten vanaf de eerste dag van de arbeidsongeschiktheid, mits de werknemer daarmee akkoord gaat. In het kader van de vierde golf gaan we daarin verder en zetten we sterk in op preventie binnen bedrijven, om afwezigheden te vermijden.

 

Specifiek binnen mijn bevoegdheidsdomein kan ik de volgende maatregelen onderstrepen. We wensen een efficiëntere en kwaliteitsvollere opvolging van de werknemers te verzekeren, dankzij een hervorming van het preventieve gezondheidstoezicht en van de rol van de arbeidsarts en de preventiediensten. We steunen werkgevers bij de uitvoering van de risicoanalyse, zodat zij de nodige actie kunnen ondernemen. OiRA, het online risicoanalyse-instrument, zal nog worden uitgebreid.

 

De werking van het Terug-naar-werkfonds zal in 2026 ook worden geëvalueerd. We breiden de doelgroep uit tot iedereen die minstens zes maanden als arbeidsongeschikte is erkend. We indexeren ook het bedrag van de voucher voor de betaling van de dienstverlener.

 

We streven er ook naar dat de voucher via de werkgever kan worden opgevraagd. Op die wijze kan gerichte ondersteuning binnen het bedrijf worden gefaciliteerd.

 

Werkgevers spelen natuurlijk eveneens een cruciale rol om de kansen op werkhervatting te verhogen. Het is mijns inziens ook in het belang van de werkgever om in te zetten op preventie en re-integratie.

 

Naast de uitbreiding van de ondersteuning voor werkgevers nemen we dan ook responsabiliserende maatregelen. Ik verwijs naar de solidariteitsbijdrage voor werkgevers met arbeidsongeschikte werknemers, de sanctie voor werkgevers met twintig of meer werknemers die geen re-integratietraject hebben opgestart na zes maanden arbeidsongeschiktheid en de verplichting om in het arbeidsreglement een afspraak rond het afwezigheidsbeleid op te nemen, zodat werkgevers contact houden met zieke werknemers.

 

De re-integratie van langdurig zieken op de werkvloer is een doelstelling die alleen kan worden bereikt als alle actoren zich ten volle daarvoor inzetten.

 

05.04  Anja Vanrobaeys (Vooruit): Mijnheer de minister, ik ben het met u eens. Een re-integratiebeleid moet werkbaar zijn, maar ook menselijk en op maat. Werkgevers spelen daarin een cruciale rol, want de gemakkelijkste weg is langdurig zieke werknemers aan hun lot overlaten. Daarom moet de overheid hen beschermen, wat nu gebeurt met het verplichte collectieve re-integratiebeleid.

 

Aan dit tempo duurt het echter nog tot 2055 voor alle bedrijven daarmee klaar zijn. Mijnheer de minister, pak dat aan, zit samen met de werkgevers, zet in op een mentaliteitsverandering, hervorm het gezondheidstoezicht en moderniseer de externe preventiediensten. Dat is bijzonder belangrijk. Mensen die langdurig ziek zijn geweest, hebben alle kansen en perspectief op werk nodig. Dat helpt echt bij hun herstel.

 

05.05  Nahima Lanjri (cd&v): Mijnheer de minister, u zult het met mij eens zijn dat voorkomen altijd beter is dan genezen. Dat geldt ook hier. Preventie staat centraal, zowel voor de werkgever als voor de werknemer. De werkgever speelt daarin een centrale rol door te zorgen voor werkbaar en kwalitatief werk.

 

Een andere belangrijke suggestie is om af te stappen van de klassieke preventieve onderzoeken die de preventiediensten jaarlijks moeten uitvoeren. Niet iedereen heeft een half uur nodig. Bij de ene zal dat vijf minuten duren, bij de andere misschien een uur. Sommige mensen kunnen onmiddellijk worden doorverwezen naar bijvoorbeeld een ergonoom. Dat zal veel meer opleveren dan bij iedereen gewoon een lijst af te vinken en vast te stellen dat die persoon gezond is.

 

Zorg ook voor meer maatwerk bij re-integratie. Ik heb vanmorgen toevallig nog samengezeten met een externe preventiedienst. Daar zei men dat het informele traject van zes maanden soms net iets te kort is. Zorg dus voor uitzonderingen. Pak de oorzaken van de uitval aan, zodat u vermijdt dat mensen opnieuw uitvallen.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

06 Samengevoegde vragen van

- Jean-Marie Dedecker aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van Palestina" (56001866P)

- Achraf El Yakhloufi aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van de Palestijnse Staat" (56001867P)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van Palestina" (56001870P)

- Sofie Merckx aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van Palestina en het invoerverbod" (56001872P)

- Christophe Lacroix aan Bart De Wever (eerste minister) over "De erkenning van Palestina door de Belgische regering" (56001885P)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het importverbod voor producten uit de door Israël bezette gebieden" (56001888P)

06 Questions jointes de

- Jean-Marie Dedecker à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine" (56001866P)

- Achraf El Yakhloufi à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de l'État de Palestine" (56001867P)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine" (56001870P)

- Sofie Merckx à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine et l'interdiction des importations" (56001872P)

- Christophe Lacroix à Bart De Wever (premier ministre) sur "La reconnaissance de la Palestine par le gouvernement belge" (56001885P)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'interdiction d'importation de produits provenant des territoires occupés par Israël" (56001888P)

 

06.01  Jean-Marie Dedecker (ONAFH): Mijnheer de voorzitter, het is precies één jaar geleden dat we uit het reces werden teruggeroepen wegens een minicrisis. U zult zich dat nog herinneren. De heer Mahdi was uit vakantie teruggekeerd omdat wij Palestina als staat zouden erkennen, nadat Frankrijk dat had gedaan. De eerste minister werd opgeroepen uit Zuid-Afrika terug te komen, maar is wijselijk niet gekomen.

 

Wat is er toen gebeurd? We hebben toen, midden augustus, een commissievergadering gehouden. U hebt daar een toespraak van anderhalf à twee uur gehouden, waarin u zich uitsprak voor de tweestatenoplossing. Als men een tweestatenoplossing wil, heeft men echter twee staten nodig. Momenteel is er maar één staat, namelijk de staat Israël, een zionistische apartheidsstaat, geleid door een roedel fascisten, om de heren Ben-Gvir, Smotrich en zelfs Benjamin Netanyahu maar niet te noemen.

 

Nu doet zich de kans voor om een tweede staat te erkennen, namelijk Palestina. Dat hebben we in principe al gedaan in 1988. Daarna zijn de Oslo-akkoorden gekomen en is alles blijven stilstaan. Nu doet die kans zich opnieuw voor. U hebt toen vergaderd en begin september heeft de ministerraad beslist dat België Palestina zou erkennen onder twee voorwaarden. Ten eerste moest Hamas uit het bestuursorgaan van Gaza treden. Ten tweede moesten alle Israëlische gijzelaars vrijkomen. Ondertussen is dat gebeurd. Dat is nu gebeurd.

 

Als we willen dat er een einde komt aan het uitmoorden van de Palestijnse bevolking – sinds 1 januari van dit jaar zijn immers opnieuw 74 kinderen in Gaza en 53 in de Palestijnse gebieden op de Westelijke Jordaanoever vermoord – dan is dit het moment om als regering te handelen. Aan de twee voorwaarden die toen werden gesteld, is immers voldaan. Zal de regering zich houden aan het woord dat ze in september vorig jaar heeft gegeven en zal ze nu eindelijk overgaan tot de erkenning van Palestina?

 

06.02  Achraf El Yakhloufi (Vooruit): Mohamed al-Wahidi, het is een naam die waarschijnlijk niemand kent. Hij plaatste een gigantisch scherm boven op het puin in Gaza om de wedstrijd Argentinië-Egypte te bekijken. Egypte toonde na de overwinning duidelijk de Palestijnse vlag, maar Mohamed heeft die wedstrijd niet gezien, want hij werd enkele minuten voordat de match begon door Israëlische luchtaanvallen vermoord.

 

Sinds dat zogenaamde staakt-het-vuren, collega's, zijn meer dan duizend mensen vermoord. Zeventig procent van Gaza wordt bezet door Israël. Ik zwijg dan nog over Zuid-Libanon, waar Israël exact hetzelfde doet.

 

Het vredesplan zit muurvast. Er staat een neutraal nieuw bestuur klaar voor Gaza, volgens de letter van het vredesakkoord, maar Israël laat hen niet binnen. Israël zegt: "Wij willen geen vrede." Netanyahu wil geen vrede. Netanyahu wil geen akkoord. Netanyahu wil zeker geen vredesakkoord met een tweestatenoplossing en een erkend Palestina.

 

De wereld kijkt weg. Europa doet niets. België doet veel te weinig. Nochtans kunnen we meer doen. Een jaar geleden sloten we een duidelijk akkoord, mijnheer de minister, met twee duidelijke voorwaarden. Eén, alle gijzelaars moeten vrijgelaten worden. Twee, Hamas moet uit het bestuur gezet worden. Welnu, collega's, dat is gebeurd. Dus geen excuses meer, geen smoesjes meer, zoals sommigen hier in het verleden altijd hadden, want alle voorwaarden zijn nu vervuld.

 

Mijnheer de minister, u kondigde begin deze week aan dat u daar eindelijk werk van wilt maken. Mijn oprechte dank daarvoor. Ik hoop dat het niet bij woorden blijft, mijnheer de minister. Wanneer mogen we het koninklijk besluit verwachten? Wanneer mag België (...)

 

06.03  Els Van Hoof (cd&v): Mijnheer de minister, volgende week begint het bouwverlof, het traditionele moment waarop aannemers hun werven afronden. Bij ons is er één regeringswerf die al een tijdje aansleept, de uitvoering van het Gaza-akkoord. U kent het zeer goed, dit akkoord bevat een duidelijke belofte, namelijk dat Palestina formeel zal worden erkend op twee voorwaarden: alle gijzelaars vrij, done, en Hamas weg uit het bestuur van Gaza. Maandag ontbond Hamas zijn bestuursorgaan. Also done.

 

Daarom, mijnheer de minister, vragen we u om de daad bij het woord te voegen, het woord dat u deze week bekendgemaakt hebt. Pleiten voor een tweestatenoplossing en de ene staat onvoorwaardelijk erkennen, maar de andere staat hoge morele standaarden opleggen, is gewoon hypocriet. Het Palestijnse volk verdient dezelfde toekomst als het Israëlische volk, in vrede en gelijkheid, in veiligheid. We moeten de daad bij het woord voegen. Want ondertussen leven de Gazanen als haringen in een rotte ton, worden kinderen afgeschoten als in een schietkraam en zien we dat de West Bank etnisch gezuiverd wordt, en gewelddadig bezet.

 

Luister beter eens naar Alexander De Croo. Hij is daar deze week geweest en hij zei dat hij nog nooit zoiets ergs had gezien in zijn leven. Dat wil al veel zeggen voor die man, die heel wat landen bezocht heeft. Voeg de daad bij het woord! Voer het akkoord uit dat we vorig jaar afgesloten hebben!

 

Mijn vragen zijn heel eenvoudig. Wanneer wordt de Palestijnse staat formeel erkend? Wanneer wordt de importban voor producten uit de illegale nederzettingen formeel ingevoerd? Wat ons betreft, moet deze werf klaar zijn voor ons reces.

 

06.04  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Monsieur le ministre, nous avons franchi un cap sinistre ce week-end: 1 000 jours de génocide, 73 000 Palestiniens assassinés et, depuis la rupture de la trêve, plus de 1 000 personnes supplémentaires ont perdu la vie.

 

Le dernier rapport de la commission d'enquête des Nations Unies est sans appel: le génocide se poursuit et les enfants sont particulièrement ciblés. Vingt mille enfants ont été tués.

 

L'année dernière, sous la forte pression du mouvement de solidarité avec la Palestine, le gouvernement s'est vu contraint d'annoncer qu'il reconnaîtrait l'État de Palestine, en posant deux conditions inédites en droit international: la libération du dernier otage détenu par le Hamas et le retrait du Hamas de la gouvernance de Gaza.

 

Aujourd'hui, ces deux conditions sont remplies. Pourtant, qu'entends-je encore ce matin? Vous hésitez.

 

Nous savons pourquoi vous hésitez. Au sein de ce gouvernement, le MR et la N-VA apportent un soutien inconditionnel à Israël. L'année passée, vous avez aussi dit que vous alliez interdire l'importation des produits issus des colonies, ce qui n'a toujours pas été mis en place, toujours à cause du blocage du MR et de la N-VA.

 

Monsieur le ministre, vous avez dit à la radio ce matin que la Belgique est à la pointe en ce qui concerne la reconnaissance de la Palestine. C'est faux! À ce jour, 150 pays reconnaissent l'État de Palestine et la Belgique n'en fait toujours pas partie. Il y a deux semaines, vous avez même dit à la VRT qu'Israël est un État partenaire. Comment osez-vous dire cela d'un État génocidaire?

 

Monsieur le ministre, quand allez-vous mettre en œuvre l'engagement que vous avez pris l'année dernière en reconnaissant l'État de Palestine?

 

06.05  Christophe Lacroix (PS): Je souhaitais interroger le premier ministre pour entendre la position du gouvernement, mais il s'est une fois de plus débiné. Peut-être que si je parlais de la Catalogne, s'il y avait eu un mort en Catalogne, peut-être serait-il là aujourd'hui pour me répondre, que cela l'aurait intéressé. Quand c'est la Palestine, il se débine.

 

Monsieur le ministre, vous avez annoncé il y a deux jours avoir demandé à votre administration de préparer la reconnaissance de la Palestine puisque le Hamas a annoncé quitter le pouvoir à Gaza. Et, là, je me suis dit: "Voilà, on se prépare à reconnaître la Palestine. Enfin!" Et puis, rien! Car, comme d'habitude, le soufflé est retombé. Et les réactions du MR et de la N-VA m'ont complètement refroidi.

 

Nous, les socialistes, étions pour une reconnaissance sans condition de la Palestine. L'été dernier, vous avez affirmé avoir franchi un grand pas vers la reconnaissance, mais il y avait derrière ces belles déclarations des conditions, comme dans les contrats d'assurances, en bas de page. Ces conditions dont le MR et la N-VA disaient qu'elles étaient peu susceptibles d'être satisfaites. Et, aujourd'hui, nous y sommes. Le doute sur les réelles intentions de la Belgique est permis car ces mêmes partis n'ont pas du tout l'air d'être prêts à reconnaître la Palestine, alors que ces conditions sont remplies! C'est pour cela que je voulais entendre le premier ministre. Car on en a un peu marre des effets d'annonces et de tout ce blabla.

 

Alors, monsieur le ministre, quand la Belgique va-t-elle reconnaître formellement et définitivement la Palestine? Et où en est concrètement votre gouvernement dans le suivi des décisions du kern du 2 septembre 2025, notamment s'agissant de l'interdiction des produits des colonies israéliennes?

 

06.06  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Collega's, alle voorwaarden zijn vervuld. Het is stilaan de laatste kans van de regering om Palestina te erkennen, voordat er van het Palestijnse volk geen sprake meer is. Al een jaar wachten wij op de langverwachte uitvoering van het akkoord in de regering. Dat is een jaar waarin Israël nieuwe vormen van gruwel heeft uitgevonden en op ongelooflijk snel tempo verder koloniseert om de Palestijnse staat onmogelijk te maken.

 

Gewone Palestijnen proberen ondertussen in die waanzin, tussen het bloed van hun geliefden, een vorm van normaliteit te vinden. Het genocidaire regime van Israël is echter vastbesloten elke toekomst en elke vorm van leven onmogelijk te maken. Er is de dood van Mohamed al-Wahidi. Er is ook het VN-rapport over het doelbewust vermoorden van kinderen en baby's. Er is ook het bericht van afgelopen week dat de Palestijnse kinderarts Hussam Abu Safia na maandenlange folteringen op dit moment misschien zijn laatste adem uitblaast. De genocide duurt voort en helaas ook de lafheid van onze leiders.

 

Collega's van de MR en de N-VA, ik weet dat u niet harteloos bent. Ik weiger dat te denken. Uw aller stilzwijgen, uw mist spuien, ook nu weer, uw gesleep met de voeten en uw sabotage vallen echter niet meer uit te leggen. Uw weigering om gewelddadige kolonisten aan te pakken en uw bevriezing van de evacuaties uit Gaza zijn allang niet meer te verdedigen. Ook nu opnieuw durft u niet na te komen wat u zelf hebt beslist.

 

Mijn vragen zijn dan ook eenvoudig. Blijft de regering wegkijken van de gruwel? Blijft ze saboteren? Wat is eigenlijk het effectieve regeringsstandpunt? Zal de regering Palestina erkennen? Zal ze het importverbod van toepassing maken? Zal ze de rest van het akkoord uitvoeren dat ze een jaar geleden heeft afgesproken, hoewel het toen al te laat was?

 

De voorzitter: Dat geeft de minister maximaal vijf minuten spreektijd om te reageren.

 

06.07  Maxime Prévot, ministre: Mesdames et messieurs les parlementaires, l’accord que j’ai forcé au sein du gouvernement en septembre dernier prévoit une approche en trois temps.

 

D’abord, la reconnaissance politique et diplomatique de l’État de Palestine, au moyen d’un message clair et sans équivoque prononcé à la tribune des Nations Unies. Ce message a été porté par notre premier ministre, urbi et orbi, à New York en septembre dernier. Il a été bien entendu. Je ne compte d’ailleurs plus les fois où mes homologues étrangers nous en félicitent.

 

Aux yeux du monde, y compris des autorités palestiniennes, cette reconnaissance par la Belgique est acquise. Sa légitimité a été affirmée et assumée. Elle ne fait pas débat sur la scène internationale. La question de l’arrêté royal constitue en effet essentiellement un débat interne.

 

Vervolgens voorziet het akkoord in een tweede fase in een meer technische en juridische stap, de formalisering van de erkenning in het nationaal recht via een koninklijk besluit. Het akkoord van september legt daarvoor twee voorwaarden vast, zijnde de vrijlating van alle gijzelaars en de uitsluiting van terroristische organisaties zoals Hamas uit het bestuur van Palestina. In de praktijk gaat het om de uitsluiting van Hamas uit het bestuur van Gaza, aangezien de Westelijke Jordaanoever reeds wordt bestuurd door de Palestijnse Autoriteit. Meer nog, het betreft het deel van Gaza dat niet onder Israëlische controle staat.

 

La libération de tous les otages vivants et décédés est confirmée depuis janvier, tandis que les autorités du Hamas, après 20 ans au pouvoir, viennent d'annoncer, ce 6 juillet, leur renonciation à administrer la bande de Gaza, la dissolution de l'organe en charge de cette administration et, enfin, la démission de son responsable; et ce, afin de laisser pleinement la gestion de Gaza au Comité national pour l'administration de Gaza, validé par le Conseil de sécurité des Nations Unies, composé d'experts technocrates et apolitiques.

 

Quelle que soit la sensibilité de chacun sur ce dossier, l'honnêteté impose désormais de reconnaître que cette annonce conduit a priori à cocher la deuxième condition. C'est pour cette raison que j'ai demandé à mon administration de préparer un dossier en vue de l'adoption de l'arrêté royal – et ce dossier est prêt.

 

Je ne peux cependant raisonnablement pas considérer que l'expression de responsables du Hamas uniquement lors d'une conférence de presse suffise à garantir son retrait effectif. C'est pourquoi je vais charger nos postes diplomatiques de faire un examen rapide de la situation effective sur place, afin de s'assurer que les paroles sont bien suivies d'actes concrets, afin que personne ne puisse en douter et en utiliser l'argument. Auquel cas, je pourrais proposer l'arrêté royal avec conviction et à brève échéance. Et j'entends à ce moment que chaque partie de la majorité respecte avec honneur les termes de notre accord politique.

 

Ten slotte, ter herinnering, de normalisering van onze betrekkingen, bijvoorbeeld door de opening van een ambassade, zal pas in een derde fase plaatsvinden, naarmate de demilitarisering van Hamas vordert. Die demilitarisering staat overigens los van de tweede fase, zoals duidelijk is bepaald in het akkoord van september.

 

Wat het verbod op de invoer uit de Israëlische nederzettingen betreft, verwijs ik u voor de inhoudelijke aspecten graag naar mijn collega’s Jambon en Clarinval. Het dossier lijkt in beginsel rijp voor politieke goedkeuring door de ministerraad, maar het is een publiek geheim dat het momenteel politiek wordt gekoppeld aan een ander dossier en dat betreur ik.

 

06.08  Jean-Marie Dedecker (ONAFH): Ik bedank u voor uw antwoord, mijnheer de minister.

 

Ik noteer vooral uw laatste zinnetje. Waar zijn we eigenlijk mee bezig? Hier wordt vlakaf in de plenaire vergadering gezegd dat het dossier over de invoer van goederen uit de bezette gebieden wordt gekoppeld aan het dossier over de flexi-jobs. Welke schaamte moet de regeringsleden overvallen om die dossiers aan elkaar te koppelen?

 

We praten hier over de erkenning van een staat voor een volk dat in 1948 met de Nakba werd aangevallen en waarvan 750.000 mensen van hun land werden verdreven, en discussiëren we nog altijd over de erkenning van het recht op hun eigen land, dat zij terug moeten krijgen.

 

Waar zijn we mee bezig? Ondertussen zijn er niet 73.000, maar honderdduizenden mensen vermoord, zijn er opgesloten (…)

 

06.09  Achraf El Yakhloufi (Vooruit): Mijnheer de minister, ik hoor u zeggen dat alle voorwaarden vervuld zijn. Het is nu echt tijd om Palestina te erkennen. We zullen daarbij uw partner zijn. Ik roep ook mijn coalitiepartners – jammer genoeg is de heer Bouchez al vertrokken – op om de afspraken, die we hebben gemaakt, correct en loyaal uit te voeren. De tijd van excuses is al lang voorbij.

 

Mijnheer de minister, ook het importverbod, dat op tafel ligt, is van cruciaal belang. Ik geef dan ook twee meerderheidspartijen de volgende boodschap mee. Het is schandalig dat er spelletjes worden gespeeld en dat aangelegenheden die hier niets mee te maken hebben, eraan worden gelinkt. Elke dag sterven er mensen in Palestina. Elke dag. In het licht van de normen en waarden waar we in het vrije Westen voor staan, is het degoutant dat men hier nog steeds een politiek spelletje speelt. Er moet nu iets gebeuren, mijnheer de minister.

 

06.10  Els Van Hoof (cd&v): Mijnheer de minister, het is onethisch om de importban te koppelen aan de annualisering van de arbeidstijd. Cd&v spreekt daarover ook duidelijke taal.

 

Read the lips of Hamas. Hamasvertegenwoordigers hebben hun ontslag ingediend. Er mag een overgangsbestuur komen. Dat is heel belangrijk. Ik zie u knikken. Het is dan ook belangrijk dat we niet opnieuw allerlei mitsen en maren toevoegen, onder andere een bezoek op het terrein zelf. Alle andere landen, Canada, Australië, het Verenigd Koninkrijk, Frankrijk en Luxemburg hadden dat niet nodig. De situatie op het terrein is immers verschrikkelijk.

 

We geven een rode kaart aan Netanyahu en Trump. Het moet gedaan zijn. Voer het akkoord uit! Geef de Palestijnen waarop ze recht hebben. Voer het internationaal recht uit. Doe wat we ook vorig jaar in september hebben gezegd. Doe het nu, vóór het reces.

 

06.11  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Monsieur le ministre, je pense que la véritable question s’adresse à Vooruit, aux Engagés, au cd&v. Les paroles que vous avez prononcées aujourd'hui sont-elles sérieuses? Êtes-vous sérieux lorsque vous dites au peuple palestinien que vous voulez reconnaître son État? Cette déclaration sera-t-elle suivie d'actes? Les Palestiniens n'ont besoin ni de vos lamentations ni de vos déclarations à la tribune de l'ONU. Ils ont besoin d'actes concrets!

 

Aujourd'hui, ils ont besoin que l'on mette fin au génocide et que la Belgique cesse toute forme de complicité. C'est à ce sujet qu'ils attendent des actes. Il est possible de prendre des initiatives, par exemple en reconnaissant l’État de Palestine.

 

06.12  Maxime Prévot, ministre: (…)

 

06.13  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Que dites-vous? Cela ne va rien changer? Non, mais vous avez tenté de nous faire croire que cette reconnaissance était déjà acquise. Il faut signer cet arrêté royal pour reconnaître l'État de Palestine! (…)

 

06.14  Christophe Lacroix (PS): Monsieur le ministre, je vous ai écouté attentivement, mais votre réponse illustre précisément le problème: encore des intentions, encore des délais et, oserais-je dire, encore un formulaire à signer par le Hamas pour bien expliciter clairement qu'il se retire du pouvoir en Palestine. Chaque jour qui passe rend plus difficile l'existence même de l'État palestinien que vous dites vouloir reconnaître.

 

Au fond, ce gouvernement donne l'impression d'avoir perdu sa boussole. Je veux parler de la boussole du droit international, qui ne devrait pas varier en fonction des rapports de force politiques du moment, et de la boussole morale qui devrait nous permettre de distinguer clairement l'urgence humanitaire des calculs diplomatiques. Et enfin, et peut-être même surtout, je veux parler de la boussole politique qui devrait permettre à la Belgique d'agir quand il en est encore temps. Vous réclamez de l'honneur! Mais, monsieur le ministre, c'est plutôt au déshonneur et à l'horreur de marchandages politiques sur le sang des dizaines de milliers de Palestiniens à terre que nous assistons aujourd'hui!

 

06.15  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Collega's, hoe pijnlijk kan het worden? Een minister moet in de plenaire vergadering oproepen om het door de regering gesloten akkoord na te komen en sommige regeringspartijen staan hier bijna te smeken. De beslissingen van deze regering zijn fata morgana’s. Haar morele lat ligt al lang ver onder nul. Telkens komen dezelfde discussies terug en uiteindelijk doet de N-VA gewoon haar zin. Zo fors als die partij destijds was over de Catalanen en het zelfbeschikkingsrecht van de volkeren, zo laf is ze nu wanneer een soeverein volk het bestaan onmogelijk wordt gemaakt. De excuses zijn op, de woorden zijn op, het moorden gaat door en Arizona staat erbij en kijkt ernaar. Zelfs de stinkende kameel is ondertussen bezweken aan het geweld. Voer uw eigen akkoord uit, onder uw eigen voorwaarden. Dat moet u doen. Inmiddels hebben 156 landen Palestina al erkend. Stop met die ordinaire tapijtenmarkt. Moraal vormt het ethische fundament van de politiek. (…)

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

07 Samengevoegde vragen van

- Axel Ronse aan Frank Vandenbroucke (VEM Sociale Zaken, Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding) over "De spectaculaire toename van het aantal personen met het kunstenaarsstatuut" (56001869P)

- Florence Reuter aan Frank Vandenbroucke (VEM Sociale Zaken, Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding) over "De spectaculaire toename van het aantal personen met het statuut van kunstwerker" (56001883P)

07 Questions jointes de

- Axel Ronse à Frank Vandenbroucke (VPM Affaires sociales, Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté) sur "L'augmentation spectaculaire du nombre de bénéficiaires du statut de travailleur des arts" (56001869P)

- Florence Reuter à Frank Vandenbroucke (VPM Affaires sociales, Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté) sur "L'augmentation spectaculaire du nombre de bénéficiaires du statut de travailleur des arts" (56001883P)

 

07.01  Axel Ronse (N-VA): Het is tijd voor wat goed nieuws. We zijn hier in Brussel en ik denk, in alle bescheidenheid, dat ik Brussel het Montmartre van Europa en zelfs van de wereld mag noemen. Het aantal mensen dat een kunstwerkuitkering krijgt, is met 30 % gestegen. Houd u vast: de helft van de nieuwe kunstenaars die een uitkering krijgen in dit land, komen uit Brussel. Quelle ville artistique! Bruxelles, ma belle.

 

Als Vlaming moet ik mijn meerdere erkennen in de Franstaligen. Die Franstalige kunstenaars zijn zo sterk. Als men een Franstalige kunstenaar is en een uitkering wil, dan is er slechts één kans op acht dat die geweigerd wordt. Zeven op de acht krijgen een uitkering. Vlaamse kunstenaars zijn iets minder sterk. Zij hebben één kans op vier dat zij geen uitkering krijgen. Drie op de vier Vlaamse kunstenaars krijgen dus wel een uitkering. Chapeau voor de Franstalige kunstenaars. De Vlaamse kunstenaars hebben nog wat werk, maar vooral chapeau voor Brussel, het Montmartre van de cultuurwereld.

 

Collega's, eigenlijk is dat toch een regelrechte schande. We hebben hier anderhalf jaar geleden al aangekaart dat het niet gezond is dat kunstenaars zelf mogen beslissen of hun collega's en conculega’s een uitkering kunnen krijgen. Ze doen dat niet op basis van een definitiekader, maar op basis van wat men een levend kadaster noemt. Dat is onder Vivaldi in het leven geroepen en maakt de definitie van kunst bijzonder vloeibaar. De mensen van UNIZO zijn woedend uit die commissie gestapt, omdat het daar knip- en plakwerk was: de ene krijgt het wel, de andere krijgt het niet.

 

Mijnheer de minister, hoe verklaart u die spectaculaire stijging van het aantal aanvragen voor een kunstwerkuitkering?

 

07.02  Florence Reuter (MR): Monsieur le ministre, la Commission du travail des arts a délivré 2 432 attestations en 2025, sur un total de 18 282 travailleurs des arts. C'est vrai, c'est 30 % de plus qu'en 2024. On peut effectivement se demander si certains artistes se sont révélés ou si les chiffres s'expliquent tout simplement. C'est tout l'objet de ma question.

 

Qu'on ne se méprenne pas, au MR, nous avons soutenu et même porté ce nouveau statut d'artiste, le statut de travailleur des arts entré en vigueur en 2024 et qui remplace le précédent. Il répond à des besoins spécifiques pour une carrière spécifique. Ce sont des carrières souvent discontinues, hybrides, précaires, pour des artistes qui ont un rôle essentiel à jouer.

 

Monsieur le ministre, comment interprétez-vous cette augmentation du nombre d'artistes officiellement reconnus aujourd'hui? Cela s'explique-t-il par exemple par la réforme limitant le chômage dans le temps? Certains auraient-ils anticipé, de peur que le statut d'exception ne soit plus là? Or je confirme que le statut existe bel et bien. Est-ce lié à la fiscalité sur les droits d'auteur?

 

Il est évidemment essentiel que cette protection sociale, qui est importante pour les artistes, bénéficie réellement aux artistes. Je vous remercie d'avance pour vos réponses.

 

07.03  Frank Vandenbroucke, ministre: Chers collègues, les artistes travaillent souvent dans des conditions atypiques, ils enchaînent les projets, perçoivent des revenus irréguliers, collaborent avec des commanditaires variés et connaissent des périodes de création intenses sans revenu immédiat.

 

C'est pourquoi j'ai toujours plaidé en faveur d'un régime spécifique pour les artistes, afin de leur offrir une meilleure protection sociale.

 

L'attestation du travail des arts, introduite en 2024, répond à cet objectif. Elle reconnaît le caractère particulier des carrières artistiques et permet aux artistes d'accéder à une protection sociale adaptée à leur situation.

 

Aujourd'hui, environ 18 000 personnes sont titulaires d'une attestation du travail des arts. Les activités les plus fréquemment mentionnées dans les demandes sont celles de musicien et d'acteur. L'augmentation observée en 2025 s'explique sans doute par la notoriété croissante de cette attestation ainsi que par le travail d'information mené par la Commission du travail des arts.

 

Je tiens également à souligner que ces attestations ne sont pas délivrées à la légère. La Commission du travail des arts procède à une analyse minutieuse du caractère artistique de chaque activité. Elle examine au cas par cas la manière dont l'activité est décrite, vérifie qu'elle relève bien de l'un des domaines prévus par la loi et s'assure qu'elle est suffisamment étayée par des éléments probants.

 

Tout le monde ne peut donc pas obtenir un certificat sans justification. Par ailleurs, certains avantages sociaux, comme l'allocation du travail des arts, sont soumis à des conditions spécifiques fixées par l'ONEM, notamment un nombre minimum de jours prestés. Le système comporte donc plusieurs garanties.

 

Cela étant, ce dispositif est encore relativement récent. Il est donc essentiel d'en évaluer objectivement les effets. Mon administration prépare cette évaluation, dont les résultats sont attendus pour l'été 2027.

 

07.04  Axel Ronse (N-VA): Mijnheer de minister, ik ben tevreden dat een evaluatie zal plaatsvinden, liever gisteren dan vandaag, en ik zou zelfs het Rekenhof opdragen om die evaluatie te maken.

 

Ik moet eerlijk zeggen dat ik er nul komma nul geloof aan hecht dat men kunstenaars op een ernstige manier het statuut van kunstenaar en een uitkering toekent. Het gaat hier jaarlijks over 163 miljoen euro van onze sociale zekerheid. Ik vraag mij trouwens ook af waarom een kunstenaar zich hoger zou moeten achten dan een werkloze metaalarbeider of postbode. Een kunstenaar kan toch ook perfect worden opgeroepen om in de zomer bijvoorbeeld in de horeca te gaan bijklussen? Waarom zou een kunstenaar zich hoger moeten achten dan iemand die metaalarbeider of postbode is?

 

Wat onze fractie betreft, zijn we eigenlijk geen voorstander van het kunstenaarsstatuut, maar zolang het bestaat, moet het op zijn minst op een correcte manier worden toegekend. Op dit moment is die manier is even degoutant als de manier waarop de heer Lotfi van de PS sociale woningen toekent.

 

07.05  Florence Reuter (MR): Monsieur le ministre, je vous remercie pour vos réponses.

 

Je confirme et répète qu'il est nécessaire d’apporter une protection sociale spécifique, ô combien nécessaire, à nos artistes. Cependant, il faut que cette protection soit extrêmement bien ciblée.

 

Je vous rejoins totalement sur la nécessité d’une évaluation pour s’assurer que ce statut et cette protection sociale bénéficient bien aux artistes qui les demandent, afin d’éviter que certains profitent de ce statut pour contourner les règles du chômage. Je sais que cela existe. Il faut donc être particulièrement attentif à ce que cet outil spécifique fonctionne correctement et soit réellement au service des artistes.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

08 Samengevoegde vragen van

- Jeroen Van Lysebettens aan Bart De Wever (eerste minister) over "De hittedoden en het uitblijven van gecoördineerde klimaatmaatregelen" (56001879P)

- Kurt Ravyts aan Bart De Wever (eerste minister) over "Het initiatief van minister Crucke voor meer interfederale coördinatie rond hitteplannen" (56001893P)

08 Questions jointes de

- Jeroen Van Lysebettens à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les décès liés à la canicule et l'absence de mesures climatiques coordonnées" (56001879P)

- Kurt Ravyts à Bart De Wever (premier ministre) sur "L’initiative du ministre Crucke pour une coordination interfédérale accrue pour les plans canicule" (56001893P)

 

(Het antwoord zal door de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding worden gegeven / La réponse sera donnée par le vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté)

 

08.01  Jeroen Van Lysebettens (Ecolo-Groen): Mijnheer de minister, hoeveel doden moeten er eigenlijk vallen voordat de premier komt antwoorden op vragen? Mensen zijn aan het sterven door de hitte en u komt niet verder dan "drink water". Ondertussen zijn er 1.747 doden geteld en u komt niet verder dan "gebruik uw gezond verstand". Ondertussen zijn mensen aan het afzien in een veel te warme woning, in een veel te warme ziekenhuiskamer of in een veel te warm rusthuis. Het ergste van al is dat u doet alsof deze hittecrisis niet uw probleem is.

 

Mensen worden zot van de gelatenheid waarmee deze regering beleid voert. De premier daagt niet op en u en uw collega-ministers halen de schouders op en zeggen dat het een maatschappelijk probleem is, terwijl ze bakkeleien over wat al dan niet hun bevoegdheid is. Dat is onaanvaardbaar.

 

Stop met de mensen aan hun lot over te laten. Voer nu eindelijk eens een echt klimaat- en hittebeleid. Deze hittecrisis komt niet uit de lucht gevallen, maar is een gevolg van politieke keuzes. Onze bevolking is kwetsbaar en er is nood aan urgente maatregelen. Wij verwachten dat deze regering maatregelen neemt. Roep om te beginnen al de Nationale Crisisraad samen, stel een taskforce samen, maak werk van een gecoördineerde aanpak met alle regeringen, een alle-hens-aan-dekmentaliteit.

 

Het gebrek aan klimaatbeleid van Arizona was al stuitend, maar het gebrek aan verantwoordelijkheidszin tijdens deze hittecrisissen is gewoon crimineel. De mensen hebben de vorige hittecrisis nog niet verteerd en we zijn al begonnen aan de volgende.

 

Mijnheer de minister, wat zal deze regering deze zomer doen om de bevolking te beschermen tegen de gevolgen van extreme hitte en klimaatopwarming?

 

08.02  Kurt Ravyts (VB): Mijnheer de minister, naar aanleiding van het hoge aantal overlijdens tijdens het laatste weekend van juni hebt u gepleit voor een betere coördinatie door het Nationaal Crisiscentrum. U bereikte blijkbaar ook een akkoord over de overname van het beheer van het noodnummer 1733. Voilà, een federale minister die federale bevoegdheden uitvoert. Maar uw collega, minister Crucke, ervaart blijkbaar, los van het actieradius van het Nationaal Crisiscentrum ter zake, een gebrek aan interfederale coördinatie. Hij wil een interfederaal actieplan inzake extreme weersomstandigheden. De Vlaamse regering reageerde, terecht, vrij afwijzend.

 

Twee weken geleden was ik naïef, mijnheer de minister. Ik meende dat de premier niet wilde antwoorden op mijn vraag inzake het grote Franstalige verlangen naar interfederalisering omdat hij daar niet zo happig op was. Dat zou overigens terecht zijn. Maar tot mijn ontsteltenis moet ik vandaag milder zijn voor minister Crucke. Nu blijkt immers dat het initiatief van minister Crucke voor een interfederale versterking gewoon deel uitmaakt van het federale regeerakkoord. Daarover is dus door de N-VA mee onderhandeld en N-VA heeft dat mee goedgekeurd. Het staat op pagina 96 van het federale regeerakkoord, mijnheer Wollants. Ik was dus zeer naïef, twee weken geleden.

 

Voor een goed begrip, mijnheer de minister, we hebben op zich geen probleem met al die voor onze bevolking noodzakelijke maatregelen. Alleen vinden we dat ze moeten worden uitgevoerd door de niveaus die ervoor bevoegd zijn, met name de deelstaten, het lokale niveau, en het federale niveau. Simple comme bonjour. De kwetsbare mensen die getroffen worden door extreme weersomstandigheden zitten inderdaad niet te wachten op extra federale complexiteit.

 

Mijnheer de premier. Ik bedoel, mijnheer de minister … Ik meende al dat u de premier was. Ik wil het al geruime tijd de premier vragen. Wat is uw reactie op het interfederaal initiatief van minister Crucke?

 

De voorzitter: Dank u, mijnheer Ravyts. De heer Wollants is zo vriendelijk om geen persoonlijk feit in te roepen. Houden zo, zou ik zeggen.

 

08.03 Minister Frank Vandenbroucke: Mijnheer Van Lysebettens, mijnheer Ravyts, wat wij eind juni 2026 hebben gezien, zullen wij in de toekomst helaas nog vaker meemaken. Ik durf wel te stellen dat in de gezondheidssector hard is gewerkt en dat de zorgsector ook klaarstond.

 

Extreme hitte is echter uiteraard niet uitsluitend een gezondheidsvraagstuk. Het is een brede maatschappelijke uitdaging voor de hele samenleving met gevolgen voor de zorg, het welzijn, bedrijven en arbeiders, voor de wereld van het werk, voor onderwijs, mobiliteit, infrastructuur, lokale besturen en noodhulpverlening. Het is een verantwoordelijkheid waarmee beleidsmakers en politici in alle sectoren en op alle niveaus te maken hebben en waarin zij moeten optreden.

 

Op al die verschillende niveaus is sterke actie nodig. De hitte treft de samenleving ongelijk. Dat is een reden te meer waarom het een politieke verantwoordelijkheid is die met het nodige realisme maar ook doeltreffend moet worden opgenomen.

 

Mijnheer Van Lysebettens en mijnheer Ravyts, ik richt mij tot u, maar natuurlijk evenzeer tot de eerste minister en al mijn collega's in de hele regering. Het is duidelijk dat er nood is aan meer structuur en meer coördinatie als we willen vermijden dat zoveel mensen worden getroffen door een hittegolf. Daarom vraag ik aan de eerste minister dat het Nationaal Crisiscentrum zijn rol kan spelen en dat binnen de regering goede taakafspraken worden gemaakt.

 

Op die manier kunnen alle sectoren, maar ook alle overheden, gaande van burgemeesters en gouverneurs tot ministers in de verschillende regeringen, goed gecoördineerde maatregelen nemen wanneer zich een hittecrisis aandient. Iedereen moet mee aan de bak. Een hittegolf is geen taak van de ministers van Volksgezondheid alleen.

 

De cijfers zijn duidelijk. Wij hebben een uitzonderlijke hittegolf gekend met zware gevolgen. De luchtkwaliteit was bijzonder ongezond. Dat heeft ons op scherp gezet. We moeten alles doen om kwetsbare mensen te beschermen.

 

Dat is onlosmakelijk verbonden met de klimaatopwarming. Vanzelfsprekend is er dus nood aan sterke klimaatmaatregelen. Op dat vlak is ook een belangrijke rol weggelegd voor de ministers van Leefmilieu en Klimaat. Mijn collega-minister Crucke neemt daarin ook zijn rol op. Het spreekt voor zich dat een goede samenwerking tussen Volksgezondheid en Leefmilieu belangrijk is.

 

Ik zie overigens dat steden en gemeenten al mooie initiatieven nemen, zoals zorgen voor koelteplekken en ervoor zorgen dat mensen contact hebben met elkaar. Mutualiteiten bellen oudere leden op of gaan hen zelfs bezoeken. Dergelijke initiatieven moeten wij op veel meer plaatsen zien. We moeten vermijden dat mensen in een ambulance moeten stappen en naar het ziekenhuis moeten worden gebracht.

 

Daarnaast is het belangrijk dat mijn collega, minister Quintin, aan de slag gaat om ervoor te zorgen dat de noodcentrales, zoals de 112, goed gewapend zijn, ook op piekmomenten. Ik wil hem daarbij ook helpen. Ik ben al in uitgebreid overleg met de huisartsen om ervoor te zorgen dat de 1733 goed kan functioneren, maar ook om de 112-centrales te ontlasten wanneer dat nodig is. Ieder moet zijn rol spelen.

 

Afgelopen woensdag is de IMC Volksgezondheid samengekomen om zich te buigen over de aanbevelingen van de Risk Management Group. We hebben beslist dat de Risk Management Group verder moet werken aan een meer uitgewerkt en geïntegreerd hitteplan, gebaseerd op de richtlijnen van de WHO. De WHO pleit voor een brede aanpak over alle sectoren heen. De ministers van Volksgezondheid vragen ook zeer uitdrukkelijk dat het Nationaal Crisiscentrum daarin zijn verantwoordelijkheid opneemt. De ministers van Volksgezondheid hebben onderstreept dat een verdere uitwerking van de alarmfase nodig is en, indien nodig, ook een federale crisisfase, met duidelijke rollen voor onder meer de Risk Assessment Group, de Risk Management Group, het Nationaal Crisiscentrum en de regionale crisisstructuren.

 

Dit is inderdaad een verantwoordelijkheid van ons allen. Het is niet eenvoudig, er zijn geen wonderoplossingen, maar we moeten samen alles doen wat we kunnen. Het is de taak van alle politieke verantwoordelijken op alle niveaus om kwetsbare mensen zo goed mogelijk te beschermen.

 

08.04  Jeroen Van Lysebettens (Ecolo-Groen): Collega's, welk surrealistisch land is dit eigenlijk? De eerste minister antwoordt niet alleen niet op mijn vragen, maar hij antwoordt zelfs niet op de vragen van zijn vicepremier. De realiteit is dat we aan de volgende hittegolf zijn begonnen en dat er op het terrein geen maatregelen zijn genomen om de impact te verzachten. De ministers zijn met elkaar aan het overleggen wat ze al dan niet zullen onderzoeken, maar ondertussen lopen de temperaturen weer op en zitten de mensen opnieuw in veel te warme ruimtes. Als ze dan terecht klagen of om beleid vragen, worden ze door Marie-Antoinette Francken en zijn lakeien van Vooruit in hun gezicht uitgelachen. Binnen twee weken komt Sciensano dan weer met een rapport over oversterfte en dan staat iedereen hier weer te praten.

 

Mijnheer de minister, sta op, handel in het belang van de volksgezondheid en neem wel maatregelen.

 

08.05  Kurt Ravyts (VB): Mijnheer de minister, het gros van de bevoegdheden rond klimaatadaptatie bevindt zich al geruime tijd bij de gewesten en zelfs bij de lokale besturen. Ook op het vlak van informatie, communicatie en sensibilisering ter zake neemt Vlaanderen zijn verantwoordelijkheid. Ik hoop dat Wallonië dat ook doet. Kwetsbare ouderen en zwaar zieken, bewoners van onze woon-zorgcentra, aan extreme hitte blootgestelde werknemers, kortom iedereen die extra te lijden heeft onder extreme weersomstandigheden, heeft enkel en alleen nood aan beleid dat effectief op het terrein wordt uitgevoerd, niet aan extra praatbarakken. Het is bijzonder opmerkelijk dat de N-VA, conform het regeerakkoord blijkbaar, meegaat in die overbodige interfederale, zeg maar belgicistische recuperatie.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

09 Samengevoegde vragen van

- Arthur Orlians aan Jan Jambon (VEM Financiën, Pensioenen, belast met de Nationale Loterij en Federale Culturele Instellingen) over "De managementvennootschappen" (56001877P)

- Dieter Vanbesien aan Jan Jambon (VEM Financiën, Pensioenen, belast met de Nationale Loterij en Federale Culturele Instellingen) over "De 'vervennootschappelijking'" (56001892P)

09 Questions jointes de

- Arthur Orlians à Jan Jambon (VPM Finances, Pensions, chargé de la Loterie Nationale et Institutions culturelles fédérales) sur "Les sociétés de management" (56001877P)

- Dieter Vanbesien à Jan Jambon (VPM Finances, Pensions, chargé de la Loterie Nationale et Institutions culturelles fédérales) sur "La constitution en société" (56001892P)

 

09.01  Arthur Orlians (Anders.): Mijnheer de minister, deze regering heeft al veel maatregelen ingevoerd die schadelijk zijn voor zelfstandigen en ondernemers. De meerwaardebelasting, die jarenlang niet werd ingevoerd, is door de arizonaregering ingevoerd. De effectentaks is door de arizonaregering verdubbeld. De roerende voorheffing voor kleine managementvennootschappen is door de arizonaregering verhoogd van 15 % naar 18 %, een verhoging met 20 %.

 

Alsof dat nog niet genoeg is – want volgens sommigen is dat zo –, lees ik in de krant dat deze regering bij de nieuwe begrotingsonderhandelingen, die keer op keer worden uitgesteld, misschien ook wil kijken naar de managementvennootschappen en nagaan of die niet nog zwaarder kunnen worden belast. De minister van Begroting heeft dat ook met zoveel woorden gezegd.

 

Mijn vraag is eenvoudig. Klopt dat? Klopt het dat u overweegt de 150.000 managementvennootschappen in dit land opnieuw zwaarder te belasten? Het gaat over architecten, advocaten, bakkers, beenhouwers, aannemers, dakwerkers, IT'ers en boekhouders. Dat zijn geen mensen die een werkloosheidsuitkering ontvangen. Dat zijn geen mensen die een hoge ziekte-uitkering krijgen. Dat zijn geen mensen die hoge opzeggingsvergoedingen ontvangen. Dat zijn geen mensen die zichzelf een dertiende maand kunnen uitbetalen of vakantiegeld krijgen. Dat zijn geen mensen die extra taksen verdienen. Dat zijn mensen die respect verdienen, die onze economie doen groeien, meerwaarde creëren en mensen tewerkstellen.

 

Mijn vraag is dus heel duidelijk. Kunt u bevestigen dat u deze mensen niet nog extra zult belasten in een land waar al veel te veel belastingen worden geheven? Dank u wel.

 

09.02  Dieter Vanbesien (Ecolo-Groen): Mijnheer de minister, uw begroting lekt en ze lekt aan de kant van de inkomsten. Het is ondertussen bijna een jaar geleden dat uw collega, minister Van Peteghem, aan de alarmbel trok. Minister Van Peteghem zegt dat als dat lek niet wordt gestopt, alle harde besparingen op kap van de bevolking voor niets zijn geweest, omdat we dan nog steeds met een groot begrotingstekort zitten.

 

Dat wordt bevestigd door gouverneur Wunsch van de Nationale Bank. Hij zegt dat de inkomsten van de overheid tegen 2028 nog eens met een extra 1,2 % van het bbp zullen dalen. Dat is 7,5 miljard euro. Stop die verdere daling van de inkomsten en misschien vindt u nog een volledig begrotingsakkoord tegen 21 juli.

 

Die linkse rakker Wunsch zegt daar nog bij dat steeds meer werkenden worden betaald via een managementvennootschap, dat is een fenomeen dat op termijn de overheidsfinanciën zou kunnen ondermijnen. Mensen met een zeer goed betaald profiel, zoals dokters en IT'ers, laten zich uitbetalen via zo'n vennootschap. Zo betalen die mensen minder belastingen dan gewone loontrekkenden, terwijl ze veel meer verdienen. Het aantal managementvennootschappen in België is sinds 2019 met 74,5 % gestegen. Nergens anders in Europa vindt men zulke cijfers. Dit is een Belgisch fenomeen.

 

Mijnheer de minister, wat doet u daaraan? U verhoogt het minimumloon dat die vennootschap moet uitkeren van 45.000 euro naar 50.000 euro. Wauw. Ik denk dat we allebei weten dat we deze trend niet zullen stoppen met alleen die maatregel.

 

Wat is uw ambitie om het gebruik van vennootschappen waarvoor ze niet bedoeld zijn, tegen te gaan? Op welke manier zult u dat doen?

 

09.03 Minister Jan Jambon: Mijnheer de voorzitter, beste collega's, ik wil graag nog eens vermelden dat de term managementvennootschap in geen enkel fiscaal of juridisch handboek voorkomt. Die term is uitgevonden, dat is een roepnaam. Vanuit juridisch oogpunt bestaat die term echter niet.

 

Ten tweede wil ik nog eens benadrukken dat een vennootschap voor mij geen negatieve connotatie heeft. Integendeel, elke euro die wij hier in dit Parlement kunnen uitgeven en hopelijk goed mogen besteden is een euro die werd gegenereerd in het bedrijfsleven. Stop dus met de hevige kritiek op het bedrijfsleven. Het bedrijfsleven zorgt voor tewerkstelling en voor een enorme toegevoegde waarde aan onze economie. Dat moeten we in de eerste plaats koesteren. Dat is onze opdracht. Het is hun geld dat wij als eersten mogen besteden. U weet goed genoeg dat elke euro die wij mogen uitgeven, is gerealiseerd in het bedrijfsleven.

 

Mijnheer Vanbesien, het klopt dat er de voorbije jaren inderdaad veel nieuwe vennootschappen zijn bijgekomen. De redenen daarvoor kunnen uiteenlopen. Dat kan zowel fiscaal als niet-fiscaal zijn. Een vennootschap zorgt bijvoorbeeld voor de bescherming van het privévermogen en de mogelijkheid om duurzaam verder te groeien en te investeren. Ze biedt ondernemers zuurstof om door de risico's van de economie te navigeren. Daarnaast zou een vennootschap kunnen worden opgericht omwille van fiscale redenen.

 

De waarheid rond het gebruik en eventueel misbruik van wat jullie managementvennootschappen noemen zal zoals altijd wel ergens in het midden liggen. Dat is natuurlijk een gevolg van de zeer hoge belastingdruk op arbeid. Op een bepaald moment zijn de belastingen zó hoog dat mensen op zoek gaan naar alternatieve pistes. Daarom moet deze regering de belastingdruk op arbeid verder verlagen. Straks wordt hierover het debat gevoerd en hopelijk volgt dan de stemming om dat inderdaad te realiseren.

 

Als dat vehikel nog steeds wordt gebruikt om belastingen te omzeilen, dan moet daar natuurlijk de nodige aandacht aan worden besteed. Er zijn al verschillende maatregelen genomen, zoals de beperking van de overmatige toekenning van forfaitaire voordelen of de verhoging van de minimale bedrijfsleidersbezoldiging. Laten we de gevolgen van deze maatregelen afwachten, evalueren en bekijken wat die opleveren.

 

Echter, daar stopt het debat niet. De komende weken en maanden zal het nog verder daarover gaan. We moeten met deze regering in het algemeen misbruiken aanpakken om de begroting op orde te zetten, maar we mogen de economische groei en het ondernemerschap zeker niet fnuiken.

 

09.04  Arthur Orlians (Anders.): Mijnheer de minister, ik dank u voor uw duidelijk antwoord. Ik hoop dat u datzelfde standpunt blijft verkondigen tijdens de begrotingsonderhandelingen en dat u inderdaad uw pijlen niet gaat richten op de managementvennootschappen. Men moet immers toch een klein beetje van het padje zijn om te denken dat het probleem in ons land aan de inkomstenzijde zit en niet aan de uitgavenzijde. Het is evident dat onze economie meer zuurstof nodig heeft. De managementvennootschappen zijn niet probleem, het probleem in ons land zijn de vele belastingen.

 

Als mensen managementvennootschappen oprichten omdat de lasten op arbeid in de personenbelasting te hoog zijn, dan moet men die belasting aanpakken in plaats van zijn pijlen te richten op de managementvennootschappen. U moet dat ook op korte termijn doen en niet zeggen dat we nu taksen invoeren en dat er binnen een paar jaar een lastenverlaging in de personenbelasting zal komen, die in veel gevallen een habbekrats zal zijn. We moeten echt naar een stevige lastenverlaging in de personenbelasting gaan.

 

09.05  Dieter Vanbesien (Ecolo-Groen): Mijnheer de minister, wat hebben de volgende fenomenen met elkaar gemeen: salariswagens, managementvennootschappen, auteursrechten voor informatici, cafetariaplannen en flexi-jobs? Het zijn allemaal manieren om de belasting op arbeid te omzeilen. Het probleem is dat de mensen die daar geen gebruik van kunnen maken, wel steeds de volle pot moeten betalen.

 

Zo krijgt men dus een situatie waarbij de hoogste lonen minder belasting betalen dan de middenklasse. Dat is onaanvaardbaar. Stop met harde besparingen op de kap van de bevolking en zorg dat iedereen eerlijk bijdraagt. Vanavond ligt er hier een wet ter stemming voor om de belasting op arbeid te verlagen. Ik vraag u om van die gelegenheid gebruik te maken om al die uitwijkmogelijkheden drastisch in te perken. Stop de lekken in de inkomsten, stop het rotten.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

10 Vraag van Charlotte Verkeyn aan Annelies Verlinden (Justitie, belast met de Noordzee) over "De uitgestelde inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek" (56001868P)

10 Question de Charlotte Verkeyn à Annelies Verlinden (Justice, chargée de la Mer du Nord) sur "Le report de l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal" (56001868P)

 

10.01  Charlotte Verkeyn (N-VA): Mevrouw de minister, de inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek werd uitgesteld tot 1 september als gevolg van enkele problemen. Een van die problemen kwam aan het licht toen wij het fiscaal strafrecht wilden aanpassen aan het nieuwe Strafwetboek. Met de invoering van de nieuwe straf, namelijk de geldstraf, zal men in principe veel zwaarder kunnen worden bestraft dan nu het geval is, maar die hogere straf mag niet worden toegepast voor feiten die vandaag worden gepleegd. Daders die vandaag feiten van kinderprostitutie, mensenhandel of grootschalige phishing plegen, dreigen er na 1 september mee weg te komen en kunnen tot 40 keer lagere geldboetes krijgen. Dat kan volgens mij onmogelijk de bedoeling zijn, net omdat het gaat om feiten die worden gepleegd met het oog op financieel gewin.

 

Afgelopen week vonden er hoorzittingen plaats. Daarin is bevestigd dat dat risico reëel is. Ook de collega’s D’Haese, De Wit en Van Vaerenbergh hebben al op dat risico gewezen.

 

1 september komt snel dichterbij. Wat zal er gebeuren? Komt er nog een uitstel? Worden er nog maatregelen genomen? Zullen we de rechtbanken laten worstelen met die kwestie of zullen we aan slachtoffers, zoals in het dossier van vorige week over de grootschalige seksuele uitbuiting van minderjarige meisjes uit Nederland, moeten uitleggen dat de daders, die daar zeer veel geld aan hebben verdiend, zullen wegkomen met bijzonder lage geldboetes of, nog erger, dat ze door procedurekwesties misschien zelfs op vrije voeten zullen komen?

 

Voor ons is het een ernstige kwestie en een ernstige bezorgdheid. Daarom is mijn oprechte vraag aan u, mevrouw de minister, wat ons na 1 september te wachten staat.

 

10.02 Minister Annelies Verlinden: Collega Verkeyn, op 1 september treedt inderdaad een nieuw strafrechttijdperk in. De inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek is zeer grondig voorbereid. We hebben de flankerende federale wetgeving aangepast en er zijn talrijke opleidingen georganiseerd voor de stakeholders. Ook heeft de administratie er alles aan gedaan om alle noodzakelijke IT-aanpassingen tijdig in stelling te brengen.

 

Wie naar aanleiding van een moeilijke en reeds lang bekende juridische discussie over de werking van het nieuwe strafrecht in de tijd voor verder uitstel pleit, gaat voorbij aan de vaststelling dat er bij de inwerkingtreding altijd een kantelpunt zal zijn, en komt niet tegemoet aan de politieke wil het nieuwe Strafwetboek zo snel mogelijk in werking te doen treden. Bovendien zou verder uitstel leiden tot verwarring en extra kosten.

 

Inzake uw wetsvoorstel verwijs ik naar het advies van 22 april van de FOD Justitie. Op basis daarvan en op basis van de hoorzitting in de commissie voor Financiën kan moeilijk besloten worden dat er een elementair probleem is met de toepassing in de tijd van de geldstraf, die wordt berekend op basis van het voordeel uit het misdrijf.

 

Ten eerste is er het beginsel dat een strengere Strafwet niet retroactief mag worden toegepast. Van die hogere rechtsnorm mag niet worden afgeweken. De vraag of de nieuwe geldstraf kan worden toegepast op feiten die gepleegd zijn voor 1 september, zal daarom uiteindelijk steeds door de rechter worden beoordeeld. Een uitstel van de inwerkingtreding zal aan dat vraagstuk niets kunnen veranderen.

 

Ten tweede blijft onder het nieuwe Strafwetboek de verbeurdverklaring van onrechtmatige vermogensvoordelen mogelijk, zodat de rechter illegale winst steeds zal kunnen ontnemen. Er worden dus geen inkomsten of straffen mislopen.

 

Uiteraard kijkt de strafrechtwereld met gezonde spanning naar de eerste schooldag van de inwerkingtreding, maar dankzij de voorbereidingen van alle justitiepartners kan de inwerkingtreding van het nieuwe Strafwetboek zo vlot mogelijk verlopen.

 

10.03  Charlotte Verkeyn (N-VA): Mevrouw de minister, slachtoffers van seksuele uitbuiting of omvangrijke phishing hebben er geen boodschap aan dat men in spanning wacht hoe de rechtspraak daarover zal oordelen. Ook onze fractie wil geen ruimte bieden aan rechtsonzekerheid door in de enkele dagen die ons aan het einde van het gerechtelijk jaar nog resten, maatregelen voor te stellen die het risico op een lagere financiële bestraffing indijken, maar die ertoe kunnen leiden dat in geval van procedure voor het Hof van Cassatie een volledig vonnis kan worden vernietigd en de dader in vrijheid kan worden gesteld.

 

Wij hebben nog een aantal dagen om ons over de kwestie te buigen. Laat het even bezinken. Er bestaan oplossingen. Ik denk dat mijn collega’s amendementen zullen indienen, omdat we geen risico willen lopen.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

11 Samengevoegde vragen van

- Kjell Vander Elst aan Theo Francken (Defensie, belast met Buitenlandse Handel) over "De NAVO-top" (56001875P)

- Raoul Hedebouw aan Bart De Wever (eerste minister) over "De uitspraak van de eerste minister over de NAVO-top" (56001878P)

- Benoît Lutgen aan Bart De Wever (eerste minister) over "De resultaten van de NAVO-top" (56001880P)

- Darya Safai aan Theo Francken (Defensie, belast met Buitenlandse Handel) over "De NAVO-top in Ankara" (56001889P)

11 Questions jointes de

- Kjell Vander Elst à Theo Francken (Défense, chargé du Commerce extérieur) sur "Le sommet de l'OTAN" (56001875P)

- Raoul Hedebouw à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les propos tenus par le premier ministre au sujet du sommet de l'OTAN" (56001878P)

- Benoît Lutgen à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les résultats issus du sommet de l'OTAN" (56001880P)

- Darya Safai à Theo Francken (Défense, chargé du Commerce extérieur) sur "Le sommet de l'OTAN à Ankara" (56001889P)

 

11.01  Kjell Vander Elst (Anders.): Mijnheer de minister, de NAVO-top in Ankara is net gepasseerd en er heerst een kumbayasfeer. Iedereen is tevreden; er is algemene tevredenheid en iedereen staat mooi op de foto met Trump. Misschien was dat voor u iets moeilijker na de overwinning met 4-1 van de Rode Duivels. Dat zal wat gevoeliger hebben gelegen.

 

Over één zaak ben ik ook heel tevreden. Dat is de steun aan Oekraïne. Wij hebben die steun aan Oekraïne herbevestigd en opnieuw uitgesproken. Ook de Verenigde Staten zullen de steun aan Oekraïne hoog houden. Dat is nodig in de strijd tegen Poetin en in de strijd tegen Rusland, want dat is onze oorlog en dat is onze vijand, de vijand van Europa. Dat was het goede nieuws.

 

Het moet echter ongetwijfeld ook over de centen gegaan zijn. Wij kennen allemaal de discussie over de NAVO-norm, zijnde 2 %, 3,5 % of 5 %. Die cijfers en percentages kennen wij allemaal. Eén zaak is zeker, de NAVO zal niemand toelaten onder die 2 % te duiken, terecht. Dat is logisch. Niemand doet dat. In de huidige fase van de strijd gaat niemand onder die 2 %. Zelfs de meest kritische, de meest defensiekritische en de meest linkse regeringen van de NAVO doen dat niet.

 

Toen kwam het Monitoringcomité deze week met een rapport. Uit dat rapport blijkt dat wij die 2 % op dit moment niet halen. Wij zitten aan 1,93 %. De prognoses zijn dat wij als wij op deze manier blijven uitgeven, nog lager zullen eindigen. Ik heb u daarvoor gewaarschuwd. U doet kunst- en vliegwerk met de begroting. Er zijn zaken die niet structureel worden uitgegeven en u doet aan creatieve boekhouding. U gaat shoppen bij andere departementen om dat geld in te schrijven op de defensiefactuur.

 

Ten eerste, weet de NAVO dat? Ten tweede, wat zult u daaraan doen?

 

De voorzitter: Collega's, ik wil tussendoor even iets meegeven. Er zijn nog niet zo heel veel leden aanwezig of er zijn nog een aantal leden die kunnen stemmen in zaal 3 over de zaken die daarstraks zijn aangekondigd. Gelieve u daarheen te begeven als u dat nog niet zou hebben gedaan.

 

11.02  Raoul Hedebouw (PVDA-PTB): Mijnheer de minister van Defensie, u bent net terug van de NAVO-top in Ankara. Blijkbaar heerste daar een goede sfeer. Als we de eerste minister mogen geloven, was er enthousiasme. Er was geen valse noot te bespeuren en er was een grote eensgezindheid. De heer Trump zei zelf dat er veel liefde in de zaal aanwezig was. Love is in the air.

 

Dat is fantastisch, mijnheer de minister, maar dan begrijp ik niet waarom de heer Trump tijdens de top een EU-lidstaat, Spanje, begon te bedreigen met handelssancties.

 

Mijnheer Francken, het is wel belangrijk wat ik hier zeg.

 

Tijdens de top zegt de heer Trump dat hij Groenland wil inpalmen, maar wat zegt u? Er was grote eensgezindheid. Er was geen valse noot. Tijdens de top besliste de heer Trump om Iran opnieuw te bombarderen. Het staakt-het-vuren wordt gewoon in de vuilbak gegooid. De prijzen zullen hier opnieuw de pan uit rijzen. Wat zegt de minister van Defensie? Wat zegt de heer De Wever? Eensgezindheid, geen valse noot. Waar zijn we mee bezig, mijnheer de minister?

 

De heer Rutte zei dat de bombardementen noodzakelijk zijn. De NAVO steunt de bombardementen in Iran. Met welk mandaat zegt de heer Rutte dat? Hebt u dat mandaat gegeven? Dat is toch een belangrijke vraag. We zijn lid van de NAVO en de NAVO zegt dat die bombardementen noodzakelijk zijn. De heer Rutte zegt zelf dat er vanuit Europese basissen 5.000 bombardementen op Iran zijn uitgevoerd. Is dat onze buitenlandse politiek, mijnheer de minister?

 

Mijn vraag is dus duidelijk. Was daar grote eensgezindheid? Was er volgens u geen valse noot te bespeuren? Leg dat eens uit.

 

11.03  Benoît Lutgen (Les Engagés): Monsieur le ministre, vous l'avez vu ces derniers jours: il suffit d'un coup de téléphone de M. Trump, et l'on supprime un carton rouge. On arrive au Sommet de l'OTAN et on remet en cause l'article 5, ce qui n'est pas rien puisqu'il consacre la solidarité entre les pays, la confiance au sein de l'OTAN, qui est essentielle, par-delà la force militaire d'engagement. Ce qu'il se passe dans le football doit nous interpeller, parce que cela se retrouve aussi dans le droit international. M. Trump est finalement très prévisible, beaucoup plus qu'on ne le dit. C'est chaque fois la même histoire: la loi, c'est moi, point barre!

 

Dans ce contexte, l'autonomie stratégique européenne est plus qu'essentielle, et c'est un ami des Américains qui vous parle. Pour renforcer cette autonomie stratégique, je voudrais savoir quels sont les contacts que vous avez eus durant ce Sommet de l'OTAN, afin de voir avec nos amis européens comment renforcer cette force militaire au sein de l'Union européenne.

 

Vous avez procédé à différents achats – ce qui est une très bonne chose. Ce sont des achats historiques, comme vous l'avez dit. J'aurais voulu savoir, dans ce contexte, si vous êtes aussi bon vendeur qu'acheteur: vendez-vous aussi bien la réalité de la production et de l'industrie militaires wallonnes?

 

Concernant le cloud de combat, avez-vous pris des contacts avec nos partenaires européens afin de vous assurer que le stockage des données militaires garantisse l'autonomie européenne? Il est essentiel de garantir en la matière l'autonomie stratégique de l'Union européenne.

 

Plus globalement, quelles avancées ont-elles été actées lors de ce Sommet de l'OTAN? Vous connaissez l'adage des Chasseurs ardennais: "Résiste et mords!". Je pense que, par rapport à des gens qui enfreignent sans cesse des lois, il faut résister et mordre.

 

11.04  Darya Safai (N-VA): Mijnheer de minister, na jaren van slechte rapporten en evaluaties van ons land die vooral met een rode pen werden geschreven, kon u deze week met opgeheven hoofd naar de jaarlijkse hoogmis van het trans-Atlantische bondgenootschap trekken. Eindelijk een pluim die deze regering op haar hoed mag steken.

 

Meer dan tien jaar na de oorspronkelijke toezegging maakt deze federale regering een oude belofte waar: we investeren 2 % van ons bbp in Defensie. Daarmee betalen we opnieuw ons lidgeld voor de internationale club die onze veiligheid al decennialang verzekert.

 

Die extra investeringen vertalen zich nu in belangrijke aankopen. Het beste en meest recente voorbeeld daarvan is de aanschaf van luchtafweer. Bovendien is die aankoop een mooi voorbeeld van Europese defensiesamenwerking, in dit geval met Noorwegen en Nederland. Velen praten erover, maar wij doen het.

 

Beste collega's, deze top was natuurlijk een top van de uitvoering en van de herbevestiging van de eenheid binnen het bondgenootschap, in een wereld waarin de dreigingen talrijker en concreter worden.

 

Gouverner, c'est prévoir. Daarom luidt mijn vraag, mijnheer de minister: welke boodschappen neemt u mee naar de regeringstafel naar aanleiding van uw deelname aan deze NAVO-top?

 

11.05 Minister Theo Francken: Mijn excuses, collega’s dat ik iets later was. Ik was met Jan in de koffiekamer aan het praten.

 

Résiste et mords, het zou bijna een slogan van de PTB kunnen zijn, mijnheer Hedebouw. Het is echter de slagzin van de Chasseurs Ardennais. Ik vind het een prachtige slagzin. Ze betekent dat men moet durven protesteren, durven bijten en durven weerstaan. Laat dat net de boodschap zijn van de NAVO. We leven in geopolitiek moeilijke tijden. We moeten ons durven verzetten en weerstand bieden aan die dreiging. Dat is onze taak. Dat is onze hoofdopdracht.

 

Wij zijn een defensieve alliantie. Collectieve verdediging is opnieuw onze basisopdracht geworden. Na vele expeditionaire zendingen naar Afrika en andere continenten is het nu in de eerste plaats onze opdracht om Europa en het NAVO-grondgebied zelf te verdedigen.

 

Dat is ook net wat we doen en dat is ook de conclusie van die NAVO-top. Iedereen verhoogt het defensiebudget, koopt goede wapensystemen aan en is bezig met innovatie en technologie.

 

Le slogan "Résiste et mords!" des Chasseurs ardennais est véritablement en train de s'implanter dans la pratique au sein de l’OTAN.

 

De vraag werd gesteld, als de 2 %-norm niet wordt gehaald, hoe het dan zit met het budgettaire traject. Ik heb het rapport van het Monitoringcomité ook gelezen en denk niet dat het over 2026 gaat. Voor dit jaar zal de besteding van 2 % van het bbp aan defensie geen probleem zijn. Wel heeft het Monitoringcomité in het kader van de interne normering voor de komende jaren een terechte opmerking gemaakt. Ik meen dat u en anderen in de commissie tijdens de begrotingsbesprekingen over het meerjarentraject die opmerking eveneens hebben gemaakt.

 

De begrotingsbesprekingen vinden plaats in het najaar en dat zullen we daar dus ook verder aankaarten. Die norm van 2 % is immers non-negotiable. Dat is het absolute minimum. We kunnen het ons niet veroorloven om daar onder te gaan en zouden ons enorm veel ellende op de hals halen indien we dat wel zouden doen. Dat is ook aangenomen binnen de regering. Daarover hebben we de laatste weken nog intens gesproken. Natuurlijk moet het begrotingstraject nog worden afgeklopt, maar onder de 2 %-norm gaan zou op dit moment echt onverantwoord zijn.

 

Het is op zich al problematisch dat we geen verder groeitraject hebben voor de komende jaren. Er wordt naar een concreet pad gevraagd. Dat hebben we voorlopig nog niet. Ik hoop dat we dat in de komende maanden kunnen uitstippelen. Dat zal nodig zijn, zeker voor de volgende NAVO-top, waar de druk zal worden verhoogd. Die druk zal niet alleen van de Amerikanen komen, maar vooral van de andere Europese partners, die meer doen. Al onze buurlanden geven meer uit aan defensie, want zij hebben een traject dat uitmondt op 3,5 %, waardoor ze ons zullen bevragen. De druk zal dus niet zozeer van Amerika komen, maar vooral van de Europese bondgenoten die vinden dat België solidair moet zijn, omdat arbeiders in Frankrijk, Duitsland of Litouwen ook inspanningen leveren en tegen besparingen aankijken om die norm van 3,5 % te halen. We mogen ons daarvan dus niet desolidariseren. Het is een moeilijk debat, dat al vaak is gevoerd, en dat we zullen blijven voeren.

 

Over Iran werd er eveneens gepraat. In de conclusie van de NAVO-top staan er één of twee zinnen over Iran. We zijn er allen van overtuigd dat Iran geen nucleair wapen mag hebben, want de dreiging die daarvan uitgaat zou nefast zijn voor de wereldvrede, voor de situatie in het Midden-Oosten en voor de veiligheidssituatie in Europa, gelet op het feit dat Iran over ballistische langeafstandsraketten beschikt die duizenden kilometers ver reiken en potentieel ook onze hoofdsteden hier kunnen treffen. Voor het overige staat er niets in heel dat verhaal.

 

Er is geen NAVO-mandaat. Het is immers geen NAVO-operatie. Epic Fury is een operatie van de Verenigde Staten en Israël. Het is geen operatie waarbij de NAVO betrokken is of over geconsulteerd werd.

 

Quant au renforcement du pilier européen au sein de l’OTAN, c’est précisément ce que nous avons entrepris. J’ai signé 10 contrats avec des partenaires européens. Qu’il s’agisse du MRTT, de l’A400M, des NASAMS,  le système de défense aérienne, nous avons concrètement renforcé notre coopération européenne.

 

Et je peux vous l'affirmer, monsieur Lutgen, je vais continuer dans cette direction.

 

11.06  Kjell Vander Elst (Anders.): Mijnheer de minister, ik ben voor een stuk tevreden met uw antwoord. U erkent dat er terechte opmerkingen zijn van het Monitoringcomité, overigens niet de minste opmerkingen, aangezien het Monitoringcomité letterlijk zegt dat we onder de 2 % zullen duiken. U klopt zichzelf steeds op de borst en zegt dat u die 2 % zult halen. Ik ben de eerste vanuit de oppositie om te zeggen dat we ons lidgeld moeten betalen. U moet echter nu al boekhoudkundige trucs toepassen om aan die 2 % te komen. Het Monitoringcomité toont aan dat we er niet zullen geraken.

 

Mijnheer de minister, zorg ervoor dat uw kunst- en vliegwerk en uw boekhoudkundige fictie kloppen en dat alles NAVO-aanrekenbaar is. Zorg ervoor dat het geld ook naar defensie en ons defensiepersoneel gaat. Anders zult u op de volgende NAVO-top in affronten vallen, want van dit budgettaire werk wordt echt niemand beter.

 

11.07  Raoul Hedebouw (PVDA-PTB): Mijnheer de minister, de NAVO is een platform dat de Verenigde Staten toelaat om hun macht wereldwijd te projecteren. Dat is juist wat de heer Rutte, secretaris-generaal van de NAVO, heeft gezegd. De NAVO is helemaal geen defensiealliantie, maar wel een platform om de VS hun kracht wereldwijd te projecteren. Dat is precies wat de Verenigde Staten in Libië, Syrië en Afghanistan hebben gedaan en nu in Iran doen.

 

U wilt hetzelfde model uitbouwen in België. U wilt veel middelen, want Spanje en Groenland worden bedreigd, maar wat doet u? U kijkt de andere kant op en koopt Amerikaanse wapens, met het idee om onze eigen kracht te projecteren in Afrika, waar we onze eigen imperialistische belangen zullen garanderen. Dat is dezelfde logica als in Amerika en het Europees imperialisme. Dat zal ons naar een volgende wereldoorlog brengen. Het globale zuiden, twee derde van de mensheid, gaat niet meer akkoord met die wereldorde. Stop daarmee, mijnheer Francken.

 

11.08  Benoît Lutgen (Les Engagés): Monsieur le ministre, je voudrais vous remercier, parce que votre conclusion est rassurante dans cette direction pour appuyer l’autonomie stratégique européenne. Cela va totalement dans le bon sens.

 

L’engagement au sein de l’OTAN est bien sûr budgétaire, avec la fameuse règle des 2 %; mais l’engagement dans l’OTAN n’est pas que budgétaire. L’engagement dans l’OTAN, c’est d’être solidaires. L’engagement dans l’OTAN, c’est de ne pas menacer l’Espagne. L’engagement dans l’OTAN, c’est de ne pas avoir des velléités à l’égard du Groenland.

 

L’engagement dans l’OTAN, c’est autre chose qu’uniquement un engagement budgétaire. C’est la solidarité. C’est la coopération. C’est la défense. C’est la protection de l’ensemble des 33 États qui en font partie. C’est cela qu’il faut pouvoir rappeler aussi. Personne ne peut enfreindre cette règle ou mettre à mal cet état d’esprit protecteur.

 

C’est cela que je vous demande. Je connais votre force. Vous avez redonné de la force à la Belgique au sein de l’OTAN. Je ne peux que vous en remercier, ainsi que l’ensemble du gouvernement.

 

11.09  Darya Safai (N-VA): Mijnheer de voorzitter, mijnheer de minister, collega’s, een sterke defensie is een cruciale voorwaarde om zaken te beschermen die we allemaal belangrijk vinden, zoals individuele vrijheid, economische groei en een uitgebreid sociaal vangnet.

 

Een sterke defensie is geen keuze voor oorlog, maar een investering in vrede. Een geloofwaardige defensie werkt als afschrikmiddel en voorkomt conflicten, voordat ze uitbreken. Juist om de vrede te bewaren, moeten we blijven investeren in onze veiligheid.

 

Aan degenen die de militaire investeringen afdoen als geldverspilling, stel ik één vraag: hoeveel meer zullen we moeten betalen als we onze defensie verwaarlozen en uiteindelijk in een oorlog terechtkomen. De vrede bewaren is altijd goedkoper dan oorlog voeren.

 

Mijnheer de minister, ik dank u. Doe vooral zo voort.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

12 Question de Isabelle Hansez à Rob Beenders (Protection des consommateurs, Lutte contre la fraude sociale, Personnes handicapées et Égalité des chances) sur "Le budget et la lutte contre la fraude" (56001884P)

12 Vraag van Isabelle Hansez aan Rob Beenders (Consumentenbescherming, Socialefraudebestrijding, Personen met een handicap en Gelijke Kansen) over "De begroting en de fraudebestrijding" (56001884P)

 

12.01  Isabelle Hansez (Les Engagés): Monsieur le ministre, 414 millions d’euros récupérés en 2025, plus de 100 millions d’euros déjà récupérés au premier trimestre 2026: ces chiffres démontrent que la fraude rapporte lorsque l’État investit dans la lutte contre cette dernière. Les résultats sont au rendez-vous.

 

À la veille d’un contrôle budgétaire au cours duquel notre gouvernement devra dégager jusqu’à 10 milliards d’euros en plus des plus de 30 milliards d’euros historiquement déjà trouvés, un principe doit nous guider: le premier euro que nous devons aller chercher est celui qui a été fraudé.

 

La fraude sociale n’est pas un simple manquement administratif. Elle est souvent le symptôme d’une criminalité plus large, faite de travail au noir, de dumping social, d’exploitation de travailleurs ou encore de réseaux organisés qui prospèrent en contournant les règles.

 

C’est pourquoi notre majorité, et Les Engagés en particulier, ont fait de la lutte contre la fraude sociale et fiscale une priorité. Nous avons renforcé les services d’inspection avec 377 équivalents temps plein supplémentaires, adopté un plan d’action 2026-2029 ambitieux et nous avançons vers la mise en place d’un parquet national financier.

 

Les premiers résultats montrent que cette stratégie porte ses fruits: les contrôles se multiplient, les enquêtes gagnent en efficacité et les montants récupérés progressent.

 

Dès lors, monsieur le ministre, à l’entame de ce contrôle budgétaire, quelles nouvelles initiatives entendez-vous prendre pour poursuivre cette dynamique et renforcer encore la lutte contre la fraude sociale? Par ailleurs, comment comptez-vous amplifier les résultats déjà obtenus afin que la fraude continue de reculer, que les recettes issues de cette lutte continuent de progresser et que chaque fraudeur sache que la Belgique est désormais un pays où frauder coûte plus cher que respecter les règles?

 

12.02  Rob Beenders, ministre: Madame Hansez, des discussions budgétaires difficiles attendent le gouvernement fédéral, comme vous l'avez expliqué. Si nous demandons des efforts aux ménages et aux entrepreneurs, nous ne pouvons pas laisser les fraudeurs s'en tirer à bon compte.

 

La lutte contre la fraude sociale rapportera environ 1,725 milliard d'euros de recettes supplémentaires au cours de cette législature. Ce sera possible grâce à de nouvelles mesures et plans d'action mais je mets la barre plus haut: je m'engage à générer au moins 300 millions d'euros supplémentaires. Nous augmentons le risque de se faire prendre en cas de fraude, renforçons l'efficacité des services de l'Inspection sociale et nous continuons à mettre l'accent sur la prévention et la sensibilisation.

 

Il est toutefois primordial de ne pas réduire cette lutte à des chiffres car, derrière ces chiffres, il y a des personnes qu'il faut protéger de l'exploitation économique, du dumping social et de la traite des êtres humains, des personnes qui travaillent dur et ne reçoivent pas le salaire qu'il leur est dû.

 

La lutte contre la fraude sociale, c'est un combat pour la justice, pour des règles égales pour tous et pour une société où ceux qui travaillent et entreprennent honnêtement ne doivent pas être victimes de ceux qui bafouent les règles.

 

12.03  Isabelle Hansez (Les Engagés): Monsieur le ministre, je vous remercie pour votre réponse. Les résultats que vous venez de rappeler ainsi que votre sensibilité pour la protection des plus vulnérables montrent que nous avons fait le bon choix en renforçant les services d'inspection et en faisant de la lutte contre la fraude une priorité de cette majorité.

 

Il faut désormais poursuivre cet élan et nous vous soutiendrons parce que chaque euro détourné par la fraude sociale est un euro qui manque à notre sécurité sociale, à nos services publics et aux travailleurs, indépendants et entreprises qui respectent les règles. Chaque fraude est une double injustice, elle pénalise les citoyens honnêtes et fragilise notre modèle de solidarité.

 

Pour Les Engagés, la lutte contre la fraude sociale comme la fraude fiscale est une priorité absolue. Dans un contexte budgétaire difficile, la meilleure économie n'est pas de demander toujours plus d'efforts à celles et ceux qui travaillent et respectent les règles mais de faire en sorte que ceux qui trichent paient enfin ce qu'ils doivent à la collectivité.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

13 Vraag van Ortwin Depoortere aan Anneleen Van Bossuyt (Asiel, Migratie, Maatschappelijke Integratie, belast met Grootstedenbeleid) over "De opening van een open terugkeercentrum in Nazareth-De Pinte" (56001873P)

13 Question de Ortwin Depoortere à Anneleen Van Bossuyt (Asile, Migration, Intégration sociale, chargée de la Politique des Grandes Villes) sur "L'ouverture d'un centre de retour ouvert à Nazareth-De Pinte" (56001873P)

 

13.01  Ortwin Depoortere (VB): Mevrouw de minister, om meteen alle onduidelijkheid weg te nemen, is het Vlaams Belang tegen terugkeercentra om asielzoekers die hier niet thuishoren terug te sturen? Uiteraard niet. Met de opening dit najaar van het zogenaamde Dublincentrum belast u echter de lokale bevolking wel voor de zoveelste keer. Bij uw aantreden beloofde u plechtig dat het gedaan zou zijn met de hotelopvang in dit land. Hotel Belgica zou de deuren sluiten. Maar na vakantieparken-Van Bossuyt helpt u nu een hoteleigenaar in slechte financiële papieren door een hotel van Van der Valk om te vormen tot een open asielcentrum, een open centrum voor 300 asielzoekers die via een ander EU-land België zijn binnengekomen.

 

Dat roept uiteraard vragen op, mevrouw de minister, zowel wat de locatie als wat de exacte modaliteiten betreft, vragen die ook leven in De Pinte-Nazareth, waar het hotel zich bevindt, alsook in andere gemeenten, bijvoorbeeld Deinze. Het hotel is namelijk niet alleen via de E17 bereikbaar, maar ook via achterwegen, zowel letterlijk als figuurlijk.

 

Mevrouw de minister, hoeveel van de volgens de pers 300 bewoners verwacht u effectief te kunnen overdragen aan een ander EU-land? Want dat moet toch de bedoeling zijn.

 

Binnen welke termijn zal dat gebeuren?

 

Waarom verspreidde u uw communicatie zo rijkelijk laat bij de lokale besturen?

 

Klopt het gerucht, mevrouw de minister, dat er aparte buslijnen zullen worden ingericht voor die asielzoekers, terwijl De Lijn buslijnen aan het afschaffen is voor de eigen bevolking? Dat is toch wraakroepend.

 

Hoe garandeert u de veiligheid (…)

 

13.02 Minister Anneleen Van Bossuyt: Mijnheer Depoortere, het nieuwe Europese terugkeercentrum ontraadt secundaire migratie en verhoogt de terugkeer naar de betrokken lidstaat. Die doelstellingen deelt u met ons. Ik veronderstel dat dat de reden is waarom uw partijgenote, mevrouw Van Belleghem, mij in de commissie voor Binnenlandse Zaken, die u zeer gedegen voorzit, al meerdere keren gevraagd heeft wanneer er zo'n bijkomend centrum zou komen.

 

De inrichting van het Europese terugkeercentrum betekent niet dat er opvangcapaciteit bij komt, in tegenstelling tot het bijzonder nieuws dat u en uw partij daarover op sociale media verspreiden. Sinds begin dit jaar werden al 1.254 plaatsen afgebouwd en we zullen dat de volgende maanden en jaren blijven doen.

 

Conform het regeerakkoord zochten Fedasil en de DVZ een locatie voor het terugkeercentrum. Het gebouw dat door Van der Valk werd aangeboden, komt tegemoet aan die doelstelling. De hotelfunctie wordt stopgezet, de inrichting wordt sober, bedden worden vervangen door stapelbedden en de nodige veiligheidsmaatregelen en een omheining worden voorzien. We werken snel en prijsbewust.

 

De gemiddelde verblijfsduur in zo'n terugkeercentrum bedraagt amper 41 dagen. Alles staat in het teken van een snelle terugkeer. We zullen daarvoor geen speciale buslijnen inzetten. We bekijken nu de verdere uitwerking van het Europese terugkeercentrum met het oog op een opstart in het najaar en staan daarvoor in nauw contact met zowel het lokaal bestuur als Van der Valk.

 

13.03  Ortwin Depoortere (VB): Mevrouw de minister, de N-VA-regering onder leiding van Bart De Wever beloofde het strengste asielbeleid ooit. Wat een klucht! Ze is zowat de meest lakse regering op het vlak van asiel en migratie. Werkelijk niets krijgt u voor elkaar: niet de woonstbetredingen om alle illegalen op te pakken, niet de uitwijzing van criminele vreemdelingen en niet de migratiestop voor alle gelukszoekers in de wereld. Vandaag wordt onder de regering-De Wever een hotel omgebouwd tot een open asielcentrum. De inwoners van Nazareth-De Pinte en Deinze verdienen eerlijkheid. Ze verdienen beter. Ze verdienen vooral een beleid dat niet meer opvang organiseert, maar minder asielzoekers toelaat. Daarvoor kunnen ze alleen rekenen op het Vlaams Belang.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

De voorzitter: Wij kunnen nu overschakelen van de vragensessie naar het wetgevende werk.

 

Colleqa’s, ik doe nogmaals een bede aan u allen. Zij die hun stem nog niet hebben uitgebracht, hebben in principe nog een minuut en twintig seconden. Ik kan u echter geruststellen. Wij zullen die tijd even verlengen. Gelieve dus naar zaal 3 te gaan om uw stem uit te brengen zodat wij straks tot de telling kunnen overgaan.

 

Wetsontwerpen en voorstellen

Projets de loi et propositions

 

14 Wetsontwerp houdende de uitvoering van het hefboomplan I (1550/1-7)

14 Projet de loi portant exécution du plan d'impulsion I (1550/1-7)

 

Algemene bespreking

Discussion générale

 

De algemene bespreking is geopend.

La discussion générale est ouverte.

 

14.01  Kristien Van Vaerenbergh, rapporteur: Ik verwijs naar het schriftelijk verslag. Met uw goedvinden zal ik ook meteen mijn uiteenzetting houden.

 

De voorzitter: Dat is goed. U bent de eerste spreekster op de lijst.

 

14.02  Kristien Van Vaerenbergh (N-VA): Ik wil toch even kort het woord nemen want vandaag bespreken wij het wetsontwerp dat uitvoering geeft aan een eerste reeks maatregelen uit het hefboomplan van Justitie. Het is belangrijk eerst te vermelden dat dat hefboomplan tot stand is gekomen na een intense dialoog en een intens overleg met de rechterlijke orde onder leiding van de minister. Het strekt ertoe tegemoet te komen aan een aantal bezorgdheden die de rechterlijke macht de voorbije maanden heeft geuit.

 

Die bezorgdheden zijn natuurlijk geen nieuwe problemen die opeens de voorbije twaalf maanden zijn ontstaan. Onze justitie staat immers al jaren onder druk. Onderfinanciering, personeelstekorten, verouderde infrastructuur en een hoge werklast zijn geen nieuwe problemen maar structurele hindernissen voor een efficiënt werkende justitie.

 

Magistraten en gerechtspersoneel hebben de voorbije maanden en jaren herhaaldelijk aan de alarmbel getrokken en die signalen konden niet langer worden genegeerd. Het voorliggende wetsontwerp is natuurlijk geen mirakeloplossing. Dat heeft ook niemand beweerd. De naam zegt het zelf. Wat voorligt, is een hefboomplan. Het is een plan dat aan de hand van een aantal gerichte maatregelen een grotere beweging in gang moet zetten.

 

Het is dus een eerste stap en een belangrijke stap, maar ook geen eindpunt. Voor de N-VA is het essentieel dat wij niet alleen extra middelen inschrijven, maar ook de organisatie van Justitie versterken. Een efficiënte justitie is immers niet alleen een kwestie van budgetten, maar ook van verantwoordelijkheid, autonomie en goed bestuur.

 

Wat het wetsontwerp zelf betreft, liggen hier verschillende maatregelen voor die bijdragen tot een aantrekkelijkere rechterlijke macht. De waardering van relevante beroepservaring uit de privésector wordt uitgebreid. Maaltijdcheques en een telewerkvergoeding worden ingevoerd en uitgebreid. Griffiers die wachtdiensten verzekeren, krijgen eindelijk een correcte vergoeding.

 

Dat zijn uiteraard geen luxemaatregelen, maar maatregelen die de rechterlijke orde meer in lijn moeten brengen met wat vandaag in andere juridische beroepen vanzelfsprekend is. Wie goede mensen wil aantrekken en behouden, moet ook correcte arbeidsvoorwaarden aanbieden. Die logica steunen wij uiteraard volmondig. Bovendien geeft het ontwerp de rechterlijke orde meer mogelijkheden om haar eigen organisatie flexibel te beheren. Ook dat verdient onze steun.

 

Dat is ook tijdens de commissiebespreking aan bod gekomen. Wij hebben stilgestaan bij de uitbreiding van de mogelijkheden inzake delegaties en tijdelijke opdrachten. Die flexibiliteit kan helpen om tijdelijke noden op te vangen en personeel in te zetten waar de nood het hoogst is. In tijden waarin vacatures moeilijk ingevuld raken, moeten we vermijden dat rechtscolleges stilvallen omdat elke vorm van interne mobiliteit onmogelijk wordt gemaakt.

 

Die grotere flexibiliteit moet uiteraard steeds gepaard gaan met voldoende rechtswaarborgen. Daarom is het ook belangrijk te bekijken en op te volgen hoe deze delegaties in de praktijk zullen worden toegepast, hoe de onafhankelijkheid van de magistraten maximaal wordt beschermd, welke rol de instemming van de betrokken magistraat blijft spelen en hoe wordt vermeden dat tijdelijke delegaties een structurele oplossing zouden worden voor een structureel personeelstekort, want dat is natuurlijk niet de bedoeling, maar we staan uiteraard achter die verdere flexibiliteit.

 

Voorzitter: Sophie De Wit, oudste lid in jaren.

Président: Sophie De Wit, doyenne d'âge.

 

Een tweede belangrijk deel betreft de organisatie van de zittingen. Ook daar wordt meer flexibiliteit ingebouwd, onder meer via de mogelijkheid om, wanneer de veiligheid of praktische omstandigheden dat vereisen, zittingen op een andere locatie te organiseren. Daarnaast wordt ook het systeem van de zogenaamde zittingen sous l’arbre uitgebreid naar de politierechtbanken. Toenmalig minister Koen Geens voerde dat principe destijds in vanuit een duidelijke visie. Tegelijk met de hervorming van het gerechtelijk landschap werd ook voorzien dat justitie dichter bij de burger aanwezig kon blijven door, waar nodig, zittingen op andere locaties te organiseren. De bedoeling was duidelijk, namelijk niet vasthouden aan zo veel mogelijk gebouwen, maar op een slimme manier omgaan met de beschikbare infrastructuur, zonder de toegankelijkheid van justitie in het gedrang te brengen.

 

Jammer genoeg moeten we echter vaststellen dat dit principe in de praktijk nauwelijks van de grond is gekomen. Op één locatie na is justice sous l’arbre grotendeels dode letter gebleven. Het is daarom positief dat dit hefboomplan opnieuw aanknoopt bij die oorspronkelijke visie en de mogelijkheden verruimt om zittingen flexibeler te organiseren.

 

Ook hier mogen we het grotere plaatje niet uit het oog verliezen. Justitie beschikt vandaag over een bijzonder omvangrijk gebouwenpatrimonium, waarvan een belangrijk deel verouderd is en niet optimaal wordt benut. Het is dan ook logisch dat wordt nagedacht over een rationeler gebruik van dat patrimonium. De toekomst ligt niet in het openhouden van zo veel mogelijk gebouwen, maar in een slimme organisatie, waarbij infrastructuur efficiënt wordt ingezet en de burger toegang blijft behouden tot nabije rechtspraak. Ook dat is een belangrijk onderdeel van een moderne justitie.

 

Collega's, dit ontwerp lost uiteraard niet alle problemen van justitie op. Er blijven belangrijke uitdagingen bestaan, zoals de infrastructuur, de digitalisering, de personeelsinvulling en de werklastmetingen, die veel verdere structurele oplossingen vragen. Niets doen is echter ook geen optie. Dit wetsontwerp biedt alvast ademruimte en reikt een reeks oplossingen aan. Het geeft bovendien een duidelijk signaal aan magistraten en gerechtspersoneel dat hun bezorgdheden worden gehoord. Het versterkt de autonomie van de rechterlijke macht.

 

Het is ook een eerste bouwsteen voor verdere hervormingen. Voor de N-VA is dat dan ook een evenwichtige eerste stap die we voluit kunnen steunen. We steunen dan ook dit wetsontwerp.

 

14.03  Marijke Dillen (VB): Mevrouw de voorzitster, mevrouw de minister, collega's, de rechtsstaat staat al lange tijd onder druk. Al meer dan een jaar voeren magistraten in het hele land actie. Ze trekken aan de alarmbel om de jarenlange en structurele onderfinanciering van Justitie aan te klagen, alsook de tekorten aan magistraten en gerechtspersoneel, de lamentabele toestand van vele gebouwen, het gebrek aan middelen en de manke digitalisering. Ook het gebrek aan waardering van de rechtelijke orde is al jaren een doorn in het oog van de magistraten en van al het personeel dat voor Justitie werkt.

 

Vandaag ligt hier het eerste ontwerp ter bespreking, met de veelbelovende titel Hefboomplan, alhoewel de werkelijke draagwijdte van wat hier vandaag voorligt en de voorziene maatregelen nog altijd heel beperkt zijn en er weinig echte hervormingen gebeuren. Het zijn enkele maatregelen, beperkt tot een aantal financiële stimuli, met het oog op de herwaardering en de verhoging van de aantrekkelijkheid van de magistratuur en het gerechtspersoneel. Verder worden er enkele bijkomende mogelijkheden aan de rechtelijke macht gegeven om haar organisatie op een meer efficiënte en effectieve wijze vorm te geven. Het is het resultaat van de reflectie gevoerd binnen de taskforce georganiseerd in juni 2025 naar aanleiding van de nooit vertoonde protesten van de magistratuur.

 

Mevrouw de minister, ik stel me echter de vraag wat de inbreng is geweest van de verschillende actoren op het terrein, gezien de toch wel zeer kritische adviezen. U wilt het beroep van de magistraten en van de personeelsleden aantrekkelijker maken op korte termijn en u wilt Justitie efficiënter en effectiever laten werken. We kunnen dat alleen maar toejuichen en u daarin steunen, maar de Hoge Raad voor de Justitie stelt terecht dat er geen verregaande reflectie werd gevoerd over het type justitie en de organisatie van de rechtelijke orde die op de toekomstige uitdagingen van Justitie kunnen inspelen.

 

Een volledige analyse van de toestand van de rechtscolleges en de gebouwen is eigenlijk noodzakelijk om de noden te objectiveren, de voorgestelde maatregelen te verantwoorden en de evenredigheid ervan te beoordelen. Mevrouw de minister, ik wijs u er trouwens graag op dat zowel in uw beleidsnota als in uw beleidsverklaring een justitiebeleid werd aangekondigd op basis van geobjectiveerde wetenschappelijke gegevens.

 

U hebt hierbij echter één groot probleem. Ondanks de extra middelen die u hebt gekregen, blijven de financiële middelen waarover u beschikt absoluut ontoereikend om tot structurele verbeteringen te komen. Dat zeg ik niet alleen, ook de Raad van State heeft dat in zijn advies opgemerkt.

 

Nog een ander punt waarop vragen onbeantwoord blijven, betreft de doorgedreven delegatiemogelijkheden waarin dit wetsontwerp voorziet om tekorten aan magistraten in bepaalde rechtsgebieden op te vangen. Met dit wetsontwerp krijgt de magistratuur meer mogelijkheden om op een meer autonome wijze te beslissen over de inzet van magistraten waar dat nodig is, met als doel de efficiëntie te verhogen en een doeltreffende werking te waarborgen. Het wetsontwerp streeft naar een uitbreiding van de mogelijke opdrachten van magistraten om noodlijdende rechtscolleges of parketten te helpen.

 

Delegatiemogelijkheden worden eenvoudiger. Voor alle duidelijkheid, wat het principe betreft, mevrouw de minister, heb ik geen kritiek, maar wel wat de uitwerking betreft, omdat er geen cijfers beschikbaar zijn over de situatie in elk rechtscollege. Er is geen reële objectivering van de toestand op het terrein.

 

Ook de verschillende actoren binnen justitie benadrukken dat, zonder voorafgaand objectief onderzoek, moet worden voorkomen dat een rechtscollege dat vandaag normaal functioneert, wordt leeggezogen om een ander rechtscollege of parket in moeilijkheden te ondersteunen. Op die manier dreigt elders immers een achterstand te ontstaan.

 

Mobiliteit kan in bepaalde omstandigheden zinvol zijn, maar – dat wil ik beklemtonen – zij moet tijdelijk en uitzonderlijk blijven en volledig afgestemd zijn op de werkelijke behoeften. Over die noodzakelijke tijdelijkheid bestaat vandaag echter geen zekerheid. De verschillende adviezen bevatten hierover fundamentele kritiek, ook dat van de Raad van State trouwens. Alleen wanneer eventuele verlengingen in de tijd beperkt blijven, zijn zij verenigbaar met artikel 152, derde lid van de Grondwet. Het moet dus een uitzonderlijke en tijdelijke maatregel blijven om te voorkomen dat delegaties de bekendmaking van vacatures en de wettelijke benoemingsprocedure vervangen.

 

Mevrouw de minister, we hebben deze kritiek naar aanleiding van de bespreking in de commissie gegeven, maar uw antwoord was eigenlijk weinig geruststellend. Ik heb het verslag nagelezen. Ik citeer: "Opdrachten kunnen hoogstens één jaar duren en zijn hernieuwbaar". Hernieuwbaar, maar u hebt geen beperking van het aantal hernieuwingen gegeven. Ik ben benieuwd naar uw antwoord hierover vandaag.

 

Minister, de problematiek van structurele tekorten moet fundamenteel met structurele maatregelen worden opgelost. De kaders moeten dus worden uitgebreid en er moeten meer magistraten worden aangeworven, uiteraard gekoppeld aan meer financiële middelen. Daar knelt het schoentje.

 

Ook de instemming van de betrokken magistraat moet worden gewaarborgd, om de onafhankelijkheid van de magistraat te verzekeren. Het Grondwettelijk Hof is ter zake heel duidelijk. De rechter die in een bepaald rechtscollege is benoemd, moet niet vrezen dat hij naar een ander rechtscollege wordt overgeplaatst wegens de manier waarop hij recht spreekt of om welke andere reden ook.

 

Ook de Hoge Raad voor de Justitie wijst er duidelijk op dat het risico bestaat dat de overplaatsing kan worden gebruikt als een verdoken tuchtsanctie, wat uiteraard niet de bedoeling mag zijn.

 

Een groot aantal maatregelen hebben betrekking op het sociaal statuut van de magistraten. De waarderingsmaatregelen, zoals de verhoging van de premies, het in aanmerking nemen van de anciënniteit in het openbaar ambt of als zelfstandige en de beroepservaring, de waardering van de functies van referendaris of documentalist, die het werk van magistraten aanzienlijk ondersteunen, het zijn allemaal elementen die de aantrekkelijkheid van het ambt van magistraat versterken, elementen die onze fractie ook steunt. Ook de toekenning van maaltijdcheques en een telewerkvergoeding is uiteraard zeer positief.

 

Toch komt er op deze regeling wel fundamentele kritiek. De Hoge Raad voor de Justitie, de Adviesraad van de magistratuur en het Koninklijk Verbond van de vrede- en politierechters zeggen allemaal heel duidelijk dat magistraten hier allang principieel recht op hebben en dat daarvoor al een voldoende wettelijke basis bestaat. Ondanks die wettelijke basis hebben de magistraten die voordelen tot vandaag nooit toegekend gekregen vanwege de beperkte budgetten. Die budgetten waren er nochtans wel voor het overige overheidspersoneel. Er wordt dan ook terecht op aangedrongen dat de maaltijdcheques en de telewerkvergoeding onmiddellijk worden toegekend en niet nog eens worden uitgesteld tot een door de Koning te bepalen datum.

 

Ook is er vanuit het werkveld kritiek op de verplichte registratie van de telewerkdagen. Elke magistraat van de zetel en van het openbaar ministerie staat zelf in voor de organisatie van zijn arbeid en voor het nakomen van zijn ambtsverplichtingen, zoals die voortvloeien uit de dienstregeling. Waar er gewerkt wordt, thuis of in het gerechtsgebouw, bepaalt de magistraat zelf, uiteraard in overleg met de korpschef. Ik wil u er ook op wijzen dat niet alle magistraten beschikken over een werkplek in het gerechtsgebouw.

 

In dit wetsontwerp zitten bepalingen over de zittingsplaatsen. Deze wijziging kadert in de doelstelling van het regeerakkoord om een aantal gerechtslocaties te verminderen met het oog op kostenrationalisatie. Voor een aantal rechtbanken kan dit worden doorgevoerd, maar niet voor allemaal.

 

Rechtbanken waarmee de burger wordt geconfronteerd, moeten dicht bij de burger zijn. Enkele voorbeelden zijn het vredegerecht, de politierechtbank, de rechtbank van eerste aanleg, in het bijzonder de familierechtbank. Nabijheid speelt immers een cruciale rol in de toegang tot het recht. Die nabijheid beperkt zich trouwens niet tot de organisatie van de zittingen alleen, maar gaat ook over de toegankelijkheid van de griffiediensten. Hierbij mag niet uit het oog worden verloren dat de griffie voor de burger een belangrijk en vaak eerste aanspreekpunt is.

 

Ik heb al aangehaald dat dit wetsontwerp een eerste uitvoering van het hefboomplan is. Er komen een aantal concrete en doelgerichte verbeteringen binnen de grenzen van de beschikbare middelen, maar het mag hier niet bij blijven. Terecht concludeert de Adviesraad van de magistratuur dat justitie dringend nood heeft aan een structurele, ambitieuze en duurzame herfinanciering die in verhouding staat tot de grote uitdagingen. Alleen op die manier kan de magistratuur gekwalificeerd en gemotiveerd personeel blijven aantrekken, wat noodzakelijk is voor haar goede werking.

 

Mevrouw de minister, hopelijk zult u hier prioritair aandacht aan besteden. Mijn punten van kritiek heb ik geformuleerd, maar de principes – of beter gezegd de maatregelen – die in dit wetsontwerp zijn uitgewerkt kunnen allemaal onze goedkeuring krijgen. Ondanks de punten van kritiek zullen wij daarom dit wetsontwerp steunen.

 

14.04  Khalil Aouasti (PS): Madame la ministre, chers collègues, contrairement à certains collègues, lorsque nous critiquons un texte, nous ne le soutenons pas ensuite. Le plan d'impulsion qui nous est présenté prétend répondre à deux objectifs. Le premier, c'est la nécessité – dont tout le monde, me semble-t-il – est conscient, de rendre plus attractive la profession de magistrat et de faire en sorte que la magistrature soit mieux organisée. Le second serait d'apporter une plus grande souplesse dans l'utilisation du parc immobilier.

 

En réalité, madame la ministre, chers collègues, votre plan d'impulsion, comme la gestion d'autres dossiers importants, malheureusement, au premier rang desquels la surpopulation carcérale, atteste d'une seule vision: celle d'une gestion à court terme. Nous ne voyons pas de gestion à long terme d'un problème qui est structurel, à savoir le manque de magistrats, le sous-financement du département de la Justice et la vétusté des bâtiments de justice. Je ne suis pas le seul à le dire. Ce sont les principales critiques qui vous ont été adressées tant par le Conseil supérieur de la Justice que par le Conseil consultatif de la magistrature. Tous deux ont salué, poliment, le travail des task-forces qui ont été réunies, mais ils soulignent que cette réforme ne comporte que des solutions à court terme.

 

Au problème de l'insuffisance de magistrats, au problème de l'insuffisance de greffiers dans les différentes entités judiciaires, vous ne proposez ni moyens ni recrutements nouveaux, mais seulement de la flexibilité. Au problème de la vétusté des bâtiments, vous ne proposez pas de réels investissements. Non, vous fermez des lieux de justice. Au problème de l'attractivité de la profession de magistrat, vous ne proposez pas de revalorisation. Non, les magistrats seront frappés par la limitation de l'index et par la réforme des pensions que votre gouvernement a décidées. Cela dit, grâce à vous, ils recevront enfin les chèques-repas auxquels ils ont droit depuis toujours dans le cadre du Code judiciaire.

 

Madame la ministre, on l'a dit, cette absence de vision à long terme des lignes politiques se traduit également par l'ajustement budgétaire que vous nous avez fait voter récemment. Certes, vous avez réussi à engranger 81 millions d'euros pour le département de la Justice, mais, comme on vous l'a rappelé, la seule cotisation patronale de responsabilisation, entrée en vigueur le 1er juin de cette année, vous coûtera plus de 100 millions d'euros. Cela signifie concrètement que vous ne disposez pas d'un seul euro supplémentaire récurrent pour refinancer votre département. Au contraire, par les décisions de votre propre majorité, votre département est définancé.

 

Madame la ministre, nous avons eu de longs débats sur cette question. Comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire, lorsque je vais à la rencontre des acteurs de la justice, qu'observe-t-on? Des palais de justice dans lesquels il pleut; du personnel qui travaille dans des prisons dont les murs sont envahis par le mérule; des détenus qui espèrent simplement ne pas dormir à même le sol, manger à leur faim, ne pas mourir de froid en hiver faute de fenêtres dans leur cellule et ne pas suffoquer lors des épisodes de canicule. Je pense aussi aux associations qui se heurtent aux pires difficultés pour remplir leurs missions. Et la liste est encore longue.

 

Le premier problème de la justice, c'est un manque de moyens humains et un manque de personnel. Or la seule réponse que vous proposez est le déplacement des magistrats. Où sont les chiffres? Où est l'évaluation précise, transparente et incontestable de la situation de chaque juridiction et de chaque parquet vous permettant d'organiser ces déplacements? En réalité, la délégation que vous organisez à travers ce projet de loi pourra désormais se faire partout: vers les juridictions inférieures, supérieures ou de manière transversale; et ce, sans aucune limite de temps, au risque de fragiliser les quelques tribunaux qui fonctionnent encore correctement. Vous ne résolvez donc pas les problèmes; vous les déplacez. Vous réglez la pénurie chez les uns en en provoquant de nouvelles chez les autres.

 

Chose grave, en ne prévoyant aucune limite de temps à ces déplacements et à ces délégations, vous portez atteinte à un principe fondamental de notre État de droit, du moins pour celles et ceux qui y restent attachés: celui de l'inamovibilité des juges. C'est, du reste, ce que vous rappelle également le Collège des cours et tribunaux.

 

La situation est encore plus préoccupante pour les magistrats du ministère public. Pour cette délégation, alors que le consentement est requis pour les magistrats du siège, il ne le sera pas pour ceux du ministère public. Pourtant, l'indépendance des magistrats du siège est, elle aussi, consacrée par la Constitution. Cette absence de garantie qui est motivée par des situations d'urgence, lesquelles sont, en réalité, le résultat de l'inaction de ce gouvernement, est non seulement incompréhensible, mais également préoccupante.

 

Le second problème de la justice est qu'elle doit, et qu'elle est aujourd'hui, malheureusement, insuffisamment accessible, insuffisamment humaine, insuffisamment sécurisée. La justice, et les lieux de justice qui sont là pour la consacrer, devraient être proches des citoyens. Ils devraient être visibles, et cette justice devrait s'exercer de manière compréhensible.

 

La justice ne peut pas être reléguée, éloignée ou dégradée par une expression poétique qu'est la justice sous l'arbre. On croirait retrouver le temps de saint Louis… À nouveau, comment prétendre réorganiser des lieux de justice sans un diagnostic complet, sans une évaluation objective de l'état des bâtiments, de leur salubrité, de leur accessibilité? Et cela, ce n'est pas mon interrogation, c'est celle du Conseil supérieur de la justice.

 

Car moins de lieux de justice équivaut à une justice plus éloignée, qui devient progressivement, lentement, mais certainement, une justice toujours plus inaccessible pour un nombre toujours plus croissant de nos concitoyens. Pour de nombreux Belges, pour les plus précaires, pour les plus vulnérables, pour ceux qui sont porteurs de handicap, chaque kilomètre compte, et chaque obstacle supplémentaire devient une limite d'accès à leurs droits. C'est même une double peine, puisque là où, déjà, ils doivent revendiquer en justice la défense de leurs droits, faire en sorte de rendre inaccessible cette défense en justice les prive effectivement de deux droits. Or nous ne pouvons pas accepter cette fracture.

 

Pour répondre à tout cela, essentiellement à l'insalubrité des bâtiments, à cause de laquelle de nombreuses salles ferment, quel est votre palliatif? Il consiste à compenser la suppression, notamment des tribunaux de police, en les déplaçant dans des lieux tiers, c'est-à-dire dans des endroits qui ne sont pas initialement conçus pour accueillir les audiences. En fait, le problème, madame la ministre, et c'est ce qu'on vous a dit, déjà en commission, c'est que la décision de suppression se prend aujourd'hui, immédiatement. Les compensations, la définition des lieux tiers, les investissements qui seront nécessaires pour les rendre accessibles et sûrs pour une activité judiciaire, eux, sont renvoyés à plus tard. Et nous ne les connaissons toujours pas. Vous votez donc la suppression sans voter la moindre compensation. Or, il faut pouvoir le rappeler, demander demain la tenue d'une audience, et d'une audience même pénale, du tribunal de police dans une salle de conseil communal nécessite peut-être des mesures de sécurité que n'offre pas une administration communale, contrairement à un tribunal de police.

 

On l'a dit: ce sont des lieux qui ne sont pas adaptés et qui peuvent peut-être s'adapter, mais qui ne le sont clairement pas pour le moment. Or, qu'il s'agisse de cette fameuse réforme appelée "de justice sous l'arbre" appliquée aux tribunaux de police ou de la délocalisation pour des raisons de sécurité, toutes ces mesures de suppression de lieux d'audience résultent d'une même politique qui est celle du sous-investissement chronique dans les bâtiments de justice.

 

Rien ne justifie aujourd'hui que la justice ne dispose pas, dans chaque arrondissement, d'une salle d'audience permettant d'accueillir des procès dans un cadre sécurisé. Cela renvoie encore à un besoin évident: celui d'investir, de rénover, de planifier, plutôt que de déplacer et d'improviser.

 

Enfin, la question de l'attractivité de la profession de magistrat s'est également posée dans votre plan d'impulsion, madame la ministre. Nous l'avons déjà dit: un principe fondamental est consacré par l'article 363 de notre Code judiciaire, qui prévoit que tous les avantages auxquels ont droit les fonctionnaires fédéraux doivent également être accordés aux magistrats. C'est donc une garantie essentielle pour les magistrats.

 

Par conséquent, la question du télétravail, celle de l'indemnité liée à ce télétravail et celle des chèques-repas ne devraient même pas se poser. Ces droits sont dus aux magistrats. Dans votre plan d'impulsion, vous confirmez ces avantages, ce qui est à saluer, mais en changeant de méthode. En réalité, en spécifiant ces avantages, tout particulièrement pour les magistrats, ce projet de loi fragilise cette règle d'égalité qui est aujourd'hui prévue à l'article 363 du Code judiciaire et il la rend obsolète.

 

À entendre le gouvernement, on ferait aujourd'hui un pas en avant. En réalité, on revient sur une promesse. Je l'ai dit: les chèques-repas sont dus, le télétravail est dû, l'indemnité de télétravail est due. Les magistrats auraient dû les recevoir. Au lieu d'appliquer simplement la loi, on la complique et on affaiblit les droits. On prévoit de nouvelles conditions, des contraintes administratives, un report. Soyons clairs, ce qui ne figure pas aujourd'hui dans l'article 363 ne leur est pas dû. Ce qui avait été promis dans le cadre de l'article 363, c'était l'égalité. Or vous proposez aujourd'hui une fragilisation de cette garantie d'égalité.

 

Madame la ministre, chers collègues, ce qu'il faut, ce n'est pas une redistribution des fragilités, mais un véritable investissement dans le département de la justice. Ce qu'il faut, c'est une politique des ressources humaines qui soit cohérente, réfléchie, globale. C'est le maintien des droits, et non pas une fragilisation de ceux-ci sous le couvert d'octroi d'avantages. Ce qu'il faut, c'est une évaluation rigoureuse des besoins, fondée sur une mesure objective de la charge de travail, toujours absente à ce stade. Ce qu'il faut, c'est rendre tous les lieux de justice suffisamment sûrs, salubres, accessibles, et non pas déplacer des lieux d'audience vers des lieux conçus pour d'autres fonctions. Ce qu'il faut, en réalité, c'est un plan à long terme, et non pas des mesures de court terme pour éteindre les incendies quand ils se présentent. Car un incendie, même éteint rapidement, a toujours tendance à fragiliser l'édifice dans son ensemble, lorsqu'il s'est déclaré.

 

Pour ces motifs, vous l'aurez compris, madame la ministre, mon groupe ne pourra pas soutenir ce projet de loi, dit projet Impulsion.

 

14.05  Julien Ribaudo (PVDA-PTB): Madame la ministre, "les dossiers s'accumulent faute de moyens, et le risque est d'en arriver à des drames". Ce ne sont pas mes mots. Ce sont ceux de l'actuelle et de l'ancien président du Collège des procureurs généraux, Ingrid Godard et Frédéric Van Leeuw, dans Le Soir cette semaine.

 

Il y a deux mois, toutes les associations de magistrats du pays lançaient également un appel commun. Je les cite: "Des économies sans vision à long terme, sans projet structurel d'avenir et sans véritable concertation, dans un contexte où la justice souffre déjà de pénuries chroniques, ne sont pas des réformes. Ce sont des entreprises de démantèlement."

 

Ces derniers mois, le monde judiciaire est descendu dans la rue à plusieurs reprises – d'autres collègues l'ont dit. Pourquoi? Parce que les tribunaux manquent de personnel, parce que les dossiers s'accumulent, parce que les palais de justice tombent en ruine, parce que ce gouvernement réduit la pension des magistrats.

 

Comme si cela ne suffisait pas, votre gouvernement a décidé d'augmenter les cotisations patronales pour les statutaires, faisant donc supporter cette lourde charge supplémentaire au budget du fonctionnement de la justice.

 

Les magistrats sont évidemment les premiers touchés, mais ils ne sont pas les seuls. Les premières victimes sont les citoyens: le travailleur qui attend des années avant que son dossier soit examiné par le tribunal du travail, la victime qui attend une décision de justice, l'entrepreneur dont le litige commercial n'aboutit jamais. Ce n'est pas un problème abstrait de fonctionnement. C'est un problème d'accès effectif au droit.

 

Les chiffres le montrent. L'an dernier encore, le nombre de plaintes adressées au Conseil supérieur de la Justice a augmenté d'environ 20 %. Si on prend la période de cinq ans, elles ont bondi de près de 80 %. Ce n'est pas un hasard. C'est le symptôme d'une justice sous-financée depuis bien trop longtemps.

 

Pourtant, face à cette crise, votre gouvernement répond toujours de la même manière: il ne résout pas les pénuries, mais il les organise. Face à la surpopulation carcérale, vous adoptez des mesures d'urgence. Face aux difficultés des tribunaux, vous présentez un plan d'impulsion. À chaque fois, vous ne traitez pas les causes du problème. Vous adaptez simplement la manière de gérer le manque de moyens.

 

Ce projet de loi s'inscrit exactement dans cette logique. Pour être honnête, je dois dire que ce texte contient quelques avancées que nous soutenons, comme les chèques-repas, l'indemnité de télétravail et une meilleure reconnaissance de l'expérience professionnelle. Ces mesures étaient attendues depuis longtemps, mais elles étaient aussi dues depuis longtemps. Ce sont donc des avancées, certes, mais elles ne peuvent masquer tout le reste.

 

Ce que votre gouvernement accorde aujourd'hui d'une main, il le retire de l'autre. Pendant qu'il introduit les chèques-repas, il réduit jusqu'à un quart de la pension des futurs magistrats. Le Conseil consultatif de la magistrature lui-même avertit que cette réforme des pensions aggravera les difficultés de recrutement et rendra la profession encore moins attractive.

 

Le premier problème de ce projet est qu'il éloigne progressivement la justice des citoyens. Vous supprimez les garanties qui empêchaient jusqu'ici la fermeture de certains sièges d'audience des tribunaux de police. Vous présentez cela comme une simple rationalisation. Mais une justice efficace n'est pas seulement une justice optimisée, c'est d'abord une justice accessible. Madame la ministre, comme nous vous l'avons déjà dit en commission, la proximité n'est pas un luxe. Elle conditionne la capacité réelle des citoyens à faire valoir leurs droits.

 

Vous affirmez que nous ne pouvons plus maintenir autant de bâtiments. Je ne partage pas ce constat. Car ce n'est pas une fatalité, comme vous voudriez nous le faire croire, mais bien un choix budgétaire. Vous choisissez de ne pas donner à la justice les moyens de conserver une présence locale. Lorsque cette proximité disparaît, vous demandez ensuite à d'autres acteurs locaux, déjà sous pression, de compenser ce retrait.

 

Plusieurs magistrats écrivaient récemment dans De Morgen: "Un État de droit qui n'est accessible qu'à ceux qui peuvent se permettre d'en payer le prix perd progressivement sa légitimité." L'Union Royale des Juges de Paix et Juges de Police nous l'a également rappelé dans l'avis qu'elle nous a transmis. Elle souligne que les audiences organisées sous l'arbre n'ont réellement fonctionné que dans une situation très particulière, celle du deuxième canton d'Eupen-Saint-Vith, et que les autres expériences n'ont pas encore abouti. Vous choisissez pourtant d'étendre un mécanisme qui, dans les faits, n'a pas encore démontré son efficacité.

 

Le deuxième problème, c'est la manière dont vous abordez la pénurie de magistrats. Vous présentez cela comme davantage d'autonomie mais, en réalité, vous organisez davantage de mobilité. Les magistrats pourront être délégués plus facilement d'une juridiction à une autre. Ce n'est pas un renforcement des effectifs mais une meilleure répartition de la pénurie. Cela n'augmente pas le nombre de magistrats, vous ne faites que déplacer ceux qui existent déjà.

 

Au-delà du fait que cette réforme ne provient pas d’une analyse fouillée – car nous n'avons rien reçu concernant les études préalables ou les cadres demandés –, vous avez été interrogé sur le risque qu'à force d'être renouvelées, des délégations censées rester temporaires deviennent des affectations permanentes sans nomination. Vous nous avez répondu que l'absence de limite était un choix assumé pour préserver la flexibilité des chefs de corps, alors même que le Conseil d’État met en garde contre ce risque.

 

Tous les organes consultatifs ou presque vous mettent en garde. Le Conseil d'État, le Conseil supérieur de la Justice, le Conseil consultatif de la magistrature, tous disent la même chose: la mobilité ne remplacera jamais des recrutements, elle ne remplacera jamais des investissements ni une politique ambitieuse pour la justice.

 

Enfin, ce projet constitue le premier pas vers une évolution bien plus profonde. Il ne s'agit plus uniquement de mieux organiser la justice, mais de la gérer totalement autrement. Dans votre accord de gouvernement, comme dans votre note de politique générale, vous annoncez davantage d'autonomie de gestion, et ce, je cite, "en contrepartie d'engagements de résultats". Cette formulation est révélatrice, comme nous avons pu en discuter plusieurs fois. L'autonomie n'est plus conçue comme une garantie de l'indépendance, elle devient la contrepartie d'objectifs de performance.

 

Les magistrats eux-mêmes vous alertent: ils craignent que l'élargissement des délégations, combiné au futur comité de direction commun, ne conduise progressivement à une gestion toujours plus centralisée de l'Ordre judiciaire. Les magistrats ne sont pas des fonctionnaires comme les autres; leur statut particulier existe pour protéger les citoyens. Une justice indépendante ne peut pas être pilotée comme une entreprise, car les tribunaux ne produisent pas des chiffres. Ceux-ci rendent des décisions qui touchent à la liberté, aux droits fondamentaux et à l'égalité devant la loi. Et donc, l'indépendance d'un juge ne se mesure pas au moyen d'indicateurs de performance.

 

Madame la ministre, le problème de ce texte ne réside pas uniquement dans ce qu'il contient, mais aussi dans ce qu'il révèle. Une fois encore, lorsque la justice manque de moyens, votre gouvernement ne répond pas par davantage d'investissements durables et structurels, à la hauteur des enjeux. Il répond par davantage de flexibilité, davantage de mobilité, davantage de rationalisation, davantage de gestion. Or une justice démocratique ne se construit pas en demandant toujours plus d'efforts à des magistrats déjà à bout de souffle. Une justice démocratique se construit en donnant aux juridictions les moyens de fonctionner, en recrutant suffisamment de magistrats, de greffiers et de personnel, en maintenant une justice proche des citoyens et en protégeant pleinement l'indépendance du pouvoir judiciaire.

 

C'est tout cela que réclament aujourd'hui les magistrats. C'est aussi ce que méritent les citoyens, parce qu'au bout du compte, une justice affaiblie ne pénalise pas seulement ceux qui y travaillent, elle affaiblit les droits de toute la société.

 

Vous l'aurez compris, madame la ministre, pour toutes ces raisons, nous ne soutiendrons pas le projet que vous nous proposez.

 

14.06  Alain Yzermans (Vooruit): Mevrouw de minister, het groeiend wantrouwen van de burger in justitie is de ontstoken achillespees van de parlementaire democratie.

 

De alarmsignalen die we ontvingen van de verenigde magistratuur via de vijf-voor-twaalfacties vorig jaar, logen er niet om. Er is de manifeste onderfinanciering, het chronische personeelstekort en de zeer hoge werkdruk, met onaanvaardbare doorlooptijden tot gevolg, de aftandse en de totaal onaangepaste en soms onveilige gerechtsgebouwen. Op vele fronten bevindt justitie zich in een permanente crisis, maar het grootste probleem blijft de verpletterende overbevolking van onze gevangenissen, met inhumane leef- en werkomstandigheden. Ondanks extra aandacht en verschillende noodwetten blijft die situatie onwaardig en onaanvaardbaar voor justitie en voor onze Belgische staat.

 

Bovendien bestaat ook het risico dat door de toenemende invloed van de georganiseerde criminaliteit de integriteit van magistraten onder druk komt te staan. Een sterke, rechtvaardige, transparante en doeltreffende justitie is essentieel voor onze democratie. Daarom is het noodzakelijk om via een structurele aanpak, via dialoog, het tij te keren. Een structurele en duurzame hervorming is noodzakelijk.

 

Met de extra 21 miljoen euro die u voor dit hefboomplan hebt vrijgemaakt, wordt geïnvesteerd in veiligheid, bijvoorbeeld in de scanstraten, en wordt het personeel versterkt door middelen te voorzien om de instroom van magistraten en griffiers te verhogen. Op termijn kunnen ook meer dan 100 magistraten worden aangeworven. Binnen een personeelskader dat niet geactualiseerd werd en amper werd aangepast, valt te hopen dat dit extra zuurstof biedt.

 

Daarnaast is deze eerste hefboomwet een eerste stap in de opwaardering, de herwaardering en de modernisering van het ambt van magistraat. Als fractie zijn we zeer tevreden over de gelijkschakeling van de arbeidsvoorwaarden met die van de andere federale ambtenaren. De invoering van de maaltijdcheques is bijvoorbeeld een belangrijke incentive. Alle maatregelen die bijdragen aan de koopkracht worden dan ook door ons ondersteund.

 

Deze hefboom is een eerste breekijzer om Justitie aantrekkelijker te maken, maar dat is lang niet genoeg. Wie een solide democratie, een performante rechtsstaat en een goed draaiend apparaat nastreeft, investeert in haar menselijk kapitaal. Dat beleid wil Vooruit volop steunen.

 

14.07  Leentje Grillaert (cd&v): Beste collega's, namens mijn fractie spreek ik mijn volledige steun uit voor deze broodnodige hervorming. Iets anders zou u waarschijnlijk verbazen. Zoals meerdere collega's al hebben gezegd, is dit het resultaat van intensief overleg met de rechterlijke orde. Het biedt ook een concreet antwoord op de terechte bezorgdheden van de rechterlijke orde van de afgelopen maanden en richt zich op drie essentiële pijlers: de aantrekkelijkheid van het beroep, organisatorische slagkracht en technische modernisering.

 

Wie een sterke rechtsstaat ambieert, moet investeren in de mensen die hem dragen. Mijn collega Van Vaerenbergh heeft het al gezegd, net als mijn collega van Vooruit. Investeren in de mensen die justitie dragen, is onontbeerlijk. We steunen daarom de maatregelen die de structurele aanwervingsmogelijkheden versterken. Ik noem er een aantal. De uitbreiding van de erkenning van privé-ervaring tot twaalf jaar is zeker nodig om extern talent aan te trekken. De invoering van een taaltoelage voor referendarissen bij het Hof van Cassatie erkent de zware benoemingsvoorwaarden. Justitie wordt eindelijk op het niveau van andere overheidsdiensten gebracht door de toekenning van maaltijdcheques en de verankering van telewerk en een telewerkvergoeding in het Gerechtelijk Wetboek. Daarnaast is er een verhoging van de weddebijslag voor griffiers die onderzoeksrechters en jeugdrechters bijstaan. Dat is een kwestie van billijkheid, gelet op hun grote verantwoordelijkheid.

 

Het gaat om meer autonomie en organisatorische slagkracht. Dit wetsontwerp geeft de rechterlijke macht de middelen om haar organisatie efficiënter vorm te geven in het kader van het zelfstandig beheer. We steunen uiteraard de vereenvoudiging van de procedures voor zittingen op alternatieve locaties bij veiligheidsrisico's. Dat getuigt voor ons van gezond verstand. De hervorming van de zittingsplaatsen van de politierechtbanken, inclusief de uitbreiding van de mogelijkheid sous l’arbre, toont aan dat de nabijheid voor de burger centraal staat, terwijl onnodige starheid wordt weggewerkt.

 

Collega's, ik wil ook expliciet enkele amendementen aanhalen die de werking van Justitie in de praktijk garanderen.

 

Onder andere de verlenging van de tijdelijke personeelskaders voor Antwerpen en Limburg is onontbeerlijk voor de strijd tegen de drugsproblemen. Zowel het college van het openbaar ministerie als het college van hoven en rechtbanken hebben de verlenging van die kaders gevraagd. Een eerste aspect is dat er nog altijd dossiers worden voorbereid inzake die operatie. Die moeten nog behandeld worden in de rechtbank. Een ander aspect is dat de problematiek nog steeds bestaat. Uit de cijfers valt wel af te leiden dat er minder vaststellingen zijn, maar misschien wijst dat eerder op een verschuiving van de activiteit. Bijkomend opsporingswerk is dus wel vereist.

 

Zoals meerder collega’s al aanhaalden, wordt de retroactieve toekenning van de voordelen, zoals de wachttoelage van magistraten in opleiding en de maaltijdcheques, absoluut gewaardeerd. Die toekenning kwam er na eerdere gerechtelijke uitspraken.

 

Door die voordelen retroactief tot begin 2024 aan de volledige doelgroep toe te kennen, waarborgt de minister de gelijke behandeling, zonder dat dat ten koste gaat van de effectieven op het terrein.

 

Tot slot, wij steunen uiteraard de aanpassing aan het kader bij het parket van West-Vlaanderen, wat de organisatie van de verschillende afdelingen aanzienlijk zal verbeteren.

 

Mijn dank gaat uit naar de minister en naar haar kabinet voor dit evenwichtige, noodzakelijke en toekomstgerichte wetsontwerp. Het erkent het harde werk van onze magistraten en van het gerechtspersoneel en het moderniseert justitie waar dat het meest nodig is. Mevrouw de minister, zoals gezegd, onze steun hebt u.

 

14.08 Minister Annelies Verlinden: Geachte Kamerleden, ik dank u voor uw inzichten, vragen en toelichtingen. We hebben in de commissie al uitgebreid de kans gehad om veel van deze posities en ideeën met elkaar te bespreken. Sommigen onder u hebben ernaar verwezen dat de magistratuur vorig jaar heel duidelijk aan de alarmbel heeft getrokken, waarbij veel magistraten, maar ook medewerkers, acties hebben gevoerd vanwege de context waarin zij al vele jaren verkeren.

 

De magistraten en medewerkers zijn misnoegd vanwege de structurele onderfinanciering van justitie, het gebrek aan waardering en erkenning sinds lange tijd en bijkomend bepaalde hervormingen die ook een impact op hen zullen hebben. Het was van bij aanvang mijn overtuiging dat we die signalen niet zomaar naast ons mochten neerleggen. Een sterke justitie is immers geen luxe, maar een absolute voorwaarde voor een goed functionerende democratische rechtsstaat.

 

De uitdagingen waarmee justitie vandaag wordt geconfronteerd, zijn niet nieuw. Er zijn problemen op het vlak van infrastructuur, digitalisering en personeelsbezetting, die al decennialang aanslepen. Die problemen vragen om maatregelen op de lange termijn, maar ook om zuurstof en concrete actie op de kortere termijn. Dat is precies wat we doen met dit eerste hefboomplan.

 

C'est également la raison pour laquelle une collaboration étroite a été mise en place avec les représentants de l'organisation judiciaire, en concertation avec lesquels un premier plan d'impulsion a été élaboré.

 

Onderhavig wetsontwerp, dat heel wat onderdelen bevat, geeft uitvoering aan dat overleg via het zogenaamde hefboomplan. Dat strekt er in de eerste plaats toe om het beroep aantrekkelijker te maken. Het is in dat licht noodzakelijk dat we aantrekkelijke en ten opzichte van andere juridische beroepen in de private en publieke sector concurrentiële arbeidsvoorwaarden kunnen bieden. Daarom hebben we ervoor gekozen om maaltijdcheques en een telewerkvergoeding in te voeren voor magistraten, referendarissen bij het Hof van Cassatie en assessoren van de strafuitvoeringsrechtbanken. Om talent te kunnen aantrekken en behouden, zorgen we ervoor dat wie uit de private sector komt, meer anciënniteit mee mag nemen en verhogen we de weddetoeslag voor griffiers die de onderzoeksrechters en familierechters bijstaan.

 

Comme vous l'avez également mentionné, une deuxième série de mesures prévues dans le projet de loi portent sur l'organisation de l'ordre judiciaire. L'objectif est de conférer au pouvoir judiciaire davantage de latitudes et d'autonomie pour qu'il puisse organiser son mode de fonctionnement plus efficacement. Nous allons également faciliter le report des audiences lorsque la sécurité ou des raisons pratiques l'exigent.

 

We maken het mogelijk om via een zaakverdelingsreglement het aantal afdelingen van een politierechtbank te verminderen en te voorzien in een zittingsplaats sous l'arbre, zoals voor een vrederechter. Op die manier kunnen we de rechterlijke orde haar diensten efficiënter laten organiseren, garanderen we de toegankelijkheid van de dienstverlening aan de burgers en kunnen we rationaliseren op het vlak van het aantal gebouwen.

 

Enfin, nous harmonisons les dispositions permettant de déléguer temporairement des membres du personnel et des magistrats, là où les besoins sont les plus pressants et là où cela s'avère nécessaire.

 

Nous élargissons ainsi les possibilités de délégation temporaire; et ce, à la demande expresse de l'ordre judiciaire même. Cette approche leur permet en effet d'affecter plus efficacement les ressources humaines.

 

Collega's, ik zal de interessante debatten die we over het Hefboomplan en het wetsontwerp in de commissie voor Justitie hebben gevoerd, niet overdoen en kort ingaan op de voornaamste bezorgdheden die hier vandaag omtrent de maatregelen in het ontwerp, die de rechterlijke orde moeten toelaten zich efficiënter te organiseren, opnieuw werden geuit.

 

De FOD Justitie beschikt over 200 gerechtsgebouwen. Het onderhoud en de instandhouding daarvan zijn niet langer houdbaar. Die vaststelling is niet nieuw. Vele van mijn voorgangers hebben daar al op gewezen. Bezoeken ter plaatse, misschien ook door sommigen onder u, en contacten met de rechterlijke orde bevestigen dat alleen maar.

 

Verouderde gebouwen die niet meer voldoen aan de normen van een moderne werkplek, waar medewerkers van Justitie onder moeilijke omstandigheden moeten werken en waar bezoekers en rechtszoekenden worden geconfronteerd met het beeld dat Justitie uitstraalt, kunnen we niet aanvaarden. We mogen onze ogen niet sluiten voor die realiteit. Daarom moeten we maatregelen nemen met het oog op rationalisering van het gebouwenpark van Justitie zonder dat de dienstverlening aan de rechtszoekende in het gedrang komt.

 

Bovendien is het principe om zittingsplaatsen af te schaffen via een zaakverdelingsreglement niet nieuw. Het werd eind 2022 ingevoerd, nota bene toen onder andere de partij van de heer Aouasti deel uitmaakte van de meerderheid.

 

Ook het principe sous l'arbre is al langer bekend. We maken de toepassing ervan nu ook mogelijk voor de politierechtbanken. Kortom, we gaan gewoon voort op de ingeslagen weg.

 

L'accessibilité de la justice ne se résume pas à la proximité, mais peut aussi englober d'autres aspects, tels que l'extension des heures d'ouverture du greffe et l'augmentation des effectifs du greffe afin de mieux aider les justiciables ou encore une diminution du nombre de bâtiments de justice, mais de meilleure qualité, dotés de toutes les commodités et donc également accessibles aux personnes à mobilité réduite.

 

L'ordre judiciaire réclame, par ailleurs, davantage de possibilités pour organiser la gestion de son personnel de manière plus flexible. Désormais, il pourra décider de manière autonome des délégations temporaires des magistrats et du personnel judiciaire, de sorte qu'il pourra les affecter là où ils sont les plus nécessaires. Cette mesure garantit une utilisation plus efficace et mieux ciblée des ressources disponibles.

 

Mevrouw Dillen, mijnheer Aouasti, het aantal hernieuwingen werd in de wet niet beperkt. We geven daarmee ook vertrouwen aan de korpschefs om hun diensten op een zo efficiënt mogelijke manier te organiseren.

 

Pour les collègues Aouasti, Ribaudo et Dillen: les délégations temporaires ne sont évidemment pas une solution aux pénuries structurelles de personnel. Nous en avons bien discuté lors de la commission de la Justice. En revanche, grâce aux moyens supplémentaires dégagés pour renforcer l’ordre judiciaire – cela revient à 21 millions d’euros, ainsi que 7 millions d’euros supplémentaires à partir de 2028 –, nous continuons néanmoins à œuvrer à son renforcement et à pourvoir les cadres.

 

Le 3 juillet dernier encore, 96 postes vacants de magistrat ont été publiés, dont 64 au sein des cours et tribunaux et 32 au sein des parquets. L’été dernier, 113 postes vacants avaient, du reste, déjà été publiés pour des magistrats. Il s’agissait alors de 60 postes au sein des cours et tribunaux et de 53 au sein des parquets.

 

Collega Dillen, wat de verregaande reflectie over de toekomst van Justitie betreft, is de Hoge Raad voor de Justitie vorig jaar een dialoog tussen de drie machten opgestart. Uiteraard steun ik dat initiatief ten volle en mag de Hoge Raad voor de Justitie bij de voortzetting ervan steeds op mij rekenen, zoals ik ook al in het begin opmerkte.

 

Ik spreek tegen dat we niet over het budget voor de maaltijdcheques zouden beschikken. In de commissie voor Justitie lichtte ik al toe dat in het kader van het Hefboomplan in een budget van 7,5 miljoen euro is voorzien voor maatregelen om de functies aantrekkelijker te maken, onder andere maaltijdcheques en een telewerkvergoeding. Bovendien heeft de regering tijdens de begrotingscontrole bijkomende middelen om de maaltijdcheques en de telewerkvergoeding retroactief uit te betalen vanaf 1 januari 2024 uitgetrokken.

 

Collega’s, de maatregelen uit het Hefboomplan en het wetsontwerp zullen uiteraard niet onmiddellijk en zeker niet alle problemen bij Justitie oplossen. Dat hebben we ook nooit beweerd. Vandaar dat we spreken van een hefboomplan. Ze zijn wat mij betreft wel alvast een belangrijke eerste en noodzakelijke, stap. Samen met de rechterlijke orde zetten wij onze inspanningen voort om de organisatie sterker en efficiënter te maken.

 

Ik wil iedereen hier die heeft bijgedragen aan het debat over het toekomstperspectief voor Justitie, bijzonder danken voor de reflecties, net zoals alle vertegenwoordigers van de verschillende onderdelen van Justitie en van de rechterlijke orde voor hun constructieve bijdrage aan de dialoog, in moeilijke omstandigheden. We zijn die dialoog vorig jaar gestart, toen er nog acties werden aangekondigd. Ik meen echter dat het Hefboomplan en het voorliggende wetsontwerp aantonen dat als men in overleg blijft, men samen stappen in de goede richting kan doen.

 

14.09  Khalil Aouasti (PS): Madame la ministre, je voudrais revenir sur deux éléments.

 

Premièrement, la suppression des lieux d'audience. Vous faisiez partie du gouvernement Vivaldi. À l'époque, la question qui se pose aujourd'hui avait précisément été examinée. Il avait été décidé d'immuniser totalement les justices de paix et les tribunaux de police, précisément parce qu'ils constituent les lieux d'audience de proximité. Les textes adoptés étaient clairs: ces lieux d'audience ne pouvaient pas faire l'objet d'un regroupement ni d'une rationalisation.

 

Lorsque vous affirmez que cela a déjà été fait, c'est inexact. Jusqu'à présent, ces lieux de justice de proximité étaient protégés. Or, avec votre projet, vous faites sauter ce verrou. Ils pourront désormais être concernés par les opérations de rationalisation que vous souhaitez mener. Et cette rationalisation répond à une logique essentiellement budgétaire. Elle ne s'accompagne d'aucune vision à long terme sur la gestion de la vétusté des bâtiments.

 

Deuxièmement, j'en viens aux chèques-repas et aux indemnités de télétravail. Vous jouez contre vos propres intérêts, madame la ministre. Jusqu'à présent, l'article 363 du Code judiciaire prévoyait que les magistrats bénéficient des mêmes avantages sociaux que les fonctionnaires fédéraux. Vous n'aviez rien à négocier.

 

À partir du moment où les fonctionnaires fédéraux obtenaient des chèques-repas, vous pouviez simplement exiger la réciprocité des budgets alloués pour la magistrature. Si la valeur des chèques-repas passait de 8 à 10 euros, il vous suffisait de rappeler que les magistrats avaient droit aux mêmes avantages sociaux et d'exiger les moyens nécessaires. Vous étiez dans une position confortable.

 

En retirant ces dispositions du Code judiciaire, vous devrez trouver vos propres budgets. Or, vous avez vous-même reconnu en commission que vous n'étiez pas en mesure de garantir que les magistrats bénéficieront demain d'une augmentation de la valeur des chèques-repas, ni même qu'ils suivront automatiquement les évolutions accordées dans la fonction publique. Vous jouez contre votre propre camp, et cela est contraire à vos intérêts de ministre de la Justice et aux intérêts de la magistrature.

 

Cela me rappelle ce que nous avons connu pendant la crise du covid. Lorsque certains demandaient une augmentation des allocations de chômage, il était immédiatement répondu que le droit passerelle des indépendants devait être relevé dans les mêmes proportions et que les moyens budgétaires devaient être trouvés pour assurer cette symétrie.

 

Vous faites aujourd'hui exactement l'inverse. Vous aviez une disposition qui vous permettait de négocier en dehors de vos budgets une croissance automatique. Vous sortez tous ces avantages sociaux de l'article 363 du Code judiciaire, et vous vous imposez dès lors de devoir compenser dans vos propres budgets ce qui est décidé par ailleurs, ce qui ne devait pas être le cas jusqu'à présent. Donc, sous couvert d'octroyer des avantages, vous précarisez socialement la magistrature à l'avenir.

 

Nous vous le répétons, ce projet de loi est contraire à vos propres intérêts en tant que ministre de la Justice, et contraire aux intérêts et aux avantages sociaux de la magistrature.

 

De voorzitster: Vraagt nog iemand het woord? (Nee)

Quelqu'un demande-t-il encore la parole? (Non)

 

De algemene bespreking is gesloten.

La discussion générale est close.

 

Bespreking van de artikelen

Discussion des articles

 

We vatten de bespreking van de artikelen aan. De door de commissie aangenomen tekst geldt als basis voor de bespreking. (Rgt 85, 4) (1550/7)

Nous passons à la discussion des articles. Le texte adopté par la commission sert de base à la discussion. (Rgt 85, 4) (1550/7)

 

Het wetsontwerp telt 61 artikelen.

Le projet de loi compte 61 articles.

 

Er werden geen amendementen ingediend.

Aucun amendement n'a été déposé.

 

De artikelen 1 tot 61 worden artikel per artikel aangenomen.

Les articles 1 à 61 sont adoptés article par article.

 

De bespreking van de artikelen is gesloten. De stemming over het geheel zal later plaatsvinden.

La discussion des articles est close. Le vote sur l'ensemble aura lieu ultérieurement.

 

15 Wetsontwerp tot omzetting van Richtlijn (EU) 2024/1226 van het Europees Parlement en de Raad van 24 april 2024 betreffende de definitie van strafrechtelijke delicten en van sancties voor de schending van beperkende maatregelen van de Unie en tot wijziging van Richtlijn (EU) 2018/1673 en andere bepalingen (1600/1-4)

15 Projet de loi portant transposition de la directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l'Union et modifiant la directive (UE) 2018/1673 et autres dispositions (1600/1-4)

 

Algemene bespreking

Discussion générale

 

De algemene bespreking is geopend.

La discussion générale est ouverte.

 

Le rapporteur, M. Hugues Bayet, renvoie au rapport écrit.

 

15.01  Lode Vereeck (VB): Het voorliggend wetsontwerp nr. 1600 betreft de Belgische omzetting van een Europese richtlijn die bedoeld is om het strafrechtelijke kader inzake de sanctiemaatregelen te harmoniseren. Denk daarbij, collega's, aan de sanctiepakketten tegen Rusland naar aanleiding van de oorlog in Oekraïne. Zo worden een aantal nationale regels aangepast aan Europese minimumregels en Europese minimumboetes.

 

Er zijn ook rapportageverplichtingen, er wordt een klokkenluidersregeling ingevoerd en er komt een regeling om ervoor te zorgen dat de nationale handhavings- en controlediensten beter zullen samenwerken. Hoewel we natuurlijk erkennen dat er een degelijk en robuust sanctiekader moet zijn om te kunnen werken, zullen we ons toch onthouden wegens vijf redenen, vijf bezorgdheden die tijdens de bespreking in de commissie niet zijn opgelost.

 

Ten eerste is er de zeer onduidelijke rolverdeling tussen de verschillende instanties die zullen moeten instaan voor de praktische handhaving van dit nieuwe sanctiekader. Ik lees even voor wie dat allemaal zal controleren en handhaven. Het gaat over banken, verzekeraars, handelaars, importeurs en exporteurs, douanediensten, gewesten, migratiediensten, gerechtelijke autoriteiten, inlichtingendiensten en een hele reeks federale overheidsdiensten, namelijk de FOD Financiën, de FOD Economie, de FOD Binnenlandse Zaken, de FOD Buitenlandse Zaken en de FOD Mobiliteit. Kortom, een typisch Belgische institutionele kakofonie. Om daar wat stroomlijning in te krijgen, moeten we misschien minister Crucke vragen. Dat lijkt mij wel een kolfje naar zijn hand. Hij kan dan in ieder geval al heel veel brieven versturen om al die verschillende instanties rond de tafel te krijgen.

 

Ik heb minister Jambon in de commissie gevraagd of er een centraal aanspreekpunt komt, want dit is toch wel een beetje te veel van het goede. Komt er tussen al die spelers die de sanctieregelingen zullen handhaven een duidelijke rolverdeling? De minister heeft beloofd dat te zullen regelen in uitvoeringsbesluiten, maar dat gebeurt natuurlijk pas nadat deze wet is goedgekeurd. Het is dan ook moeilijk om iets goed te keuren waarvan men nog niet weet hoe het er uiteindelijk zal uitzien. Ze zeggen weleens: veel beloven en weinig geven doet de zot in vreugde leven.

 

Ten tweede is het heel duidelijk dat dit nieuwe kader heel wat investeringen vraagt in personeel en informatietechnologie. Ik heb in de commissie gevraagd wat de budgettaire impact is en of er ook bijkomende middelen worden voorzien. De minister heeft in eerste instantie geantwoord dat dat niet het geval is en dat alles binnen het bestaande budget moest blijven. In tweede instantie heeft hij daaraan toegevoegd dat, als dat nodig zou blijken, bijkomende middelen via uitvoeringsbesluiten zouden worden voorzien. Dat lijkt mij toch allemaal een beetje te vaag. Ik heb het al gezegd: veel beloven en weinig geven doet de zot in vreugde leven. Daar doe ik natuurlijk niet aan mee.

 

Ten derde ontbreekt er, zoals zo vaak, een impactanalyse. Dat geldt uiteraard voor het nationale niveau – wat ons al niet meer verwondert – maar ook voor het Europese niveau. Dat is toch wel een hoge uitzondering, want de Europese Unie staat bekend om de hoge kwaliteit van haar impactanalyses. Er zijn ondertussen, als ik de samenvattingen meereken, al 1.883 impactanalyses geschreven door de Europese Commissie. De Europese Commissie heeft daar overigens ook heel wat kritiek voor gekregen. Zo'n impactanalyse leert normaal of een wet werkt. Dat weten we dus nu echter niet. Er is geen impactanalyse, dus we weten eigenlijk niet of dit sanctiekader wel doeltreffend is.

 

Ten vierde is er een gebrek aan procedurele waarborgen voor de onderzoeksbevoegdheden die de controlerende instanties zullen krijgen. Zij krijgen toegang tot allerlei financiële gegevens, documenten, computersystemen en gebouwen, zonder voorafgaande gerechtelijke toelating. Ik vind dat een zorgwekkende evolutie, zeker in het licht van het heel recente arrest van het Hof van Cassatie, dat stelt dat onrechtmatig, dus illegaal, verkregen informatie toch door de fiscus mag worden gebruikt in fiscale rechtszaken. Ik vind dat geen goede zaak. Ik vind dat de rechtsstaat daardoor wordt ondermijnd. Voor mij moeten er dus veel strengere procedurele waarborgen aan dit wetsontwerp worden gekoppeld.

 

Ten slotte, wij blijven van mening verschillen over de boetes op het niet-naleven van sancties, meer bepaald de vraag of die boetes vaste bedragen moeten zijn of een percentage van de omzet. De regering heeft gekozen voor dat eerste, weliswaar in een heel brede vork, terwijl de Europese Commissie kiest voor een percentage. De Commissie is namelijk bezorgd dat de straffen disproportioneel zouden kunnen zijn voor kleine en middelgrote ondernemingen en dat is een zorg die wij delen. Daarom zal het Vlaams Belang zich onthouden.

 

De voorzitster: Mijnheer Vereeck, u bent inmiddels de enige spreker, dus het woord is aan de minister.

 

15.02 Minister Jan Jambon: Mevrouw de voorzitster, zoals de heer Vereeck heeft gezegd, zijn de vijf punten die hij heeft aangehaald allemaal uitgebreid besproken in de commissie. Dat wil niet zeggen dat we daarover een consensus hebben bereikt, maar ze zijn wel besproken, dus ik verwijs naar het commissieverslag.

 

De voorzitster: Mijnheer Vereeck, een repliek?

 

15.03  Lode Vereeck (VB): Mevrouw de voorzitter, ik zou zeggen: sterk betoog van de minister!

 

De voorzitster: Vraagt nog iemand het woord? (Nee)

Quelqu'un demande-t-il encore la parole? (Non)

 

De algemene bespreking is gesloten.

La discussion générale est close.

 

Bespreking van de artikelen

Discussion des articles

 

We vatten de bespreking van de artikelen aan. De door de commissie aangenomen tekst geldt als basis voor de bespreking. (Rgt 85, 4) (1600/4)

Nous passons à la discussion des articles. Le texte adopté par la commission sert de base à la discussion. (Rgt 85, 4) (1600/4)

 

Het wetsontwerp telt 35 artikelen.

Le projet de loi compte 35 articles.

 

Er werden geen amendementen ingediend.

Aucun amendement n'a été déposé.

 

De artikelen 1 tot 35 worden artikel per artikel aangenomen.

Les articles 1 à 35 sont adoptés article par article.

 

De bespreking van de artikelen is gesloten. De stemming over het geheel zal later plaatsvinden.

La discussion des articles est close. Le vote sur l'ensemble aura lieu ultérieurement.

 

16 Wetsontwerp tot hervorming van de personenbelasting (1243/1-10)

16 Projet de loi portant réforme de l'impôt des personnes physiques (1243/1-10)

 

Algemene bespreking

Discussion générale

 

De algemene bespreking is geopend.

La discussion générale est ouverte.

 

De rapporteurs, de heren Benoît Piedboeuf, Vincent Van Quickenborne en Niels Tas, verwijzen naar het schriftelijk verslag.

 

16.01  Charlotte Verkeyn (N-VA): Beste collega's, ik sta hier voor de bespreking van dit wetsontwerp. Eindelijk is het zover. Er kan eindelijk worden begonnen met de verlaging van de lasten op arbeid.

 

De voorbije maanden werden sociale hervormingen doorgevoerd die onze fractie broodnodig achtte. Een voorbeeld hiervan is de beperking van de werkloosheid in de tijd. Die hervormingen maken het nu ook mogelijk om een lastenverlaging door te voeren ten bedrage van 4 miljard euro.

 

Onze minister heeft duidelijk aangegeven dat dit een begin is. Hopelijk komen er op langere termijn nog maatregelen, zoals het fiscaal volledig gelijk maken van de situatie van elk kind, ongeacht de samenlevingsvorm die zijn ouders kiezen. Onze fractie is er trouwens van overtuigd dat het verschil tussen werken en inactiviteit duidelijk moet zijn. Er moeten activerende maatregelen worden genomen, omdat dit goed zal zijn voor de competitiviteit en onze economie. In de toekomst moet hieraan verder worden gewerkt. De lasten op arbeid moeten verder worden verlaagd. Deze regering geeft een eerste signaal dat het haar menens is. Werken moet lonen.

 

Het voorliggende pakket – en daarmee geef ik onmiddellijk een antwoord op de vraag om dat cijfermatig te onderbouwen – is uitgebreid besproken in de commissie. Het is cijfermatig onderbouwd door maar liefst 120 pagina’s microanalyses. Dat is ongezien. Uit de cijfers blijkt wel degelijk dat er tegen 2030 voor werkenden een verschil zal zijn van minstens 500 euro per maand.

 

Wat betekent dit concreet? De stijging van het nettoloon voor de laagste inkomens bedraagt 5 tot 7 %, voor de mediaaninkomens 3 % en voor alle werknemers komt er in deze eerste fase minstens 100 euro extra vrij. Dit gebeurt in de eerste plaats door een verhoging van de belastingvrije som tot 15.600 euro. Akkoord, dit gaat gepaard met een hervorming van de toeslag. Zoals de situatie vandaag is, worden de eerste twee kinderen echter eigenlijk fiscaal benadeeld, terwijl tal van studies uitwijzen dat dit wel degelijk de duurste kinderen zijn van een koppel. De eerste twee kinderen wegen het zwaarst.

 

Het is een politieke keuze om onze fiscaliteit aan te passen aan de realiteit dat gezinnen anno 2026 nu eenmaal anders zijn samengesteld dan 50 jaar geleden, toen de keuze was om grote gezinnen met een ouder aan de haard te promoten. Het zal nu fiscaal gunstiger worden voor tweeverdieners met een of twee kinderen.

 

We mogen de uiteindelijke doelstelling daarbij niet uit het oog verliezen. De minister heeft het ook gezegd in de commissie, we streven naar een volledige fiscale gelijkheid tussen die verschillende kinderen. Het klopt dat we daar nu nog niet zijn, maar we werken eraan om dat in de toekomst wel te realiseren.

 

Om de activering te verhogen, wordt ook het huwelijksquotiënt uitgedoofd. Tegen de criticasters zeg ik dat het een politieke keuze is om de economische inactiviteit van een echtgenoot niet langer fiscaal te promoten. Overigens blijkt uit cijfers van Fediplus dat deze gezinsvorm sowieso al een aanzienlijke daling kent met tienduizenden gezinnen. Dit systeem is op termijn sowieso ten dode opgeschreven. Het is dus zeker een goed idee om in de huidige omstandigheden al in te grijpen, zodat ook op een vorm van activering in de toekomst kan worden ingezet.

 

Collega's, dit wetsvoorstel zorgt vooral voor een verlaging van de lasten op arbeid, waardoor mensen op het einde van de maand meer overhouden. Het gaat om een pakket van 4 miljard euro, met een hele reeks maatregelen waarover we al heel wat positieve berichten ontvingen. Zo zijn er de gepensioneerden die na hun pensioen nog willen werken. Zij zullen op die inkomsten niet langer progressief worden belast, maar van een vlakke taks van 33 % kunnen genieten.

 

16.02  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw Verkeyn, gepensioneerden zullen inderdaad bij een bijkomende activiteit voortaan worden belast aan een vast tarief van 33 % in plaats van aan progressieve tarieven. Dat is een goede zaak, al zal het waarschijnlijk gaan over een beperkte groep, want de meeste gepensioneerden zullen een beroep doen op het systeem van de flexi-jobs. Waar geen flexi-jobs mogelijk zijn, zal men in dat systeem dus aan een vast tarief van 33 % worden belast.

 

Het probleem is dat dat alleen kan voor gepensioneerden die het statuut van werknemer aannemen. Gepensioneerden die als zelfstandige willen werken, zullen dat niet kunnen. Zij zullen dus onderworpen blijven aan het progressieve stelsel met een tarief tot 50 %.

 

De Raad van State was daar zeer kritisch over. We hebben in de commissie geen afdoend antwoord gekregen van de minister of van u waarom men een discriminatie invoert tussen enerzijds gepensioneerde werknemers en anderzijds gepensioneerde zelfstandigen. Hebt u een antwoord op de vraag waarom er een discriminatie wordt ingevoerd en waarom u hetzelfde voordeel niet geeft aan onze zelfstandigen en onze ondernemers?

 

16.03  Charlotte Verkeyn (N-VA): Het klopt dat dat in de commissie is besproken. Ik meen mij te herinneren dat daarop wel degelijk een antwoord is gekomen. Er is natuurlijk een verschil met het zelfstandigenstatuut. In de toelichting wordt verwezen naar gepensioneerden die na hun pensioen als werknemer nog bijklussen. De juridische vraag die eigenlijk gesteld moet worden – ik kaats de bal terug –, is de volgende. Kan de zelfstandige niet als bedrijfsleider betaald worden en op dezelfde manier worden beschouwd, waardoor er al dan niet sprake zou zijn van discriminatie, waar u op hebt gewezen. De minister heeft daarop geantwoord dat de gepensioneerden die na hun pensioen bijklussen, wel degelijk aan een vlaktaks van 33% worden onderworpen en hun inkomsten daaruit niet volgens de belastingschijven worden belast.

 

U noemt het een goede maatregel. Namens mijn fractie en persoonlijk onderschrijf ik de doelstelling dat die inkomsten niet volgens de progressieve tarieven worden belast. Dat geldt evenzeer voor de gepensioneerden die ervoor kiezen om toch in het systeem van de flexi-jobs te werken. De vrijstelling geldt maar tot een bepaalde grens Hoewel in de toelichting bij het wetsontwerp wordt verwezen naar beperkte inkomsten, meen ik dat juridisch kan worden betoogd dat in de wettekst zelf eigenlijk een opening wordt gecreëerd, aangezien een en ander niet tot bepaalde inkomsten beperkt is.

 

Dat is mijn mening en u doet daarmee wat u wilt. Daarmee heb ik volgens mij een antwoord gegeven op uw vraag.

 

16.04  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw Verkeyn, met alle sympathie voor u, maar ik heb er echt niets van begrepen en ik vraag me af of er collega's zijn die er wel iets van begrepen hebben. Het is me niet duidelijk waarom men een onderscheid maakt tussen gepensioneerde werknemers en gepensioneerde zelfstandigen. Wat is de reden voor het onderscheid tussen gepensioneerde werknemers en gepensioneerde zelfstandigen?

 

16.05  Charlotte Verkeyn (N-VA): Ik zal het duidelijker proberen uit te leggen. In de toelichting bij het wetsontwerp wordt daarop ingegaan. Ik hoef u echter niet uit te leggen dat de toelichting bij de wettekst niet de wijze bepaalt waarop die juridisch moet worden geïnterpreteerd. Er kunnen verschillende meningen zijn over de manier waarop de tekst in de toekomst in de praktijk moet worden toegepast. De Raad van State geeft daarover eveneens advies.

 

Er bestaat dus een verschil tussen de toelichting en de wettekst zelf. Uw standpunt en visie zijn voornamelijk gebaseerd op de toelichting bij de wettekst. Daarin staat inderdaad dat men ervoor wil zorgen dat de beperkte inkomsten van gepensioneerden die als werknemer werken, niet belast worden volgens de progressieve schijven.

 

In de toelichting wordt gewag gemaakt van beperkte inkomsten van gepensioneerden die als werknemer werken, maar dat staat niet letterlijk zo in de wettekst. De doelstelling van de regering om gepensioneerden na hun pensioen te laten bijklussen tegen een vlaktaks van 33 %, moet volgens mij dan ook in die zin worden begrepen. Dan gaat het om een theoretische discussie. U gaat ervan uit dat het een discriminatie betreft. Op basis van de wettekst ben ik echter een andere mening toegedaan.

 

16.06  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Collega’s, dat was onwaarschijnlijk en bijzonder verhelderend. Mevrouw Verkeyn, niettemin zal ik proberen te decoderen wat u probeert mee te geven. U stelt dat er een onderscheid is tussen de toelichting bij de wettekst en de wettekst zelf. Dat is interessant. Volgens u maakt de toelichting dat onderscheid, maar ziet u dat onderscheid niet in de wettekst. Mag ik daaruit afleiden dat voor uw partij of volgens uw visie zowel gepensioneerde werknemers als gepensioneerde zelfstandigen zullen kunnen genieten van wat u de vlakke taks van 33 % noemt? Mevrouw Verkeyn, als wij ons beperken tot de wettekst, is dat dan de juiste lezing?

 

16.07  Charlotte Verkeyn (N-VA): Dat is de lezing zoals ik ze op juridisch vlak zou kunnen toepassen. Of de regering daarover nog verduidelijking zal geven, zal de toekomst moeten uitwijzen.

 

In de commissie heeft de minister wel een duidelijk antwoord gegeven op de vraag wat de doelstelling is. Dat is dat gepensioneerden die op welke wijze dan ook na hun pensioen bijklussen en daardoor inkomsten genereren, niet langer onder de progressieve tarieven vallen.

 

Het zou ook niet de eerste keer zijn dat bij de bespreking van een wet, zeker in de fiscaliteit, nog nadere toelichting nodig is. U doet dat vaak door nog mondelinge vragen te stellen in de commissie om duidelijkheid te krijgen over de vraag op welke manier een bepaalde wettekst moet worden toegepast.

 

Ik probeer een duidelijk antwoord te geven op uw vraag. U hebt het antwoord heel goed begrepen.

 

16.08  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw Verkeyn, ik apprecieer uw voluntarisme. In elk geval heeft de eerste minister vanmiddag opgeroepen tot voluntarisme. U geeft daar onmiddellijk blijk van. U stelt immers dat de wettekst zo moet worden gelezen dat hij zowel geldt voor gepensioneerde werknemers als voor gepensioneerde zelfstandigen.

 

Ik ben heel benieuwd naar de mening van de minister daarover. Wij zullen dat straks horen of hij kan misschien onmiddellijk het woord vragen om dat al uit te klaren.

 

Als ik de wettekst lees, zie ik echter dat de tekst beperkt is tot bezoldigingen en dat winsten en baten zijn uitgesloten. Het WIB 1992 maakt een onderscheid tussen bezoldigingen, winsten en baten. Een winst vloeit voort uit een economische activiteit. Een bate wordt gegenereerd door wat men bijvoorbeeld als advocaat doet. Een bezoldiging krijgt de werknemer.

 

Als u de wettekst leest, gaat het over bezoldigingen. Winsten en baten staan daar niet in. Het kan zijn dat mij iets is ontgaan. Ik ben immers slechts een bescheiden West-Vlaming voor wie fiscaliteit ook nieuw is.

 

Het kan zijn dat dat uw interpretatie is. Ze is voor mij voluntaristisch en ik ben benieuwd naar de mening van de minister daarover.

 

16.09  Benoît Piedboeuf (MR): Je voulais simplement m'adresser à ma collègue pour lui dire qu'elle avait parfaitement répondu par rapport au cadre de la loi et que M. Van Quickenborne parle en effet de choses qui n'y figurent pas.

 

Quand nous aurons évolué, nous élaborerons une deuxième loi. Il existe bien une différence, mais ma collègue a parfaitement répondu.

 

16.10  Barbara Pas (VB): Mevrouw de voorzitter, ik probeer de uitleg oprecht te volgen. We bespreken hier wetteksten. Er is uiteraard de wettekst en een toelichting. Mevrouw Verkeyn zegt dat juridisch gezien de wettekst telt. Dat klopt, maar als er daarover discussie is, dan kijkt men net naar de toelichting om te weten hoe die wettekst moet worden geïnterpreteerd. Dat is net het nut van de toelichting.

 

Het is bijzonder interessant dat u daarover een eigen mening hebt en daaraan persoonlijke interpretaties geeft. Ik hoop dat we bij de vele uiteenzettingen geen 27 verschillende meningen en interpretaties zullen horen. De interpretatie van de toelichting lijkt mij de interpretatie van de regering. Dat zou degene zijn waarbij u een verklaring moet geven waarom dat onderscheid gemaakt wordt en waarbij we een verduidelijking moeten krijgen van de minister.

 

De voorzitster: De parlementaire handelingen, zoals deze besprekingen, tellen natuurlijk ook. De minister zal verduidelijking geven.

 

16.11 Minister Jan Jambon: Ik wil eerst en vooral zeggen dat we de memorie van toelichting hebben versterkt naar aanleiding van het advies van de Raad van State daarover.

 

Ten tweede, er bestaan nog verschillen tussen zelfstandigen en werknemers. In bijvoorbeeld de flexi-jobs wordt daar ook een onderscheid tussen de verschillende dingen gemaakt, net omdat een zelfstandige wat meer vrijheidsgraden heeft dan een werknemer. In dezen is er volgens mij geen kwestie van discriminatie, want we spreken over gepensioneerden. Alle gepensioneerden, of het nu werknemers of zelfstandigen zijn, kunnen in dit regime van 33 % werken in het werknemersregime. In die zin is er dus geen sprake van discriminatie.

 

16.12  Vincent Van Quickenborne (Anders.): De minister zegt in elk geval iets anders dan mevrouw Verkeyn. Dat is interessant. Misschien heeft de N-VA nog een andere mening?

 

Maar dank voor uw verduidelijking, mijnheer de minister. U zegt dat er geen discriminatie is, maar de situatie tegenwoordig is de volgende. Een gepensioneerde die een bijkomende activiteit uitoefent, als werknemer of als zelfstandige, valt op dit ogenblik onder de progressieve tarieven, die gaan tot 50 %. Dat is de huidige situatie. Men maakt geen onderscheid tussen gepensioneerde zelfstandigen en gepensioneerde werknemers. Er wordt geen onderscheid gemaakt op dit ogenblik.

 

Deze wet maakt echter wel een onderscheid. De wet stelt dat een gepensioneerde zelfstandige voortaan onderworpen zal blijven aan progressieve tarieven, maar een gepensioneerde werknemer kan genieten van de vlakke taks van 33 %.

 

Als u plotseling dat onderscheid maakt, voor een situatie die tot vandaag geen onderscheid verdraagt, moet u dat wel goed uitleggen.

 

De uitleg van de minister is dat de zelfstandige meer vrijheidsgraden heeft. Maar iemand die gepensioneerd is en als werknemer aan de slag gaat, zal dat waarschijnlijk ook in een deeltijds regime doen, met wat flexibiliteit. Men kan zich toch niet voorstellen dat de gepensioneerden allemaal als voltijds werknemer aan de slag zullen gaan? Uw uitleg, mijnheer de minister, is dus, na het kritische advies van de Raad van State, absoluut onvoldoende.

 

Erger is dat op 13 april 2026 het Nationaal Syndicaat van de Zelfstandigen, het NSZ, het kleinere broertje van UNIZO, een brief gestuurd heeft naar de minister. Behalve een standaardantwoord “we hebben uw brief goed ontvangen en we gaan binnenkort een ijsje eten,” is daar geen antwoord op gekomen. Men heeft er zelfs geen discussie over gevoerd met die organisatie.

 

Ik kan u zeggen dat heel wat zelfstandigen na hun pensioen nog voortwerken. Velen doen dat als zelfstandige. Er zijn er. Trouwens, onze samenleving draait op die zelfstandigen. Ze voelen zich bedrogen, opnieuw bedrogen, door de regering. Waarom immers mag een zelfstandige niet genieten van dat tarief van 33 % en een werknemer wel? Het antwoord is duidelijk. Opnieuw hebben de socialisten gedicteerd dat het niet mag. Voor minister Vandenbroucke en voor de socialisten is een zelfstandige iemand die languit aan het zwembad ligt, met een Porsche voor de deur en met miljoenen op de rekening. Die gaat men toch geen cadeau doen van 33 %?

 

Dat is de enige uitleg die moet worden gegeven. Voor de rest houdt dit juridisch geen steek.

 

16.13  Charlotte Verkeyn (N-VA): Mijnheer Van Quickenborne, u zegt dat ik voluntaristisch ben. Ik lees de wettekst in die zin omdat dat wel degelijk de doelstelling is. Ik denk niet dat ik of de minister iets anders hebben gezegd. Een gepensioneerde, of dat nu een zelfstandige of een werknemer is, komt terecht in dit systeem, waarin de progressieve schijven niet worden toegepast. Dat heb ik duidelijk gehoord en dat is ook de manier waarop ik het heb begrepen.

 

Ik snap heel goed dat u een oorlog wil voeren tegen links, maar ik denk dat dit een beetje misplaatst is tegenover ons. U zegt zelf dat we hiermee een positieve maatregel nemen. Het zou u sieren om die positieve maatregel hier eens in het juiste daglicht te stellen. We krijgen daar heel veel positieve reacties op, omdat dit nu eindelijk mogelijk is. Dat staat los van het gegeven dat mogelijk nog extra verduidelijking nodig is over de toepassing in de praktijk. Dat gebeurt vaker.

 

Als u dit een positieve maatregel vindt, waarom suggereert u dan dat we de zelfstandigen tekortdoen? Dat past ook weer in uw kraam van een context van oorlog. Het is alleszins niet mijn partij die zegt dat alle zelfstandigen aan een zwembad liggen, integendeel. Ik zal daar later in mijn uiteenzetting nog op terugkomen, wanneer het gaat over bepaalde vennootschappen in dit wetsontwerp.

 

Ik vind het een boeiende discussie. U geeft aan hoe u de tekst leest, maar de minister heeft een uitleg gegeven die volgens mij strookt met mijn interpretatie. Dat is ook de doelstelling van dit wetsontwerp. Als er in de toekomst nog verduidelijkingen nodig zijn, dan zullen die er zeker komen.

 

Ik heb al gezegd dat er in dit wetsontwerp een hele reeks positieve maatregelen zitten die de lasten op arbeid verlagen, in een pakket van maar liefst 4 miljard euro. Ik denk dat die boodschap ook eens in de schijnwerpers mag worden gezet en dat het zeker niet allemaal negatief hoeft te zijn.

 

Collega's, zo kom ik bij het tweede belangrijke punt. Het leefloon en het equivalent leefloon worden eindelijk principieel belastbaar gesteld. Ook dat is een activeringsmaatregel die noodzakelijk is en trouwens op brede steun in onze maatschappij kan rekenen.

 

Collega Van Quickenborne, ik weet dat u in de discussie niet overtuigd bent, maar ik denk dat daarover nog discussies zullen volgen.

 

De auteursrechten worden opnieuw van toepassing op de IT-sector. Het aantal vrijwillige overuren stijgt naar 360. Jonge sporters kunnen al vanaf 15 jaar genieten van het verlaagde belastingtarief. De fiscale werkbonus stijgt en de sanctie voor onvoldoende voorafbetalingen wordt afgeschaft.

 

Voor beginnende zelfstandigen, collega Van Quickenborne, is dat zeker een goede zaak, omdat ze die middelen eerst in hun zaak kunnen investeren. Ik ben zelf ook nog zelfstandige geweest en ik vind dat dit wetsontwerp wel degelijk zeer goede maatregelen bevat voor zelfstandigen.

 

Ik herinner me dat toen ik ooit begon, ik die voorafbetalingen kreeg en die al moest ophoesten terwijl ik nog niet zoveel middelen had in mijn zaak. Wanneer men dan ook nog aan een sanctie dreigt te worden blootgesteld, is dat geen goede zaak. Ik kan dus enkel toejuichen dat dit niet meer van toepassing zal zijn.

 

Ik kom nu bij het punt dat u wellicht wel graag zult horen. Elk ontwerp is natuurlijk de resultante van een politiek compromis. Het enige waarvoor we een voorbehoud formuleren – we krijgen hier soms ook het verwijt van de oppositie dat onze fractie te veel als cheerleader fungeert – is het feit dat de vennootschapsvormen van zelfstandigen worden geviseerd.

 

Collega's, ik wil er specifiek op wijzen dat het hier niet over grote bedrijven gaat. Ik probeer dat ook uitgelegd te krijgen. In één ding hebt u gelijk: mijn uitleg is soms niet altijd even bevattelijk. Ik zal daarom nog eens het punt herhalen dat ik in de commissie al gemaakt had en waarvan ik zeker ben dat heel veel collega's het volgen.

 

In dit wetsontwerp vraagt men aan de kleine vennootschappen om zichzelf een hogere bedrijfsleidersuitkering uit te keren om van het verlaagde tarief te kunnen genieten. Voor ons hoeft dat echt niet verder te gaan dan de huidige limiet, namelijk een verhoging van de bedrijfsleidersuitkering tot 55.000 euro. Daarvoor moet men al een behoorlijke omzet hebben.

 

Ik probeer mijn collega's van sommige partijen er nog altijd van te overtuigen, zoals de minister in zijn antwoord op een mondelinge vraag daarover deze namiddag ook heeft gezegd, dat een managementvennootschap juridisch gezien niet bestaat. Ik ben blij dat dat eindelijk is gezegd. We kennen de bv, de nv, de commanditaire vennootschap en de maatschap, maar een managementvennootschap kennen we in ons juridisch stelsel niet.

 

Wanneer men het daarover heeft, kan het dus evengoed gaan over een nagelstyliste of een kapster, misschien een alleenstaande moeder, die op het gelijkvloers van haar eigen woning alle ballen in de lucht probeert te houden om haar zelfstandige activiteit uit te oefenen en tegelijk voor haar huishouden te zorgen. Het kan evengoed gaan over iemand die schrijnwerker is en in een loods naast zijn huis een gewone schrijnwerkersactiviteit uitoefent.

 

In die zin vinden wij het zeer jammer dat daarop wordt gehamerd. Ik denk dat het niet echt getuigt van realiteitszin wanneer men alleen grote vennootschappen voor ogen heeft, terwijl net de talrijke kleine vennootschappen ons land sterk maken.

 

Wij hopen dus dat dat stopt en dat we de kleine vennootschappen, de zelfstandigen die ons land doen draaien, verder kunnen ondersteunen. De overige maatregelen in dit wetsontwerp zijn immers zeer goed en vormen een eerste stap in de goede richting. Onze minister heeft ook benadrukt dat er nog werk op de plank ligt voor de toekomst.

 

16.14  Lode Vereeck (VB): Mijnheer de minister, ik wil beginnen met u te feliciteren, niet met uw belastinghervorming, maar met uw marketingtalent. U bent er immers in geslaagd om iets te verkopen waarvan zelfs uw eigen regering niet zeker weet of het wel zal worden gerealiseerd. Dat vind ik een prestatie. Chapeau, chapeau, chapeau, wauw, wauw, wauw, bravo, bravo, bravo. Als u goed luistert, dan hoort u het tikken van de hamer en wordt er op de fractie van de N-VA waarschijnlijk een standbeeld gemaakt. We zullen zien.

 

Mijnheer de minister, uw wet op de belastinghervorming doet me echt denken aan een reclamefolder. Op de voorpagina staat in grote letters "Werken moet meer lonen", en dan vooral die ene slogan die u echt wel succesvol in de markt hebt gezet, namelijk "1.000 euro meer netto". Dat leest goed, dat klinkt goed, dat verkoopt ook goed, maar zodra men die reclamefolder van de regering opendoet, botst men op de kleine lettertjes en zoals zo vaak in die kleine lettertjes, staat daar de waarheid.

 

Er zijn drie passages met kleine lettertjes waarop ik uw aandacht wil vestigen. Kleine lettertjes nummer 1 en ik citeer: "Deze belastingverlaging geldt zolang de begroting het toelaat". Collega's, nog voor deze Kamer de wet heeft goedgekeurd, horen wij al stemmen binnen de meerderheid dat deze belastingverlaging misschien helemaal niet wordt uitgevoerd of toch zeker niet volledig wordt uitgevoerd omdat er geen geld is. We hebben van Vooruit gehoord dat deze wet misschien zal sneuvelen tijdens de begrotingsonderhandelingen. We horen dat ook van Les Engagés en u, mijnheer de minister, bent daarop aangesproken en hebt dat niet helemaal gelogenstraft.

 

Dat is toch een beetje vreemd. Wij zijn hier een wet aan het goedkeuren die misschien niet zal worden toegepast. Wat staan wij hier dan te doen? Waar is die regering mee bezig? Wat is dat voor een circus in dit Huis?

 

U bent een minister van Financiën. U vertegenwoordigt een regering die applaus vraagt voor geld dat de mensen misschien helemaal niet zullen zien. De eerlijkheid gebiedt mij te zeggen dat ik nog nooit iemand heb ontmoet die een cadeau geeft en vervolgens zegt dat ik het misschien volgend jaar zal mogen houden als het geld er is.

 

Wat hier voorligt is helemaal geen belastinghervorming is. Het is een fiscale intentieverklaring. De belastingbetaler mag hopen dat ze ooit wordt uitgevoerd. Wat mij betreft, lijkt dit alvast een belastingverlaging waarvan de houdbaarheidsdatum voor een deel al is verstreken nog voordat de wet is gestemd. Ik heb daarvoor trouwens herhaaldelijk gewaarschuwd. Dit is een ongedekte cheque die u straks gaat tekenen.

 

Ergens tegen zijn en toch voorstemmen. Dat lijkt stilaan het handelsmerk van de regering-De Wever. Denk aan het soepkieken van de centenindex. MR en cd&v zijn tegen, maar ze stemmen voor. Ze zullen het oplossen tijdens de nakende begrotingsonderhandelingen. Hetzelfde geldt voor de stinkende kameel van de btw-hervorming. Zelfs premier De Wever was tegen. Nu krijgen we dus opnieuw die dode mus van de personenbelasting.

 

Een tweede bedenking over de kleine lettertjes. D e regering belooft meer netto uit bruto. Natuurlijk is een lagere belasting op arbeid een goede zaak. Zeker in dit land, dat de hoogste belastingdruk op arbeid ter wereld kent. Collega Verkeyn heeft ernaar verwezen. Er zijn heel uitgebreide berekeningen, de zogenaamde microsimulaties. Nogmaals dank aan degenen die deze microsimulaties hebben uitgevoerd. Voor mij is dit een eerste stap op weg naar een degelijke impactanalyse. In die uitgebreide berekeningen zien we natuurlijk dat het nettoloon stijgt dankzij een hogere belastingvrije som, een lagere bijzondere bijdrage voor de sociale zekerheid, een hogere fiscale werkbonus en een hogere aftrek voor zelfstandigen. Dat is een goede zaak.

 

Maar wat met de koopkracht? Daar zwijgt deze regering over. In de algemene toelichting bij dit wetsontwerp valt nochtans zwart op wit te lezen dat de regering de koopkracht wil verhogen. Niet het nettoloon, maar de koopkracht.

 

Daar begint natuurlijk de hele goocheltruc van de regering. Tegelijkertijd heeft deze regering de voorbije maanden een hele stoet nieuwe belastingen, taksen en indexsprongen ingevoerd. De minister meet in zijn microsimulaties heel precies hoeveel euro hij in de rechterzak van de burger terug stopt, maar hij vertelt niet hoeveel hij uit de linkerzak van die burger weer weghaalt.

 

Mijnheer de minister, als een burger, een belastingbetaler, wil weten of hij of zij erop vooruitgaat, dan volstaat het natuurlijk niet te vertellen wat u hem geeft. U moet ook meedelen wat u hem afneemt. Precies dat doet die regering niet, integendeel zelfs, en  waarschijnlijk uit schrik. De eerlijke en correcte boodschap aan de burger zou zijn geweest dat hij 1.000 euro extra netto krijgt, tenzij hij gescheiden is. Dan verliest hij een groot deel van de fiscale aftrek voor alimentatie en dat kost hem 700 euro. Collega's, ik heb hier voor de gelegenheid een mooie das aan. Dat is de 1.000 euro die men krijgt, de 500 euro verschil. Eerlijk gezegd, iemand die gescheiden is, kan van die 1.000 euro al meteen ongeveer 700 euro afsnijden. (De spreker snijdt een stuk van zijn das.) Zo, dat is men al kwijt.

 

Men krijgt 1.000 euro, tenzij de partner geen inkomen heeft, een huisman of een huisvrouw. Dan wordt het huwelijksquotiënt afgebouwd, met een gemiddeld verlies van 500 euro tot 3.000 euro. Dat moet er ook nog even af. (De spreker snijdt een stuk van zijn das.)

 

Men krijgt 1.000 euro, tenzij men gepensioneerd is. Dan wordt de belastingverlaging die hier voorligt, geneutraliseerd door hogere belastingen op pensioenen en een lagere pensioenopbouw. Dat is gemiddeld ruim 1.000 euro. Zoals we daarnet al zagen, als men als gepensioneerde zelfstandige ook nog wil blijven werken, is men voor de tweede keer de klos. (De spreker snijdt een stuk van zijn das.)

 

Dat is dan 1.000 euro, tenzij men werkloos of ziek is, want de werkloosheidsuitkering wordt belastbaar en het remgeld en de prijzen van de geneesmiddelen stijgen. Als men promotie maakt en godbetert meer dan 4.000 euro bruto per maand verdient, wat neerkomt op 2.650 euro netto, verliest men ook al gauw honderden euro's door de centenindex en die moeten eigenlijk ook nog van die 1.000 euro worden afgetrokken.

 

De hogere vliegtaksen zijn voor wie het vliegtuig neemt ook een ferme knip in het budget van de reizigers, want zij verliezen daardoor zo'n 150 miljoen euro. Als men met een benzine- of dieselwagen rijdt of zijn woning verwarmt met aardgas of stookolie, moet men ook meer betalen, want de hogere accijnzen op brandstoffen kosten de burgers vanaf volgend jaar een half miljard euro extra. Verwarmen met aardgas wordt de komende jaren gemiddeld 480 euro duurder. Ook dat moet eigenlijk van die 1.000 euro worden afgetrokken.

 

Als men een verzekering of een bankrekening heeft, moet men ook meer verzekeringstaksen of hogere bankkosten betalen door de bankentaks, die uiteraard wordt doorgerekend aan de klanten. Dat loopt al gauw op tot meer dan 100 euro. Wie spaart, zal ook meer moeten betalen, want het voorstel van de N-VA-fractie om de roerende voorheffing op spaarboekjes te verdubbelen naar 30 % ligt al een hele tijd klaar. Dat betekent een verlies voor de spaarders van zo'n 300 miljoen euro. Ook dat moet er dus eigenlijk af. (De spreker snijdt een stuk van zijn das.)

 

Of tenzij u belegt, collega’s, want die nieuwe meerwaardebelasting en de dubbele effectentaks kosten de beleggers samen ongeveer anderhalf miljard euro aan koopkracht die wegvloeit.

 

Of tenzij u onderneemt, collega’s, want de roerende voorheffing op de liquidatiereserve en op het VVPRbis-stelsel voor kleine bedrijven wordt verhoogd. Het wordt voortaan het VVVPRbis of de verhoogde verlaagde roerende voorheffing.

 

Mijnheer de minister, ik zwijg dan nog over de meerwaardebelasting voor wie net geen 20 % aanmerkelijk belang heeft. Ik verwijs naar de heer Coomans, die u ondertussen hebt ontmoet. Het absurde onderscheid dat u hebt gemaakt tussen ondernemers op basis van het percentage aandelen is flauwekul.

 

Dat is, ten slotte, ook niet het geval wanneer iemand heeft geïnvesteerd in vastgoed en de lening niet meer kan afbetalen omdat de hypothecaire aftrek van de ene dag op de andere wordt afgeschaft.

 

Collega's, de conclusie is duidelijk. Wij worden geschoren door deze regering. Alsof dat nog niet volstaat, circuleren binnen de meerderheid …

 

De voorzitster: Collega’s, laat de heer Vereeck zijn tussenkomst voortzetten.

 

16.15  Lode Vereeck (VB): Collega's, alsof alle extra taksen die op u worden afgevuurd nog niet volstaan, circuleren binnen de meerderheid alweer plannen voor een nieuwe vermogensbelasting.

 

De teloliberalen, zoals ze zichzelf noemen, doen nog straffere voorstellen. Anders. zijn linksliberalen. Er zijn ook de neoliberalen bij de N-VA en de teloliberalen bij Les Engagés. Zij doen zelfs nog straffere voorstellen dan de communisten van de PVDA. De stichter van Odoo, dat in alle ernst een parel is aan de kroon van de Waalse economie, wil het land zelfs verlaten omdat hij delen van zijn bedrijf zal moeten verkopen om die belasting te kunnen betalen. Zijn kapitaal zit namelijk vast in dat bedrijf.

 

Ik vraag mij dan ook af wie die financiële analfabeten en economische dommeriken zijn die het verschil niet kennen tussen kapitaal en liquiditeit.

 

Tussen haakjes, collega’s van de MR, jullie hebben zwaar gepleit voor de uitbreiding van het auteursrecht in de softwaresector, ten gunste van bijvoorbeeld Odoo. Laat het duidelijk zijn, de uitbreiding die ook in dit wetsontwerp zit, zal niet veel zoden aan de dijk brengen. Ze zal er niet voor zorgen dat een Waals topbedrijf als Odoo hier blijft.

 

Mijnheer de minister, in de afgelopen weken en maanden begon ik stilaan te begrijpen waar die 1.000 euro waarmee u reclame maakt vandaan komt. Die 1.000 euro geldt namelijk voor mensen die nergens anders nog belastingen betalen. De conclusie is eigenlijk heel eenvoudig, de burger krijgt langs rechts een belastingverlaging maar langs links een spervuur aan hogere en nieuwe belastingen.

 

De vraag die voorligt, is dus niet of het nettoloon stijgt. Dat is zo, door deze wet. De vraag is wel hoeveel daar eigenlijk van overblijft nadat dezelfde regering langs alle kanten opnieuw in de portemonnee van de burgers zit. Worden de burgers eigenlijk beter van het beleid van de regering? Op deze vraag geeft deze wet natuurlijk geen antwoord. Deze wet is geen koopkrachtbeleid. Uw berekeningen, uw microsimulaties, tonen enkel de plussen en verzwijgen de minnen. Het is alsof u tegen iemand zou zeggen hoeveel hij verdient zonder dat u erbij vertelt hoe hoog zijn facturen zijn.

 

Zo meet men absoluut geen koopkracht, collega’s. Zo verkoopt men een verhaal, een tof verhaal, maar geen waar verhaal. Voor de tientallen burgers die nu de live-uitzending volgen, wil ik zeggen dat als ze echt iets willen doen aan de koopkracht, ze moeten flexi-jobben. Dat is iets ongelooflijks, want de belastingvrije sommen zijn cumuleerbaar tot 11.000 à 15.000 euro. De belastingvrije som wordt verhoogd in dit ontwerp, en dan nog 18.000 euro voor de flexi-jobs, dat is samen 29.000 à 33.000 euro die men belastingvrij kan verdienen. Ik heb het daarnet nog even snel berekend. Dat betekent tussen 2.410 euro en 2.750 euro netto per maand die men kan verdienen. Men betaalt daar geen euro belasting op. Schitterend. Of de begroting dat kan dragen, is natuurlijk een vraag die ik aan de regering overlaat.

 

Mijnheer de minister, in alle ernst, vandaag bent u geen minister van Financiën, maar een soort minister van overheidsreclame. Voor alle duidelijkheid, ik heb niets tegen reclame. In reclame mag men een beetje overdrijven. Men mag met 1.000 euro schermen, dromen verkopen en de mooie kanten tonen. De minister van Financiën heeft wat mij betreft echter een andere opdracht. Hij moet de waarheid vertellen, ook wanneer die in de kleine lettertjes staat.

 

In het voorliggend wetsontwerp staat een lastenverlaging van 3,1 miljard euro op het menu. In al uw andere wetten staat daartegenover 4,9 miljard euro aan hogere belastingen. Dat betekent dus een koopkrachtverlies van 1,8 miljard euro. Daar moet ik voor een stuk ook nog de 3,1 miljard euro aan besparingen op de pensioenen bijtellen.

 

Er is ook een derde luik kleine lettertjes. De regering zegt dat werken meer moet lonen en dat ook overwerken moet lonen. Daar zijn wij het volledig mee eens. Deze belastingverlaging doet echter iets helemaal anders. De berekeningen van de regering tonen aan dat de belastingdruk vooral daalt voor de laagste lonen. Voor alle duidelijkheid, daar is natuurlijk niets mis mee. Dat is absoluut noodzakelijk en wij steunen dat. Deze wet zorgt ervoor dat werken misschien iets meer loont, maar het probleem is dat méér werken en harder werken door deze wet steeds minder loont. Met andere woorden: werken loont iets meer, maar meer en harder werken loont minder.

 

Promotie maken loont bijvoorbeeld minder. Meer verantwoordelijkheid opnemen loont steeds minder. Dat is de zogenaamde promotieval. Ik ga hier geen cijfers citeren. Dat heb ik uitvoerig gedaan in de commissie en ik verwijs ook naar de simulaties, maar men houdt door dit ontwerp hoe langer hoe minder over naarmate men promotie maakt.

 

Dat is geen detail. Dat is geen muggenzifterij van een econoom. Dit is een absolute economische blunder van formaat. Dit raakt het hart van onze economie. Een economie groeit immers niet als mensen ter plaatse blijven trappelen. Een economie groeit omdat mensen vooruit willen, omdat mensen promotie maken, zich bijscholen, verantwoordelijkheid opnemen en een leidinggevende functie vervullen. Daardoor stijgt de productiviteit, niet doordat mensen een paar uurtjes overwerken.

 

Telkens wanneer iemand een sport hoger op de sociaal-economische ladder probeert te klimmen, zaagt de fiscus opnieuw een stuk van die ladder af, en steeds meer. Dat is een recept voor economische stilstand. Dan lees ik dat de regering verbaasd is dat de economie niet groeit. Dat heeft natuurlijk ook met de internationale context te maken, maar België scoort daar toch bijzonder slecht.

 

Mijnheer de minister, we delen uw visie dat werken moet lonen, maar dan moet ook harder werken meer lonen. Promotie maken moet lonen, ondernemen moet lonen en risico nemen moet lonen. Wie die ambitie uit de fiscaliteit haalt, haalt op termijn ook de groei uit de economie.

 

Tot slot wil ik de minister toch bedanken. Ik meen dat, want dankzij zijn hervorming zijn we ons er als belastingbetalers opnieuw bewust van geworden hoe belangrijk het is om altijd de kleine lettertjes te lezen. In de grote letters van dit wetsontwerp staat meer netto voor wie werkt. In de kleine lettertjes staat ten eerste, als de begroting het toelaat, ten tweede, als u niet getroffen wordt door een verhoogde of nieuwe belasting en ten derde, als u vooral niet te hard werkt.

 

Daarom kunnen wij ons niet met volle overtuiging achter dit wetsontwerp scharen, mijnheer de minister. We zullen ons onthouden, niet omdat we tegen lagere belastingen op arbeid zijn. Integendeel, dat heb ik al gezegd, dat is in dit land broodnodig.

 

We hebben bij de artikelsgewijze stemming ook veel onderdelen gesteund. Wie werkt, moet meer van zijn loon kunnen overhouden, maar die belastingverlagingen moeten echt zijn, in de zin van reëel. Ze moeten eerlijk en haalbaar zijn en vooral de economie sterker maken. Deze hervorming voldoet aan geen van die drie voorwaarden.

 

Ik heb het gezegd en ik eindig er ook mee: dit is geen echte belastinghervorming. Dit is eigenlijk een reclamefolder, verpakt in de vorm van een wettekst. Zoals bij elke reclame moet men de kleine lettertjes aandachtig lezen. Uw wetsontwerp is wat mij betreft misleidende reclame. Het is een soort oplichterij van de bevolking. Belastingfraude, maar dan door de overheid. Om het in gewone mensentaal te zeggen: dit is boerenbedrog.

 

Ik dank u voor uw aandacht. Je vous remercie pour votre attention.

 

16.16  Benoît Piedboeuf (MR): Madame la présidente, après ce show, je vais apporter d'autres éléments. Il ne s'agit pas d'une simple réforme technique de l'IPP; c'est un choix de société. En effet, pendant trop longtemps, notre fiscalité a envoyé de mauvais signaux. Elle taxait trop le travail, entretenait des mécanismes devenus obsolètes et manquait parfois de lisibilité. Avec cette réforme, nous assumons un cap clair. Le travail doit davantage payer que l'inactivité. C'était un engagement du gouvernement, c'était un engagement de mon parti. À cet égard, l'examen des simulations remises au Parlement révèle qu'à l'horizon 2030, le différentiel de 500 euros entre le revenu du travail et le revenu de la non-activité sera bien atteint.

 

Pour y parvenir, dans un premier temps, nous augmentons concrètement le pouvoir d'achat grâce à la hausse de la quotité exemptée qui, il est vrai, est étalée dans le temps. Cela dit, on ne peut pas faire de miracle par rapport aux marges. Ensuite, nous renforçons le bonus à l'emploi et la réforme de la cotisation spéciale de sécurité sociale. Le message est clair: le travail doit être davantage récompensé.

 

Cette réforme modernise également notre système fiscal, comme le projet de simplification que nous adopterons la semaine prochaine le fait également. Avec la réforme de la cotisation spéciale de sécurité sociale, la suppression progressive du quotient conjugal ou encore l'harmonisation de plusieurs mécanismes fiscaux, nous avançons vers une fiscalité plus neutre, davantage centrée sur le revenu que sur la forme de la cohabitation choisie.

 

Elle soutient aussi celles et ceux qui entreprennent et créent de la richesse: les indépendants, grâce à une fiscalité plus adaptée à leur réalité, mais aussi le secteur IT. La réintégration des développeurs dans le régime des droits d'auteur corrige une incohérence qui pénalisait inutilement un secteur essentiel pour notre compétitivité. Le soutien à l'innovation et au numérique est un marqueur historique.

 

Enfin, cette réforme renforce également la sécurité juridique. L'introduction d'une présomption légale de gestion normale du patrimoine privé apporte davantage de clarté et de prévisibilité aux citoyens. Une bonne fiscalité n'est pas seulement une fiscalité moins lourde, mais aussi une fiscalité plus simple, plus lisible et plus juste.

 

Cette réforme donne un cap, celui d'une Belgique qui récompense davantage le travail, soutient l'entrepreneuriat et renforce la sécurité juridique et modernise enfin sa fiscalité. Elle vient s'ajouter à des réformes en matière de chômage, c'est vrai, mais aussi en matière de travail des étudiants, ainsi que d'heures supplémentaires. Tout cela fait partie d'une vision. En ce qui nous concerne, nous allons évidemment soutenir cette réforme qui n'est qu'un premier pas, mais qui est un premier pas important. Je vous remercie de votre attention.

 

16.17  Hugues Bayet (PS): Monsieur le ministre, on y est, c'est un grand moment pour vous. C'est toujours un grand moment pour un ministre des Finances quand il présente sa réforme fiscale, mais je vais tout de suite mettre fin au suspense: nous ne sommes pas du tout convaincus que ce soit une grande réforme fiscale. J'ai envie de vous dire, comme disait ma grand-mère: "vous esteu un prometeu d' bons djoûs". C'est du wallon, ça veut dire en français que vous êtes un prometteur de beaux jours, parce qu'avec l'Arizona, vous avez clairement trompé les citoyens. On allait voir ce qu'on allait voir avec des ingénieurs, des techniciens. Enfin, on allait gagner plus d'argent quand on travaille, le pouvoir d'achat allait augmenter. Qu'est-ce qu'il en est? Absolument rien, et je vais le démontrer.

 

Pendant la campagne électorale, vous avez promis à tous nos concitoyens que celles et ceux qui travaillent allaient gagner 500 euros en plus par mois. Et voilà aujourd'hui la traduction de vos promesses: ils auront quelques euros en plus en 2030, dans quatre ans. Le problème, monsieur le ministre, c'est que c'est maintenant que les gens ont besoin d'argent.

 

Je ne sais pas si vous vivez dans le même monde que moi, mais, depuis que vous êtes au gouvernement, tout – je dis bien tout – coûte plus cher. Les courses coûtent plus cher. Le plein d'essence coûte plus cher. L'énergie coûte plus cher. Les pensions alimentaires coûtent plus cher. Le minerval des étudiants coûte plus cher. Tout coûte plus cher. Et quelle est votre réponse? Les amis, ayez confiance, vous allez gagner un petit peu plus – on y reviendra –, mais pas tout de suite, seulement en 2030. Et après, vous vous étonnez que les gens n'aient plus confiance et manifestent dans les rues.

 

De plus, je me demande comment vous allez financer cette réformette. C'est sur cet élément essentiel que je voudrais revenir. Votre réforme est-elle finançable? Vous devez déjà trouver 8 milliards d'euros, monsieur le ministre. Donc vous allez donner un peu d'une main dans quatre ans, mais vous allez reprendre, dès maintenant – et encore plus après votre conclave budgétaire –, beaucoup de l'autre main, avec toute une série d'augmentations de taxes.

 

À un moment donné, il faut assumer, monsieur le ministre, parce que ces 8 milliards, je suis désolé, mais c'est votre addition. Et j'espère d'ailleurs que les 3,1 milliards que votre collègue Theo Francken a dépensés à Ankara avant-hier sont déjà compris dedans. Sinon, on est vraiment partis pour la bérézina. Je sais que cela vous fait mal, mais je le redis quand même: quand vous avez repris les commandes du pays, le déficit – quoi que vous en disiez – était maîtrisé. On était en dessous des 3 %. Je vous l'ai déjà dit en commission, on peut refaire un débat quand vous voulez. Nous étions plusieurs dans l'ancien gouvernement qui pouvons confirmer qu'on était bien en dessous des 3 %.

 

C'est donc bien vous seul qui avez décidé de plomber le déficit budgétaire. C'est vous qui, par votre politique injuste qui ne soutient pas le pouvoir d'achat, ralentissez en réalité l'économie. Malheureusement, la seule chose sur laquelle nous sommes tous d'accord aujourd'hui, c'est de savoir qui seront ceux qui devront payer l'addition.

 

Ce seront encore une fois les consommateurs, les familles, les ménages et les pensionnés. Ce sont eux qui vont subir votre rage taxatoire avec plus de TVA, plus d'accises et moins de pouvoir d'achat. Seuls les très riches seront épargnés, c'est-à-dire ceux qui gagnent plus de 25 000 euros par mois et les ultra-riches. Ceux-là, nous ne pouvons surtout pas y toucher. Monsieur le ministre, voilà les faits.

 

Il y a évidemment de fortes chances que votre exercice budgétaire se solde soit par un nouveau report de l'augmentation de la quotité exemptée – je vous rappelle quand même que vous avez déjà reporté à 2031 un milliard d'euros destiné à la financer –, soit par une diminution de son scope – ce qui signifierait que les travailleurs bénéficieraient d'une augmentation encore plus faible que celle prévue, alors qu'elle était déjà pas très élevée –, soit encore par une nouvelle pluie de taxes sur la consommation. Nous verrons ce que vous nous proposerez. Il s'agira peut-être d'une hausse de la TVA à 22 % ou d'une nouvelle autre réforme injuste de la TVA.

 

Nous savons en tout cas qu'il y aura un véritable catalogue des horreurs sur la table du gouvernement. Nous savons  aussi que ceux qui s'en sortiront facilement seront les ultra-riches. Et pourquoi, monsieur le ministre, n'osez-vous pas vous attaquer aux ultra-riches?

 

Chers collègues de Vooruit, comme je vous l'ai dit en commission, votre demande d'un impôt sur les milliardaires est légitime. Ne lâchez rien! Continuez. Sur ce point, nous sommes d'accord avec vous.

 

Vous voyez bien que les socialistes font des émules. Nous avons en effet appris récemment que Les Engagés ont changé d'avis, et c'est une bonne chose. Ils sont désormais d'accord pour que les plus grandes fortunes contribuent davantage au financement des besoins collectifs. Bienvenue aux Engagés dans le camp de la justice fiscale, parce que c'est évidemment cela qu'il faut faire.

 

Monsieur le ministre, nous ne pouvons quand même pas dire que Paul De Grauwe est un socialiste de base. Pourtant, même lui a déclaré que plus on est riche, moins on paie d'impôts. C'est quand même aberrant. C'est surtout une question de justice, mais aussi de bon sens lorsqu'on voit la situation budgétaire dans laquelle ce gouvernement s'est lui-même placé.

 

Pourtant, rien, absolument rien dans votre réforme fiscale n'évoque une quelconque meilleure contribution des milliardaires. C'est bien dommage, monsieur le ministre.

 

Alors, pour en revenir à vos promesses, après avoir promis 500 euros en plus à chaque travailleur, après avoir promis d'améliorer massivement le pouvoir d'achat, après avoir promis de rééquilibrer la fiscalité entre le travail, la consommation et le grand capital – ce qui était important et on aurait pu vous soutenir avec force –, après avoir vendu du rêve à beaucoup de Belges pendant la campagne électorale, vous risquez de revenir sur quelques dizaines d'euros que vous allez finalement octroyer aux travailleurs dans quatre ans.

 

On ne va pas se mentir, monsieur le ministre, il y a vraiment une épée de Damoclès au-dessus de la tête de votre réforme. Et ceux qui vont en pâtir, ce sont encore et toujours les travailleurs, alors que vous ne cessez de nous dire que vous êtes là pour essayer d'augmenter leur pouvoir d'achat. Aujourd'hui, au moment où on va peut-être voter votre réforme – j'ai encore un espoir qu'on ne la vote pas –, pouvez-vous nous jurer les yeux dans les yeux que vous ne toucherez pas à un iota de votre réforme fiscale telle qu'elle est proposée? Je vous l'ai dit tout à l'heure mais je vous le rappelle, vous avez déjà reporté une partie de l'impact de l'augmentation de la quotité d'un an en transmettant la facture au prochain gouvernement. C'est quand même une preuve supplémentaire, s'il en fallait, que le risque existe que vous reportiez encore les quelques petites mesures positives – il y en a – de votre réforme.

 

Le deuxième élément problématique, monsieur le ministre, c'est qu'on est face à une réforme fiscale qui est une nouvelle occasion manquée. Ce n'est pas une vraie réforme fiscale, ce n'est pas une réforme d'envergure, ce n'est pas non plus une réforme juste. Ce n'est qu'une réforme qui fait contribuer chaque contribuable en fonction de ses revenus réels, de sa capacité budgétaire contributive, quelle qu'en soit la provenance. Je suis désolé de vous le dire, mais il n'y a pas de vision, il n'y a pas d'ambition de justice fiscale ni de soutien fort aux travailleurs. Il n'y a rien de tout cela.

 

C'est une réforme qui s'acharne une fois de plus sur les pensionnés. Votre gouvernement les fait passer à la caisse à tous les étages. Non content de porter une réforme des pensions d'une violence inouïe, vous rajoutez encore des couches via la fiscalité ou via un double saut d'index pour les pensions brutes à partir de 2 000 euros. Monsieur le ministre, sérieusement, peut-on vraiment dire qu'un pensionné est riche avec 1 700 euros net par mois? Les priver d'un alignement sur le coût de la vie, est-ce cela la justice sociale? Par ailleurs, vous semblez avoir du mal à intégrer cette réalité, monsieur le ministre, que les pensionnés sont avant tout d'anciens travailleurs. Alors que vous prétendez vouloir récompenser le travail, votre première mesure consiste précisément à punir ceux qui ont travaillé toute leur vie. Je regrette, quand on prétend récompenser le travail, on ne s'acharne pas sur les gens qui sont déjà pensionnés. Ce n'est pas juste, monsieur le ministre, de changer les règles du jeu en cours de match, et plus encore pour les futurs pensionnés.

 

Et ce qui me va le plus loin, c'est vraiment que votre réforme oppose les Belges: les travailleurs contre ceux qui ne travaillent pas, les employés contre les ouvriers, etc. Vos politiques tentent vraiment de dresser les gens les uns contre les autres, car ce que vous proposez, c'est une vision simpliste de ce qu'est la vie professionnelle. Je trouve que vous êtes vraiment déconnectés de ce que sont les vraies réalités de la vie des Belges, parce qu'un travailleur, en Belgique, ce n'est pas un robot. Il peut connaître des périodes de chômage temporaire ou de maladie, et là, votre réforme va le punir. Un travailleur peut aussi être parent et avoir un problème avec son enfant. Là aussi, votre réforme va le punir. Votre réforme est vraiment bâtie sur un monde idéal, je dirais même imaginaire. Mais la vraie vie, monsieur le ministre, ce n'est pas ça. La vraie vie, ce sont des hommes et des femmes qui bossent, qui tombent, qui se relèvent, qui soutiennent leur famille, qui avancent, qui reculent. Rien n'est figé dans le marbre, mais votre réforme ne prend rien de tout cela en compte, et je trouve que c'est profondément injuste.

 

Enfin, je regrette vraiment qu'il n'y ait pas une analyse globale de l'ensemble de vos mesures, parce que, cumulées, elles vont clairement flinguer le pouvoir d'achat des travailleurs et surtout des pensionnés. Et je n'ose même pas imaginer ce que vous allez sortir de votre chapeau cet été, en septembre ou à l'automne, puisqu'on a déjà compris que ça allait être compliqué dans votre accord budgétaire: 8 milliards pour 2027, peut-être 3,1 milliards en plus si ce n'est pas encore budgété pour la Défense; autour de 14 milliards, à tout le moins, à l'horizon 2028, que vous allez, comme toujours, je suppose, aller chercher dans la poche des classes moyennes. Je crains vraiment que nous ayons encore droit à une augmentation du taux de la TVA. Je crains aussi que, malgré l'adhésion massive des Belges à un impôt sur la fortune, votre gouvernement refuse catégoriquement d'aller titiller les milliardaires. Vous savez quand même, monsieur le ministre, que 80 % des Belges, tant au Nord qu'au Sud du pays, peu importe leur préférence politique, soutiennent un impôt sur la fortune.

 

Et franchement, pourquoi? Pourquoi autant d'injustice? On peut comprendre que tout le monde doive travailler et participer un peu plus aux besoins collectifs. Mais pourquoi toujours les mêmes, monsieur le ministre? Pourquoi uniquement le travail et pas le capital? La droite nous dit souvent: "Vous, les socialistes, vous voulez toujours taxer, taxer encore plus." Non, nous voulons simplement mieux répartir la taxation: un peu moins sur le travail et la consommation, qui représentent quand même 70 % de la taxation en Belgique, et un peu plus sur le capital, qui n'en représente que 30 %.

 

Mais, là aussi, j'espère que vous nous direz qu'en tout cas, vous, personnellement, vous êtes favorable à la taxation des milliardaires et que vous allez un peu travailler sur cette question.

 

Votre réforme fiscale se base essentiellement sur l'augmentation de la quotité exemptée d'impôts. Elle accorde quelques dizaines d'euros tout au plus au travailleur, qui s'attendait à 500 euros de plus chaque mois comme vous l'aviez promis. Tout cela représente un coût budgétaire relativement élevé, sans priorisation sur les bas et les moyens salaires.

 

Sans surprise, nous l'avons tous compris depuis des mois, il n'y aura pas d'augmentation de 500 euros sur les salaires pour les travailleurs, mais plutôt un différentiel de 500 euros entre ceux qui travaillent et les inactifs. Tout le monde a bien compris que ce différentiel existait déjà. Nous avons déjà largement débattu sur le sujet.

 

Vous avez dupé les travailleurs en leur faisant miroiter des augmentations de salaire qui n'arriveront pas. Monsieur le ministre, votre réforme, c'est trop peu et c'est trop tard. C'est une marque de fabrique de votre gouvernement. Pour l'Arizona, l'augmentation du pouvoir d'achat est loin d'être une priorité. La plus grande partie de la réforme de la quotité se fera pour les exercices d'imposition 2029 et 2030, et aura donc un impact en 2030 et en 2031.

 

Monsieur le ministre, ce sont les faits. Vos mesures, en plus d'être peu ambitieuses, semblent beaucoup trop tardives pour répondre aux besoins immédiats de la population. Nous vous le répétons depuis des mois, cette réforme est à lire parallèlement avec tout ce que vous avez mis en place. Vous êtes fier de toutes vos politiques, mais lorsqu'on y rajoute le double saut d'index partiel que vous persistez à mettre en œuvre, la pluie de nouvelles taxes que vous avez instaurées et que vous continuerez d'instaurer, les quelques dizaines d'euros obtenus en 2030 sont déjà absorbés par vos réformes injustes, qui privent les Belges de pouvoir d'achat et qui ralentiront l'économie.

 

Il n'y a pas que les socialistes qui le disent, tous les grands patrons et les organisations patronales ont le même avis sur le sujet. L'économie belge ralentit à cause de cela – nous pouvons en reparler en commission, monsieur le ministre, plein d'articles de presse le précisent.

 

Enfin, je voudrais vous rappeler que vous êtes le seul gouvernement à avoir choisi d'augmenter les taxes sur les produits d'énergie – le gaz, le mazout de chauffage, l'essence et le diesel – en plein crise internationale. Dans ce contexte, vous êtes le seul gouvernement à avoir décidé d'augmenter les prix de ce dont les gens ont besoin tous les jours. En effet, il faut du gaz pour pouvoir se chauffer, et du mazout lorsqu'on n'a pas le gaz. Il faut de l'essence ou du diesel pour aller travailler, conduire ses enfants à l'école ou faire ses courses.

 

Vous ajoutez à cela le double saut d'index – qui fera perdre des milliers d'euros sur une carrière – et des réformes sur les pensions et le chômage, ce qui est d'une violence sociale inouïe. Monsieur le ministre, cela ne va pas du tout aller.

 

C'est la raison pour laquelle je vous le dis, vous proposez de l'asphyxie économique et sociale. Vous ne me croyez pas lorsque je vous dis que le ralentissement de l'économie est constaté par tous, y compris sur le banc patronal, mais nous pourrons en reparler en commission à la rentrée, monsieur le ministre. C'est un sujet très important.

 

Franchement, j'en ai un peu marre aussi que vous vous cachiez toujours derrière la situation budgétaire pour justifier votre manque d'ambition en vue de soutenir le pouvoir d'achat des Belges, en particulier de ceux qui travaillent. Ce n'est pas un problème budgétaire, monsieur le ministre, mais un problème d'ambition et de priorité politique.

 

Votre réforme – avec les collègues du Parti socialiste, nous avons déposé toute une série de textes – aurait pu être financée par la taxation des surprofits bancaires, par exemple. Puis-je me permettre de vous rappeler que voilà déjà de nombreuses années que les quatre grandes banques belges font plus de huit milliards d'euros de bénéfices. À partir de combien de bénéfices estimez-vous qu'on pourra commencer à les taxer? Dix milliards? Quinze milliards? Cinquante milliards? Allez, sérieusement!

 

On aurait pu aussi mettre en place un impôt Zucman, qui fait contribuer ceux dont le patrimoine s'élève à plus de cinq millions d'euros. Mais même cela, vous refusez de l'entendre même en commission des Finances. Pourquoi? Parce que vous avez décidé que les ultra-milliardaires devaient rester intouchables? Je parle d'une taxation des plus-values, plus ambitieuse et efficace que votre ersatz de taxation.

 

Ce n'est pas une surprise, monsieur le ministre, nous le constations déjà sous le gouvernement Michel, mais c'est encore plus vrai aujourd'hui: les miettes que vous donnez d'une main, dans quatre ans, vous les reprenez immédiatement via des taxes sur la consommation, des sauts d'index, des réformes violentes. Et j'attends évidemment la fin des vacances pour voir tout ce que vous allez mettre sur la table.

 

Un autre point que j'ai soulevé en commission, c'est que votre réforme s'acharne sur les travailleurs mis en chômage temporaire. Pour vous, tout cela n'existe pas dans la vie réelle, ce n'est pas possible. Mais si, le chômage temporaire existe bel et bien! Je ne comprends pas comment vous ne saisissez pas que les intempéries ou les situations économiques compliquées ne sont pas du fait des travailleurs.

 

Par ailleurs, à mes questions, vous avez simplement répondu: "Les effets sur le régime de chômage temporaire seront limités." Non mais allez, sérieusement, monsieur le ministre, votre réponse n'est pas juste du tout! Quelles sont les raisons politiques qui vous conduisent à décider de pénaliser les travailleurs en chômage temporaire? Quelle est votre motivation? Dans quel cas de figure être en chômage temporaire pourrait être la faute d'un travailleur? Mais il n'y a pas de réponse! "Il en sera un peu affecté." Un peu! Mais même ce "un peu", quelle en est la justification? Pas de réponse!

 

Je vous ai demandé de nous fournir une analyse d'impact par décile de revenus, mais également par genre et catégorie socioprofessionnelle. En effet, monsieur le ministre, j'estime que ce sont ces critères qui sont essentiels pour apprécier les effets redistributifs des mesures. Vous n'avez pas clairement l'intention de vous atteler à ce travail.

 

Vous nous avez dit, je vous ai déjà donné quelques exemples, c'est suffisant. Non, ce n'est pas suffisant! Cela dit, monsieur le ministre, je reconnais que vous avez fait un effort. Nous vous l'avons demandé. Vous nous avez donné quelques exemples. C'est vrai, je le reconnais, je vous l'ai dit en commission. Mais pourquoi ne voulez-vous pas me les donner par décile, par genre et par catégorie? Parce que je crains que cela ne démontre, encore une fois, que les femmes ne soient plus attaquées que le reste. Sinon, vous me le donneriez, monsieur le ministre! Allez!

 

Pourquoi cela aurait-il été intéressant? Parce que nous avons déjà bien vu l'acharnement avec lequel vous attaquez aux femmes dans ce gouvernement. Nous savons tous que travailler via la quotité exemptée d'impôts ne permet pas de cibler les bas et les moyens revenus. C'est pour cette raison que je voudrais avoir ce tableau par décile, afin de mesurer vraiment à qui profite le plus cette réforme. Comme vous ne voulez pas le donner, j'imagine donc que vous ne voulez pas que nous sachions exactement à qui cela profite; et ce n'est certainement pas aux femmes qui ont un bas et un faible revenu.

 

Dans votre réforme, vous chipotez aussi sur le supplément pour enfants à charge. C'est incompréhensible: on va pénaliser les familles nombreuses! Que vous releviez les suppléments pour les familles avec un ou deux enfants à charge, c'est très bien, et nous vous soutenons. Mais pourquoi financez-vous cette harmonisation vers le haut en pénalisant les familles à partir de trois enfants? Pourquoi votre gouvernement décide-t-il de dégrader la situation des familles qui ont plus de deux enfants à charge? Puis-je vous rappeler, monsieur le ministre, que ce sont ces familles qui élèvent les futurs travailleurs de demain? C'est votre credo: il faut travailler toujours plus et il faut davantage d'enfants – nous connaissons tous la pyramide des âges. Mais, si vous en faites plus que deux, vous recevrez moins d'aides. Trouvez la logique!

 

J'ai demandé à plusieurs reprises l'avis de la Ligue des familles et du Réseau de lutte contre la pauvreté pour tenter de mesurer quel allait être l'impact réel sur les familles nombreuses. Mais, là non plus, vous n'avez pas voulu de transparence et vous avez refusé.

 

Les travailleurs ne vont pas être les grands gagnants de votre réformette fiscale. C'est un fait que les chiffres, malheureusement, ne démentent pas. En revanche, les grands perdants sont, une fois de plus, les retraités. Je ne sais pas pourquoi ils sont votre bête noire. Manifestement, vous ne les aimez pas. Par ailleurs, si ce sont des femmes retraitées, c'est pire encore.

 

Pour tenter de creuser l'écart entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, le gouvernement n'augmente pas vraiment les salaires – en tout cas, pas à la hauteur de ce qui avait été promis. En revanche, le gouvernement prévoit des mesures négatives pour pénaliser ceux qui ne travaillent pas. Pour ceux – et c'est cela qui n'est pas juste, monsieur le ministre – qui ont travaillé toute leur vie et qui ne travaillent plus parce qu'ils ont atteint l'âge normal auquel ils peuvent enfin souffler, se poser, prendre du temps pour eux et leurs proches, ce sera entre 50 et 65 euros de moins tous les mois. Comme vous avez refusé que nous recevions une analyse cumulée, je ne compte pas en plus votre réforme des pensions, qui a introduit un malus pouvant diminuer la pension de plusieurs centaines d'euros par mois. Je ne compte pas non plus le double saut d'index partiel pour les pensions brutes de plus de 2 000 euros. Je ne compte pas le gel de l'enveloppe bien-être, qui va évidemment priver les retraités de revenus supplémentaires. Je ne compte pas non plus la fin de la péréquation pour les fonctionnaires. Bref, les travailleurs qui ont travaillé toute une vie, ceux que vous n'aimez pas, vous allez leur retirer encore un peu plus tous les mois.

 

Je demande à nouveau qu'en marge de nos travaux, vous sollicitiez un avis auprès du Comité des aînés afin de bien mesurer l'impact que cette réforme et toutes les autres auront sur les travailleurs d'hier. L'injustice, monsieur le ministre – en l'occurrence, ce n'est pas envers les Belges, mais envers nous, parlementaires – est que, lors de la présentation de cette réforme fiscale, vous nous aviez dit qu'il ne fallait pas la considérer isolément, mais dans l'ensemble de toutes les mesures que l'Arizona prenait. Je suis d'accord. Donnez-nous une analyse comparative de vos différentes mesures et de ce qu'elles représentent. Mais là, évidemment, pas de réponse.

 

Que ce soit pour les retraités, les femmes, les familles nombreuses, les travailleurs en recherche d'emploi ou en chômage temporaire, vos mesures sont tellement brutales que même le Conseil d'État s'en émeut vivement en se demandant quel est l'impact réel de votre réforme sur la lutte contre la pauvreté. Je ne sais pas si l'on se rend compte de ce que cela veut dire quand le Conseil d'État se pose une telle question. Vous rendez-vous compte de la violence sociale et économique que vous construisez? Je ne le pense pas du tout.

 

Une mesure sur laquelle nous avons aussi longuement débattu concerne le quotient conjugal. Je suis désolé, mais cela montre encore une fois tout le mépris que vous avez pour les femmes. Ce n'est pas la seule mesure que vous prenez contre elles, c'est vrai. Toutefois, lorsque vous osez dire que vous prenez cette mesure pour, et je vous cite à nouveau, monsieur le ministre, car ce ne sont pas mes mots, "remettre les femmes au travail", quel mépris! Nous avions déjà beaucoup entendu de votre part. Vous aviez aussi dit que les femmes n'avaient qu'à s'adapter à l'injustice de votre réforme des pensions, qui pénalise quand même sept femmes sur dix. Et voilà une nouvelle attaque! Ce chapitre consacré au quotient conjugal comporte deux volets. Dans le premier, vous prévoyez de supprimer progressivement ce mécanisme pour les personnes retraités qui, pourtant, ne peuvent plus modifier leur carrière. C'est la nouvelle règle: on change les règles du jeu en cours de route. Ce sont 617 957 ménages, soit environ 1 200 000 personnes, qui bénéficient du quotient conjugal en Belgique.

 

Pour bien comprendre les choses, je prends toujours des exemples. Prenons le cas d'un couple de pensionnés âgés de 68 ans: par exemple mes parents, monsieur le ministre. Ils ne peuvent évidemment plus modifier leur situation puisqu'ils sont retraités. Eh bien, grâce à vous, chaque année, leurs impôts vont augmenter et leur revenu net va diminuer, sans qu'ils puissent agir pour compenser cette perte. Oui, nous y reviendrons. Vous allez me dire qu'ils n'ont qu'à travailler davantage et que vous avez créé les flexi-jobs dans cet objectif. Oui, tuons-nous au travail! Comme Dalida, mourons tous sur scène!

 

Pour en revenir à mes parents, dans vingt ans, ils auront perdu l'intégralité de ce mécanisme fiscal, comme si les dépenses médicales n'allaient pas augmenter au fil des années. Pourquoi travaille-t-on jusqu'au bout, c’est-à-dire 67 ans? C'est pour pouvoir vivre dignement et disposer de suffisamment d'argent pour se soigner. Comme si, à 80 ans, ils n'avaient pas le droit de profiter un peu de la vie, d'aller un peu plus souvent au restaurant s'ils sont encore en mesure de se déplacer ou encore de gâter leurs enfants et leurs petits-enfants.

 

Ce qui est vraiment ahurissant, monsieur le ministre, c'est qu'ils sont dos au mur. Vous savez très bien qu'ils ne retourneront pas travailler à 70 ans. C'est ce que vous aimeriez en appliquant votre taux de taxation de 33 % que  vous instaurez, mais j'y reviendrai plus tard dans mon intervention.

 

Dans ce cas, il ne s'agit pas de remettre des gens au travail; il s'agit tout simplement d'une sanction destinée à renflouer votre budget. Ce n'est nullement une politique de remise à l'emploi. En réalité, vous considérez que ces anciens travailleurs ne changeront plus rien à l'économie, sont âgés et passeront donc à la caisse. Tant pis pour eux! Ce n'est pas juste du tout, monsieur le ministre.

 

Le deuxième aspect de votre réforme est que vous allez réduire de moitié, d'ici à 2029, le montant qui leur sera attribué. Après quoi, vous en gèlerez évidemment l'indexation. Autrement dit, ce que vous dites aux femmes qui interrompent leur carrière pour s'occuper de leurs enfants, c'est "Allez bosser!" En effet, malheureusement, dans notre société, ce sont encore majoritairement les femmes qui s'arrêtent de travailler pour s'occuper des enfants. Pourtant, vous ne prévoyez aucune mesure permettant de concilier la vie professionnelle et la vie familiale.

 

Or, monsieur le ministre, vous aussi, vous êtes père de famille. Vous savez donc ce que c'est que de courir le matin pour déposer ses enfants à la garderie, après avoir préparé le petit-déjeuner, les boîtes à tartines et les goûters. Vous savez ce que c'est que de courir ensuite pour attraper un train qui, désormais, sera souvent en retard. En effet, vu les centaines de millions d'euros que vous retirez à la SNCB – entraînant la suppression de services, ainsi qu'une diminution du nombre de trains, qui sont moins bien entretenus –, on arrive en retard au travail et l'on s'inquiète de devoir se justifier.

 

Et puis vous savez aussi ce que c'est que de courir le soir. Même scénario: on arrive en retard à la garderie parce que le train a encore accumulé du retard. Commence alors la deuxième vie: le ménage, les bains, les lessives, le souper. Oui, voilà la vie quotidienne de nombreuses femmes, mais aussi de certains hommes, monsieur le ministre.

 

Vous pouvez donc garder votre mépris envers tous ceux à qui vous dites qu'ils n'ont qu'à retourner travailler. Le véritable problème, ce sont les places en crèche. Lorsque je vous ai posé la question en commission, vous n'y avez évidemment pas répondu. Je vous la pose à nouveau aujourd'hui: combien de femmes, majoritairement, mais aussi d'hommes, interrompent leur carrière faute de place en crèche? Voilà le vrai problème. Si vous voulez que ces personnes restent au travail, aidez-les à obtenir une place en crèche. Mais aujourd'hui, il et elles n'ont souvent pas le choix. Pourtant, vous ne faites rien pour les aider.

 

Monsieur le ministre, c'est là où nous verrons si j'ai raison ou tort, car les socialistes ont justement déposé un texte pour améliorer, via une défiscalisation des petites et des moyennes entreprises, l'ouverture supplémentaire de places en crèche. Nous verrons si votre gouvernement le soutiendra. Si oui, ce sera la preuve manifeste que vous aurez compris que c'est plus intéressant que de dire simplement aux gens: "Allez bosser et démerdez-vous avec vos gosses!" De plus, monsieur le ministre, il est devenu impossible de placer les gosses chez les grands-parents. En effet, vous leur retirez tellement tous les mois qu'ils sont obligés de faire des flexi-jobs pour continuer à vivre dignement. Voilà encore une solution de repli dont les gens ne profiteront pas.

 

J'en arrive maintenant, monsieur le ministre, à la partie de votre réforme qui fixe cette imposition distincte à 33 % pour les retraités qui souhaitent gagner plus en accomplissant des petites tâches au sein d'une organisation. Vous vous êtes déjà exprimé tout à l'heure à ce sujet, mais je ne suis toujours pas convaincu. Le Conseil d'État se demande en effet à quoi correspondent ces petites tâches qui ne sont soumises à aucune limitation. Quant à la nature des activités et au montant des revenus, il relève une différence de traitement entre des revenus issus d'une même activité. Ils sont imposables à 33 % quand l'activité est exercée par un retraité travailleur. En revanche, s'il s'agit d'un retraité indépendant, les revenus seront soumis à la progressivité. Cette différence de traitement est évidemment contraire au principe d'égalité en matière fiscale. Que répondez-vous au Conseil d’État?

 

Vous nous dites avoir un peu bidouillé et élargi dans l'exposé des motifs. Enfin, monsieur le ministre, va-t-on juste se satisfaire d'un "ça va aller", comme pour la TVA? Pour la TVA aussi, vous nous aviez dit que cela allait bien se passer, entre 6 et 9 %. Or cela ne s'est pas bien passé. Ce matin encore, pour la simple transposition d'une directive européenne, le gouvernement a dû revenir – désolé de vous le rappeler – à 10 h 52 avec cinq amendements de fond, simplement pour garantir la légalité de cette transposition, alors que le vote était prévu à 11 h 30!

 

J'attends la suite en ce qui concerne votre bonne foi. Vous avez dit que, juridiquement, c'était un peu boiteux: "Non, non, vous verrez, moi, Jan Jambon, je vous dis que cela va aller, et le gouvernement est d'accord avec moi." Monsieur le ministre, excusez-nous, mais, à un moment donné, dans un État de droit, il faut des textes qui soient juridiquement solides et valables. Manifestement – nous pourrions reparler de tous les textes sur l'asile et l'immigration, sur les aidants proches, etc. –, vous vous heurtez quand même à un problème de fond dans l'écriture de vos textes.

 

Monsieur le ministre, vous êtes malheureusement aussi le ministre des Pensions. Je pense que vous n'aimez pas trop les pensionnés. Dans votre note de politique générale, vous écriviez que: "Les retraités qui souhaitent encore exercer une activité complémentaire paieront désormais moins d'impôts qu'aujourd'hui grâce à une taxation libératoire simple de 33 %. Toute personne qui veut travailler plus doit être récompensée, et non pénalisée."

 

Je résume: vous attaquez en règle les pensionnés avec vos réformes, ils vont devoir travailler plus longtemps pour gagner moins de pension, ils sont pénalisés par un malus, par le gel de l'indexation, par une réforme fiscale, etc. Dans ce contexte, vous osez dire que s'ils veulent travailler plus, vous allez les taxer moins. Monsieur le ministre, s'ils doivent travailler plus, c'est parce qu'ils n'arrivent plus à joindre les deux bouts. C'est parce que vous leur retirez entre 50 et 65 euros tous les mois, sans compter tout le reste, puisque vous ne voulez pas que nous réalisions une analyse comparative de l'ensemble de votre mesure.

 

À 70 ans, lorsqu'on aspire à profiter de sa retraite, à voir les copains, à faire du vélo ou du kayak, s'occuper de ses petits-enfants ou aller au restaurant, vous avez décidé qu'il fallait se tuer au travail parce que le montant de la pension ne suffira plus à vivre dignement. Je l'ai déjà dit à Benoît Piedboeuf, mais vous êtes tout de même le ministre qui portez cette réforme. Vous ressemblez à Dalida dans "Mourir sur scène": continuez tous à travailler, jusqu'à ce que vous n'en puissiez plus.

 

Concernant le régime des droits d'auteur, nous n'avons reçu aucune réponse convaincante aux questions précises posées. Je vais donc réitérer mes demandes, dans l'espoir d'avoir des réponses aujourd'hui. Monsieur le ministre, même si vous ne me répondez pas, je ne serai pas trop déçu. En effet, je ne m'attends pas à recevoir une véritable réponse de votre part. Je m'attends également à ce que nous en reparlions d'ici quelques temps, vu que comme dans beaucoup d'autres textes de ce gouvernement, il y a toujours des imprévus. D'une manière ou d'une autre, cela reviendra donc sur la table du Parlement à la suite d'une plainte contre votre texte.

 

Vous nous dites que le projet étend de manière expresse le champ d'application du régime des droits d'auteur au secteur IT. Premièrement, selon la Cour des comptes, le coût de cette mesure représente 710 millions d'euros en cinq ans rien que pour ce secteur. Cela confirme bien mes propos liminaires, c'est juste une question de volonté politique. Lorsqu'il s'agit de soutenir un secteur en particulier, votre gouvernement sait trouver les moyens. Quand il faut augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs, des pensionnés ou des indépendants, il n'y a plus personne. Pour ce secteur-là, vous avez trouvé les 700 millions. Cependant, je trouve cela dommage que vous ne les ayez pas utilisés à meilleur escient, pour l'ensemble des citoyens.

 

Je ne vais pas refaire ici tout l'historique de la loi-programme de 2022, mais nous avons clairement précisé que la réforme poursuivait un double objectif. D'une part, restreindre l'application du régime fiscal des droits d'auteur aux artistes, compte tenu du fait que ceux-ci perçoivent des revenus de manière irrégulière. Cette mesure impliquait l'exclusion de catégories de bénéficiaires, notamment les travailleurs du secteur IT, qui perçoivent des revenus réguliers et stables, qui n'étaient pas visés à l'origine, et pour lesquels le régime des droits d'auteur était progressivement devenu un mode de rémunération fiscalement avantageux. D'autre part, limiter par la même occasion le coût d'une dépense fiscale en constante expansion à la suite de l'extension du champ d'application du régime des droits d'auteur.

 

Or vous appliquez ici à nouveau le régime fiscal des droits d'auteur aux travailleurs du secteur IT. Mais cette extension soulève une question à laquelle vous n'avez toujours pas répondu. Ne va-t-elle pas s'élargir aux architectes, aux avocats, aux publicistes, sur la base du principe d'égalité en matière fiscale? Par ailleurs, le coût budgétaire – ces 700 millions que vous avez quand même trouvés pour ce secteur, mais pas pour augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs – tient-il compte du risque d'extension du régime des droits d'auteur à d'autres secteurs que ce secteur IT? Toujours pas de réponse! Et franchement, on aimerait en avoir une, monsieur le ministre, et pas juste, "oui, oui, moi, ministre des Finances, je vous dis que tout ira bien", car que viendrez-vous nous dire si, malheureusement, votre texte est attaqué en justice et que vous avez tort? Cela, je n'ose l'imaginer, mais si nous n'obtenons pas de réponse et qu'en plus, le texte est boiteux, cela risque d'être problématique, monsieur le ministre.

 

La deuxième objection, c'est qu'il s'agit du non-respect du principe constitutionnel d'égalité en matière fiscale, et l'avis du Conseil d'État est particulièrement sévère quant aux risques que comporte votre projet de loi sur le principe de violation d'égalité en matière fiscale. Je ne vais pas donner lecture de l'intégralité de l'avis du Conseil d'État, mais ses remarques concernent le respect du principe d'égalité en matière fiscale. Or, à ce stade, nous ne savons toujours pas si ces remarques sont effectivement rencontrées, monsieur le ministre. Vous ne voulez toujours pas répondre!

Donc, en l'absence de réponse de votre part, vous assumerez personnellement le fait que votre texte risque de ne pas voir le jour ou d'être contesté à un moment donné.

 

Ma troisième objection concerne le plan du droit européen et l'octroi des aides d'État, qui est incompatible avec le marché intérieur. Je vous ai demandé si le gouvernement avait notifié le projet de la Commission européenne sur la base du régime des aides d'État, et à défaut, si le gouvernement comptait le notifier afin d'obtenir l'accord de la Commission avant sa mise en application. Là non plus, pas de réponse. Pourtant, la réponse est simple, monsieur le ministre. C'est oui ou non. Ja of nee. Je ne demande pas plus. Au moins, les choses seront claires.

 

Monsieur le ministre, il ne sert à rien de ressasser pendant des heures et des heures ce qui a déjà été dit en commission, mais l'examen de votre réforme fiscale en commission a renforcé ma conviction, à savoir que votre réforme est vraiment un acte manqué. Elle manque d'envergure, de justice fiscale, elle n'équilibre pas le fossé injuste entre la fiscalité sur le travail et la consommation, d'un côté, et sur le capital, de l'autre, alors qu'il y avait eu sous l'ancien gouvernement un vrai travail pour corriger ce déséquilibre.

 

Les très riches, les milliardaires, vont continuer à être bien cools, et les travailleurs vont se contenter de miettes. Les pensionnés, eux, seront pénalisés, parce qu'ils ne peuvent pas revenir en arrière, une fois de plus, une fois de trop. Et que dire des femmes? Clairement, l'Arizona ne les aime pas, à part TINA (il n'y a pas d'autre alternative). Celle-là, vous l'aimez bien, mais, pour les autres, c'est compliqué.

 

Mes craintes sont encore plus fortes quant au financement de cette réforme et aux mesures que j'imagine fort injustes, vu ce que vous avez déjà osé mettre sur la table, aux taxes injustes que votre gouvernement va mettre en place. En effet, je le répète, vous cherchez encore 8 milliards pour l'année prochaine, et 14 milliards en deux ans. Je crains vraiment que vous ne répétiez ce que vous faites de mieux, la seule chose que vous sachiez vraiment bien faire: des taxes, des taxes et encore des taxes, surtout sur le dos des travailleurs, des pensionnés et des familles. Parce que, les plus riches, il ne faut pas y toucher.

 

Vous comprenez bien, monsieur le ministre, que, pour toutes ces raisons, le groupe socialiste ne soutiendra pas votre réforme fiscale. Je vous remercie.

 

De voorzitster: Vooraleer ik het woord aan mevrouw Merckx geef, wil ik ter informatie meedelen dat we sinds 16.30 uur met het wetgevende werk bezig zijn. Elf sprekers zijn aan het woord gekomen en er staan er nog 55 op mijn lijst.

 

Ik deel dat enkel maar mee. Ik kan mij niet van de indruk ontdoen dat alles grondig wordt besproken. Dat is een goede zaak, maar dat kan ook in de commissies gebeuren.

 

Misschien is het niet slecht om ook rekening te houden met de collega’s die na u komen. Zoals ik al zei, zijn dat er nog 55.

 

16.18  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Chers collègues, je ne vais pas me déshabiller, ni couper des parties de vêtements, soyez rassurés!

 

Ça y est! On y est! La réforme fiscale, la fameuse promesse de campagne! Je crois qu'on n'en a pas parlé une fois, ni deux fois, ni trois fois, mais bien davantage. Les discours du MR, entre autres, c'était: "On est trop taxé sur le travail et on va rendre du pouvoir d'achat aux travailleurs en faisant une réforme fiscale." Franchement, le résultat est vraiment décevant. D'ailleurs M. Piedboeuf a parlé je crois à peine quatre minutes. En comparaison du nombre de débats électoraux qu'on a eu sur le sujet, c'est vraiment très peu! Mais c'est souvent comme ça au MR: M. Boucher vient et dit: "Ouais, on va baisser les impôts! C'est fini! Ça va le faire! Etc." Et puis après c'est M. Piedboeuf qui doit venir: "Oui mais en réalité ce sera un petit peu moins et, c'est vrai, ce ne sera qu'en 2029." Et à combien cela se montera-t-il en fait en 2029?

 

16.19  Benoît Piedboeuf (MR): Je ne serai pas long, mais il faudrait arrêter de vous persuader que c'est la longueur de vos interventions qui amène quelque chose. Dans les débats vous parlez longtemps. Certains collègues ont battu des records mais cela n'a pas fait avancer d'un millimètre.

 

16.20  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Oui c'est sûr c'est pour ça que je ne suis jamais trop longue monsieur Piedboeuf. J'essaie de m'en tenir à l'essentiel mais, quand même, quand vous avez parlé de la réforme fiscale, on ne vous a pas entendu une fois, pas deux fois, mais cent fois! On allait voir les euros arriver sur le compte. Aujourd'hui ce n'est pas du tout le cas et c'est bien pour cela que vous n'avez parlé que quatre minutes et que M. Boucher, bien sûr, brille par son silence. Le résultat n'est pas seulement décevant…

 

(…): (…)

 

16.21  Sofie Merckx (PVDA-PTB): C'est bien, c'est bien! Défendez-vous!

 

De voorzitster: Collega’s, wat niet in de microfoon wordt gezegd, wordt ook niet opgenomen in het verslag. Ik stel dus voor dat we mevrouw Merckx verder laten praten.

 

16.22  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Le résultat n'est pas seulement décevant; il est également injuste. Je m'en expliquerai plus tard. C'est pour cette raison que nous n'allons pas soutenir cette réforme fiscale, même si nous avons demandé un vote séparé sur les articles, entre autres sur la quotité exemptée d'impôts, que nous allons soutenir.

 

Soyons clairs. Vous avez fait croire à tout le monde que les gens allaient recevoir 500 euros de plus par mois. Ensuite, vous êtes venus dire: "Non, ce n'est pas ce que nous avons dit. C'était l'écart entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas". Or, dans 94,5 % des cas, selon une étude de l'Université d'Anvers, l'écart est déjà de 500 euros.

 

Je dois avouer que Les Engagés n'avaient, il est vrai, pas promis 500 euros, mais bien 450. C'était ce qui figurait dans votre programme: 450 euros, c'était la grande promesse.

 

Puis est venu l'accord de gouvernement, suivi du premier accord d'été. Les 450 euros par mois sont devenus 1 200 euros par an. Il ne faut pas avoir fait Maths 8 pour savoir que 1 200 euros par an, cela fait 100 euros par mois.

 

Ensuite est arrivée la déclaration de politique générale, à la faveur de laquelle nous avons obtenu plus de détails et avons constaté que le montant avait encore été réduit: en l'occurrence, à 1 000 euros par an, c'est-à-dire environ 85 euros par mois.

 

À présent, qu’apprenons-nous avec ce texte? Pour quelqu'un qui touche un salaire médian, il ne s'agit pas de 500 euros, ni de 100 euros par mois, ni de 85 euros par mois, mais à peine de 55 euros nets par mois. L'année prochaine? Non, pas du tout! En 2029, s'il vous plaît. En 2029!

 

Les gens se posent donc une question, monsieur Bouchez, monsieur Prévot – ou monsieur Lasseaux. Où sont les 500 euros promis? Je vais citer littéralement le programme des Engagés: "Nous proposons un véritable changement de paradigme fiscal pour que les travailleurs gagnent en moyenne près de 500 euros nets en plus".

 

Monsieur Bouchez, vous avez participé à des débats. J'en ai réécouté quelques-uns pour pouvoir déterminer si vous l’aviez dit ou non. Lors d’un débat télévisé avec M. Hedebouw, vous avez dit: "Nous baissons l'impôt. Des ménages vont recevoir plus de 500 euros par mois de pouvoir d'achat en plus." Pouvoir d'achat en plus, avez-vous dit. Au final, où sont les 500 euros? Nulle part. Vous avez menti.

 

16.23  Georges-Louis Bouchez (MR): Écoutez, vous savez, il faut justement écouter la nuance. Premier élément: nous avons dit, lors de tous les débats électoraux, que ce serait 500 euros de différence entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas.

 

J’admets une chose: c'est qu'au-delà du net, nous devons également travailler sur le cadastre des aides sociales; parce qu'aujourd'hui, ne vous en déplaise, des gens gagnent plus sans travailler et ont plus de pouvoir d'achat que d'autres qui travaillent. C'est inacceptable.

 

Sur le fait que des ménages recevront plus de 500 euros, c’est effectivement le cas. Parce que vous ne regardez que la réforme fiscale d'aujourd'hui, mais il existe aussi, par exemple, des mesures sur les heures supplémentaires et des mesures de défiscalisation. Mais oui, travailler plus pour gagner plus, madame Merckx, je sais que c'est compliqué pour vous, pour la gauche. Vous avez fait croire aux gens, pendant des décennies, qu'on allait vivre dans un hamac sans travailler. Cela ne marche pas! Le bien-être a besoin que l'on travaille pour l'atteindre. Plusieurs dispositions visent, par ailleurs, à augmenter la déductibilité fiscale pour les enfants à charge. Bien évidemment, une limite est prévue, à un moment donné. Bien sûr, des possibilités sont offertes via les flexi-jobs.

 

D'autres aides sous forme de  baisses d'impôts sont appliquées à d'autres niveaux de pouvoir. Je pense ainsi à la baisse des droits d'enregistrement en Wallonie, que votre formation politique conteste. Tout cela permet à la classe moyenne d'accéder plus facilement à la propriété et, plus globalement, de voir son travail mieux récompensé. Vous avez réagi sur les heures supplémentaires. Mais je peux vous dire que beaucoup de nos concitoyens ne supportent pas d'être taxés à 60 % sur des primes ou des heures supplémentaires. Oui, madame Merckx, les Belges ont envie de travailler, mais ils voudraient être récompensés pour leur travail. C'est ce que nous faisons.

 

Pour le reste, vous ne pourrez jamais retrouver la moindre déclaration de ma part disant que les gens auraient 500 euros de plus. Je vais même vous faire une confidence: même la RTBF – on ne peut pas dire que ce soit l'organe de propagande du Mouvement Réformateur – a été obligée d'admettre, en débat, que nous avons toujours été très clairs sur le différentiel. Vous pouvez donc essayer de faire croire que nous avons dit cela, mais nous ne l'avons jamais dit. Vous n'avez jamais réussi à sortir une vidéo dans laquelle j'aurais dit le contraire. Pourtant, vous êtes très actifs sur le sujet. Nous avons toujours dit la vérité et nous faisons ce que nous avons promis. Contrairement à beaucoup d'entre vous en campagne électorale, moi, j'ai dit que nous n'avions plus assez d'argent. Moi, j'ai dit que l'État dépensait trop. Moi, je continue à expliquer sur quoi nous devons baisser la dépense publique, parce que la réalité est celle-là. J'ai montré le graphique tout à l'heure. Nous pouvons reprendre tous les rapports que l'on veut.

 

Aujourd'hui, cet État est en train de mourir sous le poids de la dépense publique. Et si nous continuons comme cela, nous poursuivrons notre déclin. C'est valable, du reste, pour l'ensemble de l'Europe. À la fin, ceux qui en paieront le prix, ce sont les classes moyennes. Donc oui, défendre les classes moyennes aujourd'hui, c'est accepter de maîtriser les dépenses de l'État, d'arrêter de faire croire que tout sera gratuit et de faire croire qu'il existe un homme providentiel qui disposerait d'une manne de 10 milliards d'euros dans laquelle on pourrait puiser.

 

Mais que croyez-vous? S'il existait 10 milliards d'euros que l'on pourrait aller chercher auprès de dix personnes, je ne le ferais pas. Votre théorie débile selon laquelle nous protégerions les riches est absurde. Quel est notre intérêt? Nous ne sommes pas débiles! Notre premier intérêt est d'être réélus en 2029. Pour protéger 10 ou 50 personnes, nous risquerions notre élection? Ce que vous racontez n'est tout simplement pas vrai. Les capitaux sont mobiles. Donc, si vous voulez retirer de l'investissement de ce pays, continuez à taxer davantage, continuez! Vous aurez des pertes d'emplois, des disparitions d'entreprises, un recul économique. C'est la trajectoire de l'Union européenne depuis 30 ans. Alors oui, excusez-nous de vouloir être un peu réalistes. Mais, contrairement à ce que vous dites, et je n'accepte pas cette critique, nous n'avons menti à aucun moment. Tout ce que nous avons dit, nous le faisons, et nous continuons d'ailleurs à le dire.

 

Vous, vous avez peut-être l'habitude de raconter n'importe quoi aux gens. Je pourrais reprendre vos déclarations sur toute une série de sujets. Mais, s'il vous plaît, ne prêtez pas vos défauts aux autres. C'est assez désagréable. Assumez plutôt le fait que vous n'avez pas de véritable solution, si ce n'est de faire croire aux gens qu'il existerait une manne d'argent tombée du ciel qui pourrait résoudre tous nos problèmes. C'est complètement illusoire et absurde. Du reste, c'est tellement absurde que cela ne se fait nulle part. Et il n'y a pas de raison de le faire.

 

L'idée des socialistes est encore pire, je vous l'accorde et je terminerai par là. Ils ont désormais repris votre idée de manne céleste, sauf qu'ils ne l'ont pas trouvée quand ils ont participé au gouvernement pendant des décennies. Il est vraiment dommage d'avoir attendu de se retrouver dans l'opposition pour commencer à l'évoquer.

 

16.24  Hugues Bayet (PS): Pour que le débat soit bien clair, j'ajouterai trois petites précisions.

 

Premièrement, je ne sais pas à qui ou à quoi s'adressait le terme "débile". Je sens que certains s'excitent un peu et que, parfois, on parle un peu trop vite.

 

Deuxièmement, lorsque le PS était au gouvernement, il n'aurait pas trouvé la manne céleste. Je suis d'accord de rouvrir le débat sur les réformes fiscales proposées sous la Vivaldi et bloquées par le MR.

 

Troisièmement, j'entends maintenant que ce ne sont plus 500 euros de plus par mois pour les travailleurs, monsieur Bouchez, mais bien un différentiel de 500 euros. Pour une fois, je dois reconnaître que nous sommes d'accord. En effet, au moment où ce gouvernement a prêté serment, votre propre ministre de l'Économie, M. Clarinval, avait tweeté que c'était déjà le cas. J'en ai d'ailleurs toujours la capture d'écran si vous le souhaitez. Puis, il a changé de discours en expliquant qu'il fallait faire plus. Puisque, de toute façon, il ne reste plus qu'un différentiel de 15 % à combler, je vous encourage du fond du cœur à en faire davantage pour augmenter le pouvoir d'achat des citoyens.

 

De voorzitster: Collega’s, probeer alstublieft vragen te stellen. Ik wil niemand onderbreken, maar zo krijgen we een debat binnen een debat en zoals ik daarnet al zei, hebben we nog 55 sprekers te gaan.

 

16.25  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw de voorzitster, het is natuurlijk eigen aan een debat dat er gedebatteerd wordt.

 

Mevrouw Merckx, als ik de heer Bouchez bezig hoor, vraag ik mij toch af waarom hij niet in de regering zit. Hij is een toegevoegde waarde in het Parlement, maar zo zou er ten minste iets gebeuren in die regering. Die ligt nu namelijk stil, want de regering gaat met vakantie. Bouchez wil echter full forcelet’s go; let’s do it – doorgaan.

 

Monsieur Bouchez, il existe une différence entre ce que vous dites toujours, à savoir qu'il n'y a pas de nouvelle taxe, et la réalité de ce gouvernement. Êtes-vous au courant de l'alphabet des taxes de l'Arizona? Vous savez que l'alphabet compte 26 lettres, de A à Z. Savez-vous qu'il existe une nouvelle taxe ou une augmentation de taxe pour chaque lettre?

 

Er is de adoptietaks, de bankentaks, de bedrijfsvoertuigentaks, de benzinetaks, de campingtaks, de carried interest tax, de DBI-taks, de DBI-bevektaks, de dieseltaks, de echtscheidingstaks, de effectentaks, de elektrischevoertuigentaks, de exittaks, de fermettetaks, die eventjes ingehouden werd, de gastaks, de giftentaks, de loonmatigingstaks, de hoteltaks, de huisbediendentaks, de indextaks, de kmo-taks, de meerwaardetaks, de nachtarbeidtaks, de ontwikkelingstaks …

 

De voorzitster: Uw vraag is duidelijk, mijnheer Van Quickenborne.

 

16.26  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Ik ben bezig.

 

De heer Bouchez zegt dus dat er geen nieuwe taksen komen, mais on ne voit que de nouvelles taxes.

 

J'en viens au deuxième élément, cher collègue Bouchez, mevrouw Merckx, à propos de l'exercice budgétaire.

 

Wat de budgettaire oefening van november 2025 voor de fameuze 10 miljard betreft – eigenlijk was het 9,2 miljard –, objectivement, il faut constater que la moitié c'était des taxes.

 

Ten derde, als het gaat over de zelfstandige ondernemers – en ik denk dat we daar op dezelfde golflengte zitten; de heer Dedecker is hier ook; ik apprecieer dat –, er is de meerwaardetaks. Daar kan men niet fier op zijn. Er is de verdubbeling van de effectentaks en de verhoging van de roerende voorheffing op de VVPR bis van 15 naar 18 %, mijnheer Bouchez.

 

Aujourd'hui, concernant les sociétés de management que vous connaissez bien, nous entendons des discours inquiétants. Vous avez certainement lu cet article scandaleux dans le journal De Tijd, une double page, affirmant qu'il y a une fuite de deux milliards d'euros et qu'il faut maintenant attaquer ces personnes.

 

Bent u ervan op de hoogte dat de zelfstandigen en ondernemers zich stilaan zorgen beginnen te maken over de vloedgolf van taksen, die op hen afkomt? Zij vragen zich af wie dat zal stoppen. Quand cela suffira-t-il? Mevrouw Merckx, ik heb een vraag voor u en de heer Bouchez. Wanneer zal de vloedgolf aan taksen stoppen?

 

16.27  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Monsieur Bouchez, selon vous, il y a trop de taxes en Belgique. Vous le répétez sans cesse. Vous avez effectivement raison, la Belgique est un enfer fiscal pour les travailleurs. À qui la faute? Qui est au pouvoir depuis 25 ans? C'est le MR. Vous êtes au pouvoir depuis 25 ans. C'est donc un peu facile de dire que c'est la faute des autres, alors que vous avez mis toutes ces taxes en place. Vous avez promis qu'il y aurait des augmentations. Vous avez même dit que vous alliez avancer la réforme fiscale afin de donner plus de pouvoir d'achat aux citoyens.

 

Aujourd'hui, nous constatons qu'il n'y aura qu'une augmentation de 55 euros en 2029. Vous dites aux gens que vous avez mis en place des mesures, et que vous leur donnerez du pouvoir d'achat par d'autres moyens. Vous n'avez jamais mentionné la hausse de la TVA et des accises. Demain, le diesel passe à 2 euros. Avez-vous augmenté les accises sur le diesel? Il me semble que oui.

 

Concernant l'indexation des salaires, nous venons de dépasser l'indice pivot. Les gens devraient être indexés. Une partie de la classe travailleuse ne le sera pas. Au-delà de 4 000 euros brut, vous allez raboter leur indexation. Vous êtes libéral et vous êtes pour le fait que tout peut être librement négocié, sauf les salaires! Vous bloquez cette indexation. Dans ce cas, vous avez décidé qu'il n'y a pas de marge salariale.

 

Vous évoquez également les droits d'enregistrement.

 

Comment une famille ayant deux ou trois enfants payera-t-elle les frais d'inscription à l'université avec le minerval à 1 200 euros? Ce sont des factures salées que vous envoyez aux gens. S'agissant du transfert de l'austérité vers les communes, j'ai reçu une multitude de témoignages faisant état d'une augmentation de la taxe poubelle un peu partout.

 

Ce n'est soi-disant pas vous. Ce que vous faites avec votre gouvernement Azur avec vos amis Les Engagés, c'est étrangler les communes. Pour accéder au plan Oxygène, elles sont obligées d'augmenter les taxes. Toutes ces taxes poubelles, toutes ces augmentations de redevances dans les communes, nous devrions les appeler les taxes "Bouchez".

 

Ensuite, le prix des médicaments a également augmenté. Je reçois plein de témoignages à ce sujet. Je suis médecin, et même si je ne pratique plus, les gens me disent qu'avant, les médicaments pour traiter le diabète étaient gratuits. On ne se choisit pas d'être malade du diabète. Ce sont des médicaments essentiels. C'est la même chose pour l'épilepsie. Les citoyens doivent payer, et cela leur pèse. C'est du pouvoir d'achat en moins. À ce stade, nous n'avons même pas mentionné ce qui nous arrive.

 

Voilà la réalité de ce gouvernement, monsieur Bouchez! Ne parlez pas hors micro, monsieur Bouchez, c'est moi qui ai la parole. Je sais que vous ne passez pas beaucoup de temps au Parlement, mais lorsque vous venez appuyer sur le bouton, il serait peut-être utile de lire de temps en temps. En effet, l'augmentation du prix des médicaments a été votée ici même. Renseignez-vous, s'il vous plaît.

 

Celui qui interrompt constamment les autres, qui passe son temps à crier dans cet hémicycle (…). D'ailleurs, il ne m'écoute même pas.

 

De voorzitter: Collega's, ik stel voor dat mevrouw Mercxk haar betoog afmaakt en dan kan de heer Bouchez reageren.

 

16.28  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Et donc, ce gouvernement ne va pas du tout augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs. Le pouvoir d'achat des travailleurs va diminuer avec ce gouvernement.

 

16.29  Georges-Louis Bouchez (MR): Tout d'abord, je voudrais quand même vous rassurer. Je vois qu'il y a un axe, maintenant: le PTB s'inquiète des taxes. Cela me plaît. Cela veut dire que vous êtes tous en train de vous convertir progressivement au libéralisme. Vous devez savoir que tout ce que vous dites est faux, puisque le pourcentage de fiscalité par rapport au PIB va baisser d'ici 2029. Qu'est-ce que cela signifie en clair? Que la pression fiscale en Belgique va diminuer. C'est d'ailleurs ce qu'une série de mes collègues du gouvernement me reprochent.

 

Ils me disent: "Puisque la pression fiscale baisse, vous devez augmenter les impôts." Et c'est là que je dis non. Pour le reste, les taxes qu'a citées M. Van Quickenborne, c'est très intéressant. Figurez-vous, monsieur Van Quickenborne, que, contrairement à ce que vous proposiez sous la Vivaldi, la réforme fiscale que nous proposons n'est pas un tax shift, c'est un tax cut. Il y aura une baisse. À mes yeux, cette baisse est trop faible. Elle est trop faible. Parce que, sur 5,5 milliards, on est à peine à un milliard de cut réel au niveau fiscal.

 

Il y a effectivement un shift pour une partie. Exactement le shift que vous aviez proposé sous la Vivaldi, sauf que, sous la Vivaldi, c'était pire. Et vous êtes en train de vous plaindre aujourd'hui de choses que vous avez validées. David Clarinval s'est retrouvé tout seul à s'y opposer à l’époque, je m'en souviens très bien. C'était pendant l'été. J'avais le premier ministre au téléphone, qui était dans tous ses états parce que le MR avait fait la politique de la chaise vide. Ce ne sont donc pas de nouvelles taxes. Ce sont des taxes qui compensent et qui financent, en partie, uniquement en partie, la baisse de la fiscalité.

 

Sur la question de la TVA, madame Merckx, vous pouvez faire croire ce que vous voulez aux gens. Si vous allez à l'hôtel tous les soirs, je ne veux pas connaître votre vie, mais avouez que c'est assez rare. Donc augmenter la TVA sur les chambres d'hôtel... Figurez-vous... Vous allez au camping tous les jours aussi? Ce ne sont quand même pas des biens de première nécessité. Peut-être que vous vivez dans un camping, c'est votre droit, mais ce n'est quand même pas le cas de la majorité des gens.

 

Concernant les accises, vous avez oublié de parler de la baisse des taxes sur l'électricité. Votre groupe au Parlement européen vote exactement le même montant dans le budget. C'est donc un pur shift. C'est totalement vrai, il suffit de reprendre les tableaux budgétaires.

 

16.30  Pierre-Yves Dermagne (PS): (…)

 

16.31  Georges-Louis Bouchez (MR): Bien sûr, quand vous les faisiez, c'était parfait.

 

Votre groupe, madame Merckx, au Parlement européen, avec le groupe de M. Dermagne, avec les écologistes et tous les bien-pensants de la planète, est en train de nous expliquer qu'il faut taxer beaucoup plus les énergies fossiles afin que les gens effectuent leur transition vers l'électricité.

 

D'ailleurs, il fallait faire cette transition vers l'électricité sans centrales nucléaires, n’est-ce pas, monsieur Dermagne? Vous vous rappelez de votre président de parti, M. Magnette: "La page du nucléaire est tournée." Belle photo lors de la COP, c'était le titre du Soir.

 

Avec tous les génies que nous avons ici, nous allions donc produire davantage d'électricité sans nucléaire, ce qui était quand même une idée brillante, brillante.

 

C'est ce que vous votez au Parlement européen. J'assume ici, devant tout le monde, que je vais tout faire, via les ministres MR, pour que les législations ETS2, RED3, PEB4, que vous soutenez au Parlement européen, n'entrent pas en vigueur en Belgique. Si cela entre en vigueur en Belgique, on va soi-disant sauver le climat.

 

On ne va rien sauver du tout. L'Europe représente 6 à 8 % des émissions de CO2. Cette vision selon laquelle on doit rendre l'énergie fossile impayable pour pouvoir passer à l'électricité est absurde. Mais c'est la vision que vous défendez au Parlement européen, et qui a été mise en œuvre dans le pays, conformément à ce que l'Union européenne souhaite.

 

Sur la question des communes, c'est assez drôle, parce que vous ne connaissez manifestement pas votre dossier. Le coût-vérité en matière de déchets, cela vous dit-il quelque chose? Il n'est pas possible, sur une taxe poubelle, de faire payer moins que le coût réel ni plus que le coût réel. Quand les taxes poubelles augmentent, c'est dû à une raison très simple: c'est parce que la plupart des communes font appel à des structures publiques inefficientes, qui coûtent beaucoup plus cher, avec des conventions collectives impayables, ce qui fait que les gens doivent payer plus cher.

 

D'ailleurs, dans une commune où vous êtes – puisque vous m'avez parlé de l'enseignement et du minerval –, votre formation politique, le PTB, ferme par exemple quatre écoles à Mons. Mais là, vous ne dites rien. Vous nous aviez expliqué qu'avec le PTB tout serait gratuit, qu'il y avait le choix, qu'il suffisait de taxer les plus riches.

 

Je vois que quand vous êtes à l'œuvre à Molenbeek, vous licenciez du personnel; à Mons, vous fermez des écoles.  De quel droit, madame Merckx, venez-vous nous donner des leçons ici? C'est ça, la différence. Le ministère de la parole est toujours beaucoup plus confortable.

 

Enfin, sur les médicaments, je vais vous répondre en toute franchise et en toute honnêteté. Figurez-vous que mon fils a eu une angine blanche il y a 10 jours. J'ai été à la pharmacie. Savez-vous combien j'ai payé? J'ai payé un truc comme ça. Il ne devait prendre que cinq cuillères. Je vais au moins laisser 80 % du produit dans mon armoire. Je l'ai payé 3 euros.

 

Ne considérez-vous pas que quelqu'un comme moi pouvait payer son médicament 6 euros, 7 euros, 8 euros; et venir en aide aux gens qui sont réellement des personnes nécessiteuses, qui n'ont réellement pas les moyens financiers de payer? Mais payer un médicament 3 euros, c'est moins cher qu'un sandwich.

 

Se rend-on compte de ce qu'on est en train de faire en termes de responsabilisation et de financement des soins de santé? Est-il normal que des gens comme nous aillent payer 4 ou 5 euros chez un médecin? Cela n'a strictement aucun sens. C'est du gaspillage d'argent public, et ce sont des moyens qu'on n'a pas pour aider les gens qui sont dans la précarité, et qu'on n'a pas pour baisser l'impôt des gens qui travaillent.

 

Il faut un petit peu arrêter avec les slogans. Sur ce que nous avons voté ici sur les prix des médicaments, pensez-vous vraiment que j'ai la prétention de croire que je suis capable de fixer ce genre de prix? Ce sont des accords médico-mutualistes. Ce sont vos amis des mutuelles qui font ces propositions, qui sont reprises par le gouvernement, qui sont votées ici. À aucun moment, ce travail n'est exercé en la matière, puisque c'est une enveloppe globale que le gouvernement octroie à l'INAMI.

 

Cette enveloppe augmente chaque année à cause de l'inflation et de la norme de croissance des soins de santé. D'ailleurs, je vais vous l'envoyer, vous devriez l'encadrer dans votre chambre! (M. Bouchez montre un graphique.)

 

L'augmentation, sur les 10 dernières années, des coûts de la sécurité sociale se chiffre à 88 %, dans un pays qui n'a même pas, en 10 ans, augmenté sa richesse de 20 %. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, mais de mathématiques, madame Merckx. Je vous considère comme intelligente, vous avez fait des études. Comment voulez-vous que l'on augmente quatre fois plus nos dépenses que notre création de richesses? Cela ne peut pas tenir! À un moment donné, il va falloir que, dans ce Parlement, on retrouve le sens des chiffres, le sens de la réalité, et qu'on arrête de raconter des histoires aux gens. C'est peut-être la différence entre un ingénieur et un poète ou un philosophe, avec tout le respect que j'ai pour les poètes et les philosophes. On ne peut pas faire mentir les chiffres: 88 % d'augmentation des coûts de sécurité sociale! Allez-vous enfin nous expliquer comment vous comptez les financer?

 

16.32  Pierre-Yves Dermagne (PS): Merci, madame la présidente, de me permettre d'intervenir dans ce débat, car j'ai été cité, et ma formation politique également.

 

Je voudrais soulever le sens particulier de la réalité qui est celui de M. Bouchez, avec sa mémoire sélective ou sa capacité à réécrire ou réinterpréter, certes avec talent, l'histoire. Oui, monsieur Bouchez, il y a eu des votes au Parlement européen il y a quelques années, mais c'était avant l'attaque israélo-américaine en Iran, avant les bouleversements sur le marché des hydrocarbures, avant un bouleversement sur la scène géopolitique que, systématiquement, et encore tout à l'heure, votre gouvernement et votre premier ministre – si tant est qu'il le soit toujours étant donné le peu de soutien que vous lui accordez dans les débats publics et dans son effort d'assainissement budgétaire, bien qu'il soit encore loin – rappellent.

 

Bien entendu, in tempore non suspecto, au Parlement européen, nous avons plaidé pour l'électrification de nos économies, comme n'importe quel expert le fait aujourd'hui. Même vous, quand vous reprenez l'analyse sécuritaire faite par le gouvernement de Trump, sa vision de l'Europe, sa vision du monde, vous dites que vous auriez pu l'écrire.

On sait que l'électrification de nos économies, de manière générale, à la fois au niveau de l'industrie et des ménages, est la voie à suivre. Mais il y a une fameuse différence entre voter cela au Parlement européen il y a quelques années, dans la situation internationale et avec les cours du Brent de l'époque, et le fait de décider au sein de ce Parlement d'accélérer ce shift fiscal, plus vite que ce qu'impose l'Europe, sans tenir compte de cette situation internationale et des prix à la pompe. On l'a dit, demain le diesel et l'essence passeront la barre des deux euros.

 

C'est cela qui ne va pas, monsieur Bouchez. Vous ne pouvez, à la fois, tenir des discours, refaire l'histoire et en même temps, chaque semaine, ici, poser des actes en votant des augmentations de taxes, de nouvelles taxes et des attaques systématiques sur la classe moyenne.

 

Alors oui, monsieur Bouchez, il existe une différence fondamentale entre un bébé, un enfant qui, à un moment donné de sa vie, a besoin d'un médicament ou d'antibiotiques pendant quelques jours, et les personnes qui doivent suivre un traitement quotidien pour lutter contre une maladie chronique.

 

Oui, il y a une différence fondamentale entre ces catégories de patients et de patientes! Et oui, les décisions que vous avez prises, les économies imposées à l'INAMI se traduisent concrètement dans la vie quotidienne des citoyens par des hausses du prix des médicaments qui sont absolument essentiels pour des millions de Belges. Aussi ne peut-on mettre sur le même plan un antibiotique que l'on doit prendre pendant une semaine ou deux à un moment de sa vie et un traitement médicamenteux que l'on doit prendre chaque jour simplement pour essayer de vivre un peu plus dignement.

 

De voorzitster: Collega’s, ik stel voor dat we stilaan terugkeren naar het oorspronkelijke debat met het betoog van mevrouw Merckx. Ik wil iedereen het vrije woord laten, maar misschien is het geen slecht idee om mevrouw Merckx haar verhaal te laten afmaken. Nadien kunt u dan nog repliceren, mijnheer Bouchez..

 

16.33  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Lorsque M. Bouchez se sent un peu en difficulté dans un débat, il parle de tout sauf de ce pour quoi il a été critiqué. Monsieur Bouchez, je vous parlais du pouvoir d'achat des gens, de ceux qui vont bosser tous les jours et qui voient les taxes et le prix de la vie augmenter, en attendant une indexation des salaires qu'ils ne percevront pas complètement. C'est de cela que je voulais parler, mais vous savez très bien que les gens ne verront pas la couleur de vos 55 euros sur un salaire médian en 2029. Ce sera la déception, et vous le savez très bien.

 

À ce titre, votre exemple relatif au prix des médicaments est éloquent. Tout d’abord, monsieur Bouchez, c’est ici même qu'a été déposée une proposition de loi. Auparavant, certains médicaments étaient gratuits. Or, aujourd'hui, ce n'est plus le cas: le patient doit débourser au minimum un ou deux euros par boîte. Pour les malades chroniques, cela fait une différence. Avec votre salaire de près de 10 000 euros par mois, trois euros pour un traitement antibiotique destiné à votre fils ne représente sans doute rien pour vous. Mais, pour une maman solo avec trois ou quatre enfants, qui sont malades tous les 15 jours et qui doivent prendre des médicaments à répétition, l'accumulation de ces petits montants fait une réelle différence. C'est également le cas pour les petits retraités et pour les personnes atteintes de maladies chroniques qui ont plusieurs médicaments à prendre.

 

Nous défendons une tout autre vision de la solidarité. Nous disons, pour notre part, qu'il faut agir pour que les médicaments ne soient pas chers. Remboursons-les! En contrepartie, bien sûr, faisons en sorte que ceux qui ont un gros salaire comme vous, qui ont un patrimoine et qui ont les moyens contribuent davantage. Ce que j'attends de vous, c'est que vous payiez vos impôts correctement. Ah, c'est vrai, ce n'était pas vous; c'est M. Handichi qui n'avait pas payé ses impôts.

 

Nous attendons une justice fiscale, une vraie justice.

 

(…): (…)

 

16.34  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Vous aussi, vous dites beaucoup de choses scandaleuses, et je n'ai pas honte de dire ce que j'ai à dire.

 

Nous voulons une véritable justice fiscale. Pour l'éducation, c'est exactement la même chose, un minerval à 1 200 euros, ce n'est peut-être rien pour vous avec vos 10 000 euros par mois, même si vous aviez trois enfants à l'université. Mais les gens de Charleroi qui travaillent, par exemple, et qui doivent déjà payer un kot pour que leur enfant puisse suivre des études supérieures, surtout s'il y en a deux ou trois dans le ménage, comment vont-ils payer tout cela? Les gens en sont inquiets, monsieur Bouchez. Parmi eux, on trouve énormément de travailleurs et de travailleuses, certains sans emploi mais d'autres qui sont actifs. Certains se font licencier, d'autres ont de longues carrières et travaillent tous les jours, et que constatent-ils? Malgré leurs efforts, le coût de la vie de manière générale augmente, tout comme les taxes que vous faites grimper au sein de vos différents gouvernements.

 

Pour en finir avec ce que j'ai à dire sur le MR, vous avez même créé un site web intitulé "Promesses tenues". Durant la campagne électorale, le MR avait formulé deux grandes promesses. Vous avez réussi à les briser toutes les deux en moins de deux ans.

 

La première était de ne pas imposer de nouvelles taxes. L'échange que nous avons eu avec M. Van Quickenborne a encore démontré qu'il y en avait bien eu. Lorsque vous augmentez la TVA, les citoyens paient quand même payer la taxe. Lorsque vous augmentez les accises sur le gaz ou les carburants, c'est aussi une augmentation des taxes, et non une diminution. D'ailleurs, vous êtes déjà revenu sur ce sujet à plusieurs reprises en expliquant qu'à chaque fois, ce serait la dernière taxe.

 

La deuxième grande promesse était de mieux récompenser le travail. Mais que faites-vous en réalité? Là encore, vous ne m'avez pas répondu. Vous plafonnez l'indexation des salaires. Vous réduisez les sursalaires liés aux heures supplémentaires. Certes, vous les défiscalisez davantage, mais sans sursalaires. Vous avez augmenté le nombre d'heures supplémentaires pouvant être prestées sans sursalaire. Vous réduisez les primes de nuit. Vous supprimez les primes pour le travail dominical. Vous continuez à bloquer les augmentations collectives de salaires avec la loi sur le blocage des salaires.

 

De surcroît, le rapport du Comité d'étude sur le vieillissement, publié aujourd'hui par le Bureau fédéral du Plan, indique qu'avec votre réforme des pensions, les travailleurs subiront une diminution de 13 % de leur pension.

 

Dès lors, lorsque vous avez publié votre visuel en octobre 2025, vous avez menti, monsieur Bouchez. Je vous invite à faire un rectificatif. Non, vous ne récompensez pas le travail. Car les enseignants, les infirmières, les travailleurs du bâtiment, de la logistique, de la pétrochimie, de l'industrie et tant d'autres encore sont perdants avec les politiques de votre gouvernement.

 

16.35  Georges-Louis Bouchez (MR): Madame Merckx, à propos de votre question portant sur la libéralisation des salaires, je vais vous faire une confidence: je suis totalement pour. Vous devriez bien réfléchir à ce que vous dites. La libéralisation de la négociation salariale, cela signifie que tout est libre. Comprenez jusqu'au bout: la libéralisation de la négociation salariale veut dire que vous n'avez plus d'index automatique et que vous n'avez plus de plafond. Via la négociation, des travailleurs pourront aller chercher 5 % d'augmentation, tandis que d'autres iront chercher 2 % et que d'autres n'en auront pas. Madame Merckx, c'est cela qu'on appelle la libéralisation des salaires, comme cela se pratique dans la plupart des pays du monde. En tout cas, faites bien attention, car notre système est beaucoup plus protecteur du pouvoir d'achat des travailleurs que ce que vous défendez aujourd'hui.

 

Vous ne pouvez pas dire que vous voulez la liberté de négocier, mais que vous voulez également, avant même la négociation, une augmentation garantie. C'est ainsi que la Belgique a creusé un écart de compétitivité majeur et qu'aujourd'hui, nous avons 67 % de taux d'emploi à Bruxelles et en Wallonie, alors que les Pays-Bas ont un taux d'emploi de 83 %. En ne permettant pas l'engagement, l'investissement et la compétitivité de nos entreprises, vous avez créé plus de précarité qu'autre chose.

 

En ce qui concerne le minerval, même s'il ne s'agit pas d'une matière fédérale, je souhaite rappeler que le minerval sera toujours de 0 euro pour les étudiants boursiers qui en ont réellement besoin. Ensuite, deux tarifs intermédiaires existent: le premier à 400 euros et le second à 800 euros. Ceux qui payent 1 200 euros ne sont donc pas ceux faisant partie des catégories les plus précarisées, contrairement à ce que vous voulez faire croire.

 

Ensuite, comme M. Van Quickenborne l'a dit tout à l'heure, vous énumérez les taxes sans vouloir comprendre le concept de shift. Nous n'opérons pas un shift total de la charge fiscale, puisqu'il y a une partie de baisse. Mais oui, plusieurs de ces mesures contribuent bien à financer la baisse de la fiscalité sur le travail. Monsieur Van Quickenborne, n'insistez pas, vous allez m'obliger à dire de combien de milliards le gouvernement Vivaldi a alourdi la charge fiscale. Cela pèsera donc sur les épaules d'Anders., du PS et des autres. Je peux vous confirmer que personne, heureusement, n'a fait le calcul.

 

Pour le reste, madame Merckx, je vous trouve assez méprisante pour les bas salaires. Vous nous dites que nous donnons des cacahuètes aux gens. Lorsque l'on donne en net 1 300 euros, 1 400 euros à certaines catégories de salaire, cela équivaut presque à un 13e mois pour ces personnes, un mois de salaire en plus! Ce sont les revenus les plus faibles qui recevront cet avantage. Du haut de votre salaire de parlementaire – que vous le donniez à votre parti ou à quelqu'un d'autre, nous nous en foutons; vous touchez le même salaire que tous vos collègues ici –, vous dites que 1 300 euros par an, ce sont des cacahuètes. Bien évidemment, lorsque l'on est parlementaire! Mais quand on atteint des niveaux de salaire de 1 600, 1 700 ou 1 800 euros, ces 1 300 euros, ils feront du bien lorsqu'ils arriveront dans l'escarcelle.

 

J'aborderai rapidement deux derniers points. M. Dermagne utilise le même argument que le PS a utilisé à propos du nucléaire et de l'augmentation des accises sur les énergies fossiles. Ils nous disent: "In tempore non suspecto, cette mesure était juste. S'il n'y avait pas eu la guerre en Ukraine, on aurait pu fermer le nucléaire." Cela vous montre à quel point ces gens sont irresponsables. Ils vous disent que, quand tout va bien, qu'il y a du vent, du soleil, pas de guerre, pas de prix trop élevés, pas une trop grande consommation d'énergie, le modèle renouvelable fonctionne. "Vous voyez, cela marche." Or, dès qu'apparaît le moindre problème, une canicule, une guerre, un peu moins d'ensoleillement, boum! "Ah, ça, nous ne l'avions pas prévus. Donc, nous sommes obligés d'adapter le modèle." Eh bien non, monsieur Dermagne, quand on pense un modèle de société, on doit également penser au cas de figure qui pourrait ne presque jamais se présenter, mais qui, pas de bol, se présente. Et figurez-vous que le risque d'avoir une guerre avec la Russie, le risque d'avoir de l'instabilité avec l'Iran, ce n'est pas l'hypothèse la plus extravagante à envisager. Il ne faut pas être le plus grand expert en géopolitique mondiale pour se dire qu'il existe quand même un certain danger.

 

Je voudrais terminer sur une note d'accord entre nous. Parce que Mme Merckx et M. Dermagne m'ont donné raison. Ils trouvent que je dois payer mes médicaments un peu plus cher. Ils l'ont dit. M. Dermagne a dit que, bien évidemment, pour un enfant qui doit prendre une fois un antibiotique, cela n'a rien à voir avec un malade chronique. De son côté, Mme Merckx a dit: "Vous, du haut de votre salaire, vous pourriez payer plus cher." Eh bien, c'est exactement ce que je vous demande. Je vous demande de nous laisser payer plus cher. Faites en sorte que des gens qui ont des rémunérations comme les miennes puissent payer leurs médicaments plus cher afin de permettre aux personnes précarisées de bénéficier, aujourd'hui et demain, d'aides sociales, tout en faisant en sorte qu'elles sortent un jour de la précarité. Je voudrais quand même rappeler à cette assemblée que vivre dans la précarité ne doit pas être une condamnation à vie. Notre rôle, plutôt que de savoir quelles allocations nous allons donner, devrait être de savoir comment nous allons permettre à ces personnes de s'extraire de leurs difficultés.

 

Ne vous en déplaise, madame Merckx, je considère que libérer le travail par les heures étudiantes, les flexi-jobs et les heures supplémentaires est une manière de permettre à des personnes issues de catégories sociales plus précarisées, à des personnes de la classe moyenne, de pouvoir un peu grandir. Le problème des taxes que vous souhaitez aujourd'hui, et dont certaines ont été prises par ce gouvernement et par le précédent, et je n'en suis pas fier, c'est qu'en réalité, ce ne sont pas des taxes qui touchent les riches. Aujourd'hui, le capital est mobile. Si vous voulez toucher Jeff Bezos ou Elon Musk, pas de bol pour vous, ils ne sont pas ici!

 

Même certains Belges – je ne citerai pas de noms par respect pour ces personnes – vivaient en Angleterre il n'y a pas si longtemps. Maintenant, ils sont devenus italiens. Le seul impact qu'auront les taxes que vous prévoyez, c'est d'empêcher des gens de la classe moyenne d'accéder à l'aisance. C'est cela que vous allez faire. Si vous voulez véritablement toucher les plus hauts patrimoines, aucune autre solution n'existe en dehors de dispositifs européens, voire internationaux. Que cela vous plaise ou non, déplacer des actions se fait en un clic sur un téléphone. Déplacer des biens immobiliers, c'est une vente et un achat à l'extérieur. Quant à changer son domicile, c'est juste un formulaire à rentrer dans une commune.

 

Même en Europe, madame Merckx, il existe des pays comme Malte et l'Italie qui, aujourd'hui, ont compris qu'il valait mieux une fiscalité modérée pour attirer l'investissement, plutôt que d'avoir les niveaux d'impôt que nous connaissons aujourd'hui, qui débouchent sur un appauvrissement des investisseurs, un appauvrissement de nos entreprises. À  la fin, ceux qui payent toujours l'addition, ce sont les travailleurs.

 

Alors aujourd'hui, si vous aimez vraiment les travailleurs, pensez aux intérêts des entreprises, pensez aux intérêts de la compétitivité, pensez au fait d'attirer des investisseurs, parce que sans ces personnes, il n'y aura pas de travail! Et sans travail, il n'y aura pas de bien-être!

 

16.36  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mijnheer Bouchez, uw fractieleider, de heer Piedboeuf, zei daarnet dat het niet is omdat men lang praat dat men veel zegt. We zijn net getuige geweest van iets dergelijks. Het valt op dat u zich graag richt tegen de PS en de PTB. Dat zijn natuurlijk interessante doelwitten. Als we echter pertinente vragen stellen over zelfstandigen en ondernemers, horen we u niet. Over de zelfstandigen, indépendants, en ondernemers, entrepreneurs, hebt u geen woord gezegd, helemaal niets. Eerst sprak u over die pas de nouvelle taxe, dat is nu blijkbaar conditionnelle, wel nieuwe belastingen, maar dan met een taxshift of taxcut.

 

Collega’s, de realiteit is als volgt. De heer Vereeck heeft dat voldoende aangetoond.

 

Ik nodig u uit, mijnheer Bouchez, om een artikel uit De Standaard van november 2025 te lezen. Het is niet de RTBF, De Standaard is nog een redelijke krant.

 

De taxshift van de regering-De Wever in 2029 omvat een vermindering van de personenbelasting met 3,8 miljard. De financiering bedraagt 3,9 miljard euro. Ik nodig u uit om goed te luisteren. Dat is geen taxcut, maar een taksverhoging van 100 miljoen euro. Het is een tax hike, dat is de realiteit. U vertelt hier dus grote verhalen over een taxshift en een taxcut, terwijl de realiteit is dat er meer taksen komen.

 

Tweede punt, wie betaalt die taksen, mijnheer Bouchez? De zelfstandigen en de ondernemers. Daarover hoor ik u niet spreken. De meerwaardebelasting, dat woord dat u hier nooit uitspreekt, treft midscheeps zelfstandigen, ondernemers en zelfs kleine beleggers. U spreekt over Elon Musk en de grote mannen die verhuizen, maar die treft u niet. U treft de gewone mensen met de meerwaardetaks.

 

Een volgend punt zijn de kleine vennootschappen. Dat zijn er meer dan 200.000. Les petites sociétés, mijnheer Bouchez, geen multinationals.

 

Vous avez augmenté les taxes de 20 %.

 

U hebt de roerende voorheffing met 20 % verhoogd. Van 15 % naar 18 % is een verhoging van 20 %.

 

Mijnheer Bouchez, in de vorige regering hebben wij de meerwaardetaks niet ingevoerd. In de vorige regering hebben we de roerende voorheffing voor de kleine vennootschappen niet verhoogd. In de vorige regering hebben we managementvennootschappen niet in het vizier genomen zoals u dat nu doet. Dat is de realiteit.

 

16.37  Georges-Louis Bouchez (MR): (…)

 

16.38  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Dat is de realiteit. Wat hebben wij gedaan? U kunt doen wat u wilt, maar de realiteit is dat u de zelfstandigen en de ondernemers aan het bedriegen bent.

 

16.39  Georges-Louis Bouchez (MR): (…)

 

De voorzitster: Geen ruzie maken, jongens.

 

16.40  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw de voorzitster, u zult mij nu laten uitspreken. Ik zal mijn tijd nemen.

 

Mijnheer Bouchez, u bent de zelfstandigen en de ondernemers in een pijlsnel tempo aan het bedriegen. De mensen worden almaar bozer. Ze hadden gehoopt dat de heer Bouchez iets zou doen voor de zelfstandigen en de ondernemers. Het omgekeerde gebeurt echter.

 

Ik wil de aanval op de managementvennootschappen aankaarten, les sociétés de management, les attaques. Minister Van Peteghem spreekt over een begrotingslek van 2 miljard euro.

 

De zelfstandigen en de ondernemers zijn het beu. Ze worden voortdurend uitgemolken en u doet daaraan mee. U bent daaraan medeplichtig. De meerwaardetaks is uw verantwoordelijkheid, en van niemand anders. Toen wij in de regering zaten, hebben wij die taks 25 jaar tegengehouden. Op het moment dat wij niet meer in de regering zaten, hebt u die onmiddellijk ingevoerd. U bent geplooid voor de socialisten van Vooruit. Dat is de realiteit.

 

Dan zegt de heer Bouchez dat men gemakkelijk kan verhuizen als men een taks krijgt. Wie heeft de exittaks ingevoerd? Collega’s, kent u de exittaks? Die houdt in dat de fiscus u jarenlang blijft volgen als u uit België verhuist. Mijnheer Bouchez, wie heeft de exittaks ingevoerd? Uw regering, waar uw partij deel van uitmaakt.

 

In plaats van hier grote woorden te gebruiken en allerlei grote verhalen te vertellen, kijkt u beter naar de realiteit. De realiteit is dat deze regering zelfstandigen en ondernemers midscheeps treft.

 

Ik heb u een vraag gesteld over de managementvennootschappen en u hebt daarop niet geantwoord. Weet u waarom? Omdat deze regering van plan is om hen in de volgende ronde ook te treffen. Het gaat om 155.000 kleine vennootschappen, bakkers, beenhouwers, dakwerkers, aannemers, architecten, advocaten, dokters. Ze gaan het allemaal voelen, en u bent medeplichtig.

 

Het is dus gemakkelijk om uit te halen naar de PVDA en de PS. Dat is heel simpel. Maar als het gaat over de echte mensen die de welvaart creëren, de zelfstandigen en ondernemers, dan geeft u niet thuis. 

 

Mijnheer Bouchez, het probleem is dat u niet in de regering zit. U hebt zelf gezegd dat uw ministers niet doorwegen in de regering. Als u in die regering had gezeten, dan had het verhaal er waarschijnlijk anders uitgezien. U hebt geopteerd voor het comfort aan de zijlijn. Het gevolg is dat al die taksen allemaal worden aangenomen. U draagt dus mee de verantwoordelijkheid. U bent medeplichtig.

 

Dat is ook de reden waarom u niet zo populair bent in Vlaanderen, zoals uit de peilingen blijkt. De populariteit van de heer Bouchez is zelfs kleiner dan die van mij. Ik ben niet zo populair, Jean-Marie, dat weet ik.

 

Ik weet dat ik niet heel populair ben, maar uit de polls van HLN blijk ik populairder te zijn dan Bouchez. Dat is de realiteit. Dat onnozel parlementslid, Van Quickenborne van Vivaldi, blijkt populairder te zijn dan Bouchez, die denkt dat hij heel Vlaanderen zal veroveren.

 

De voorzitster: Mijnheer Van Quickenborne, ik zou graag hebben dat u zich tot de inhoud beperkt.

 

16.41  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw de voorzitter, hij was zelfs bezig over het nucleaire. Ik mag mijn punt toch maken? Mijn punt is dat Bouchez grote verhaaltjes vertelt. Bouchez grand parlé à la télé, Bouchez dans le Parlement, accident. Dat is wat er gebeurt; met mijn excuses.

 

La présidente: Monsieur Bouchez, je donne d’abord la parole à M. Ronse, qui a aussi une question pour vous. Vous pourrez répondre ensuite.

 

16.42  Axel Ronse (N-VA): Ik stel vast dat de heer Van Quickenborne het citaat van collega Piedboeuf, over lang kunnen spreken en weinig zeggen, zelf toepast.

 

De heer Bouchez heeft iets heel interessants aangehaald in zijn vorige interventie. Hij zei het volgende.

 

"Ne m’obligez pas, monsieur Van Quickenborne, à faire le calcul de tous les milliards de taxes que la Vivaldi, avec l’Open Vld – maintenant Anders. – a mis sur le dos des travailleurs et des indépendants."

 

Wij hebben nu toch de tijd. Zeker voor de fiscale hervorming is het nuttig de faire ces calculs. Ik zou dus graag die calculs willen horen.

 

Mijnheer Bouchez, voor het overige krijgt u alle steun van onze fractie. Wat wij hier nu immers doen, is historisch. Het aandeel belastingen in het bruto binnenlands product zal tijdens de huidige legislatuur dalen. Wij staan hier nu op het punt een lastenverlaging van 4 miljard euro op arbeid goed te keuren. Dat is historisch. Dat is een feestdag voor alle werkende Vlamingen. Ik kan mij geen mooiere 11 juli inbeelden dan een 11 juli met een lastenverlaging van 4 miljard euro voor wie werkt.

 

Mevrouw Merckx, ik kan mij eigenlijk niet inbeelden dat u zelf ook niet vanbinnen een klein beetje blij bent dat er nu een dergelijke lastenverlaging komt voor mensen die werken. De PVDA, de Partij van de Arbeid, zou daar heel blij mee moeten zijn. Ons arbeidsrecht is compleet hervormd en gemoderniseerd. Wij gaan dus wel degelijk vooruit en wij doen alles wat nodig is om onze competitiviteit te versterken.

 

Ik ben echter geïnteresseerd in le petit calcul de Vivaldi.

 

16.43  Georges-Louis Bouchez (MR): Monsieur Van Quickenborne, si j'étais désagréable, je vous dirais qu'à votre place, je ne reviendrais pas trop sur le débat de la popularité. On peut parler des sondages, mais c'est toujours bien de parler des élections. Je crois qu'à ce niveau-là, il y a un certain travail à faire de votre côté et ce travail ne vient pas de nulle part.

 

M. Ronse m'a posé une question et je pense que chacun pourra faire le calcul: la pression fiscale qui a augmenté sous la Vivaldi, c'est bien plus que tout ce que vous êtes en train de nous exposer. Les mesures sont nombreuses: la dispense de versement du précompte professionnel, la taxe d'embarquement, l'abrogation de la déduction des intérêts notionnels, la limitation de la déduction de la taxe bancaire, la suppression de l'avantage fiscal pour une seconde habitation, les accises sur le tabac, bien évidemment, ou encore l'indexation des cotisations à charge des sociétés, sans oublier l'extension de la cotisation sur les emballages. Heureusement, nous avons rétabli les droits d'auteur, alors que vous poussiez pour leur suppression. Il faut savoir qu’en Belgique, la taxe sur les emballages est trois fois plus élevée qu’ailleurs en Europe. Ne nous étonnons pas, dès lors, que faire ses courses y coûte plus cher.

 

Pour le reste, je tiens à préciser une chose: avec le PS, les Ecolos et vous-même, monsieur Van Quickenborne, la facture de ce tableau budgétaire aurait été le double. Elle aurait doublé si le MR n'avait pas été là pour empêcher votre projet de réforme fiscale, car c'était un shift pur contenant toute une série de mesures que vous critiquez d'ailleurs aujourd’hui. Je souhaite toutefois terminer sur une note positive.

 

Monsieur Van Quickenborne, je suis certain qu’au fond, nous défendons les mêmes intérêts. Tout comme vous, j'en ai marre des taxes qui pèsent sur les indépendants, les investisseurs et les entreprises. La vie au sein d'une majorité gouvernementale n'est effectivement pas toujours simple. Pour un politique, c'est super facile. Lorsqu'une entreprise manque de recettes, elle réduit ses coûts. Un vendeur de sandwichs, par exemple, sait qu'il ne peut pas vendre son sandwich 20 euros. Il diminue donc ses dépenses de chauffage, d'éclairage ou de publicité en cherchant l'efficacité. Les responsables politiques n'agissent pas ainsi. Ils s'en foutent! Quand il n'y a plus assez de fric, ils vont chez le voisin, prennent un billet dans sa poche et considèrent le problème réglé. Je pense comme vous, monsieur Van Quickenborne.

 

Je vous propose donc de travailler ensemble pour contrer toutes les formations politiques, de la majorité comme de l'opposition, qui souhaitent augmenter l’impôt, parce que la Belgique a ce système tellement hybride, ce truc un peu bizarre où en fait, vous retrouvez des gens dans la majorité qui pensent la même chose qu'une série de partis de l'opposition, mais malgré tout, ils sont quand même dans la majorité et les autres dans l'opposition. Mais bon, c'est notre système. Luttons contre tous les partis et contre toutes les propositions qui veulent augmenter l'impôt. Parce que, oui, ma conviction profonde n'est pas une posture électorale mais juste un enjeu d'avenir pour notre pays: si on continue d'augmenter la fiscalité, on va achever ce qu'il reste de notre économie. Et dans 30 ans, nos enfants nous demanderont pourquoi la Belgique, qui était un pays si riche, est devenue un pays si pauvre. Alors non, chers collègues, que vous soyez dans la majorité ou dans l'opposition, je vous le dis au nom de mon parti, mais aussi à titre personnel: nous sommes arrivés à un niveau de fiscalité qui n'est plus tenable.

 

Je l'ai démontré tout à l'heure, même si je sais que les chiffres importent peu. Lorsque vos dépenses augmentent trois à quatre fois plus vite que vos recettes, que vous ne pouvez pas continuer à augmenter les recettes, vous devez réduire la structure de dépenses. C'est simplement la base. J'espère, sur ce point, pouvoir compter sur votre soutien, monsieur Van Quickenborne, car je suis convaincu que nous partageons le même objectif.

 

De voorzitster: Mijnheer Van Quickenborne, u mag reageren voor we teruggaan naar mevrouw Merckx. Als het even kan, graag op de bal en niet op de man.

 

16.44  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Ik wil reageren op het jongste punt. Eigenlijk reikt de heer Bouchez de hand naar de mensen in de oppositie. Hij zegt dat als wij met hem kunnen strijden tegen die extra belastingen, dan moeten wij hem steunen. We zullen dat zeker doen, maar de afspraak is duidelijk. Er moet 10 miljard gevonden worden tegen 15 oktober, heeft de eerste minister gezegd. Als ik de heer Bouchez hoor, zitten daar geen nieuwe belastingen bij en geen taksverhogingen. 10 miljard vinden aan de kant van de uitgaven, 10 miljard aan de kant van besparingen.

 

Als hij dat commitment waarmaakt, ben ik de eerste om te zeggen dat ik me heb vergist. Maar sta me toe te zeggen dat ik daar toch aan twijfel op basis van de tabel van november vorig jaar. Toen was er sprake van 50 % nieuwe taksen. Ik heb begrepen dat de heer Bouchez gezegd heeft dat het nu genoeg is geweest. Ik deel zijn mening op dat punt. Maar mijnheer Bouchez, uw grootste vijand ben ik niet. Dat zijn de mensen in uw regering. Dat zijn de mensen van Vooruit, die de ondernemers voortdurend aan het aanvallen zijn. Als men spreekt over hogere prijzen voor medicamenten houden wij die niet tegen. Het is de heer Vandenbroucke die die tegenhoudt, al de hele tijd.

 

Mijnheer Bouchez, men spreekt over nieuwe taksen. Spreek met uw beste vriend van Les Engagés. Jullie waren toch het olijke duo – Prévot en Bouchez – dat de wereld ging veranderen? Het zijn Les Engagés die met de nieuwe rijkentaks gekomen zijn. Dat weet u toch? Uw vijanden, mijnheer Bouchez, zitten in uw regering. Dat is uw probleem. Als u zelf in de regering had gezeten, had u waarschijnlijk veel accidenten kunnen tegenhouden. Maar u bent gegijzeld. U zit er niet in. U hebt zelfs gevraagd om een onderhoud met de eerste minister voor de begrotingsstart, maar u hebt nul op het rekest gekregen. U bent helaas een sidewatcher. U staat aan de zijlijn, met veel grote woorden, maar met niet zoveel impact.

 

Maar goed, als we u kunnen helpen, met plezier. Afspraak op 15 oktober. Een tabel van 10 miljard met 0 euro belastingen. Dat is het engagement van de MR? We’ll see.

 

De voorzitster: Mevrouw Merckx, we komen opnieuw bij u.

 

16.45  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Avant de continuer sur la réforme fiscale proprement dite, je vais quand même répondre deux ou trois choses à M. Bouchez.

 

Première chose: en ce qui concerne la loi de 1996 sur les salaires, vous dites que c’est soit l’un soit l’autre: soit l’indexation soit la négociation libre. Or les deux sont tout à fait combinables. Ce que nous demandons, c'est bien sûr le maintien de l'indexation des salaires et puis la liberté de négocier. Je pense que l'idée est de négocier des hausses de salaire dans des secteurs rentables. Les délégations syndicales qui négocient cela sont assez malignes pour négocier là où il existe de la marge bénéficiaire. Quand une entreprise dégage une marge bénéficiaire, celle-ci ne vient pas que du patron. Les travailleurs, qui y travaillent tous les jours, contribuent aussi à la création de cette richesse. Ils vont donc pouvoir négocier librement leur juste part. Cela ne veut pas du tout dire que, comme vous l'avez prévu dans les accords, il faille revoir le mécanisme d'indexation des salaires. Du reste, vous parlez du taux d'emploi, mais il atteint déjà en Flandre le niveau que vous voudriez avoir en Wallonie. L'indexation automatique des salaires existe, bien sûr, aussi là-bas.

 

En ce qui concerne le prix des médicaments, vous avez dit: "Moi, avec mes 10 000 euros de salaire, je peux payer plus, et c'est ce que je veux." Mais ce qui a été décidé, c'est de fixer un prix minimum de 2 euros – ou de 1 euro pour les BIM – pour les médicaments. Ce n'est pas en fonction du salaire. C'est justement le problème: c'est le même pour tout le monde, et c'est là que réside l'injustice. On revient toujours avec cette idée: "Oui, mais moi, j'ai 10 000 euros de salaire. Je peux payer plus." C'est comme cela qu'on attaque aussi l'indexation des salaires, parce qu'on a dit: "Les très hauts salaires ne doivent pas être indexés complètement." Résultat des courses: aujourd'hui, on a décidé qu'à partir de 4 000 euros bruts, vous n'êtes plus complètement indexé. 4 000 euros bruts, c'est 2 600 euros nets. Est-on riche au-dessus de 2 600 euros nets? Vous dites non. Bien sûr que non! Pourtant, vous avez décidé de raboter l'indexation des salaires à partir de 2 600 euros nets.

 

In fine, un petit mot sur l'idée de taxer les riches. Depuis que cette idée a été lancée, encore récemment par les Engagés, et qu'elle revit dans le cadre de la discussion budgétaire, vous avez un peu perdu les pédales, vous êtes en colère, vous avez tourné une vidéo contre Les Engagés. La manière dont vous traitez vos partenaires de gouvernement n'était, du reste, pas très cordiale.

 

Sur le fond, monsieur Bouchez, aujourd'hui, taxer les ultrariches figure bien à l'agenda politique, que ce soit à l'échelle internationale ou chez les économistes. C'est une idée réaliste. Le Bureau du Plan a même calculé combien pourraient rapporter les différentes propositions qui ont été exprimées. Des chercheurs, entre autres de l'ULB, ont étudié cette question. Cette semaine, une chercheuse de l'ULB qui a rédigé cette étude pour le Bureau du Plan a été interviewée. C'était très intéressant, vous devriez la lire. Elle explique très bien en quoi c'est tout à fait possible et elle contrecarre tous les arguments que vous nous avez opposés. Par exemple, vous dites qu'en une seconde, vous changez de domicile. Mais on peut déjà prendre des mesures contre cela, et d'ailleurs le gouvernement l'a fait: l'exit tax. Non, vous l'avez fait, pour la taxe sur les plus-values. On peut donc tout à fait prendre des mesures fiscales contre l'exil fiscal.

 

Elle explique également que, oui, une partie des contribuables concernés par une taxe sur les ultrariches peuvent en effet partir. Cette question a été étudié, notamment en France, et cela ne représente qu'un très faible pourcentage. De plus, la plupart conserveront leur capital, par exemple leur entreprise, qui ne déménagera pas nécessairement.

 

Des calculs ont été réalisés. C'est pourquoi nous proposons, au PTB, de fixer le seuil à 5 millions d'euros. Nous sommes donc favorables à une taxe des millionnaires, qui constitue une véritable alternative budgétaire et qui pourrait rapporter jusqu'à 8 milliards d'euros. Voilà précisément le chiffre que vous recherchez aujourd'hui. Cela permettrait d'épargner à 99 % de la population une hausse des taxes ou davantage d'austérité, en faisant contribuer les ultrariches.

 

16.46  Georges-Louis Bouchez (MR): J'allais vous poser une question, mais vous y avez répondu à la fin. J'allais vous demander à partir de quel montant, selon vous, on est ultrariche.

 

Je reste assez impressionné, car je reconnais à la gauche cette faculté de travailler sur les mots pour produire un effet. Par exemple, vous ne parlez plus des libéraux, mais des néolibéraux. On ne parle plus de personnes en séjour illégal, on parle de sans-papiers. Ici, on ne parle plus de riches. Avant, c'étaient les "très riches"; maintenant, ce sont les "ultrariches". Bientôt, il y aura les "hyper-super-méga-riches"! Ce seront des gens dotés de pouvoirs interstellaires.

 

Malheureusement, il n'y a plus beaucoup de journalistes présents, mais je voudrais souligner qu'ils disent que, quand ils font un sondage, les gens répondent qu'ils sont favorables à une taxe sur les ultrariches. Je suis même surpris que ce ne soit pas 99 % des gens, parce que, lorsque vous parlez d'ultrariches, les gens comprennent qu'il y aura une taxe à payer, mais que ce ne sera pas eux qui la paieront. En effet, personne ne se lève le matin en se disant qu'il est ultrariche. Enfin, sauf Jeff Bezos, peut-être. Mais il y a très peu de gens qui se lèvent le matin en se disant cela.

 

Je viens d'apprendre que, pour le PTB, on est ultrariche à partir de 5 millions d'euros de patrimoine. Je ne sais pas comment vous qualifierez ceux qui possèdent encore davantage. C'est pour cela que je dis que vous devrez bientôt parler des "hyper-méga-interstellaires-riches". Quand des personnes atteignent un trilliard de patrimoine, je ne sais pas comment vous les qualifiez, mais soit. J'ai bien entendu votre proposition.

 

Ensuite, je voulais simplement vous dire une chose sur l'exit tax. L'exit tax, c'est vraiment une idée débile.

 

On me reproche des mesures que je vote sans les aimer, mais, dans le même temps, on me reproche de ne pas être capable de faire des compromis. Pourtant, je viens de vous montrer tout au long de cette soirée à quel point je me fais violence pour en accepter certains. L'exit tax, c'est une mesure ridicule. Je vais vous expliquer pourquoi.

 

Ce n'est même pas pour dire de ne pas attraper des personnes déjà présentes en Belgique, mais le problème est qu'avec cette taxe vous n'attirez pas les investisseurs étrangers. En effet, si je sais qu'en investissant en Belgique, le jour où je voudrai partir, l'administration va me poursuive jusqu'au fin fond de l'enfer pour continuer à me poursuivre afin que je crache tout, même après mon départ, il est évident que je ne viendrai pas en Belgique. C'est donc une idée complètement absurde. Mais que voulez-vous? C'est la logique des régimes de coalition.

 

Aujourd'hui, je vais peut-être vous révéler un scoop: contrairement à ce que raconte la presse – même si, à lire certains journaux, je finirais par ne plus voter pour moi-même –, j'ai fait des compromis, et des compromis très douloureux. Cette exit tax en est un.

 

Au-delà du fait que j'y vois un vrai problème philosophique, avec cette idée selon laquelle, parce que je suis en Belgique, j'en serais en quelque sorte prisonnier et qu'elle devrait absolument obtenir une partie de ce que je détiens, cette mesure est surtout contre-productive lorsqu'on cherche à attirer des investisseurs. Pourtant, aujourd'hui, notre Belgique a besoin d'investisseurs.

 

Je vais vous donner un chiffre, car ce problème ne concerne pas uniquement la Belgique. En 1990, l'Union européenne produisait 30 % de la richesse mondiale. Aujourd'hui, elle n'en produit plus que 17 %. Voilà ce qui devrait vous inquiéter. Ce n'est certainement pas en multipliant les taxes que l'on amènera des personnes à venir investir en Europe pour produire de la richesse. Ils s'en vont!

 

Aujourd'hui, madame Merckx, si vous étiez honnête avec vous-même, vous admettriez que, si vous disposiez de 10 millions d'euros, vous ne les investiriez probablement pas en Belgique. Vous les investiriez ailleurs, car au moins une cinquantaine de pays présentent un climat beaucoup plus favorable à l'investissement.

 

Il est toujours facile, au Parlement, lorsque l'on touche son salaire au début du mois sans avoir jamais créé un emploi ni développé la moindre activité économique, d'expliquer que les autres doivent payer davantage. Mais ces autres ne sont pas des pigeons. Ils se disent que, s'ils fournissent tous ces efforts et prennent tous ces risques, ils veulent, à un moment donné, pouvoir toucher ce à quoi ils ont droit. Que font-ils alors? Ils étudient la carte du monde et choisissent de partir ailleurs.

 

Voorzitter: Peter De Roover, voorzitter.

Président: Peter De Roover, président.

 

C'est ainsi que l'on parvient à diviser par deux le volume de richesse mondiale produite sur ce continent. Si nous continuons ainsi, nous deviendrons une région en retard de développement. Toutes les personnes ici présentes – y compris moi-même – auront une part de responsabilité, car l'impôt n'a jamais créé de richesse.

 

L'impôt excessif en a toujours détruit, c'est une certitude – et c'est le schéma dans lequel nous nous inscrivons aujourd'hui.

 

16.47  Sofie Merckx (PVDA-PTB. Je ne vais peut-être pas revenir sur toutes les considérations que vous avez avancées, mais seulement sur cette question de la taxe des riches. Vous dites que la gauche invente de nouveaux mots: elle ne parle plus des riches, mais des ultrariches. Mais nous n'inventons pas de mots, monsieur Bouchez! Cela correspond à une réalité. Les plus riches se sont considérablement enrichis au cours des dernières décennies. C'est ce que les études montrent. Regardez, aux États-Unis, la richesse extrême des Bezos et des Elon Musk! Oui, c'est non seulement un problème de répartition des richesses, mais également un problème politique. Mais c'est encore autre chose.

 

Donc, oui, à partir du moment où vous disposez de cinq millions d'euros, par exemple, vous n'êtes peut-être pas ultrariche, mais vous entrez quand même dans la catégorie des riches. Et qu'observe-t-on? Qu'un tel patrimoine va fructifier, en moyenne, sur une année, de 5, 6 ou 7 %, par exemple. C'est ce que montrent les études économiques. Et nous, ce que nous disons, c'est qu'à partir d'un certain niveau de fortune, il faut aller chercher 2 % par an. C'est le sens de notre proposition. Les ultrariches pourront, de toute façon, continuer à s'enrichir.

 

Du reste, des économistes de renom plaident en ce sens. Pour ma part, je suis contente que ce débat s'invite aussi en Belgique. Nous devions recevoir M. Zuckman, mais cela ne s'est finalement pas fait. J'espère surtout, surtout, que nous aurons un débat sur une vraie taxe du patrimoine dans le cadre budgétaire, et pas seulement une mesure symbolique pour faire passer la pilule de l'austérité.

 

Ik heb nog een kleine vraag voor u, mijnheer Ronse, want u hebt mij daarnet ook een vraag gesteld. U hebt gezegd dat dit historisch is: een lastenverlaging van 4 miljard euro op 11 juli. Het feit is natuurlijk wel dat dit in 2029 voor een mediaan loon neerkomt op slechts 55 euro. Dat moet u er dan ook wel bij zeggen. Ondertussen wordt het leven natuurlijk almaar duurder.

 

Ik heb een vraag voor u, maar misschien kan minister Jambon daar ook op antwoorden. Ik heb gelezen dat als dit ontwerp wordt goedgekeurd, in Vlaanderen de jobbonus zou worden afgeschaft. Ik zou graag weten of dat waar is en of dat inderdaad zal gebeuren. Als dat het geval is, dan is dit voor de mensen met een laag loon uiteindelijk een nuloperatie. Als u daar enige duidelijkheid over kunt geven, zou dat fijn zijn.

 

16.48  Axel Ronse (N-VA): Aan de vooravond van onze nationale feestdag ga ik vanuit het federaal Parlement helemaal niet dicteren wat de Vlaamse democratie hoort te doen. Het enige wat ik weet, is dat de Vlaamse regering ook een zware besparingsoefening zal doen van ongeveer 1 miljard euro en daarbij maar één focus heeft: werken belonen en werken stimuleren. Dat is ook wat wij hier doen.

 

Nogmaals, mevrouw Merckx, aan de vooravond van 11 juli een lastenverlaging van 4 miljard euro, minder belastingen pour les travailleurs, voor de arbeiders die elke dag opstaan om te gaan werken. Dat is fantastisch nieuws.

 

Ik zal u nog iets zeggen. Weet u waar les travailleurs ook zeer tevreden mee zijn? Dat is dat de werkloosheidsuitkering in de tijd wordt beperkt. Dat is dat ze nu in elke sector een flexi-job kunnen doen. Dat is dat ze fiscaalvriendelijke overuren kunnen presteren. Dat is dat jobstudenten hen tot 650 uur per jaar zullen kunnen versterken. Daar zijn les travailleurs ongelooflijk blij mee.

 

Ik zou u dus zeggen: “Rejoins-nous dans notre lutte pour rendre l'emploi plus favorable! Madame Merckx, bienvenue.”

 

De voorzitter: Collega’s, ik ben even weggeweest. U hebt bij mij de indruk gewekt dat we in een ander debat zitten, met de laatste interventies. Laten we bij het thema blijven.

 

De heer Van Quickenborne heeft een vraag aan mevrouw Merckx.

 

16.49  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Ik wil het, ten eerte, hebben over rijke mensen. Het valt mij op dat het woord rijk zodanig wordt gerelativeerd dat men gewone mensen treft.

 

Mevrouw Merckx, er was het voorstel van Les Engagés om mensen met een vermogen of aandelen ten belope van 500.000 euro te belasten, maar om als zelfstandige een pensioen te hebben op het niveau van een gewone ambtenaar in ons land, moet men een kapitaal van minstens 500.000 euro hebben. Wist u dat? Dat is de realiteit. Ik zie de minister van Financiën en Pensioenen ja knikken. Men vindt 500.000 euro schandalig rijk, maar als een zelfstandige een pensioen van een ambtenaar wil hebben, moet hij zoveel sparen. Dan wil een partij van de regering-De Wever, Les Engagés, dat confisqueren. De heer Nuino onderstreept dat hij dat zal doen. U ziet dus op welk punt we beland zijn.

 

Ik wil voor het volgende waarschuwen, mevrouw Merckx. Op den duur zijn de rijken degenen die iets meer hebben dan uzelf en komen we terecht in een wereld van totale afgunst en jaloezie, waarbij iedereen wordt gepluimd. Dat is de realiteit. Dat een centristische partij zoals Les Engagés dat nu ook al begint te verkondigen, it doesn't bode well en maakt het risico dat zulks bewaarheid wordt, alsmaar groter.

 

Ten tweede, mevrouw Merckx, we hebben samen zitting in de commissie voor Financiën en Begroting. Misschien moet u eens iets anders doen. In plaats van een miljonairstaks op te leggen, zou men van alle Belgen miljonairs moeten proberen te maken. Onlangs verscheen het boek Tien jaar vroeger met pensioen. Dat zou als muziek in de oren van de PVDA moeten klinken. De stelling van de auteurs is de volgende. Kinderen krijgen in Vlaanderen bij hun geboorte een eenmalig bedrag van 1.800 euro en ontvangen vervolgens elke maand 184 euro via het Groeipakket. Als men dat belegt vanaf de leeftijd van 21 jaar, zonder er nog bij te storten, dan heeft men op zijn 67ste levensjaar 2,7 miljoen euro opgebouwd. Wat is het punt dat ik wil maken? Compound interest, collega's. Maak van iedereen een miljonair, maak iedereen eens rijk in plaats van iedereen arm te willen maken, dat zou een oplossing zijn.

 

Ten derde en daarmee rond ik af, de heer Bouchez heeft daarnet de exittaks débile genoemd. lk wil hem eraan herinneren dat er intussen twee exittaksen zijn ingevoerd door de regering. Een eerste is de exittaks zetelverplaatsing. Herinnert u zich de discussie, mijnheer de minister? Toen ik vroeg wat dat zou doen met de Europese vrijheid van kapitaal, zei u dat de exittaks vooral bedoeld is om bedrijven hier te houden. Herinnert u zich dat antwoord? Dat was hallucinant. De tweede is de exittaks meerwaardebelasting. De heer Bouchez zegt dat het débile is, maar dat hij compromissen sluit. Hoeveel debiliteit zal de heer Bouchez nog aanvaarden? Ik vind dat onwaarschijnlijk.

 

Collega's, in plaats van te focussen op afgunst, laten we eens focussen op groei. Hoe kunnen we onze economie doen groeien? Als de economie groeit, dan wordt iedereen rijker en als iedereen rijker wordt, is er meer geluk. Dat zou de inzet moeten zijn van het debat, in plaats van een debat zoals Les Engagés heeft ingezet van taks, taks, taks. Les Engagés, het is tijd dat u zich herpakt.

 

Mevrouw Merckx, dat is volgens mij de weg, die we moeten volgen, en ik denk dat zelfs de PVDA ervan overtuigd zal worden dat beleggen geen slechte zaak is.

 

16.50  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Mijnheer Van Quickenborne, het gaat niet over jaloezie, maar over herverdeling en rechtvaardigheid. Vandaag tonen studies aan dat een gemiddelde werknemer in België gemiddeld 43 % belastingen op zijn inkomen betaalt en de 1 % rijksten slechts 23 %. Dat is onrechtvaardig. Dat zijn cijfers van de Nationale Bank, mijnheer Van Quickenborne. Dat zijn de cijfers van professor Decoster, die daarna bevestigd werd door een studie van de Nationale Bank. Ik wil het zeggen met de woorden van een collega van Vooruit: ieder zijn deel is niks te veel.

 

Mijnheer Ronse, ik heb niet echt een antwoord gekregen op mijn vraag over de jobbonus, een vraag die onze collega’s in het Vlaams Parlement ook zullen stellen. De jobbonus maakt voor veel mensen namelijk een verschil; veel werkenden met een laag salaris rekenen daarop. Zullen zij die kunnen behouden? Dat is een belangrijke vraag.

 

Mijnheer Ronse, u hebt evenmin gezegd waarmee de hardwerkende mensen niet blij mee zijn. Zij zijn bijvoorbeeld niet blij over uw beslissing dat de lonen boven 4.000 euro twee keer na elkaar niet volledig geïndexeerd zullen worden. Dat betekent een grote koopkrachtvermindering voor de mensen die hard werken. Een netto-inkomen van 2.600 euro per maand is volgens mij niet enorm veel.

 

Wanneer een van de ingrediënten van de heer De Wever die op tafel liggen, weeral eruit bestaat om te morrelen aan het mechanisme van de indexering – ik denk dat hij wel warm loopt voor een indexsprongetje – en een indexsprong natuurlijk een enorme knip in de koopkracht van de mensen betekent, een knip die ze bovendien heel hun carrière meedragen, dan hoop ik, mijnheer Ronse dat u als pleitbezorger voor koopkracht van de werkende mensen, ook zult verdedigen dat men niet aan het indexmechanisme mag raken.

 

16.51  Ismaël Nuino (Les Engagés): Monsieur Van Quickenborne, j'entends que, politiquement, vous ne soyez pas d'accord avec l'idée de faire contribuer les épaules les plus larges. C'est votre droit le plus strict. Moi, je suis nouveau dans cette maison et je me demande alors pourquoi, sous les deux gouvernements précédents, vous avez décidé de faire contribuer les épaules les plus larges avec la taxe sur les comptes-titres. En effet, la première mouture de la taxe sur les comptes-titres, monsieur Van Quickenborne, disait clairement dans les travaux parlementaires que l'objectif était de faire participer les épaules les plus larges. C'est par ailleurs ce qui a mené à son annulation par la Cour constitutionnelle, parce qu'elle n'était pas suffisamment bien faite et il a fallu la faire refaire sous le gouvernement De Croo – c'était dans l'accord de gouvernement – à nouveau pour faire participer les épaules les plus larges.

 

J'entends bien que vous ne soyez pas d'accord en 2026, mais pourquoi alors avez-vous été d'accord ces 10 dernières années – et vous étiez membre du gouvernement – avec le fait que les épaules les plus larges contribuent? Chez Les Engagés, on pense effectivement que chacun doit pouvoir participer à cet effort qui est historique.

 

Le président: Monsieur Nuino, je vous ai donné la parole car M. Van Quickenborne vous a cité. Mais Mme Merckx n'est plus dans le débat.

 

16.52  Ismaël Nuino (Les Engagés): Je suis intervenue pour fait personnel, monsieur le président, car M. Van Quickenborne ne faisait qu'attaquer Les Engagés.

 

Le président: Vous avez raison, monsieur Nuino. C'est pourquoi je vous ai donné la parole mais j'interromps maintenant cette intervention.

 

Mijnheer Ronse, u bent buiten het thema gegaan. Mevrouw Merckx heeft buiten het thema geantwoord. U hebt gesproken over onder andere de beperking van de werkloosheid in de tijd en dat zie ik niet op de agenda staan. Dus stel ik voor dat mevrouw Merckx haar betoog voortzet.

 

16.53  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Je vais expliquer pourquoi nous n'allons pas soutenir la réforme fiscale. Cette dernière attaque les personnes sans emploi. Il s'agit de la mesure la plus cynique de ce projet de loi. En effet, le gouvernent réduit, puis supprime totalement la réduction d'impôt pour les allocations de chômage.

 

Si vous souhaitez discuter entre vous, il y a la buvette.

 

C'est vendu comme de l'activation, mais il s'agit d'une hausse d'impôt sur les personnes ayant perdu leur emploi. Les personnes qui touchent une allocation de chômage ont déjà subi une lourde perte de revenus en perdant leur travail. Ils n'ont donc plus de salaire et retombent sur une allocation qui est plus basse que leur ancien revenu. Pour ces personnes, le coût de la vie reste le même: elles doivent payer leur loyer, elles ont des enfants à charge, elles doivent rembourser l'emprunt pour leur maison, payer la facture d'énergie, les frais scolaires et les courses. Vous avez décidé de leur faire payer des impôts supplémentaires.

 

En 2029, les personnes isolées et dans leur deuxième année de chômage, perdront plus de 200 euros net par mois en moyenne. Pour certaines personnes, la perte sera encore plus importante. Vous poussez encore plus les personnes dans la précarité.

 

En 2029, après un an de chômage, l'allocation tombera à un niveau proche de celui du revenu d'intégration. Dans certains cas, notamment pour les personnes isolées avec un ou deux enfants à charge, l'allocation de chômage pourrait même devenir inférieure au revenu d'intégration. Comment peut-on défendre cela? Comment défendez-vous le fait qu'une personne qui a travaillé, qui a cotisé et qui perd son emploi puisse se retrouver en dessous du revenu d'intégration après quelques mois? Comment défendez-vous cela face à un parent isolé avec des enfants, ou face à des personnes qui doivent choisir quelles factures payer chaque mois? Ces gens-là ne sont pas des profiteurs, mais des anciens travailleurs. Je pense aux travailleurs d'Audi, qui ont vu leur entreprise fermer et qui n'ont pas retrouvé d'emploi; aux travailleurs de Cora; de H&M; de Paprika; de Thy-Marcinelle.

 

La liste des entreprises qui sont en train de fermer est longue, ainsi que celle des personnes se retrouvant sans emploi. Ce sont aussi des aidants-proches et des personnes malades. Le gouvernement prétendait vouloir mieux récompenser le travail, mais dans la pratique, il s'agit de 500 euros en moins pour les personnes qui ne travaillent pas.

 

En retirant quelque chose à quelqu'un d'autre, les travailleurs ne gagnent rien de plus. Cela ne revient pas à mieux rémunérer le travail; cela consiste simplement à enfoncer les personnes sans emploi.

 

Ce qui est particulièrement grave, c'est que cette mesure touche également les personnes en chômage économique. Or celles-ci ne sont pas responsables de la situation économique de leur entreprise. Les travailleurs de Thy-Marcinelle à Charleroi, par exemple, ont connu des périodes de chômage économique durant de longs mois, voire plusieurs années. Ils n'ont pas choisi cette situation et, pourtant, ils subissent pleinement les effets de cette mesure. Et cela, c'est très injuste.

 

La deuxième catégorie de perdants, ce sont les familles. Le gouvernement réforme les suppléments pour enfants à charge: il augmente le supplément pour le premier et le deuxième enfant mais, dans le même temps, il gèle l'indexation de ces suppléments. Par conséquent, les familles avec deux enfants ou plus sont désavantagées. Pour elles, la perte liée à la non-indexation est supérieure au gain résultant de l'augmentation des suppléments.

 

Nous avons d'ailleurs clairement demandé de fournir des simulations à ce sujet, mais vous avez refusé. C'est la Ligue des familles qui a calculé l'impact de cette mesure et l'a rendue publique. Ce n'est pas une manière sérieuse de travailler, monsieur le ministre, surtout parce que le gouvernement communique des chiffres importants lorsqu'il s'agit soi-disant de gains pour les travailleurs, mais devient silencieux dès qu'il s'agit d'identifier les perdants de cette réforme.

 

Une réforme qui touche les familles doit être correctement calculée. Une réforme qui n'indexe pas les suppléments pour enfants à charge doit honnêtement mentionner qui en paye le prix. Un gouvernement qui prétend soutenir les familles ne devrait pas craindre de transmettre tous les chiffres correctement.

 

Il en va de même pour le revenu d'intégration. Aujourd'hui, le revenu d'intégration n'est pas imposable, c'est logique. Ce n'est pas un revenu ordinaire, c'est le dernier filet de sécurité. C'est un minimum social pour les personnes qui ne disposent pas de moyens d'existence suffisants et il est inférieur au seuil de pauvreté. Le gouvernement rend le revenu d'intégration imposable par principe. Il affirme que ce sera neutre parce qu'une réduction d'impôt sera introduite.

 

Mais cette présentation masque un vrai problème. Il existe deux situations. Les situations mixtes, par exemple. D'une part, les personnes qui travaillent à temps partiel et reçoivent un revenu d'intégration complémentaire risquent d'être touchées. Une mère isolée, par exemple, qui travaille à temps partiel, qui a un complément du CPAS, risque d'être impactée par cette mesure. D'autre part, les personnes qui reçoivent un revenu d'intégration pendant une partie de l'année et trouvent ensuite un emploi risquent aussi d'être menacées. Pour ces personnes, le fait de rendre le revenu d'intégration imposable risque effectivement d'entraîner une hausse de leurs impôts. En réalité, cela peut même rendre le travail moins intéressant, ce qui est exactement l'inverse de ce que vous recherchez.

 

Ensuite, nous avons un deuxième cas que je voulais évoquer: celui des mamans solos avec plusieurs enfants. Vous avez annoncé, avec Les Engagés, que vous alliez déposer un amendement parce qu'il y avait un problème. Je n'ai pas le document sous la main. En effet, une maman solo avec plusieurs enfants à charge et bénéficiant du RIS va perdre 41 euros net par mois pour un enfant et 86 euros par mois pour deux enfants.

 

Vous aviez annoncé un amendement, mais il n'est jamais venu. Je voudrais savoir pourquoi. Et, le cas échéant, je souhaiterais pouvoir déposer moi-même cet amendement.

 

16.54  Stéphane Lasseaux (Les Engagés): En effet, un amendement a été proposé et présenté par le gouvernement. Cet amendement a d'ailleurs été soumis au Conseil d'État. L'avis qu'il a rendu aujourd'hui est quelque peu mitigé. Sur cette base, une décision a tout simplement été prise, et je peux déjà l'indiquer.

 

Toutefois, il faut bien comprendre que ce dont nous parlons aujourd'hui n'est pas une réduction d'impôt, mais un mécanisme lié au calcul fiscal. Cela signifie que ses effets n'interviendront de toute façon pas avant 2027. Je parle bien ici de l'exercice d'imposition 2028 portant sur les revenus de 2027. Des ajustements pourront alors être envisagés, notamment dans le cadre des discussions budgétaires, afin de mettre en place des solutions et d'aboutir à une réponse adéquate.

 

Néanmoins, je pense que le texte qui est proposé aujourd'hui est une mesure générale qui concerne l'ensemble des Belges. Nous ne pouvons évidemment pas bloquer ce dossier alors que toute une série de personnes seront concernées par une réduction importante d'impôts. Sur cette base, il faut pouvoir avancer avec la législation qui est proposée aujourd'hui afin que, demain, une solution puisse effectivement être trouvée.

 

Ce dont vous venez de parler est une réalité et non une volonté du gouvernement. C'est simplement une situation qui a été identifiée dans le cadre des microsimulations. Il s'agit d'un aspect technique, puisqu'il ne s'agit pas non plus, comme je l'ai rappelé tout à l'heure, d'un remboursement d'impôt. Dès lors, avançons. Des possibilités permettront de trouver des solutions dans un avenir proche.

 

16.55  Sofie Merckx (PVDA-PTB): Merci pour l'explication. Il est vrai que quand on regarde les micro-simulations, on voit qu’à l'horizon 2030, une femme…  Vous avez pas mal écrit là-dessus dans votre programme. Vous avez expliqué à quel point les familles monoparentales vivent souvent dans la précarité. Je pense que nous avons tous reçu des témoignages de mamans seules avec les enfants. Cela arrive très souvent. Les familles monoparentales, en très grande partie, sont des femmes.

 

Lire aujourd'hui que cette personne, une maman qui a un enfant et qui est solo, qui a un revenu d'intégration, aura 41 euros en moins par mois, c'est juste énorme pour cette personne – et 86 euros net en moins par mois en 2030 si elle a deux enfants à charge.

 

Nous attendions donc effectivement cet amendement, mais vous dites maintenant que ce sera peut-être dans les négociations budgétaires futures. C'est certainement un dossier que nous allons suivre. Comme vous dites, ce n'est qu'en 2030; donc d'ici 2030, on pourrait peut-être encore adapter les choses.

 

Mais moi, je vous propose autre chose. Nous avons l'amendement. Nous allons déposer l'amendement. Vous pouvez mettre fin aujourd'hui à cette injustice qu'il y a dans la réforme fiscale pour les personnes monoparentales qui sont au revenu d'intégration. C'est quand même un comble que ces gens-là doivent payer. Vous pouvez corriger cette injustice aujourd'hui.

 

16.56  Stéphane Lasseaux (Les Engagés): Je précise que je n'ai pas parlé de 2030. J'ai bien parlé de 2027, puisqu'il s'agira d'une application qui ne se fera qu'à partir de l'année 2027, exercice fiscal 2028. Cela veut dire qu'il reste encore un laps de temps suffisant pour pouvoir le mettre en place.

 

Cet amendement a été proposé et déposé. Comme je l'ai dit tout à l'heure, la sécurité juridique n'était pas certaine pour pouvoir aller dans ce sens. Sur cette base, plutôt que de refaire complètement la réforme par le biais d'un recours au Conseil d'État, un amendement sera proposé dans le cadre d'une discussion budgétaire qui permettra de résoudre cela.

 

Nous nous y sommes engagés. Je l'ai d'ailleurs dit à de multiples reprises. Pour nous, c'était une ligne rouge. Nous la maintiendrons. Toutefois, nous avancerons dans le cadre du vote de cette loi.

 

J’ai parlé de technique tout à l'heure. Cela a fait sourire certains. C'est le principe du crédit d'impôt. À partir du moment où il y a un remboursement de crédit d'impôt pour les personnes que vous avez citées en exemple, ce crédit d'impôt-là pose un souci au niveau technique. Cela a été détecté dans le cadre des micro-simulations. Une solution sera trouvée.

 

16.57  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mevrouw Merckx, bedankt dat u dit debat opent, want we hebben dit debat niet gevoerd in de commissie, niet in de eerste lezing, en niet in de tweede lezing.

 

Ik heb die microsimulaties hier voor me. Die simulaties tonen inderdaad dat op dit ogenblik een alleenstaande met leefloon en één kind een netto-inkomen van 1.817 euro heeft. In 2026, eenmaal deze wet goedgekeurd is, vermindert dat bedrag naar 1.776 euro. Dat betekent dus dat die persoon, een alleenstaande ouder met één kind ten laste en met een leefloon, er in totaal 41 euro op achteruitgaat.

 

Mijnheer Lasseaux, mevrouw Merckx, dit jaar nog zal die persoon, als dit goedgekeurd wordt, er via de bedrijfsvoorheffing 41 euro op achteruitgaan. Zeggen dat dit een discussie is voor later, klopt niet.

 

Ik vind het wel sterk, c'est fort de café, zoals men dat in het Frans zegt. Straks wordt die wet hier goedgekeurd, maar één partij van de meerderheid kondigt aan dat de wet nog zal worden gewijzigd. Wijzigen? Ik bedoel, als men de wet wil wijzigen, moet dat nu gebeuren. Ik vind dat ongelooflijk. Ofwel is daarover een overeenkomst binnen de regering, ofwel is er geen overeenkomst. Dan is de heer Lasseaux dingen aan het vertellen zoals cd&v soms doet. Ik heb de indruk dat cd&v de regering ook aan het aantasten is: we zijn tegen de centenindex, maar we zullen voorstemmen.

 

De heer Lasseaux zegt dat er een advies is van de Raad van State. Mijnheer de voorzitter, mag ik u vragen of we dat advies van de Raad van State kunnen hebben? De Raad van State is een instelling die ons inlicht. Ik wil kunnen beschikken over het advies van de Raad van State, zodat we straks weten, en âme et en conscience, in eer en geweten, waarover we stemmen.

 

Mijnheer de voorzitter, mag ik u dus verzoeken om dat advies van de Raad van State aan ons te bezorgen, zodat we daarover kunnen beschikken?

 

16.58 Minister Jan Jambon: Mijnheer Van Quickenborne, het advies van de Raad van State gaat over iets wat nu niet voorligt. In die zin weet u perfect waarover u zult stemmen.

 

Maar ik moet de heer Lasseaux bijtreden, het advies van de Raad van State heeft gezegd: als u dat op leeflonen gaat toepassen, moet u dat ook – een kind is een kind – toepassen op werkloosheidsuitkeringen en op ziekte-uitkeringen. De heer Lasseaux heeft gelijk, dan spreekt men, in budgettaire termen, over 120 miljoen euro en meer. Dat thema zullen we dus bij de begrotingsopmaak behandelen. Dat is binnen de regering zo overeengekomen.

 

Ik moet zeggen dat Les Engagés daar hard voor gestreden heeft. Het is niet van de baan. We zullen het bij de begrotingsopmaak bekijken, omdat we het volgens het advies van de Raad van State niet kunnen beperken tot enkel de leeflonen. Een kind is een kind, dus in vergelijkbare omstandigheden moet men vergelijkbare fiscale systemen toepassen.

 

16.59  Vincent Van Quickenborne (Anders.): Mijnheer de minister, ik dank u voor de verduidelijking.

 

Collega’s, er is duidelijk iets aan de hand. Het gaat hier om een wet met een los eindje waarover wordt gestemd. De minister geeft aan dat het niet kan om dit enkel voor de leefloners op te lossen en dat het ook moet worden opgelost voor de ziekte-uitkeringen en voor de werkloosheidsuitkeringen. Dat kost 120 miljoen euro. Eerst moeten dus die centen worden gevonden en dan kan de regering dat oplossen.

 

Dat is toch wel nieuws? Wij zijn eigenlijk aan het einde van een debat dat intussen al zes maanden duurt na een eerste zitting, eerste lezing in de commissie en een tweede lezing. Nu komen de plenaire besprekingen. Wij staan kort voor de eindbesprekingen en de stemming en plots blijkt dat er een los eindje is.

 

Mijnheer Lasseaux, dat is geen chose technique,. U moet daar niet met uw lasso naar gooien. Het is meer dan une chose technique. Het gaat om 120 miljoen euro.

 

Ik weet het, de minimis non curat praetor bij Arizona. Met een tekort hebt van 38 miljard euro is 120 miljoen euro natuurlijk peanuts.

 

Mijnheer de voorzitter, er is dus een probleem met de financiering van het systeem. Ik stel vast dat deze wet nog voor ze is goedgekeurd al kaduuk is, zoals wij dat zo vaak hebben meegemaakt met alle mogelijke wetten die Arizona ons heeft voorgelegd.

 

Mijnheer de minister, ik dank u niettemin oprecht voor uw verduidelijking dienaangaande.

 

16.60  Sofie Merckx (PVDA-PTB): J'allais conclure. Nous ne sommes pas d'accord avec les choix de ce gouvernement dans cette réforme fiscale, parce qu'elle ne rend pas le système fiscal plus juste. Elle ne rend pas l'impôt des personnes physiques plus progressif, elle laisse les super riches tranquilles, elle ne touche pas aux grandes fortunes, elle ne ferme pas les niches fiscales; au contraire, certaines niches sont maintenues ou réintroduites.

 

Le gouvernement ne choisit pas une fiscalité juste, mais une opération qui oppose les travailleurs entre eux: les uns recevront un peu en net; les autres, comme je l'ai expliqué, paieront davantage. Les travailleurs reçoivent une baisse d'impôt limitée, mais ils finiront par la rembourser eux-mêmes via des taxes plus élevées ou des économies. Les chômeurs sont sanctionnés. Les retraités et les malades de longue durée sont exclus du gain dont les autres bénéficient. Les familles avec plusieurs enfants sont relativement perdantes, à cause de la non-indexation. Quant aux personnes qui perçoivent un revenu d'intégration tout en travaillant à temps partiel risquent, elles aussi, de payer davantage. Le gouvernement réintroduit aussi un prix de l'amour, puisque les parents séparés qui cohabitent de fait perdent un supplément.

 

Le bonus à l'emploi subventionne les bas salaires, au lieu d'augmenter les salaires bruts. Le gouvernement ne rémunère pas mieux le travail. Pour ce faire, il faudrait mettre fin au blocage des salaires, ne pas toucher à l'indexation des salaires, ne pas supprimer les primes de nuit, mieux rémunérer le travail du dimanche et mieux rémunérer les heures supplémentaires au lieu de les rémunérer moins. Mais vous faites exactement le contraire.

 

Qui va payer cette réforme? Apparemment, ce ne sont pas les super riches, ni les grandes fortunes, ni les fraudeurs, ni ceux qui font de l'optimisation fiscale. Non, nous craignons que ce soient les travailleurs qui la paient eux-mêmes via la TVA, via les accises ou via des services plus chers, par exemple. Ce sont aussi les chômeurs qui paient. Ce sont les retraités et les malades que vous faites payer. Ce sont les familles qui paient. Ce sont même les personnes bénéficiant d'un revenu d'intégration, comme nous venons d'en avoir l'exemple: une maman solo avec un revenu d'intégration – il fallait quand même oser!

 

Aujourd'hui, nous devons donc briser le tabou de la justice fiscale. Si nous voulons une véritable justice fiscale, il faut instaurer une véritable taxe des millionnaires comme réelle alternative budgétaire. Mais, pour le moment, nous avons l'impression qu'il ne s'agit que de promesses, que du blabla destiné à faire passer la pilule de l'austérité XXL qui se prépare. Nous ne soutiendrons donc pas cette réforme fiscale, parce que ce n'est pas un cadeau, mais bel et bien un cadeau empoisonné.

 

De voorzitter: Ik zie nog een paar sprekers, die echter al vaak het woord voerden. Het zal hier dus zo dadelijk ongetwijfeld heel snel eindigen. De minister wil echter een plaspauze. Wij zullen daarvan gebruikmaken om meteen ook de technische pauze te houden. Dat zijn twee vogels in een klap, met mijn excuses voor de uitdrukking.

 

De vergadering wordt gesloten. Volgende vergadering 9 juli 2026 om 21.00 uur.

La séance est levée. Prochaine séance le 9 juillet 2026 à 21 h 00.

 

De vergadering wordt gesloten om 20.45 uur.

La séance est levée à 20 h 45.

 

Dit verslag heeft geen bijlage.

 

Ce compte rendu n'a pas d'annexe.