Commissie voor Buitenlandse Betrekkingen

Commission des Relations extérieures

 

van

 

Donderdag 1 oktober 2026

 

Namiddag

 

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du

 

Jeudi 1 octobre 2026

 

Après-midi

 

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La réunion publique de commission est reprise à 9 h 07 et présidée par M. Michel De Maegd.

De openbare commissievergadering wordt hervat om 9.07 uur en voorgezeten door de heer Michel De Maegd.

 

Le président: Chers collègues, nous allons pouvoir reprendre les travaux de notre commission. Els Van Hoof, notre vénérée présidente est en retard. Je vais donc démarrer la commission à sa place et elle prendra le relais pas la suite.

 

Comme il a été convenu hier en commission, nous allons poursuivre les débats d'actualité qui avaient été entamés lors du premier débat hier. Nous en étions arrivés à la réponse du ministre. Il va reprendre là où il s'était arrêté hier, puis il y aura les répliques. Pour le reste, nous irons jusqu'au terme des débats d'actualité ce matin, au plus tard jusqu'à 14 h 00, même si, en principe, nous devrions terminer plus tôt.

 

En ce qui concerne les réponses aux autres questions, une proposition a été formulée et acceptée par la commission hier: soit transformer ces questions en questions écrites et recevoir une réponse du cabinet au plus tard lundi, soit les reporter à la prochaine séance de questions orales. Mais tout cela a déjà été expliqué hier.

 

Nous sommes donc dans le débat d'actualité relatif à la situation à Gaza ainsi qu'au conflit israélo-palestinien. Je vais dès lors demander au ministre de reprendre sa réponse là où il s'était arrêté hier en commission.

 

01 Hervatting van het actualiteitsdebat over Israël-Palestina en toegevoegde vragen van

- Sandro Di Nunzio aan Bart De Wever (eerste minister) over "Minister Ben-Gvir, Belgische opvarenden en de grenzen van de Belgische Israëlpolitiek" (56016364C)

- Meyrem Almaci aan Bart De Wever (eerste minister) over "De importban voor producten uit de bezette gebieden" (56016669C)

- Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het invoerverbod voor producten uit de Israëlische nederzettingen" (56017283C)

- Raoul Hedebouw aan Bart De Wever (eerste minister) over "De importban op producten uit de bezette gebieden" (56017328C)

- Achraf El Yakhloufi aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het importverbod voor producten uit Israël" (56017385C)

- Christophe Lacroix aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het voor België negatieve arrest van het hof van beroep in het licht van de genocide in Gaza" (56017795C)

- Achraf El Yakhloufi aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van Palestina" (56017836C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De onenigheid over de erkenning van de Staat Palestina" (56017851C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het Palestina-akkoord en de regeringspositie over de erkenning van Palestina" (56017952C)

- Sarah Schlitz aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van Palestina en de uitvoering van het akkoord" (56017955C)

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De ekenning van Palestina en de importban" (56018040C)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het importverbod voor producten uit Israëlische nederzettingen en de erkenning van Palestina" (56018056C)

- Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De erkenning van Palestina" (56018094C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Europese verdeeldheid rond de sancties tegen illegale Israëlische nederzettingen" (56018107C)

01 Reprise du débat d’actualité sur Palestine-Israël et questions jointes de

- Sandro Di Nunzio à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le ministre Ben-Gvir, la flottille belge et les limites de la politique belge à l'égard d'Israël" (56016364C)

- Meyrem Almaci à Bart De Wever (premier ministre) sur "L'interdiction d'importation de produits issus des territoires occupés" (56016669C)

- Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L’interdiction d’importation visant les colonies israéliennes" (56017283C)

- Raoul Hedebouw à Bart De Wever (premier ministre) sur "L'interdiction des importations de produits provenant des territoires occupés" (56017328C)

- Achraf El Yakhloufi à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'interdiction d'importation visant Israël" (56017385C)

- Christophe Lacroix à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L’arrêt de la cour d’appel contre l’État belge face au génocide à Gaza" (56017795C)

- Achraf El Yakhloufi à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine" (56017836C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les divergences concernant la reconnaissance de l'État de Palestine" (56017851C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'accord sur la Palestine et la position du gouvernement sur la reconnaissance de la Palestine" (56017952C)

- Sarah Schlitz à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine et la mise en oeuvre de l'accord" (56017955C)

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine et l'interdiction d'importation" (56018040C)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'interdiction d'importation depuis les colonies israéliennes et la reconnaissance de la Palestine" (56018056C)

- Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reconnaissance de la Palestine" (56018094C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les divisions européennes concernant les sanctions contre les colonies israéliennes illégales" (56018107C)

 

01.01  Maxime Prévot, ministre: Je vous remercie, monsieur le président.

 

Effectivement, comme nous avons eu la bonne intuition d'enregistrer hier le début de ma réponse, nous transmettons cet enregistrement aux services de la Chambre afin d'en faciliter la retranscription, parce que réimproviser une improvisation est toujours un exercice un peu compliqué.

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires pour vos nombreuses questions une nouvelle fois sur cette thématique dont on a déjà eu l'occasion de débattre à très nombreuses reprises.

 

Ça fait en effet plus d'un an que j'ai obtenu l'accord du gouvernement sur un paquet de mesures et cela fait aussi un an que je viens répondre en commission ou en plénière à vos questions régulières sur la mise en œuvre de cet accord. Les questions qui parfois reviennent en boucle malgré les éléments déjà antérieurement fournis et les décisions déjà prises.

 

Vous me permettrez donc de ne pas à nouveau réitérer mon point de vue et celui du gouvernement sur la reconnaissance de la Palestine, à quelles conditions sous quelle forme, sur le fait que oui je confirme que j'ai mandat pour soutenir au niveau européen tous les types d'initiatives ou de sanctions qui pourraient être proposés y compris relatives à l'accord d'association etc.

 

Je vous invite à relire les propos que j'ai pu tenir antérieurement sur le sujet parce que ce n'est pas parce que les semaines s'écoulent que ces positions évoluent.

 

J'entends que certains considèrent que tout ça c'était du vent, des simples effets d'annonce. J'ai aussi connu jusqu'à y a pas très longtemps le jeu de l'opposition et donc on a toujours cette tendance à avoir peine à reconnaître que la majorité a pu faire des choses positives et a pu avancer. On a cette fameuse habitude de regarder dossiers par la serrure belge, plutôt qu'en ayant un peu de recul et de vue d'ensemble.

 

Je l'ai encore répété en séance pénière la semaine dernière : La Belgique figure avec les mesures que nous avons déjà pu prendre dans quatuor de tête des pays européens. Je sais que parfois ça semble faire mal à certaines oreilles. Les pays européens parmi les plus volontaristes sur cette question, et nous sommes d'ailleurs identifiés comme tels par les partenaires européens.

 

Je n'attends plus que l'opposition puisse le dire ou le reconnaître. J'en ai fait le deuil. J'aspire encore, parce que je suis quelqu'un qui croit encore à la force de l'engagement et de la conviction et aussi à l'honnêteté intellectuelle que de temps à autre on puisse aussi dans un exercice de politique comparée, se rendre compte que si il y a évidemment des choses qui ont été faites en Belgique - et dont vous ne m'avez jamais entendu prétendre qu'elles étaient la panacée, qu'elles étaient maximalistes.

 

Bien sûr, nous avons pris des mesures importantes à notre niveau, mais je suis conscient, et là je peux joindre ma voix à la vôtre, que ces mesures seront toujours insuffisantes dans leur impact, tant qu'il n'y aura pas au niveau européen ou international de décisions collectives qui pourraient être prises dans le même sens.

 

Et donc si vous attendez que la Belgique a elle seule puisse résoudre le conflit israélo-palestinien, je crains que nous soyons alors, pendant quelques années encore, de dialogue de sourds.

 

Si vous pensez que la Belgique à elle seule a la capacité y compris avec des mesures nationales de faire fléchir l'intégralité de l'attitude du gouvernement de M. Netanyahou, alors je crains que nous serons encore partis pour un jeu de ping-pong stérile pendant de nombreuses années.

 

Nous avons notre rôle à jouer. Nous l'avons joué et il y a certainement encore matière à faire plus et davantage, certainement au niveau européen, je vais y revenir.

 

Parce que tant qu'il n'y a pas une masse critique de pays, un enjeu d'échelle pour pouvoir effectivement espérer faire fléchir l'attitude du gouvernement israélien, alors vous comme moi vous resterons frustrés.

 

Et vous comme moi, nous devrons continuer de déplorer une situation sur le terrain qui ne s'améliore guère parce que c'est ça la réalité malgré les annonces faites et les accords signés : Sur le terrain, la situation reste particulièrement problématique. À Gaza, nous le savions déjà - en Cisjordanie également - La situation d'ailleurs sur le terrain là-bas, c'est largement détériorée.

 

L'urgence qui prévalait il y a un an reste donc aujourd'hui pleinement d'actualité.

 

Permettez-moi aussi de commencer à répondre à vos questions sur la situation à Gaza afin d'en venir à quelques nouvelles questions que vous posez parce qu'il y a quand même une ou l'autre nouvelle sur lesquelles alors ne m'étant pas encore exprimé, je vais davantage me focaliser.

 

Mevrouw Depoorter, Monsieur De Maegd, un an après l'annonce du plan de paix pour Gaza, le sort de la population reste catastrophique. Il n'y a pas d'autre terme.

 

 Deux millions Gazaouis, désormais confinés sur environ un tiers du territoire de la bande de Gaza, s'apprêtent à affronter l'hiver dans des conditions de vie misérables. Les services essentiels et les infrastructures demeurent gravement endommagés.

 

Les violations presque quotidiennes du cessez-le-feu combinées à de sévères restrictions de mouvement et des limitations persistantes sur l'entrée des biens, notamment à double usage et à l'action humanitaire en général, entravent les efforts de la communauté internationale visant à améliorer le quotidien des habitants.

 

Les problèmes identifiés par les acteurs humanitaires pour l'acheminement de l'aide sont issus de freins politiques et non de freins logistiques. Dans les différents fora, au niveau européen ou international, la Belgique continue d'appeler un accès humanitaire qui soit sûr et sans entrave ainsi qu'à la délivrance d'une aide humanitaire qui respecte les principes humanitaires.

 

Le président: Je vous remercie, monsieur le ministre.

 

01.02  Maxime Prévot, ministre: Je vais donc reprendre là où je m'étais arrêté. En l'occurrence, je rappelais que les problèmes identifiés par les acteurs humanitaires pour l'acheminement de l'aide résultent bien de blocages politiques et non de contraintes logistiques.

 

Dans les différents forums, tant au niveau européen qu'international, la Belgique continue de plaider en faveur d'un accès humanitaire sûr, complet et sans entrave, ainsi que pour une aide humanitaire respectant les principes humanitaires. Cette aide doit notamment être neutre et non militarisée.

 

La Belgique reste attentive aux actions possibles, qu'elles soient individuelles ou collectives, en utilisant l'ensemble des leviers possibles – qu'ils soient économiques, politiques ou autres – afin de tenter utilement d'influencer les parties au conflit et d'améliorer les conditions de vie des Gazaouis.

 

Soyons honnêtes, les avancées concrètes du plan de paix tardent à se matérialiser. Malgré la disposition affichée par le Hamas à transférer la gouvernance de Gaza au comité technocratique chargé de la gouvernance transitoire de la bande de Gaza, ni ce comité ni une éventuelle force internationale de stabilisation n'ont encore pu entrer à Gaza. La question centrale du désarmement du Hamas et des autres groupes armés semble au point mort.

 

Après plusieurs cycles de discussions facilités par les pays médiateurs de la région, le Hamas a donné son accord de principe à la feuille de route en 15 points du Haut Représentant du Board of Peace, Nickolay Mladenov, visant à faire progresser parallèlement son désarmement et le retrait israélien de Gaza. Le refus opposé jusqu'à présent par Israël à cette feuille de route empêche actuellement toute avancée sur cette question.

 

De internationale pers heeft nog steeds geen bewegingsvrijheid in Gaza. Twee Israëlische filmmakers die een documentaire maakten over de oorlog in Gaza werden overspoeld met bedreigingen vanuit de hoogste kringen. Mijnheer El Yakhloufi, ik heb de film NAZA zelf niet gezien. Ik ben het vanzelfsprekend fundamenteel oneens met de reactie van de Israëlische autoriteiten ten aanzien van die regisseurs. België blijft zich inzetten voor persvrijheid, artistieke vrijheid en vrijheid van de media. Niemand mag het slachtoffer worden van intimidatie, bedreigingen of represailles wegens het aan de kaak stellen van systemen of van praktijken die leiden tot schendingen van de mensenrechten.

 

Via onze posten ter plaatse hebben wij ook regelmatig contact met journalisten en met mensenrechtenorganisaties. We steunen een paar projecten in het middenveld, in het bijzonder via Belgische ngo’s en via Enabel. In juli sloot België zich aan bij een gezamenlijke verklaring van de Media Freedom Coalition over de situatie van journalisten in het Midden-Oosten. Daarin uiten wij onze bezorgdheid over de toenemende beperkingen voor journalisten en de belemmering van hun toegang tot de betrokken gebieden die hen verhinderen om onafhankelijk verslag uit te brengen over de realiteit van het conflict.

 

Mijn diensten zullen de situatie inzake fundamentele vrijheden en in het bijzonder de persvrijheid in Israël en in Palestina nauwgezet blijven opvolgen. België zal daarnaast passende gelegenheden blijven benutten om zijn bezorgdheden daarover over te brengen aan de betrokken autoriteiten.

 

Mevrouw Depoorter, mevrouw Almaci, mijnheer Di Nunzio, monsieur Lacroix, madame Mutyebele, u vraagt mij naar het werk dat onze posten in de regio momenteel verrichten om informatie te verzamelen over de uitsluiting van terroristische organisaties zoals Hamas uit het bestuur van Palestina. Ik kan u vertellen dat zij op het punt staan om hun evaluatie af te ronden. Hun werk wordt bijzonder bemoeilijkt door de beperkte toegang tot de Gazastrook, zoals ik zonet heb vermeld. Zelfs onze diplomaten hebben al drie jaar geen toestemming gekregen om naar daar te reizen. Ik zal open en eerlijk zijn, zoals altijd. Als uit het rapport blijkt dat niet aan de tweede voorwaarde van onze overeenkomst is voldaan, zal ik dat betreuren. We zullen daar evenwel de consequenties van dragen. Mocht het rapport daarentegen aangeven dat wel aan die voorwaarde is voldaan, dan zal ik eisen dat alle partners daarvan de consequenties zullen dragen.

 

Mesdames, messieurs les parlementaires, en ce qui concerne l'arrêté royal relatif à l'interdiction des produits issus des colonies, comme vous le savez, un accord a pu être trouvé sur ce texte au sein du gouvernement avant l'été.

 

À la suite de l'avis rendu par le Conseil d'État au début du mois de septembre, certains éléments du texte font actuellement l'objet d'une évaluation par mes services et par ceux des ministres concernés, en particulier les ministres Clarinval et Jambon, qui ont été chargés de l'élaboration de cet arrêté royal.

 

Nous travaillons rapidement afin de pouvoir aboutir à son adoption dans les prochaines semaines, mais l'avis du Conseil d'État doit être pris au sérieux afin que le texte final soit juridiquement le plus robuste possible. À défaut, nous aurions tout à y perdre.

 

Mijnheer Di Nunzio, monsieur Boukili, voor inhoudelijke vragen over het KB, controlemechanismen, traceerbaarheid en kwantitatieve douanebeoordelingen, verwijs ik u door naar mijn collega’s Jambon en Clarinval.

 

Monsieur De Smet, sur les conclusions que nous tirons de l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice, je vous invite à relire les réponses que j'ai déjà pu apporter antérieurement à ce sujet. Monsieur Boukili, monsieur El Yakhloufi, monsieur De Smet, au sein de l'Union européenne, nous continuons à plaider activement en faveur d'une interdiction de l'importation des biens, mais aussi des services provenant des colonies.

 

Dans son State of the Union, la présidente de la Commission européenne a indiqué que, pour beaucoup d'Européens, il est douloureux de constater que les États membres n'ont pas été capables de construire les majorités nécessaires à une réponse unifiée.

 

Elle a raison. Mais, si je peux me permettre ce commentaire personnel, reconnaissons que ce propos ne manquait ni de sel ni d'audace, lorsque l'on sait que Mme von der Leyen elle-même n'a pas toujours contribué à ce que des propositions soient mises sur la table.

 

La Commission a, en effet, un rôle majeur à jouer. Je demande, comme plusieurs de nos partenaires, qu'elle vienne avec des propositions législatives concrètes dont nous pourrons débattre. Actuellement, il semble exister des marges de manœuvre pour une interdiction des importations (import ban) ainsi que le bannissement de l'espace européen du ministre Ben-Gvir. Or, ces propositions n'ont toujours pas été déposées par la Commission européenne.

 

Or, vous le savez probablement, au sein du Conseil des affaires étrangères, puis, le cas échéant, du Conseil européen, nous ne pouvons statuer que sur des propositions émanant de la Commission. Nous ne pouvons pas, nous-mêmes, déposer de textes d'initiative afin de solliciter un vote des autres partenaires.

 

Nous pouvons plaider pour que la Commission européenne, par l'intermédiaire de la Haute Représentante Kaja Kallas, soumette des propositions au Conseil des affaires étrangères, mais nous ne pouvons pas mettre nous-mêmes des textes aux voix.

 

C'est là que le bât blesse: jusqu'à présent, la Commission n'a proposé aucun texte suffisamment convaincant susceptible de permettre l'expression de votes favorables ou défavorables sur des mesures concrètes.

 

Volgens mij moeten die opties worden omgezet in concrete voorstellen die we kunnen bestuderen en vergelijken met voorstellen op basis waarvan onderhandelingen kunnen plaatsvinden.

 

Comme vous avez pu le constater ces dernières semaines, d'autres pays européens ont décidé d'emboîter le pas à la Belgique sur un ensemble de mesures nationales.

 

Je pense en particulier à l'annonce faite par une coalition de pays, parmi lesquels le Canada, la France, la Norvège et le Royaume-Uni, qui ont également annoncé prendre des mesures visant à interdire, au niveau national, l'importation de produits issus des colonies. Dans leur communiqué, la Belgique a d'ailleurs été louée parmi les pays ayant déjà agi en la matière. Cela ne fait que refléter le nombre croissant de pays quelque peu lassés par l'absence d'une réaction européenne qui soit, sinon unifiée, à tout le moins suffisamment large et majoritaire.

 

Monsieur Boukili, en ce qui concerne les investissements et les services financiers, je vous invite à relire les réponses que je vous ai déjà apportées lors de précédentes séances. Vous aurez noté au passage que dans la mise à jour de la base de données des entreprises actives dans les colonies, publiée il y a quelques jours par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, il n'y a toujours aucune entreprise belge, ce qui est évidemment un motif de réjouissance.

 

Monsieur De Smet, monsieur Lacroix, madame Mutyebele, monsieur El Yakhloufi, concernant la question des sanctions, je ne vais pas une fois de plus rappeler que là aussi nous avons été pionniers, que là non plus, nous n'avons pas à rougir, même si le travail doit évidemment se poursuivre et j'y veille.

 

Un nouveau listing d'organisations et de colons violents est actuellement en discussion au sein de groupes techniques de l'Union européenne. Les discussions donc sont en cours et la Belgique y apporte ici également son soutien. L'Union européenne doit urgemment adopter une ligne plus dure vis-à-vis du projet de colonisation en zone E1.

 

Comme vous le savez, le gouvernement israélien a décidé d'avancer dans la publication d'appels d'offres à ce sujet, en dépit des appels de la communauté internationale. Ce projet met particulièrement en péril la viabilité d'une solution à deux États. Un projet doit donc être vigoureusement dénoncé. L'Union européenne doit parler d'une seule voix et mettre très clairement en garde les entreprises et les individus qui participeraient à ce développement inacceptable.

 

C'est aussi un élément pour lequel j'ai demandé à l'ambassadeur américain, profitant de la rencontre de courtoisie que j'ai pu avoir avec lui en début de semaine, pour qu'il sensibilise la Maison Blanche au regard de l'influence qu'elle est capable d'exercer sur Israël, sur le point de bascule que pourrait représenter pour la région et la perspective d'une solution pacifique à deux États la concrétisation de ce projet E1. J'espère que le relais utile aura pu être opéré.

 

Voilà, monsieur président, pour les différentes réponses à apporter à ce premier débat d'actualité.

 

De voorzitter: We gaan over tot de replieken, met twee minuten spreektijd per lid en maximum vier minuten voor leden die verschillende vragen hebben ingediend. We beginnen met mevrouw Almaci.

 

01.03  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Mijnheer de minister, dank u voor uw uitgebreide, maar weinig concrete antwoord. Gisteren hebt u aangegeven dat de oppositie steeds dezelfde vragen stelt en dat u niet meer de illusie hebt dat de oppositie naar uw antwoorden luistert. Ik luister elke keer. Elke keer stel ik zeer concrete vragen. In het kader van het importverbod heb ik gevraagd of er een advies was van de Raad van State en, zo ja, wat daarin stond. Ik heb op die vraag geen antwoord gekregen. Dat is me opgevallen. Ik weet namelijk dat er een advies is. Ik stel die vraag niet toevallig. Het zou trouwens vreemd zijn dat er geen advies is, een jaar na de aankondiging van die maatregel. U hebt al twee keer voor die maatregel moeten betalen.

 

Ik heb gevraagd naar effectieve controlemechanismen, die werden vermeld in de pers. Ik heb gevraagd of de Syrische Golanhoogte buiten de importban valt. Ik heb gevraagd naar de uitdovingsclausule. Op al die vragen hebt u niet geantwoord. Ik heb geen advies van de Raad van State nodig om van de minister een antwoord te krijgen met betrekking tot de contouren van die importban en op de vraag of die die naam waardig is. U hebt daarop niet geantwoord. Ik stel nochtans zeer vanzelfsprekende vragen.

 

01.04  Maxime Prévot, ministre: Puisque Mme Almaci me le permet, je souhaiterais préciser que, s'agissant des aspects opérationnels de cette interdiction d'importation, les questions que vous soulevez maintenant, notamment celles relatives au contrôle effectif et à la manière dont les choses seront mises en œuvre, ne relèvent pas des Affaires étrangères.

 

Ce ne sont donc pas les Affaires étrangères qui opérationnaliseront cette interdiction d'importation. Nous travaillerons avec les services des douanes ainsi qu'avec le SPF Économie. Je comprends donc parfaitement que vous vous posiez ces questions, mais je vous indique juste courtoisement que cela ne relève pas de ma compétence et que ce sont les ministres Clarinval et Jambon qui pourront vous apporter les éléments de réponse.

 

Je vous invite donc à leur adresser ces questions.

 

01.05  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Ik dank u voor uw beleefde antwoord, maar u ontwijkt eigenlijk de vraag. Dit debat is gevoerd in de kern en u bent de minister van Buitenlandse Zaken. U hebt niet geschuwd een nota die u eerder op tafel had gelegd in te trekken omdat u vindt dat het beschamend is hoe met het debat rond de evacuaties is omgegaan en er te weinig op tafel lag. Naar aanleiding van wat ik in de krant lees, stel ik u de vraag of het niet te weinig is, maar u antwoordt daar niet op, u fietst errond. Het gaat niet om de operationalisering, het gaat om de kern van de zaak. Zal er een importban komen die naam waardig of zal de huidige meerderheid, inclusief Les Engagés, cd&v en Vooruit, aan windowdressing doen? Of zal die importban toch een beetje effectief zijn?

 

Op basis van alle ontvangen signalen en omdat u niet volmondig kunt bevestigen dat alle uitwegen afgesloten zijn, kan ik alleen vaststellen dat het om windowdressing gaat. De importban is om te beginnen nog niet van kracht. We mogen bovendien niet weten wat er in het advies van de Raad van State stond en blijkbaar is er een hevig debat over de uitzonderingen gevoerd waarbij de MR en de N-VA het pleit hebben gewonnen. Dat is mijn vaststelling. Ik heb u dus heel punctuele vragen gesteld over de importban.

 

Ik heb u ook concrete vragen gesteld over de erkenning van Palestina. Ter herinnering, ik heb gevraagd naar de timing. U verwijst opnieuw naar de moeilijke context, maar u hebt zelf die context gecreëerd. Deze regering heeft beslist om twee voorwaarden aan die erkenning te verbinden, terwijl 159 landen Palestina allang hebben erkend. Dat is natuurlijk de kern van de zaak. U kunt eindeloos rond de pot blijven draaien en Palestina niet erkennen, omdat de context op het terrein de afgelopen 100 jaar moeilijk is geweest. Net zoals bij de importban is het een maat voor niets. Ten aanzien van de twee kernelementen van het akkoord van meer dan een jaar geleden staat de regering met de broek op de enkels. Excusez-moi l’expression. Het gaat effectief louter om windowdressing ten aanzien van de buitenwereld. Zo laten we de Palestijnse bevolking natuurlijk wel in de steek.

 

U hebt misschien wel gelijk dat Europa de Palestijnen nog meer in de steek laat. U kunt dat vaststellen, maar ik stel ondertussen vast dat de collega’s van cd&v een heel goed voorstel hebben gedaan met betrekking tot een nationaal sanctiemechanisme en dat de collega’s van Vooruit een heel goed voorstel hebben gedaan. U zegt dat er geen Belgische bedrijven actief zijn, maar er zijn wel Belgische banken die banden hebben met bedrijven die in die gebieden zeer actief zijn. De investeringsban die wij als Groen ook hebben voorgesteld, is door regeringspartners op tafel gelegd. Er wordt evenwel geen enkele vooruitgang geboekt. Op basis van uw antwoorden is mijn conclusie dat u de heikele vragen telkens ontwijkt en dat de regering alleen achteruitgaat in plaats van stappen vooruit te zetten. Later, in het debat over de evacuaties, zullen we daarvan de beste illustratie krijgen.

 

Voorzitster: Els Van Hoof.

Présidente: Els Van Hoof

 

01.06  Sandro Di Nunzio (Anders.): Dank u, mijnheer de minister, voor uw antwoorden. Ik treed collega Almaci volmondig bij. Als wij u telkens opnieuw dezelfde vragen stellen, is dat niet omdat wij aan dementie lijden en graag nog eens eenzelfde rondje met u houden met steeds dezelfde argumenten. U bent het wellicht met me eens dat er een belangrijke beslissing is genomen ten aanzien van de bezette gebieden en de importban, en dat die een concrete aanleiding vormt voor onze vragen.

 

Wij van Anders. zijn niet bij elk debat over Israël en Palestina aanwezig, maar enkel wanneer er relevante feiten naar voren komen. De huidige situatie is toch relevant? De reactie met betrekking tot uitsluiting van de Golanhoogte en de bezette gebieden vind ik zeer pertinent. U geeft geen concreet antwoord op de vraag waarom daar een aparte regeling is voorzien en waarom die regio niet wordt opgenomen in het akkoord. Het interesseert me ook te weten wat de Raad van State daarover zegt. We krijgen evenwel geen antwoord op die vraag.

 

Wat de controle betreft, zullen wij onze vragen aan de ministers Jambon en Clarinval stellen, maar mevrouw Almaci heeft gelijk wanneer zij zegt dat het om een politiek akkoord gaat waarvan u de touwtjes in handen hebt. Het is ongelooflijk jammer dat we geen informatie krijgen over hoe de organisatie verloopt. Uiteraard is het een valkuil dat goederen via andere lidstaten bij ons binnenkomen. Ik ga ervan uit dat u daarover als minister van Buitenlandse Zaken en als vicepremier een visie hebt.

 

Ik kom tot het meest pertinente punt. Ik hoor u telkens zeggen dat we internationaal worden erkend als een van de voortrekkers op het vlak van de erkenning van Palestina. Het akkoord van september is echter problematisch. We kunnen nooit zeker zijn dat volledig aan die voorwaarden wordt voldaan. De diplomatieke diensten zouden controleren of Hamas niet meer aanwezig is, maar ik vraag me af hoe dat zal verlopen. Betekent het dan, bijvoorbeeld, dat als twee of drie personen van het bestuur zich beschouwen als behorend tot Hamas, de voorwaarde niet vervuld is? Het akkoord is dus echt problematisch.

 

We zullen onze vragen in de toekomst blijven stellen en hopen daar van u dan pertinente antwoorden op te krijgen.

 

01.07  Kathleen Depoorter (N-VA): Ik zal het hierbij laten voor mijn repliek, want ik heb niet het volledige antwoord van de minister gehoord.

 

De voorzitster: De heren El Yakhloufi en Boukili zijn niet in de zaal aanwezig.

 

01.08  Michel De Maegd (Les Engagés): Je vous remercie, monsieur le ministre, pour votre réponse.

 

Dans ce conflit, comme dans les autres, je pense que notre boussole doit rester la même: le droit international, la protection des civils et la recherche d'une solution politique crédible.

 

Il faut pouvoir tenir ensemble plusieurs exigences. La sécurité d'Israël est bien entendu légitime. Le désarmement du Hamas et le transfert de son autorité sont indispensables, mais cela ne peut justifier que les populations civiles paient indéfiniment le prix de cette guerre. De la même manière, rien ne doit nous faire perdre de vue que la paix ne pourra être durable que si les Palestiniens disposent eux aussi d'un véritable horizon politique.

 

C'est pourquoi l'action de la Belgique doit, à mes yeux, rester très concrète, et elle l'est. Elle consiste à tenter de faire entrer davantage d'aide, soutenir les mécanismes humanitaires, lutter contre les violences et la colonisation en Cisjordanie et préparer les conditions d'une gouvernance palestinienne crédible.

 

En d'autres termes, il faut continuer à être proactifs en la matière. D'ailleurs, nous le sommes. Comme vous l'avez rappelé, monsieur le ministre, la Belgique figure parmi les pays européens les plus volontaristes, dans le quatuor de tête. Et puis, s'agissant des conditions liées à la reconnaissance, j'entends les collègues les critiquer, mais le gouvernement précédent, dans lequel siégeait également Groen avec l'Open VLD, n'est pas allé jusqu'à aboutir à cette proposition. À un moment donné, il faut être de bon compte: nous pouvons aujourd'hui critiquer ce que nous n'avons pas fait par le passé. Mais c'est évidemment un peu trop simple.

 

Pour conclure, notre responsabilité est de ne nous résigner ni à la guerre permanente, ni à l'absence de perspectives pour les Palestiniens, ni à l'insécurité pour les Israéliens. La solution à deux États est évidemment extrêmement difficile, mais renoncer à la défendre reviendrait à accepter qu'il n'y ait plus de solution du tout. Nous ne pouvons pas nous y résigner.

 

Je vous remercie.

 

01.09  Els Van Hoof (cd&v): Ik heb het antwoord evenmin gehoord. Ik heb wel gehoord dat de erkenning van Palestina niet nakend is. Als partij blijven wij daarop aandringen. Voor bepaalde partijen zal het evenwel nooit genoeg zijn.

 

Wat de kritiek op het akkoord van september betreft, wil ik erop wijzen dat er in Nederland een soortgelijk akkoord is gesloten en een importban is beslist. De Nederlanders hebben ook een aparte regeling ingevoerd. Op 3 september werd er in de Tweede Kamer een interessant debat gevoerd waar dezelfde kritiek naar boven kwam. We geraken niet vooruit zonder Europese regeling. Dat ontslaat ons echter niet van alle verantwoordelijkheid.

 

Ook daar spreekt men over onvoldoende douanecapaciteit, over het omzeilen van de ban door binnenkomst via andere EU-landen en de onmogelijkheid om de herkomst van goederen te bepalen zonder medewerking van Israël. Minister Berendsen geeft aan dat er een Europese maatregel moet zijn die de voorkeur wegdraagt, maar dat daarvoor momenteel onvoldoende draagvlak bestaat. De uitbreiding van de maatregel moeten ze eveneens bekijken. Dat is hetzelfde antwoord dat onze minister steeds geeft. Dat neemt niet weg dat we zover mogelijk moeten gaan, ook met een individueel sanctiemechanisme, waarnaar u verwijst, met een importban en de erkenning van Palestina. Alleen kunnen wij dat niet waarmaken. We moeten dat sneeuwbaleffect op gang brengen binnen Europa.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

02 Débat d'actualité sur l'évacuation d'étudiants de Gaza et questions jointes de

- Lydia Mutyebele Ngoi à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La situation des 12 étudiants boursiers palestiniens bloqués à Gaza" (56018342C)

- François De Smet à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les évacuations à Gaza" (56018542C)

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'évacuation d'étudiants à Gaza" (56018565C)

- Rajae Maouane à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les étudiants bloqués à Gaza" (56018573C)

- Khalil Aouasti à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les étudiants boursiers gazaouis en attente d'un visa pour la Belgique" (56018614C)

- Khalil Aouasti à Bart De Wever (premier ministre) sur "La position du gouvernement à la suite de la réunion du kern sur les étudiants boursiers gazaouis" (56018776C)

- Raoul Hedebouw à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les 13 étudiants en provenance de Gaza" (56018968C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La note concernant les évacuations depuis Gaza" (56018987C)

- Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les 13 étudiants de Gaza empêchés de rejoindre la Belgique" (56019015C)

- Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Des familles titulaires d’un visa toujours bloquées à Gaza" (56019016C)

- Achraf El Yakhloufi à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Un solution pour les treize étudiants palestiniens" (56019182C)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les 13 étudiants de Gaza" (56019528C)

02 Actualiteitsdebat over de evacuatie van studenten uit Gaza en toegevoegde vragen van

- Lydia Mutyebele Ngoi aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De situatie van de 12 Palestijnse beursstudenten die in Gaza vastzitten" (56018342C)

- François De Smet aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De evacuaties uit Gaza" (56018542C)

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De evacuatie van studenten uit Gaza" (56018565C)

- Rajae Maouane aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De studenten die Gaza niet kunnen verlaten" (56018573C)

- Khalil Aouasti aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Gazaanse beursstudenten die op een visum wachten om naar België te reizen" (56018614C)

- Khalil Aouasti aan Bart De Wever (eerste minister) over "Het regeringsstandpunt na de vergadering van het kernkabinet over de beursstudenten uit Gaza" (56018776C)

- Raoul Hedebouw aan Bart De Wever (eerste minister) over "De 13 studenten uit Gaza" (56018968C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De nota over de evacuaties uit Gaza" (56018987C)

- Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De 13 Gazaanse studenten die niet naar België kunnen afreizen" (56019015C)

- Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Families met een visum die desondanks Gaza nog steeds niet kunnen verlaten" (56019016C)

- Achraf El Yakhloufi aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Een oplossing voor de dertien Palestijnse studenten" (56019182C)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De 13 studenten in Gaza" (56019528C)

 

De voorzitster: Veel vraagstellers zijn niet aanwezig. Mevrouw Almaci is de eerste op de lijst die aanwezig is.

 

02.01  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Ik weet niet in hoeverre zaken relevant blijven voor een actuadebat. Voor mij is het echter heel eenvoudig. Ik wil het hebben over uw nota die u op de kern hebt gebracht en vervolgens weer hebt teruggetrokken. U gaf aan dat u het beschamend vond hoe daar werd gechanteerd. Collega's van de N-VA koppelden het dossier immers aan de terugkeerhubs en de samenwerking met de taliban. U kent het wel, het regime dat vrouwen als vee behandelt en het land waar momenteel op het vlak van mensenrechten eerder horror regeert in plaats van normen.

 

U noemde dat dus chantage. Rectoren van de Belgische universiteiten reageerden ook verontwaardigd. Zij blijven ook aandringen op een oplossing. Vorige week hadden we interpellaties in het Parlement. Ondertussen is er al een vader van wie de vrouw en kinderen door het uitblijven van de evacuaties vastzitten, in hongerstaking gegaan. Er werden ook al een aantal hongerstakers naar het ziekenhuis gebracht.

 

Minister Van Bossuyt reageerde dat ze wel meeleeft, maar dat het geen chantagemiddel kan zijn om de regering tot bewegen aan te zetten. Dat is opmerkelijk, aangezien het haar partij was die destijds meer dan 1.500 Syrische christenen heeft geëvacueerd uit Syrië naar aanleiding van de noodlijdende situatie van die specifieke groep. Toen heeft de partij hemel en aarde bewogen om speciaal voor hen de nodige visa te voorzien en hen weg te krijgen, tot en met corruptie op het kabinet van de toenmalige staatssecretaris van Asiel en Migratie. Een medewerker mocht immers lijsten opstellen en liet de mensen die hij daarop zette, dik betalen.

 

Wat er toen allemaal kon, kan blijkbaar nu echter niet. Minister Van Bossuyt zegt namelijk dat ze geen uitzonderingsprocedure wil creëren voor de 13 beursstudenten. Ze zal misschien bekijken in hoeverre de visa verlengd kunnen worden als mensen niet geëvacueerd geraken.

 

Ook over de evacuaties is haar partij duidelijk: daar zit geen beweging in. Bij de visumaanvragen argumenteert ze dat artikel 60 een persoonlijke verschijning vereist. U gaf dat ook aan. Juristen stellen dat echter in vraag. Er was namelijk ook al een precedent in de Brusselse rechtbank.

 

Mijn vragen zijn dan ook eenvoudig. Wat is uw reactie op het standpunt van de rectoren, die blijven aandringen op een evacuatie en die zich bereid tonen flexibel om te gaan met de beurzen en de startdatum?

 

Wat is uw reactie op de hongerstakers? Zult u de nota opnieuw op de kern presenteren?

 

Welke pistes onderzoekt u nu zelf om mensen te laten vertrekken? Welke concrete stappen onderneemt u als u ziet wat landen rond ons in Europa hebben gedaan? We kunnen wachten op de Europese Unie, maar er zijn ook landen die zelf al initiatief hebben genomen, niet het minst het Italië van Meloni.

 

Hoe worden mensen met een visum die wachten op een evacuatie door u geïnformeerd over hun situatie?

 

Hoe reageert u op de uitspraak van minister Van Bossuyt dat ze geen uitzonderingen wil voorzien voor die 13 Gazaanse studenten? Erkent u dat artikel 60 van de vreemdelingenwet niet expliciet een persoonlijke verschijning bij een ambassade vereist? Dank u wel.

 

02.02  Els Van Hoof (cd&v): Ik sluit mij aan bij die vragen.

 

Ik weet uiteraard wat de positie van de minister is. Hij heeft die ook duidelijk gemaakt in de media. Hij is voor reguliere migratie, net zoals onze partij. Deze migratie is reguliere migratie. De studenten worden door de universiteit streng geselecteerd. Ik heb zelf een aantal profielen gezien. Die studenten zijn zeer hoogopgeleid. We moeten die mensen een kans geven, maar ik denk niet dat ik u daarvan moet overtuigen, mijnheer de minister.

 

U stelde ook voor om meer dan 1.850 personen in groepjes van 80 te evacueren. Andere Europese landen, waaronder Italië, hebben inderdaad al een evacuatie geregeld. Premier Meloni noemt het een universitaire corridor. We kunnen daaruit heel wat moois leren, hoe tegenstrijdig het ook mag klinken.

 

We betreuren dus dat er geen akkoord werd bereikt en ik hoop dat er nog een oplossing kan worden gevonden voor die studenten.

 

Ik heb onlangs de ambassadeurs van de vorige Afghaanse republiek ontvangen die hier in ballingschap zitten.  Duitsland heeft inderdaad een maatregel genomen om de terugkeer mogelijk te maken. Men moet daarvoor echter de taliban toelaten op zijn eigen grondgebied, namelijk op de ambassade, waardoor de taliban toegang heeft tot alle gegevens die er maar bestaan over Afghanen in het land. Dat is onaanvaardbaar. We mogen die twee dossiers absoluut niet koppelen. Ik hoop dat ook de regeringsleden daarvan overtuigd raken en dat we op die manier nog een oplossing kunnen vinden.

 

Wordt er binnen de regering verder onderhandeld over die 13 studenten? Welke initiatieven zal ons land nemen om medische evacuaties vanuit Gaza te faciliteren?

 

De voorzitster: Er zijn geen andere vraagstellers aanwezig. We zien wel wie er aansluit voor de replieken.

 

02.03  Maxime Prévot, ministre: Mesdames, messieurs les députés, je vais être assez bref puisque, jeudi passé, en séance plénière, j'ai déjà eu l'occasion de répondre en détail aux cinq interpellations que plusieurs d'entre vous m'avaient adressées précisément à ce sujet.

 

Les informations et les positions que j'y ai exposées restent pleinement d'actualité aujourd'hui, seulement quelques jours plus tard. Je n'y reviendrai donc pas en détail. Je vous invite à vous référer à la réponse que j'ai donnée jeudi dernier en séance plénière, y compris en ce qui concerne la question de Mme Almaci concernant les capacités légales et les capacités politiques en matière de délivrance de certains visas.

 

Ik wens alleen te herhalen dat mijn voorstel blijft gelden. Ik ben bereid de meningsverschillen die daarover binnen de coalitie bestaan verder te bespreken in de hoop een constructieve oplossing te vinden.

 

Ik heb de kwestie al opnieuw kunnen bespreken in de kern. Ik zal mijn nota formeel opnieuw indienen zodra we een compromis hebben uitgewerkt zonder enige vorm van chantage.

 

Ik heb nooit geweigerd om andere migratiekwesties te bespreken, maar niet zomaar op elke manier. Afgelopen maandag had ik daarover een gesprek met mijn collega Anneleen Van Bossuyt. De toekomst zal uitwijzen of er binnenkort een consensusoplossing kan worden gevonden.

 

Wat de 13 betrokken studenten betreft, ben ik me ervan bewust dat het academiejaar al is begonnen en juich ik de aankondiging van de betrokken universiteiten toe dat ze in dat opzicht flexibiliteit zullen betrachten. Ik dank u.

 

02.04  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Bedankt, mijnheer de minister.

 

Dit debat wordt gekoppeld aan twee andere dossiers: de terugkeerhubs, waarvoor een aantal landen, zoals Nederland en Oostenrijk, een akkoord willen sluiten met Rwanda begin 2027, en het debat over de taliban.

 

Ik ben het eens met wat collega Van Hoof zegt en met uw positie. Het is eigenlijk ongelooflijk dat er partijen zijn in de regering die het nog maar overwegen om medewerking en documenten te vragen aan het regime in Kaboel, dat vrouwen als minder dan vee behandelt en alle mensenrechten met de voeten treedt. Het is absolute horror om daar als burger te leven. Gewoon al een visum geven waarmee mensen van dat regime ons land mogen binnenkomen …

 

Het tweede punt gaat over de terugkeerhubs. Ik heb straks nog een vraag over Rwanda, omdat ik niet denk dat de heropstart van de diplomatieke betrekkingen toevallig gebeurt. Ik merk wel dat er een soort dans bezig is binnen de regering en ik hoop dat u niet toegeeft aan die chantage en dat u niet zult plooien.

 

U bent immers al twee keer langs de kassa moeten passeren. U bent vorig jaar langs de kassa gepasseerd voor het akkoord dat geen akkoord was en u bent voor de zomer opnieuw langs de kassa moeten passeren en hebt wederom moeten betalen. Nu moet u nog eens betalen. De vraag is hoeveel keer u zult betalen om simpelweg humanitaire principes te respecteren die in ons land, zeker met een premier die de mond vol heeft over de verlichting en de Europese waarden, toch als leidraad zouden moeten gelden.

 

Ik denk dat u niet anders kunt dan dat blijven benadrukken, ook ten aanzien van mevrouw Van Bossuyt, die in dezen eigenlijk gewoon de vlaggendrager is van de N-VA. U moet het gewicht van uw positie als minister van Buitenlandse Zaken en als vicepremier laten gelden. Anders is het wel duidelijk dat de minister van Asiel en Migratie blijkbaar meer betekent in deze regering dan u, maar dat kan ik me niet voorstellen.

 

02.05  Els Van Hoof (cd&v): Belangrijk om te weten is dat in Afghanistan zelfs mensen die vrijwillig terugkeren worden gestraft door de taliban. Dat is een vorm van diplomatieke chantage. Zolang een betrokken land de taliban niet toelaat, zal er niets gebeuren. Daarmee valt dus niet te onderhandelen.

 

Ik vind het dus ongehoord dat die twee worden gekoppeld. Er bestaat geen erger regime in de wereld dan de taliban, die een vrouw minder goed behandelen dan een hond. Elke keer ze een akkoord sluiten in de VN, wordt het de volgende dag strenger voor de vrouw. Het is verschrikkelijk. Men mag dat dus absoluut niet koppelen. Ik vind het onaanvaardbaar en echt niet ethisch dat dat gebeurt.

 

Wat de 13 studenten betreft, voel ik duidelijk uit uw antwoord dat u nog stappen aan het nemen bent. Ik kan dat alleen maar toejuichen. We zullen daarop blijven terugkomen. Dit is namelijk reguliere migratie en staat in het regeerakkoord. Dit is een win-win. Natuurlijk zal er met een vergrootglas worden gekeken of ze zullen terugkeren, maar dat zal wel zo zijn als ze willen bijdragen tot de heropbouw van Palestina, als dat überhaupt nog mogelijk is. In die zin kunnen we alleen maar toejuichen dat ze naar hier komen om aan de heropbouw te willen bijdragen.

 

02.06  Sam Van Rooy (VB): Mijnheer de minister, zo dadelijk hebben we hier nog een actuadebat over Iran.

 

Zoals u weet, worden onschuldige Iraniërs aan de lopende band geterroriseerd en geëxecuteerd door de tirannieke, moorddadige Islamitische Republiek. De Islamitische Republiek is de grootste sponsor van Hamas. U weet wel, die jihadistische terreurorganisatie die sinds 2007 Gaza terroriseert en indoctrineert.

 

U weet wel, Gaza, dat is de plek waar die 13 zogenaamde studenten vandaan komen. Wie in Gaza is opgegroeid of wie in Gaza zogenaamd heeft gestudeerd, werd geïndoctrineerd met virulente, koranische jodenhaat, met islamitisch martelaarsdenken en met de verheerlijking van dodelijk jihadistisch terrorisme.

 

In juni bleek dat een student uit Gaza die onderweg was naar Rome een Hamasterrorist is die ook betrokken was bij de grootste slachting op joden sinds de Holocaust, op 7 oktober 2023. Pas nog bleek dat een student uit Gaza die aan een Nederlandse universiteit studeert, de genocidale, jihadistische massaslachting van 7 oktober 2023 toejuicht of er zelfs bij betrokken was. Uit de nieuwe reportage blijkt dat in Antwerpen-Noord – Antwerpistan, zoals wij dat soms durven noemen – ondertussen Hamasleden en jihadisten van Hamas wonen.

 

Minister, de kans dat een student of eender wie uit Gaza 7 oktober 2023 heeft toegejuicht en/of de moslimterroristen van Hamas en Hezbollah bejubelt, legitimeert of vergoelijkt, is bijna 100 %. De regering moet dus het voorzorgsprincipe toepassen en onze grenzen dichtdoen. Dat geldt niet alleen voor Palestijnse studenten, maar voor alle Palestijnen.

 

02.07  Kathleen Depoorter (N-VA): Mijnheer de minister, het kan natuurlijk niet de bedoeling zijn om individuele studenten, jonge mensen die zich willen ontplooien, te boycotten. Dat is ook niet de bedoeling. De N-VA heeft het absoluut niet over het feit dat mensen zich willen ontplooien en hier komen studeren. Er zit trouwens een arts bij die aan ons Instituut voor Tropische Geneeskunde heel nuttige zaken zou kunnen komen leren. Vandaar dat een dergelijke discussie altijd toch wel emotioneel is. Men spreekt immers over mensen.

 

Tegelijk is het ook een heel technisch gegeven. Daar wil ik toch even bij stilstaan. Er is immers de juridische situatie van die mensen, die niet voor iedereen gelijk is. Er zijn studenten die al een visum hebben en er zijn er die nog geen visum hebben en zich ook niet kunnen richten tot een consulaat.

 

Een tweede zaak is de actieve evacuatie. Daarover is al veel gezegd. België zou gewoon moeten evacueren. Italië heeft inderdaad die universitaire corridors ontplooid, maar in Spanje, vaak hét voorbeeldland in deze commissie, verloopt het daar heel wat stroever. Men worstelt daar met juridische drempels en zoekt ook daar naar oplossingen.

 

Het is dan ook goed dat minister Prévot blijft praten met minister Van Bossuyt en zoekt naar eventuele oplossingen. Als er juridische mogelijkheden zijn, zullen die ook worden onderzocht. Deze regering gaat immers, waar mogelijk, altijd voor oplossingen.

 

Ten slotte, wat de onderhandelingen met de taliban betreft, ben ik het absoluut met u eens. Het is een verschrikkelijk regime. Het is een regime dat we niet mogen tolereren. Het is een regime dat we ook niet salonfähig mogen maken. Wat mij echter heel duidelijk bevestigd werd, is dat het om 60 criminele mensen gaat die veroordeeld werden. Dat zijn mensen die, wanneer ze hier vrijkomen, heel veel kwaad kunnen berokkenen aan onze maatschappij. In de tweede plaats is het ook niet zo dat de mensen met wie onderhandeld wordt toegang zouden krijgen tot alle consulaire diensten, maar alleen tot de gegevens van die 60 mensen die op die lijst staan. Dat is dus iets wat we absoluut binnen de regering moeten uitklaren.

 

02.08  Michel De Maegd (Les Engagés): Monsieur le ministre, vous avez formulé une proposition. Vous l'avez défendue au sein du gouvernement. Vous avez aussi indiqué qu'elle restait sur la table. Cependant, pour qu'elle devienne une politique de la Belgique, il faut évidemment convaincre l'ensemble du gouvernement. Et à ce propos, je voudrais rappeler une évidence institutionnelle qui s'impose à nous: notre système fonctionne sur le consensus. Ce n'est pas nouveau. Cela a d'ailleurs toujours été le cas.

 

J'entends ma collègue d'Ecolo-Groen faire une sorte de classement des ministres les plus influents. Je me souviens très bien que Zakia Khattabi, lorsqu'elle était au gouvernement, avait elle-même dû s'abstenir à la Chambre sur la question du glyphosate, parce que le gouvernement n'était pas parvenu à un consensus, alors même qu'elle défendait personnellement cette position. Ce n'est donc pas nouveau. C'est la base même de notre système institutionnel. Madame Almaci, je pense que vous serez d'accord avec moi.

 

Je pense aussi qu'il faut reconnaître ce qui a déjà été accompli. En matière de rapatriement, vous l'avez vous-même très bien expliqué par le passé, ce gouvernement a déjà fait preuve de proactivité.

 

Sur ce point, il faut éviter deux simplifications. La première consiste à présenter une évacuation depuis Gaza comme une opération simple. Elle ne l'est pas. Comme vous l'avez rappelé, il faut disposer des autorisations nécessaires pour pouvoir accéder aux personnes concernées, organiser leur sortie en toute sécurité sans mettre en péril nos propres services, effectuer les contrôles nécessaires, coordonner plusieurs administrations et tenir compte, heure par heure, de l'évolution de la situation sur le terrain. Rien de tout cela n'est simple. Mais l'autre simplification consisterait à conclure que ces difficultés signifient que nous ne devons plus essayer.

 

Monsieur le ministre, je retiens finalement deux éléments de vos réponses. Premièrement, la Belgique a déjà agi et plusieurs mesures très concrètes ont été mises en œuvre. Deuxièmement, concernant ces nouvelles mesures humanitaires, que je soutiens bien entendu, votre proposition existe toujours. Elle n'a pas été abandonnée. C'est donc désormais à l'ensemble du gouvernement de poursuivre ce travail, conformément à notre système institutionnel, qui repose sur la recherche du consensus au sein du gouvernement.

 

Je vous remercie.

 

02.09  Sandro Di Nunzio (Anders.): Ik wil niet nalaten te reageren op de heer Van Rooy, die hier namens het Vlaams Belang zit. Wat een verwerpelijke taal spreekt u hier eigenlijk, mijnheer Van Rooy. Ik ben daardoor echt geschokt.

 

Wat u zegt, is ronduit gevaarlijk. U ontmenselijkt hier voortdurend mensen en bevolkingsgroepen. U kiest altijd één kant: de enen zijn de goeden en de anderen worden ontmenselijkt. Dat is ronduit gevaarlijk. We moeten dat hier zeggen en bestrijden. U mag hier zeggen wat u wilt. We zitten hier in het Parlement, maar ik vind dat ronduit gevaarlijk.

 

Die mensen zijn geen terroristen. U bestempelt hen als quasiterroristen, verlengstukken van Hamas die geïndoctrineerd en gevaarlijk zouden zijn. U kent die mensen echter niet. Ik ken die mensen ook niet, maar het gaat zelfs niet om illegale migranten of a priori om asielzoekers. Het zijn studenten en onderzoekers die via een officiële weg en competitieve procedures een visum hebben gekregen om hier in ons land te komen studeren en onderzoek te voeren. Wat u doet, is dus absoluut verwerpelijk en polariserend! Doe dat niet.

 

Ik kom terug tot het debat. Minister Van Bossuyt spreekt over een zogenaamd domino-effect, maar dat is voor mij niet bewezen. We spreken over 13 mensen in een uitzonderlijke situatie. Er moeten toch mogelijkheden zijn om ervoor te zorgen dat ze hier kunnen studeren via de legale weg. Dat lijkt me normaal.

 

Belangrijker nog, mijnheer de minister, als dossiers als dit de regering blokkeren, dan maak ik me ernstig zorgen. Het belangrijkste moet immers nog komen: de begroting. We moeten op zoek naar 10 miljard. Als u het over zo’n eenvoudig dossier al niet eens raakt, hoe zal het dan lopen met die begroting?

 

Dan heb ik het nog niet over de meerjarenbegroting voor Europa. Daarover vraag ik al maanden een positie, maar die is er nog altijd niet. Dat is een probleem voor ons land. Boven op die 10 miljard dreigen er nog miljarden bij te komen en we hebben zelfs geen positie ingenomen.

 

Dus alstublieft, regel een dossier dat zo eenvoudig is. Zorg ervoor dat die mensen hier kunnen studeren en praat in de regering over de essentie: het op orde zetten van onze begroting. Ik dank u.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

03 Actualiteitsdebat over De situatie rond Iran en de Straat van Hormuz en toegevoegde vragen van

- Meyrem Almaci aan Bart De Wever (eerste minister) over "De Amerikaanse dreigementen over een aanval op Iran" (56016914C)

- Darya Safai aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het voorlopige akkoord tussen de Verenigde Staten en Iran" (56017155C)

- Darya Safai aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De heropening van de strategische Straat van Hormuz" (56017156C)

- Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Israëlische aanvallen in Libanon en het akkoord tussen de VS en Iran" (56017281C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het fragiele bestand tussen de VS en Iran" (56017563C)

- Darya Safai aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De problemen in verband met de heropening van de Straat van Hormuz" (56017722C)

- Darya Safai aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het einde van het staakt-het-vuren tussen de VS en Iran" (56017925C)

- Darya Safai aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De heropening van de Straat van Hormuz" (56017927C)

- Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De situatie in Iran" (56017973C)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De nieuwe escalatie tussen de VS en Iran" (56018055C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De uitspraken van Trump over de blokkade van de Straat van Hormuz" (56018102C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De oorlog tussen de VS en Iran" (56018104C)

03 Débat d’actualité sur La situation autour de l'Iran et du détroit d'Ormuz et questions jointes de

- Meyrem Almaci à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les menaces américaines d'attaque contre l'Iran" (56016914C)

- Darya Safai à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'accord provisoire entre les États-Unis et l'Iran" (56017155C)

- Darya Safai à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La réouverture du détroit stratégique d’Ormuz" (56017156C)

- Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les frappes israéliennes au Liban et l'accord entre l'Iran et les États-Unis" (56017281C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran" (56017563C)

- Darya Safai à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les problèmes liés à la réouverture du détroit d'Ormuz" (56017722C)

- Darya Safai à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La fin du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran" (56017925C)

- Darya Safai à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La réouverture du détroit d’Ormuz" (56017927C)

- Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La situation en Iran" (56017973C)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La nouvelle escalade entre les États-Unis et l'Iran" (56018055C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les déclarations du président Trump au sujet du blocage du détroit d'Ormuz" (56018102C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La guerre entre les États-Unis et l'Iran" (56018104C)

 

03.01  Sandro Di Nunzio (Anders.): U weet allemaal wat de gevolgen zijn voor ons land van de zogenaamd onvoorwaardelijke en rechtvaardige oorlog in Iran, althans volgens Theo Francken. Die jaagt de benzineprijzen aan de pomp de hoogte in. Het is een ramp voor onze economie en we moeten daar elke dag de gevolgen van dragen.

 

Echter, minstens even belangrijk, zo niet nog belangrijker, zijn de gevolgen voor de Iraanse bevolking, want het aantal executies in Iran bereikt recordhoogtes. Dit jaar vonden er zeker al 800 executies plaats. Als die koers wordt voortgezet, zal het recordaantal executies van 1988 gehaald worden en dat is ronduit dramatisch. De oorlog om dat verwerpelijke regime omver te werpen, heeft niets dan desastreuze gevolgen. Het is een drama en het leidt nergens toe, want de situatie is slechter dan ooit tevoren. Op 28 juli werden er immers opnieuw twee betogers geëxecuteerd van de twaalf betogers die werden opgepakt naar aanleiding van de protesten in januari. Twee anderen werden op 19 juli al geëxecuteerd. Mijnheer de minister, we geraken helaas bijna gewend aan die berichten en zouden haast ongevoelig worden voor die ontzettend verwerpelijke daden. Tot overmaat van ramp is de internationale respons zwak, met amper reacties, en dat leidt tot een klimaat van straffeloosheid voor dat regime.

 

Mijnheer de minister, ik neem aan dat u die daden van Iran tegen de eigen bevolking veroordeelt. Welke diplomatieke positie nemen België en Europa in op het vlak van de mensenrechten? Wat doen België en Europa om die executies te stoppen? Ik verwijs ook naar de twee resoluties die we in dit Parlement hebben aangenomen, resolutie nr. 1435 en resolutie nr. 206, over de doodstraf in het algemeen en over de executies in Iran. Welke uitvoering geeft de regering daaraan?

 

03.02  Sam Van Rooy (VB): Op 12 augustus, ondertussen al even geleden en helaas vele executies in Iran later, kwam het bericht dat de Islamitische Republiek Iran dit jaar reeds 916 executies heeft uitgevoerd. Dat zijn er ongeveer dertig per week. Laat dat goed tot u doordringen. Zoals ik daarnet al zei, worden die executies vaak voorafgegaan door martelingen, verminkingen en verkrachtingen, en uiteindelijk uitgevoerd door de grootste sponsor van Hamas. Hamas is nog altijd niet uitgeroeid in de Gazastrook en indoctrineert de Gazanen nog steeds met jodenhaat en de verheerlijking van jihadistisch terrorisme.

 

Minister, als het goed is, zeg ik het ook. U kwam met het joint statement van 32 landen die de Iraanse executies van demonstranten veroordelen. Ik citeer: "De doodstraf mag nooit worden gebruikt om dissidenten de mond te snoeren of om mensen te straffen die hun rechten uitoefenen. Iran moet de executies stoppen en de mensen die vastzitten vrijlaten."

 

Minister, hoe en wanneer is dat joint statement precies tot stand gekomen en van wie kwam het initiatief? Hoe werd die boodschap gecommuniceerd aan het islamitische regime in Iran? Aan wie werd dat dan precies gecommuniceerd? Er bestaat immers onduidelijkheid over wie in dat regime de plak zwaait. Is daarop een reactie gekomen van dat verschrikkelijke, moorddadige regime? Wat was die reactie? Werd de boodschap ook overgemaakt aan de vertegenwoordiging van dat tirannieke, moorddadige regime, dat zich ook nog altijd in ons land bevindt? Zo ja, aan wie precies? Kunt u ook toelichten welke concrete daden België verbindt aan die woorden?

 

Minister, gelooft u dat het islamitische regime in Iran, dat het land bezet en het Iraanse volk al 47 jaar gijzelt, ooit zal stoppen met het executeren of ophangen van dissidenten, of bent u, net zoals ik, van mening dat een regimewissel de enige oplossing is?

 

03.03  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Mijnheer de minister, ik heb u al eerder een vraag gesteld over het waanzinnig hoge aantal van 2.159 executies in 2025, waar we weet van hadden. In de eerste helft van dit jaar werden er al 997 executies uitgevoerd. Sinds enkele jaren is er een ongeziene executiegolf aan de gang, die al begon voor de start van de oorlog tussen de VS en Iran.

 

De protesten en de opstand van de beweging Women, Life, Freedom in 2022 en de huidige oorlog worden als excuus aangewend om iedereen die ook maar enige kritiek op het regime kan geven op te pakken, om zo een regimewissel totaal onmogelijk te maken. De conclusies van het op 16 september gepubliceerde rapport van Amnesty International over de onderdrukking tijdens de opstand van Women, Life, Freedom in 2022 beslaan ongeveer duizend pagina's. Hun vaststellingen bevestigen wat we allemaal vrezen, namelijk dat Iran zich schuldig maakte aan misdaden tegen de mensheid, moord, foltering, verkrachting, verdwijning, gevangenzetting en vervolging. Amnesty International heeft echter ook die bevelstructuren in kaart gebracht en heeft 87 Iraanse functionarissen geïdentificeerd die volgens haar onderzocht moeten worden. Zij heeft ook gewezen op aanhoudende straffeloosheid en de VN gevraagd om een internationaal mechanisme voor strafrechtelijk onderzoek en vervolging.

 

Wat gebeurt er nu met dat onderzoek? Wat is uw evaluatie van dat rapport? Ik vermoed dat we dezelfde evaluatie gemaakt hebben. Die stelt zwart op wit duidelijk wat we eigenlijk al wisten. Welke initiatieven zal België binnen de EU en binnen de VN nemen? De VN werd immers expliciet gevraagd om ervoor te zorgen dat die misdaden in Iran niet onbestraft blijven en niet ondergesneeuwd raken in de marge van de vreselijke oorlog die daar nu woedt, terwijl de systematische aanvallen op burgers voortgaan.

 

Hebt u misschien ook nieuws over het lot van de heer Djalali? Hebben we nog contact met hem? Ik zou erg graag horen dat het beter gaat met hem – dat hoop ik althans –, maar ik vrees ervoor.

 

03.04  Kathleen Depoorter (N-VA): Ik verwijs naar de schriftelijke versie van mijn vraag.

 

Sinds de protesten van begin dit jaar voert Iran het aantal executies fors op. Volgens Human Rights Watch werden tussen maart en eind augustus minstens 59 mensen geëxecuteerd na manifest oneerlijke processen, onder wie jongeren van amper 18 jaar. In september zouden er volgens de NCRI al minstens 22 executies zijn bijgekomen.

 

De 25-jarige politieke gevangene Arghavan Fallahi werd op 1 juli ter dood veroordeeld. Op 11 september werd haar laatste verzoek tot herziening verworpen. Ze loopt nu onmiddellijk gevaar om geëxecuteerd te worden. De Iraanse Islamitische Republiek schendt hiermee de door haar ondertekende internationale mensenrechtenverplichtingen.

 

Mijn vragen:

 

Welke signalen ontvangt u, via onze ambassade in Teheran of via partners, over deze executiegolf en in het bijzonder over de zaak van Arghavan Fallahi?

 

Heeft België de Iraanse autoriteiten hierover al een boodschap gegeven? Zo ja, wanneer, op welk niveau en met welke inhoud? Zo neen, bent u bereid dat alsnog te doen?

 

Welke reactie – indien u deze ontving - kwam er van Iraanse zijde?

 

03.05  Michel De Maegd (Les Engagés): Monsieur le ministre, Amnesty International a publié le 16 septembre dernier son nouveau rapport portant sur la répression du mouvement iranien “Femme, Vie, Liberté". Il en ressort ce que nous savions hélas tous: les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l'humanité dans le cadre de la répression des manifestations. Des centaines de manifestants, mais aussi de passants, ont été tués illégalement. Des milliers d'autres ont été soumis à des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et même des actes de torture.

 

Amnesty International a identifié 87 personnes qui devraient, selon l'organisation, faire l'objet d'enquêtes pénales. Dans ses recommandations, Amnesty appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à saisir la Cour pénale internationale de la situation en Iran et l'Assemblée générale des Nations Unies à créer un mécanisme international de justice pénale.

 

Ces recommandations interviennent alors que la répression et le recours à la peine de mort contre des manifestants et des dissidents se poursuivent en Iran. Dans cette perspective, j'aimerais vous entendre sur plusieurs points.

 

Monsieur le ministre, quelle analyse faites-vous des constats et recommandations formulés dans ce rapport? La Belgique serait-elle favorable à une saisine de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité des Nations Unies et à la création, par l'Assemblée générale, d'un mécanisme international de justice pénale spécifiquement chargé de lutter contre l'impunité en Iran?

 

Enfin, notre pays entend-il défendre, au niveau européen, l'examen des informations recueillies par Amnesty International en vue d'éventuelles nouvelles sanctions ciblées contre les responsables de graves violations des droits humains, et quelles autres initiatives diplomatiques envisage-t-elle afin de soutenir les victimes, les défenseurs des droits humains et les personnes menacées par cette répression?

 

Je vous remercie, monsieur le ministre, pour vos réponses.

 

03.06  Maxime Prévot, ministre: Dames en heren, beste Kamerleden, je veux d'abord dire et répéter une fois de plus à quel point la Belgique attache une importance extrême au respect des droits humains et, en particulier, à l'abolition de la peine de mort ainsi qu'à la protection des libertés fondamentales.

 

Ces propos sonnent sans doute comme des évidences, mais dans le monde géopolitique turbulent que nous connaissons, redire ces choses pèse finalement beaucoup plus qu'on aurait pu l'imaginer.

 

Les violations commises à l'égard de la liberté d'expression, de la liberté d'association et de la liberté de réunion pacifique en Iran, telles que rapportées par de nombreux organes onusiens et de la société civile, sont profondément choquantes et totalement inadmissibles.

 

Mijnheer Di Nunzio, mijn diensten hebben inderdaad kennisgenomen van de berichtgeving over de executies van burgers in Iran. Hoewel we de feiten niet in alle details onafhankelijk kunnen verifiëren, geven de beschikbare rapporten aanleiding tot ernstige bezorgdheid. De resoluties nrs. 1435 en 206 blijven richtinggevend voor het Belgische beleid en België geeft dus concreet uitvoering aan de doelstellingen van beide resoluties.

 

Monsieur De Maegd, nous avons bien pris connaissance du rapport d'Amnesty International, auquel vous, ainsi que d'autre collègues, avez fait référence. Ses conclusions rejoignent celles de la mission d'enquête indépendante des Nations Unies sur l'Iran. Tous deux font état de violations graves des droits humains, que je condamne évidemment fermement.

 

België grijpt elke opportuniteit aan, bilateraal, Europees en multilateraal, om de verschillende problematieken aan te kaarten en de druk op de Iraanse autoriteiten te verhogen. In verband met de doodstraf heeft ons land samen met 33 andere landen en de Europese Unie op 12 augustus een gezamenlijke verklaring over executies in Iran ondertekend. Die verklaring veroordeelt in de sterkste bewoordingen de aanhoudende executies van demonstranten en het gebruik van de doodstraf door de Islamitische Republiek Iran. De verklaring sluit volledig aan bij onze historische diplomatieke aanpak die Iran oproept onmiddellijk te stoppen met het gebruik van de doodstraf en alle willekeurig vastgehouden personen vrij te laten.

 

Lors du très récent débat général au Conseil des droits de l'homme, la Belgique a une nouvelle fois exprimé sa profonde inquiétude quant au recours massif à la peine de mort en Iran et sa totale condamnation.

 

En parallèle des déclarations, la Belgique soutient également l'adoption de mesures restrictives de l'Union européenne liées aux exécutions en Iran. C'est ainsi qu'en juillet, le Conseil de l'Union européenne a, avec le concours de la Belgique, décidé d'ajouter encore six personnes supplémentaires – responsables de graves violations des droits de l'homme en Iran – à la liste des sanctions. Cela concerne cette fois cinq juges qui ont présidé des procès contre des minorités religieuses et des dissidents politiques.

 

In die rechtszaken hebben ze doodstraffen en lange gevangenisstraffen, geselingen, boetes of aanvullende straffen opgelegd aan politieke dissidenten en mensenrechtenactivisten, onder meer in verband met de protesten van Women, Life, Freedom in 2022 na de dood van Mahsa Amini. Dat is slechts een voorbeeld.

 

Rien que cette année, l'Union européenne a encore pris six nouveaux paquets de sanctions, dont deux en lien avec le détroit d'Ormuz.

 

Les sanctions sont un moyen de parvenir au respect des droits humains du peuple iranien et de favoriser la démocratie en Iran. Nous pourrions bien sûr envisager d'autres sanctions, mais nous le savons, les sanctions sont un moyen et non une fin en soi.

 

Ze zijn een drukkingsinstrument, maar geen instrument van politieke transformatie. We pleiten niettemin inderdaad voor een verandering van het beleid van het huidige Iraanse regime. We steunen uiteraard de mandaten van de speciale VN-rapporteur inzake de mensenrechtensituatie in Iran en de internationale factfindingmissie. Die steun werd opnieuw uitgesproken in Genève op 21 september tijdens de interactieve dialoog die gepland was met de experten van de factfindingmissie.

 

België zet zich al langer in om de Iraanse autoriteiten tot bezinning te brengen. Zo is België cosponsor van de jaarlijkse VN-resolutie betreffende de mensenrechtensituatie in Iran. We spreken ons bovendien regelmatig zelf uit, zoals tijdens de laatste Universal Periodic Review van Iran en tijdens de interactieve dialoog van de VN-Mensenrechtenraad. We nemen verder de kwestie van respect voor mensenrechten systematisch op in de agenda van onze bilaterale contacten met de Iraanse autoriteiten. Dit omvat de problematiek van de doodstraf. Mijn diensten hebben dit nog op 15 september met de Iraanse ambassadeur in Brussel aangekaart. Voorts hecht België er veel belang aan dat de daders van internationale misdaden ter verantwoording worden geroepen en dat slachtoffers gerechtigheid kunnen krijgen. Daarvoor kijken we in de eerste plaats naar het Internationaal Strafhof.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU peut transmettre un dossier au procureur de la Cour pénale internationale, même si l'Iran n'est pas partie au Statut de Rome. La Belgique, vous le savez, n'est actuellement pas membre du Conseil de sécurité, mais soutient pleinement l'utilisation de tous les moyens prévus par le Statut de Rome pour enquêter sur les crimes internationaux et en punir les auteurs.

 

Nous sommes toujours ouverts à explorer d'autres voies possibles, mais nous ne sommes pas demandeurs de nouveaux tribunaux ad hoc.

 

Voor de toepassing van universele jurisdictie in België wordt sinds 2003 een link met België vereist, bijvoorbeeld een Belgisch slachtoffer of een in België erkende vluchteling. Het komt aan de gerechtelijke autoriteiten toe om dat in specifieke dossiers te beoordelen.

 

Specifiek met betrekking tot de vraag van mevrouw Samyn over de humanitaire werker Kohsar Fatehi, mijn kantoor werd op de hoogte gebracht van zijn dood in de context van confrontaties tussen Iraanse troepen en Koerdische gewapende groepen. Volgens onze informatie is de verantwoordelijkheid voor de schietpartij nog steeds niet vastgesteld. We zijn niet op de hoogte van een lopend onderzoek naar dat onderwerp.

 

Je saisis enfin cette occasion pour rappeler la position de principe constante, mais également ferme, de la Belgique. Notre pays condamne systématiquement et avec vigueur toute attaque visant des civils, y compris les travailleurs humanitaires et le personnel de secours.

 

Ik dank u.

 

03.07  Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de minister, dank voor uw antwoorden. Ik ben blij te horen dat u namens België de nodige diplomatieke inspanningen doet.

 

Ik hoor in de tussenkomsten dat er wordt aangestuurd op een regimewissel. Het Iraanse regime is verwerpelijk en het is exporteur van terrorisme, zowel nu als vroeger en zowel in de eigen regio als wereldwijd. Externe inmenging of pogingen om een regimewissel op gang te brengen, leiden echter zelden of nooit tot succes. Dat gebeurt eenvoudigweg niet. Ik kan nog aannemen dat men bij aanvang van die oorlog ietwat naïef de hoop koesterde – zo heeft de president van de VS zich door Netanyahu laten overtuigen – dat die rap voorbij zou zijn en dat het regime snel uit het zadel gehesen zou worden. Dat men in het begin die dwaling beging, kan ik nog begrijpen, hoewel ik daar zelf niet zou in tuinen.

 

Wat ik echter niet kan bevatten, is dat men na al die maanden nog steeds niet inziet dat die oorlog een desastreuze en complete vergissing was. Het is dan ook onbegrijpelijk dat Theo Franken blijft zeggen dat dit een onvoorwaardelijk gerechtvaardigde oorlog is en dat mensen als Van Rooy van het Vlaams Belang hem daarin bijtreden. Wat een gezellig clubje is dat. Tegelijkertijd zorgt de oorlog voor een stelselmatige verhoging van de benzineprijzen en een economische ramp. Het gaat alleen nog maar over de Straat van Hormuz, terwijl de mensenrechten bijna altijd slechts een voetnoot zijn in die grote geopolitieke discussies. Dan dwaalt men toch volledig? Men moet toch inzien dat het regime steviger in het zadel zit dan ooit en dat het aantal executies de pan uit swingt.

 

Dit is een absolute ramp voor de bevolking. Mensen die beweren dat die oorlog gerechtvaardigd is en dat de huidige koers moet worden voortgezet, hebben het bij het verkeerde eind. Als de Verenigde Staten het humanitaire aspect niet meer op de voorgrond zetten, kunnen we als westers land nog zo luid roepen als we willen, dan is de shift naar business en economie verschoven. Die zijn belangrijk, maar mensenrechten zijn minstens even belangrijk.

 

Mijnheer de minister, roep zo luid als u kunt. Wij steunen u.

 

03.08  Sam Van Rooy (VB): Minister, dames en heren, uit respect breng ik de namen van een aantal moedige Iraniërs, jongeren en studenten, die opgesloten werden of ter dood veroordeeld zijn: Zahra Mahdavi, 17 jaar, Saba Mahroumi, 17 jaar, Rahele Moeini, 28 jaar, Fatemeh Namanloui, 18 jaar, Romina Rahimi, 20 jaar, Baran Omidyan, 20 jaar, Dorsa Ayazi, 17 jaar, Fatemeh Zahra Hatemi, 18 jaar, Niloufar Esfahani, 18 jaar, Najmeh Amini, 23 jaar, Taraneh Rahimi, 20 jaar, Bibi Zahra Mousavi, 21 jaar, Sonia Zolfaghari, 19 jaar, Roxana Gambari, 19 jaar, Diana Taherabadi, 16 jaar, enzovoort. Er vinden gemiddeld drie tot vier executies per dag plaats. Laat dat tot u doordringen.

 

De slachtoffers zijn onschuldige, vrijheidslievende, vaak talentvolle jonge mensen. Iedereen in Iran die zich verzet tegen de sharia, de islamitische wet, of tegen de islamitische jihad van de IRGC, kan worden opgepakt. De Islamitische Republiek martelt, verkracht en moordt er al 47 jaar op los. Bijna iedereen in Iran heeft wel een verwant  of een kennis die plots verdween of werd opgepakt door het islamitische regime, waarna er vaak nooit meer iets van vernomen werd. Een Iraanse vriend van me zei dat hun soms islamofobie verweten wordt, maar dat ze eerder last hebben van een islamotrauma. In tegenstelling tot sommigen in dit Parlement, kan ik niet wachten tot de Islamitische Republiek Iran op de vuilnisbelt van de geschiedenis ligt, naast het communisme en het nazisme, en dat zal ook gebeuren.

 

03.09  Ellen Samyn (VB): Mijnheer de minister, de repressie in Iran stopt helaas niet. Het probleem is dat veroordelingen alleen het Iraanse regime tot dusver niet hebben tegengehouden. Integendeel, Human Rights Watch spreekt over executies op bijna wekelijkse basis en over tientallen mensen die nog een onmiddellijk risico lopen. Tegelijkertijd beschikken we met het nieuwe Amnestyrapport nu ook over veel concretere informatie, over de verantwoordelijke structuren en zelfs over individuele functionarissen.

 

We moeten dan ook onderzoeken hoe we de stap kunnen zetten van veroordelingen en sancties naar daadwerkelijke aansprakelijkheid. Mijnheer de minister, ik verzoek u daarom om ook binnen de Europese Unie en de VN actief te onderzoeken welke juridische instrumenten daarvoor kunnen worden ingezet. Wie verantwoordelijk is voor foltering, verdwijningen, moord of andere misdaden tegen de menselijkheid, mag er niet van uitgaan dat hij daarvoor straffeloos blijft.

 

03.10  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Mijnheer de minister, de situatie van de Iraanse bevolking was al verschrikkelijk en de roekeloze oorlog van de Verenigde Staten – trouwens illegaal en in strijd met het internationaal recht – heeft dat alleen maar verslechterd. Dat is de harde realiteit. De situatie is uiterst kritiek, zwaar en instabiel geworden en heeft het zelfs nog moeilijker gemaakt om voor hen op te komen. Dat is de naakte waarheid. De bevolking, die al gebukt ging onder de terreur van het regime, gaat nu ook gebukt onder een bijzonder zware economische crisis en de directe gevolgen van die bombardementen, ook op scholen en gewone burgers. We mogen niet uit het oog verliezen dat de juiste weg om dat soort regimes omver te werpen erin bestaat mensen op slimme manieren te steunen in plaats van roekeloos, vanuit een of ander principe – of uit eigenbelang in het geval van de Verenigde Staten – de situatie te verergeren en de lont in het kruitvat te steken. Zo geeft men het regime nog meer redenen om nog onmenselijker te worden.

 

Collega’s, de taliban kwam daarstraks al ter sprake. Stel u voor dat België de Iraanse autoriteiten een visum zouden geven om hier te onderhandelen over het terugsturen van mensen naar Iran. Mevrouw Safai en de heer Van Rooy zouden als eersten moord en brand schreeuwen. Stel u voor dat Iraanse beursstudenten van Iran naar België willen komen om hier te studeren. De heer Van Rooy zou de eerste zijn om te zeggen dat we ze hier moeten ontvangen. De hypocrisie van een aantal partijen hier komt mij echt de strot uit. Zij werken met twee maten en twee gewichten en laten hun agenda niet sturen door mensenrechten, maar wel door politieke berekening. Put your money where your mouth is.

 

Er moet mij nog één ding van het hart over de jodenhaat, die bij elke vraag van de heer Van Rooy naar boven komt. Ik kon daarnet niet meer reageren, maar ik ben blij dat collega Di Nunzio heeft gesproken. De grootste joodse gemeenschap in het Midden-Oosten, buiten Israël, woont sinds oudsher in Iran. De grootste bron van jodenhaat in Europa is sinds oudsher extreemrechts. U moet maar kijken naar wat Bardella allemaal geschreven heeft om te weten dat dat vandaag helaas nog altijd bijzonder actueel is.

 

De voorzitster: Mijnheer Van Rooy, u werd vernoemd en krijgt daarom 1 minuut om te reageren.

 

Persoonlijk feit

Fait personnel

 

03.11  Sam Van Rooy (VB): Mevrouw Almaci, ten eerste, elke student, van waar ook ter wereld, die wij hier zouden ontvangen, moet worden gescreend en afgerekend op zijn of haar ideologie en denkbeelden. Als er grote zekerheid bestaat dat hij of zij terreurgroepen legitimeert of verheerlijkt, zoals dat het geval is bij studenten uit Gaza, die van kinds af aan door Hamas zijn geïndoctrineerd, dan heeft die student hier inderdaad geen plaats.

 

Ten tweede, het zal u misschien interesseren dat de buurvrouw van mijn schoonouders in Teheran joods is en dat joden in Iran als minderwaardige tweederangsburgers, als dhimmi’s, leven. Dat komt omdat de islamitische leer dat sinds de zevende eeuw voorschrijft, sinds de profeet Mohammed een joodse stam heeft uitgemoord bij Khaybar. Kom mij dus niet de les spellen over jodenhaat, want in de islamitische gemeenschappen zoals de uwe, de Turkse, is de jodenhaat ingeburgerd, zowel in het Midden-Oosten als op ons grondgebied.

 

De voorzitster: Wenst u nog te reageren, mevrouw Almaci?

 

03.12  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Uiteraard. De Palestijnse beursstudenten voor wie een humanitair visum werd gecreëerd, werden al gescreend, maar toch hebt u daarnet niet nagelaten om al die mensen verdacht te maken. Dat is pijnlijk, want het toont waar het u echt om gaat. U veralgemeent, vanuit uw extreemrechtse gedachtegoed, dat mensen schuldig zijn, zelfs al is het tegendeel bewezen. Zoniet zegt u dat onze diensten, zoals de Staatsveiligheid, hun werk, die screening, niet goed doen.

 

03.13  Sam Van Rooy (VB): Dat klopt, die doen hun werk niet goed. Ze kunnen niet in die mensen hun hoofd kijken.

 

De voorzitster: Mijnheer Van Rooy, mevrouw Almaci heeft het woord.

 

03.14  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Dat is illustratief voor uw ware aard. Fascisten en extreemrechts vinden duidelijk dat niet iedereen gelijk is en dat er op basis van religie mag worden gediscrimineerd. De principes die u hanteert voor één bevolkingsgroep, gelden niet voor een andere. Ik zal mij daar tot mijn laatste dag tegen blijven verzetten, zowel in mijn stijl als in mijn politiek.

 

03.15  Kathleen Depoorter (N-VA): Collega's, mijnheer de minister, 9 oktober is de internationale dag tegen de doodstraf. Het gaat over deze problematiek, want hier is al veel heen en weer geroepen. Bijna 1.000 jonge mannen en vrouwen in Iran werden ter dood veroordeeld omdat ze een andere ideologie hebben en omdat ze voor democratie op straat komen. Ik mag maar hopen dat de collega's die hier roepen om een regimewissel, een democratische machtswissel in gedachten hebben, met verkiezingen. Ik hoop dat zij ervoor pleiten dat democratische opposanten in Iran niet meer moeten vrezen voor hun leven en dat ze niet meer heimelijk moeten samenkomen via verschillende kanalen, dat ze niet meer via internet worden gesaboteerd, met het risico dat hun familie wordt opgepakt en ter dood wordt veroordeeld. Daarover gaat het en daarover hebben wij hier in deze commissie ook al verschillende resoluties goedgekeurd.

 

Uit het rapport van Amnesty International blijkt dat de continue schendingen van de mensenrechten in Iran nu opnieuw zwart op wit bewezen zijn. Wat moeten we nu dus bepleiten, collega's? We moeten echt wel pleiten voor een collectieve veroordeling van deze ernstige mensenrechtenschendingen en voor solidariteit met de slachtoffers.

 

Als een van de eerste parlementen zijn we erin geslaagd om de IRGC op de terreurlijst te laten plaatsen binnen Europa. We moeten erop toezien dat sancties niet omzeild worden. We kunnen er echter ook voor pleiten om de FARAJA, die de doodstraf uitvoert en daarmee de mensenrechten schendt, ook op de terreurlijst te laten zetten en om ook zo ervoor te zorgen dat de sancties niet omzeild worden.

 

We zouden de federale procureur willen vragen om binnen het kader van het internationale en het Belgische recht structureel te onderzoeken wat er nog gedaan kan worden om sancties uit te spreken tegen de 87 mensen op die lijst, alsook tegen de gestorven daders van die grove mensenrechtenschendingen.

 

Wat me vooral zorgen baart, is dat België en Europa geen veilige haven mogen worden. Die regimes zijn immers zeer vernuftig en vragen op slinkse wijze verblijfsvergunningen en visa aan. We moeten erop toezien dat ze niet in onze maatschappij binnendringen. Wij hebben een resolutie met betrekking tot de ondersteuning van de proxy’s en we hopen die binnenkort in de commissie te kunnen bespreken.

 

03.16  Michel De Maegd (Les Engagés): Je ne peux qu'abonder dans votre sens, monsieur le ministre. Il y a en effet, dans le monde d'aujourd'hui, des évidences qui, aux yeux de certains, ne sont hélas plus aussi évidentes. C'est particulièrement vrai quand j'entends certaines expressions ici, en commission, notamment de l'extrême droite.

 

Je vous remercie, bien entendu, de garder à tout crin le cap des droits fondamentaux, le cap des droits humains. Vous avez évoqué dans votre réponse les sanctions, les paquets de sanctions supplémentaires. Je partage cet avis qu'elles ne constituent qu'un instrument et non une finalité.

 

Je me réjouis aussi de voir que six personnes supplémentaires, dont cinq juges tout de même, ont été mises sous sanction. Car, au-delà des condamnations, si fortes soient-elles, et elles doivent l'être, bien entendu, il y a les gestes, il y a les actes.

 

Il faudra, je pense, continuer à documenter très sérieusement tous les crimes commis par le régime de Téhéran, soutenir les mécanismes internationaux compétents et protéger autant que possible ceux et celles qui continuent à défendre les libertés fondamentales en Iran. La question de la peine de mort, je le pense aussi, doit également rester au cœur de notre action. Ma collègue de la N-VA a évoqué la journée du 9 octobre. Nous avons récemment adopté ici une résolution à ce sujet. Notre réponse doit être de rappeler que les victimes ne sont pas oubliées et que les responsables devront un jour rendre des comptes.

 

Je vous remercie.

 

03.17  Annick Lambrecht (Vooruit): Mijnheer de minister, het is goed en tegelijkertijd triest dat we naar aanleiding van het rapport van Amnesty International over het weerzinwekkende geweld tegen de Iraanse bevolking praten. Het gaat om foltering, verkrachting, willekeurige executies en doodstraffen. We vragen gerechtigheid voor de Iraanse slachtoffers. Er is nood aan een gezamenlijke aanpak, waarbij men binnen de Verenigde Naties de oprichting van het internationaal strafrechtelijk tribunaal voor Iran ondersteunt. Ook binnen de EU moeten we gezamenlijk pleiten voor een gemeenschappelijk Europees standpunt over de internationale strafrechtelijke vervolging van die misdadigers. Er moet gerechtigheid komen voor de Iraanse slachtoffers en voor hun families. Straffeloosheid leidt immers alleen maar tot een herhaling van gruweldaden. Dat zagen we ook in januari, toen er weer duizenden doden te betreuren vielen. Er wordt dan steeds gezegd dat België maar een klein land is, maar ik en velen blijven geloven dat België desalniettemin zeer goed internationale druk kan en moet blijven uitoefenen om een einde te maken aan het gruwelijk gewelddadige regime in Iran, dat vandaag dankzij de Trumps van deze wereld machtiger is dan ooit.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

04 Débat d'actualité sur la répression à l’encontre de la communauté LGBTQI+ en Turquie et questions jointes de

- Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La répression croissante visant les personnes LGBTQI+ en Turquie" (56018937C)

- François De Smet à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La répression à l'égard de la communauté LGBTQIA+ en Turquie" (56018949C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les rafles turques dans la communauté LGBTQIA+" (56019011C)

- Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La répression en Turquie et l'attitude ambiguë de la Belgique" (56019019C)

- Rajae Maouane à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La répression des personnes LGBTQIA+ en Turquie" (56019041C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La répression dont sont victimes les personnes LGBTQI+ en Turquie" (56019069C)

- Kathleen Depoorter à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les droits des personnes LGBTQI+ en Turquie" (56019378C)

04 Actualiteitsdebat over de repressie tegen de lgbtqi+-gemeenschap in Turkije en toegevoegde vragen van

- Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De toenemende repressie ten aanzien van lgbtqi+'en in Turkije" (56018937C)

- François De Smet aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De repressie ten aanzien van de lhbtqia+-gemeenschap in Turkije" (56018949C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Turkse razzia's op de lgbtqia+-gemeenschap" (56019011C)

- Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De repressie in Turkije en de dubbelzinnige Belgische houding" (56019019C)

- Rajae Maouane aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De repressie ten aanzien van lhbtqia+'en in Turkije" (56019041C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Turkse repressie tegen lhbtqi+'en" (56019069C)

- Kathleen Depoorter aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De lgbtqi+-rechten in Turkije" (56019378C)

 

04.01  Michel De Maegd (Les Engagés): Monsieur le ministre, la situation des personnes LGBTQI+ en Turquie connaît depuis plusieurs années une dégradation inquiétante. Si l'homosexualité n'est pas interdite par la loi turque, les autorités ont progressivement multiplié les restrictions à l'encontre des minorités sexuelles, des associations qui défendent leurs droits et des manifestations publiques organisées en leur faveur.

 

Ces derniers jours semblent marquer une nouvelle étape dans cette répression. Depuis le 13 septembre dernier, les autorités turques ont mené des opérations coordonnées dans plusieurs provinces du pays, visant notamment des associations, leurs responsables ainsi que des lieux fréquentés par la communauté LGBTQI+. Des dizaines de personnes ont été arrêtées à travers le pays, des locaux et des domiciles ont été perquisitionnés, et de nombreux sites internet ainsi que des comptes sur les réseaux sociaux liés à des organisations de défense de leurs droits ont été rendus inaccessibles.

 

Ces opérations sont notamment justifiées par les autorités au nom de la "lutte contre l'obscénité et de la défense des valeurs familiales". Des propositions de modifications législatives particulièrement préoccupantes ont également été évoquées ces derniers mois afin de permettre de sanctionner pénalement certains comportements ou leur promotion lorsqu'ils sont considérés comme contraires au sexe biologique ou à la moralité publique. Tels sont, là encore, les termes employés.

 

Cette évolution apparaît difficilement conciliable avec les engagements internationaux de la Turquie. Celle-ci est membre du Conseil de l'Europe et partie à la Convention européenne des droits de l'homme, dont le respect des droits fondamentaux, des libertés publiques et de l'État de droit constitue l'un des principes essentiels.

 

Dès lors, quelle est l'analyse de la Belgique concernant cette vague d'arrestations et de perquisitions visant les personnes LGBTQI+ ainsi que les organisations qui défendent leurs droits en Turquie? Notre pays a-t-il fait part, ou entend-il faire part, de ses préoccupations aux autorités turques? Cette situation est-elle actuellement abordée au niveau de l'Union européenne? Enfin, la Belgique plaide-t-elle en faveur d'un message clair adressé à Ankara concernant le respect des libertés d'expression, d'association et de réunion, ainsi que du principe fondamental de non-discrimination?

 

Voorzitster: Kathleen Depoorter.

Présidente: Kathleen Depoorter.

 

De voorzitster: Collega De Smet is niet aanwezig.

 

04.02  Annick Lambrecht (Vooruit): Mijnheer de minister, de Turkse politie heeft in minstens 15 provincies gecoördineerde razzia's uitgevoerd op homobars, ontmoetingsplekken en privéwoningen van lgbtq+-activisten. Bij die grootschalige acties zijn meer dan 160 mensen gerechtelijk vervolgd en tientallen activisten gearresteerd.  Men wil namelijk 'Mijn gezin is veilig' promoten, net als het decennium van het gezin. Dat alles dient als dekmantel om de lgbtq+-minderheidsgroep te stigmatiseren en nu ook te arresteren. Die actie staat immers helemaal niet op zichzelf. Ook de toegang tot websites van mensenrechtenorganisaties en het verenigingsleven met een link naar lgbtq+-groepen wordt immers verboden.

 

Nochtans is Turkije als lid van de Raad van Europa gebonden aan het Europees Verdrag voor de Rechten van de Mens. Daarover gaan mijn vragen.

 

Ten eerste, hebt u de Turkse ambassadeur in Brussel al ontboden om onze uitdrukkelijke afkeuring over te brengen en de onmiddellijke vrijlating van de activisten te vragen?

 

Ten tweede, zult u in de Raad van Europa druk uitoefenen op Ankara om te garanderen dat Turkije het Europees Verdrag voor de Rechten van de Mens naleeft?

 

Zult u, ten derde, interstatelijke klachten via de Raad van Europa indienen?

 

Ten vierde, steunt België de volledige intrekking van de status van kandidaat-lidstaat voor de EU van Turkije?

 

Ten vijfde, hebt u tijdens de afgelopen Belgische economische missie in Turkije gesproken over de houding die men daar aanneemt tegenover de lgbtq+-groep en haar rechten? Wat was uw conclusie uit dat gesprek?

 

Ten slotte, is er Belgische ondersteuning, al dan niet in EU-verband, beschikbaar voor Turkse mensenrechtenorganisaties? Gaf u daarvoor speciale instructies aan de Belgische ambassade?

 

04.03  Ellen Samyn (VB): Mijnheer de minister, de repressie in Turkije neemt helaas opnieuw toe. Bij de operatie 'Mijn gezin is veilig' werd bij lgbtqi+-organisaties binnengevallen. Kantoren en woningen werden doorzocht en websites en sociale media werden geblokkeerd. Intussen spreken internationale organisaties over minstens 116 arrestaties. 83 mensen zouden in voorlopige hechtenis zitten en tegen meer dan 160 personen loopt een onderzoek. Opvallend is ook de Belgische link. Mahinur Göktaş, een voormalig Brussels parlementslid, is vandaag de Turkse minister van Gezin en Sociale Diensten en geeft mee vorm aan het gezinsbeleid waarin die campagne kadert.

 

U weet dat die repressie geen alleenstaand geval is. Helaas staan ook journalisten, Koerdische oppositiepolitici en religieuze minderheden al langer onder druk in Turkije.

 

In mei trok ik samen met uw collega, minister Francken, naar Turkije. Die missie moest een nieuw en ambitieus hoofdstuk in onze relaties openen. Er werden bijvoorbeeld afspraken gemaakt over nauwere samenwerking, ook op het vlak van defensie en de defensie-industrie.

 

Mijnheer de minister, welke gevolgen verbindt België aan de recente gebeurtenissen? Hebt u bijvoorbeeld de vrijlating gevraagd van mensen die wegens vreedzaam activisme werden opgepakt?

 

Bent u bereid de verdere verdieping van onze politieke en defensierelaties, samen met uw collega, afhankelijk te maken van concrete vooruitgang op het vlak van grondrechten?

 

Tot slot, welk perspectief ziet u nog voor het Turkse EU-kandidaat-lidmaatschap zolang de achteruitgang op het vlak van democratie, rechtsstaat en grondrechten voortduurt?

 

04.04  Rajae Maouane (Ecolo-Groen): Monsieur le ministre, les collègues l'ont rappelé: depuis plusieurs semaines, en Turquie, la répression des personnes LGBTQIA+ et de celles et ceux qui défendent leurs droits s'intensifie. Plus d'une centaine de manifestants, de manifestantes et de journalistes ont été arrêtés. Des perquisitions ont été menées à des domiciles. Des comptes sur les réseaux sociaux ainsi que des médias ont également été bloqués. Les autorités invoquent "l'obscénité", "l'aide à la prostitution" ou encore des "liens financiers avec l'étranger".

 

Nous sommes face à une politique de criminalisation des personnes LGBTQIA+ et à une restriction de l'espace démocratique de plus en plus assumée. Les organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont dénoncé ces arrestations ainsi que les atteintes à la liberté d'association. Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe a lui aussi exprimé son inquiétude.

 

Monsieur le ministre, vous avez indiqué avoir donné instruction à notre ambassadeur à Ankara de transmettre aux autorités turques notre préoccupation et notre désapprobation. C'est un premier geste que je salue. Face à une répression aussi organisée, je pense toutefois que les déclarations ne suffisent pas. J'aimerais donc savoir quelles démarches diplomatiques ont été entreprises ou entendez-vous entreprendre, au-delà de la transmission de notre désapprobation, afin d'obtenir la libération des personnes détenues et de garantir le respect de leurs droits.

 

Envisagez-vous de porter ce dossier au niveau européen, notamment dans le cadre du dialogue avec les autorités turques, afin qu'une position commune soit adoptée? Quelles mesures la Belgique entend-elle prendre pour soutenir les associations LGBTQIA+ et les défenseurs des droits humains en Turquie, notamment à travers des mécanismes de protection ou des financements destinés à la société civile indépendante? Enfin, compte tenu de la gravité de la situation, pouvez-vous garantir que cette question restera à l'agenda de nos relations bilatérales avec la Turquie?

 

04.05  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Collega’s voor mij hebben al uitdrukkelijk de context geschetst. Ik heb met een zwaar hart de gebeurtenissen van 15 september gevolgd. België is immers mijn vaderland, waar ik ben geboren, maar Turkije is mijn moederland, waarvan ik een tweede nationaliteit heb.

 

Collega’s, straks is er op het Luxemburgplein, voor het Europees Parlement, een manifestatie om politieke druk uit te oefenen naar aanleiding van wat zich heeft afgespeeld in Istanbul en Ankara. Daar werden namelijk minstens 126 burgers, onder wie journalisten en advocaten, opgepakt tijdens protesten tegen de recente repressie van queerorganisaties en -activisten in Turkije.

 

Die arrestaties volgen op een grootschalige operatie genaamd 'Mijn gezin is veilig', waarbij de Turkse autoriteiten die verenigingen hebben geviseerd, kantoren zijn binnengevallen en websites en socialemedia-accounts hebben geblokkeerd. De argumentatie is dat de operatie bedoeld is om kinderen, het gezin en de openbare orde te beschermen. Dit lijkt wel het Russische recept.

 

Mensenrechtenorganisaties en Europese instanties hebben ook ernstige bezorgdheid geuit over de aantasting van fundamentele rechten en de ruimte voor het maatschappelijk middenveld, die hierdoor wordt ingekrompen. Ook in de voorgaande jaren hebben we gezien dat manifestaties van vrouwen en van de queergemeenschap werden verboden en verhinderd met politieoptredens.

 

Wat is uw reactie op dit gebeuren, mijnheer de minister? Het blijft immers eigenlijk behoorlijk stil. Welke informatie hebt u opgevraagd? Welke stappen hebt u ondernomen richting Turkije, bilateraal, binnen Europa, binnen de Raad van Europa en binnen de NAVO, en wat was daarvan het resultaat? We moeten namelijk voorkomen dat het Russische scenario zich verder voltrekt.

 

We moeten de Turkse autoriteiten ook wijzen op het feit dat, als men het gezin veilig wil hebben, het dringend nodig is om weer toe te treden tot het Verdrag van Istanbul. Het is bijna cynisch, gezien de plaats waar het verdrag werd gesloten. De femicidecijfers in Turkije swingen immers al ettelijke jaren de pan uit en de straffeloosheid stijgt ook alleen maar met de amnestiegolven en de vervroegde vrijlatingen van daders.

 

Mijn hart bloedt als ik die cijfers zie en als ik zie welk antwoord er komt vanuit de autoriteiten. Zij zorgen namelijk gewoon voor een afleidingsmanoeuvre of slaan de bal gewoon mis. Ik had graag van u meer gehoord over wat er sinds die gebeurtenissen diplomatiek vanuit ons land heeft plaatsgevonden.

 

04.06  Kathleen Depoorter (N-VA): Mijnheer de minister, het is schokkend wat er in Turkije gebeurt rond lgbtqi+-gemeenschappen en rond mensenrechten die worden geschonden. Ook wat er gebeurt met de activisten die solidariteit betuigen en die in gevaar leven, schokt mij diep. Organisaties die actief zijn rond hivpreventie en -begeleiding hebben ook angst.

 

Alle leden van deze commissie kregen er ook een brief over van Çavaria, waarin heel duidelijk aan de alarmbel wordt getrokken en waarin staat dat de omstandigheden bijzonder zorgwekkend zijn. Ze zijn bijzonder zorgwekkend voor de mensen ter plaatse, maar ook voor hun verdediging. Ze hebben immers geen recht op advocaten, noch op medische zorg. Ook vanuit de gevangenis van Sincan bereiken ons verklaringen die ons zeer veel zorgen baren.

 

Heeft ons land al diplomatieke stappen genomen sinds deze acties zijn begonnen, sinds duidelijk wordt dat dergelijke feiten gepleegd worden op Turks grondgebied? Op welke manier werden acties ondernomen? Op welke manier vonden er contacten plaats? Welk concreet gevolg werd gegeven aan uw instructie aan de Belgische ambassadeur in Ankara? Heeft onze ambassade bijkomende contacten gehad met de Turkse autoriteiten of met het middenveld en de betrokken mensenrechtenorganisaties?

 

Volgt onze diplomatieke vertegenwoordiging de situatie van de mensen die in detentie zitten verder op? Hebben zij recht op verdediging? Hebben zij recht op medische verzorging? Zijn er meldingen van mishandeling of afzondering? Hoe wordt daarop gereageerd? Wordt er overwogen om samen met andere Europese diplomatieke vertegenwoordigingen toegang tot de betrokken gedetineerden te vragen en de omstandigheden van hun detentie ter plaatse te gaan detecteren en opvolgen?

 

Welke initiatieven neemt België op Europees niveau? Pleit ons land voor een gecoördineerde Europese aanpak?

 

De voorzitster: Zijn er andere collega’s die willen aansluiten bij dit actuadebat? (Nee)

 

04.07  Maxime Prévot, ministre: Mesdames et messieurs les députés, les événements récemment survenus en Turquie suscitent, bien entendu, une vive et légitime préoccupation.

 

La Belgique attache une importance fondamentale au respect des droits humains, de l'État de droit et des libertés fondamentales. Parmi celles-ci figurent notamment la liberté d'expression, la liberté d'association et la liberté de réunion pacifique, ainsi qu'un principe essentiel, au cœur de notre politique tant extérieure qu'intérieure: le principe de non-discrimination. Celui-ci doit être garanti à toutes et à tous, y compris, bien entendu, aux personnes LGBTQIA+.

 

La Belgique a dès lors suivi de près, et continue de suivre avec une grande attention, les développements en Turquie, notamment les arrestations, les perquisitions, les procédures judiciaires et les restrictions numériques visant des organisations de la société civile ainsi que des personnes engagées dans la défense des droits des personnes LGBTQIA+.

 

J'ai donné instruction à notre ambassade à Ankara d'effectuer une démarche auprès des autorités turques. Nous avons également invité d'autres pays à se joindre à cette initiative afin de créer une dynamique commune. Cette démarche a ainsi été menée le 22 septembre dernier conjointement avec neuf autres pays européens. Elle a permis d'exprimer nos préoccupations face aux mesures visant les organisations LGBTQIA+ ainsi que d'autres acteurs de la société civile, et de demander des clarifications, ainsi que des signes d'apaisement, aux autorités turques.

 

L'attention a notamment été attirée sur le rétrécissement de l'espace civique, sur les risques de discrimination à l'égard des personnes LGBTQIA+ et sur les restrictions à la liberté en ligne. Nous avons également rappelé l'importance du respect des libertés fondamentales, du principe de non-discrimination ainsi que des engagements internationaux pris par la Turquie en matière de droits humains et d'État de droit.

 

Ik heb kennisgenomen van de brief van Çavaria en Prisme. De bezorgdheden die zij formuleren, sluiten aan bij de standpunten die België consequent verdedigt binnen zijn binnenlands en buitenlands beleid inzake mensenrechten.

 

Mijn diensten en onze posten in Ankara en Istanbul onderhouden geregeld contact met de betrokken organisaties uit het maatschappelijk middenveld. Zo organiseerde ons consulaat-generaal in Istanbul onder andere op 18 september een rondetafel met enkele lgbtqi+-organisaties die rechtstreeks door de politieoperaties werden getroffen, alsook met Human Rights Watch. Deze contacten laten ons toe onze verdere acties zo goed mogelijk af te stemmen op de noden van het middenveld, met bijzondere aandacht voor het do-no-harmbeginsel. Wij zullen de gerechtelijke procedures en de eerbiediging van de rechten en detentieomstandigheden van de betrokken personen nauwgezet blijven opvolgen.

 

Nous n’avons par contre pas accès aux informations sur leur état de santé ou autres, parce qu’ils ne sont pas des ressortissants nationaux.

 

Dit is geen geïsoleerde kwestie. België heeft al lange tijd bijzondere aandacht voor de situatie van lgbtqi+-personen in Turkije. Zo heeft België tijdens het Universeel Periodiek Onderzoek van Turkije in mei 2025 specifiek aanbevolen de beperkingen op vreedzame bijeenkomsten op te heffen, met inbegrip van bijeenkomsten van lgbtqi+-personen en -organisaties.

 

Ook naar aanleiding van de huidige gebeurtenissen zetten wij ons in via de EU en multilaterale kanalen. Binnen de Raad van Europa heeft België zich tijdens het Comité van Ministers van 23 september aangesloten bij een verklaring van de Group of Friends on LGBTI Rights, die haar diepe bezorgdheid uit over deze recente maatregelen.

 

Op EU-niveau werd op 18 september een verklaring gepubliceerd waarbij ernstige bezorgdheid werd uitgesproken over de arrestaties en gerechtelijke procedures tegen lgbtqia+-activisten. Turkije werd opgeroepen zijn internationale verplichtingen inzake mensenrechten na te leven. België onderschrijft die boodschap.

 

En ce qui concerne les relations entre l'Union européenne et la Turquie, la position belge demeure inchangée. Toute évolution positive de ces relations doit s'accompagner de progrès tangibles en matière d'État de droit, de démocratie et de respect des droits fondamentaux. J'ai déjà abordé la question de l'État de droit et de l'espace civique en Turquie, notamment avec mon homologue, le ministre Hakan Fidan, et je continuerai à le faire.

 

Cette question continuera dès lors de faire partie intégrante de notre dialogue bilatéral avec les autorités turques, ainsi que de nos échanges au sein des enceintes européennes et multilatérales pertinentes.

 

Ik dank u.

 

04.08  Michel De Maegd (Les Engagés): Monsieur le ministre, je suis soulagé d'entendre que la Belgique, à votre initiative, a entrepris une démarche officielle auprès d'Ankara, aux côtés de plusieurs autres pays européens.

 

Chers collègues, ce qui se passe aujourd'hui en Turquie est extrêmement inquiétant. Il est inacceptable, je le répète, de voir se développer depuis plusieurs semaines une vague d'oppression visant les personnes LGBTQIA+. Des associations et des défenseurs des droits humains sont pris pour cible, des dizaines de personnes sont arrêtées, des locaux associatifs et des domiciles sont perquisitionnés, tandis que de nombreux sites internet et comptes sur les réseaux sociaux sont bloqués.

 

Derrière ces faits, il y a des femmes et des hommes dont la liberté de s'exprimer, de s'associer et de défendre leurs droits est remise en cause. Ceux qui manifestent pour les soutenir subissent eux aussi cette oppression. Nous pouvons avoir des conceptions différentes de la société, de la famille ou des valeurs. Dans un État de droit, ces débats ne peuvent jamais justifier la stigmatisation d'une partie de la population, la mise au silence d'associations ou la criminalisation de celles et ceux qui défendent leurs droits.

 

La Turquie est membre du Conseil de l'Europe et liée par la Convention européenne des droits de l'homme. Ces engagements ont un sens et doivent continuer à produire des effets concrets. La Belgique, avec ses partenaires européens, doit continuer à porter une parole claire et à rappeler fermement que les droits fondamentaux ne sont pas négociables. Ils doivent être défendus partout et pour chacun. Je vous remercie.

 

04.09  Annick Lambrecht (Vooruit): Mijnheer de minister, bedankt voor uw felle stellingname tegenover Turkije. Het is ook nodig dat u dat doet, samen met heel veel andere landen. Deze minderheidsgroep wordt in heel veel landen namelijk steeds meer gebasht. Ook in België gaat het niet goed met hun rechten. We moeten dus ten stelligste blijven afkeuren wat daar gebeurt tegen die minderheid.

 

De collega heeft het hier ook gezegd: Turkije is lid van de Raad van Europa. De Raad van Europa heeft de Universele Verklaring van de Rechten van de Mens. Dat is geen vod papier. Als men lid wil zijn van de club, moet men ook de regels van de club blijven respecteren.

 

De toetreding van Turkije tot de EU ziet er eveneens zeer, zeer slecht uit. U hebt dat ook in gelijkaardige bewoordingen gezegd. Zolang men daar blijft lachen met de democratie, de rechtsstaat blijft negeren en de grondrechten van iedereen fel blijft aanvallen, kan er geen sprake zijn van toetreding. Ik ben blij dat u dat in naam van België nog eens hebt herhaald. Dank u wel.

 

04.10  Ellen Samyn (VB): Erdogan weet intussen perfect hoe Europa werkt: na elke golf van repressie volgt een veroordeling en daarna gaan de economische en politieke contacten gewoon verder terwijl journalisten, opposanten, Koerden, christenen en de regenbooggemeenschap worden aangepakt. Deze week werd trouwens nog een comedian veroordeeld omdat hij grappen maakte over Erdogan.

 

U en uw regering willen de economische banden met Turkije versterken en nauwer samenwerken met de Turkse defensie-industrie. Dan vraag ik me toch wel af waar de grens eigenlijk ligt. Hoeveel mensen moeten nog worden opgesloten, hoeveel opposanten moeten nog worden vervolgd, hoeveel fundamentele vrijheden moeten nog worden afgebouwd voor België zegt: tot hier en niet verder?

 

Men kan immers niet telkens de repressie van Erdogan veroordelen en tegelijk zijn regime economisch en strategisch steeds dichter naar zich toe trekken. Voor het Vlaams Belang is die dubbelzinnigheid er niet. Turkije hoort niet thuis in de Europese Unie en het is fictie dat het kandidaat-lidmaatschap nog ergens toe leidt.

 

04.11  Rajae Maouane (Ecolo-Groen): Monsieur le ministre, je vous remercie pour vos réponses. Je pense que les inquiétudes exprimées et les réactions qui ont été formulées vont dans la bonne direction. Vous l'avez rappelé et je l'ai moi-même souligné. Néanmoins, elles me paraissent encore insuffisantes au regard de la gravité de la situation. La Turquie est certes un partenaire important, mais nous sommes confrontés à une répression d'une ampleur particulièrement préoccupante. Des personnes sont arrêtées et privées de liberté, des journalistes sont également visés, tandis qu'en parallèle l'espace numérique et l'espace civique se rétrécissent de manière inquiétante.

 

Dans ce contexte, nous pourrions sans doute mobiliser d'autres leviers diplomatiques. Il me semble que nous avons le devoir de réagir de manière plus ferme et plus rapide, non seulement au niveau belge, mais aussi au niveau européen. L'initiative menée avec plusieurs pays européens est évidemment positive et mérite d'être saluée. Je pense toutefois qu'il est possible d'aller un cran plus loin. Sur le terrain, la situation ne s'améliore pas; au contraire, elle s'empire. Semaine après semaine, les informations qui nous parviennent sont de plus en plus préoccupantes.

 

C'est pourquoi je crois qu'il faut davantage mobiliser le niveau européen afin de disposer d'une action plus forte pour défendre les libertés fondamentales, en particulier la liberté d'expression, la liberté d'association et le respect des droits des personnes LGBTQIA+.

 

04.12  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Dank u wel, mijnheer de minister, voor uw antwoord.

 

Mevrouw de voorzitter, mijnheer de minister, collega’s, de wetenschappelijke consensus dat geaardheid het resultaat is van een complex samenspel van biologische en genetische factoren en geen keuze is maar een vast onderdeel van wie een persoon is, ligt onder vuur. Geaardheid wordt alsmaar vaker wereldwijd gecriminaliseerd. Er is een soort van reactionaire golf van repressie gaande onder het mom van de bescherming van de familie, zoals in Turkije, en dat baart mij zorgen.

 

Er is dus een tegenkracht tegen die criminalisering nodig en niet alleen van sterke figuren in het land zelf, zoals de iconen waar ik mee ben opgegroeid – Zeki Müren, eerste grote invloedrijke homoseksuele zanger, en Bülent Ersoy, legendarische zangeres – en die symbool staan voor een rijke, complexe cultuur, en Ebrar Karakurt, sterspeler bij de nationale volleybalploeg, een van de sterkste volleybalploegen ter wereld – figuren die trouwens bij de bevolking erg geliefd zijn, wat bewijst dat een regime niet hetzelfde is als een volk. Ook van buitenaf is er tegenkracht nodig in de vorm van politieke en juridische druk door België en de Europese Unie. Daarom moeten we duidelijk zijn en een streep trekken.

 

Als men wil dat het gezin veilig is, dan moeten we misschien oproepen om opnieuw aan het Verdrag van Istanbul deel te nemen. Als we weten dat in 70 % van de gevallen van femicide in Turkije de dader een bekende is, dat in 60 % van de gevallen femicide thuis plaatsvindt en dat er in de eerste helft van 2026 al 200 vrouwen gestorven zijn en 151 verdachte overlijdens werden genoteerd, lijkt me dat eerder een prioriteit te zijn voor de regering. Dat zou veel meer zoden aan de dijk brengen om de veiligheid van de gezinnen te garanderen. Laten we samen duidelijk maken waar de prioriteiten liggen en dat we nooit de criminalisering van geaardheid zullen aanvaarden, niet hier en niet elders.

 

04.13  Kathleen Depoorter (N-VA): Ik deel de bezorgdheid over het respect voor lgbtqi+-rechten en mensenrechten en voor het principe van gelijke rechten voor iedereen wereldwijd. Die rechten staan in grote delen van de wereld onder druk, ten bewijze onze talrijke bijeenkomsten om aan te klagen hoe onder sommige Afrikaanse regimes burgers op dodenlijsten staan en te angstig zijn om zich te outen. Daar moeten we absoluut tegen opkomen. Nu er ook in Turkije een explosie aan maatregelen tegen de lgbtqi+-gemeenschap worden genomen, moet onze commissie en de regering daartegen een standpunt innemen. U hebt in de regering daartoe het voortouw genomen en we kunnen dat alleen maar toejuichen.

 

We moeten onder ogen zien dat de houding van Turkije – een staat die Europese ambities koestert en af en toe toch tot de club wil behoren, wat betekent dat men de Kopenhagencriteria en de mensenrechten moet respecteren – de deur dichtdoet. Die deur gaat pas weer open als de mensenrechten worden gerespecteerd.

 

04.14  Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de minister, het debat doet mij denken aan onze vragensessie voor het reces naar aanleiding van het bezoek van een aantal burgemeesters van Eurocities onder leiding van onder andere burgemeester van Gent Mathias De Clercq aan Istanbul om er hun steun te betuigen aan de heer Imamoglu, burgemeester van Istanbul en politieke tegenstander, die opgesloten zit. Ook toen klaagden we de schrijnende situatie in Turkije aan, waarbij het regime de rechtsstaat en de democratie alsmaar verder ontmantelt. Een voorbeeld daarvan dat nog niet aan bod kwam, is hoe men rechters die uitspraken doen die niet in overeenstemming zijn met het standpunt van het regime, naar de andere kant van het land overplaatst, ook al willen ze dat niet en maakt dat hun familieleven onmogelijk. Het regime maakt het opponenten op alle mogelijk vlakken moeilijk en daar moeten ons land en de Europese Unie zich absoluut tegen verzetten.

 

We mogen ons er niet toe laten verleiden om met twee maten en twee gewichten te meten. Ondanks de belangrijke rol van Turkije op economisch vlak en als strategische partner voor onze aanpak van migratiestromen, moeten we durven te zeggen waar het op staat en de houding van Turkije veroordelen, liefst onder de paraplu van de EU. U hebt gelukkig onderstreept dat de deur naar kandidaat-lidstaat van de Europese Unie absoluut gesloten blijft als het land op die manier voortdoet. Ik kan u alleen maar oproepen om op de ingeslagen weg voort te gaan, mijnheer de minister, en daar de duidelijke boodschap te brengen dat wat in Turkije gebeurt, onaanvaardbaar is en dat Turkije, als het tot de club wil behoren, de mensenrechten moet respecteren.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

05 Actualiteitsdebat over het herstel van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda en toegevoegde vragen van

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het herstel van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda" (56019280C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het herstel van de diplomatieke banden met Rwanda" (56019291C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De hervatting van de diplomatieke betrekkingen tussen België en Rwanda" (56019311C)

- Lydia Mutyebele Ngoi aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het herstel van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda" (56019502C)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het herstel van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda" (56019551C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het hervatten van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda" (56019562C)

05 Débat d'actualité sur le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda et questions jointes de

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le rétablissement des liens diplomatiques avec le Rwanda" (56019280C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le rétablissement des liens diplomatiques avec le Rwanda" (56019291C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reprise des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda" (56019311C)

- Lydia Mutyebele Ngoi à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda" (56019502C)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda" (56019551C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda" (56019562C)

 

05.01  Britt Huybrechts (VB): Mijnheer de minister, op 22 september herstelde België de diplomatieke betrekkingen met Rwanda. U noemt economische relaties, consulaire dienstverlening en dialoog over Oost-Congo als redenen, maar Rwanda verbrak zelf de banden, verdreef onze diplomaten en verbood Belgische hulpprojecten. België beëindigde daarop de bilaterale samenwerkingsovereenkomsten. Volgens Human Rights Watch oefenen Rwandese troepen effectieve controle uit over delen van Oost-Congo. De organisatie documenteerde moorden, foltering en gedwongen rekrutering door Rwandese troepen en M23-rebellen.

 

De regering greep de breuk niet aan om Rwanda definitief als partnerland te schrappen. Het beëindigde het bilaterale programma met een waarde van 95 miljoen euro. Voor de Rwandese component van sociale bescherming was 17,6 miljoen euro uitgetrokken. U meldde eerder ook ruim 31 miljoen euro aan geplande ngo-interventies over vijf jaar, waarvan de activiteiten en betalingen terecht moesten worden opgeschort.

 

Welke concrete Belgische economische en consulaire belangen vereisten de heropening van onze ambassade? Welke diensten konden tijdens de breuk niet via andere posten worden geleverd?

 

Welke toezeggingen deed Rwanda vooraf over de terugtrekking van zijn troepen en de stopzetting van zijn steun aan M23? Als die ontbreken, waarom koos u dan nu voor herstel? Heeft België zijn kritiek of sanctie-eisen afgezwakt?

 

Blijven de beëindigde bilaterale programma's definitief stopgezet?

 

Zult u de ngo-financiering of andere hulp hervatten, dan wel Rwanda schrappen als partnerland en de vrijgekomen middelen elders inzetten?

 

Hoe voorkomt u dat de heropening de druk op Rwanda verzwakt?

 

Welke concrete voorwaarden en gevolgen verbindt u aan een uitblijvende Rwandese terugtrekking?

 

Zult u net als andere Europese landen die heropening benutten om het met Rwanda te hebben over terugkeerhubs?

 

05.02  Annick Lambrecht (Vooruit): In de marge van de VN-Algemene Vergadering kondigde u samen met uw ambtgenoot aan dat de diplomatieke banden met Rwanda hersteld worden, nadat Rwanda die eenzijdig verbrak wegens de Belgische houding ten aanzien van de door de VN aangetoonde illegale Rwandese militaire steun van de M23-rebellen in Congo.

 

Diplomatie bestaat in goede en slechte dagen, maar wij hebben toch enkele vragen.

 

Kunt u ons meer inzicht verschaffen in hoe die beslissing tot stand is gekomen? Van welke kant kwam het initiatief en wat waren de motieven? Zijn er bepaalde afspraken gemaakt?

 

Wat zijn de doelstellingen van onze hernieuwde diplomatie met Rwanda? Waar liggen onze prioriteiten?

 

Welke woorden zijn geuit over de aanhoudende steun van Rwanda aan M23, die de Congolese bevolking terroriseert, Congolese rijkdommen steelt en Congolese soevereiniteit schendt?

 

Hebt u schrik dat Rwanda op die manier wordt beloond? Wat doet u eraan om op alle manieren duidelijk te maken dat dat niet het geval is?

 

U bent voorstander van een pragmatische diplomatie, maar feit is dat Rwanda de internationale rechtsorde met de voeten treedt en een grote oorzaak van destructiviteit en instabiliteit in Centraal-Afrika vormt. Dat kunnen we niet negeren. België en Europa moeten daartegen optreden. Bent u bereid op Europees niveau voor sanctionering en stopzetting van samenwerking en steun te pleiten? De hernieuwde diplomatieke kanalen zijn ideaal om Rwanda ons standpunt en onze intenties verder duidelijk te maken.

 

Heeft België een plan of strategie om een bijdrage te leveren aan het verzoenen van de DR Congo en Rwanda, na de twee eerder gefaalde vredesprocessen? Als we moeten wachten op de pogingen van president Trump, zal het nog zeer lang duren.

 

05.03  Sandro Di Nunzio (Anders.): Aan een dergelijke resem vragen heb ik nog weinig toe te voegen. Mijnheer de minister, u beseft zelf dat wanneer u aankondigt dat de diplomatieke betrekkingen worden hersteld, er uit deze commissie vragen zullen komen. De betrekkingen tussen Rwanda en ons land werden op 17 maart 2025 verbroken. Dat was een opmerkelijke gebeurtenis, zeker met het oog op de situatie in Oost-Congo, maar we begrijpen onder welk gesternte dat is gebeurd. U hebt gesproken over open en eerlijke gesprekken en de totstandkoming van een transparante dialoog. Wij sluiten ons uiteraard aan bij de gestelde vragen. Ik licht de vragen die ik heb ingediend even in grote lijnen toe.

 

Behouden we onze kritische positie ten aanzien van Rwanda over het conflict in Oost-Congo? Daarover kunt u ongetwijfeld wat toelichting geven.

 

Pleit u nog steeds voor sancties tegen personen die verantwoordelijk worden geacht voor de escalatie van het conflict?

 

Een meer operationele vraag: wanneer zullen de ambassades in Brussel en Kigali opnieuw volledig operationeel zijn, en met welke middelen?

 

Hoe reageert de Democratische Republiek Congo op het herstel van de diplomatieke betrekkingen tussen België en Rwanda?

 

Ik kijk uit naar uw antwoorden.

 

Voorzitster: Els Van Hoof.

Présidente: Els Van Hoof.

 

05.04  Lydia Mutyebele Ngoi (PS): Monsieur le ministre, le 22 septembre, vous nous annonciez avec satisfaction le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda. Celles-ci avaient été rompues en 2025 à la suite du soutien de la Belgique à la souveraineté territoriale de la RDC et, plus particulièrement, de vos démarches visant à obtenir des sanctions européennes à l'encontre du Rwanda, qui avaient suscité la colère du président Kagame.

 

Ce rétablissement des relations diplomatiques signifie-t-il que la Belgique renonce à son plaidoyer en faveur de sanctions européennes, alors même que des mesures plus fortes, comme la suspension du mémorandum d'entente entre l'Union européenne et le Rwanda, continuent d'être demandées, tant par notre Parlement que par le Parlement européen?

 

Vous avez indiqué vouloir utiliser ce canal renoué pour relancer le dialogue et aborder les points de divergence entre nos deux pays. Vu l'ampleur des crimes commis dans l'Est de la RDC et les ambitions que beaucoup attribuent au Rwanda dans cette région, force est de constater que les sujets de discussion ne manqueront pas. Vous avez également évoqué la volonté de mettre l'expertise belge au service de la mise en œuvre des accords de paix. Nous ne pouvons qu'espérer que cette contribution puisse être utile.

 

Toutefois, ce que l'on observe aujourd'hui, c'est que le Rwanda et le M23 ne donnent pas toujours le sentiment d'une réelle volonté de faire aboutir les négociations, avec ou sans médiation belge. Les déclarations du président Kagame ont d'ailleurs confirmé qu'il n'avait aucune intention de quitter Goma. Considérant la nature du régime rwandais et ses intérêts, beaucoup de Congolais ne croient plus du tout que le Rwanda changera de politique. Après trois décennies de conflits, ils ont le sentiment que rien ne changera.

 

Le dialogue demeure pourtant indispensable, même s'il est particulièrement difficile dans ce contexte. Dans cette région, il est difficile de dialoguer et de faire confiance au Rwanda et à M. Kagame, tant la guerre dure depuis longtemps. Il faut toutefois continuer à chercher des solutions pacifiques.

 

Monsieur le ministre, quel a été le contenu de vos échanges avec votre homologue rwandais et avec ce gouvernement? Depuis quand la Belgique travaillait-elle au rétablissement de ces relations? Sur quelle base le gouvernement rwandais a-t-il accepté de rouvrir les canaux de dialogue, d'abord informels puis officiels? Des engagements ou contreparties ont-ils accompagné ce rétablissement? Lors de vos échanges, avez-vous demandé explicitement au Rwanda de mettre fin à la guerre, aux vols, aux pillages et aux viols? Pouvez-vous nous garantir que la Belgique continuera à soutenir l'adoption de nouvelles sanctions européennes aussi longtemps que persisteront les violations de la souveraineté de la RDC? Enfin, comment comptez-vous mettre à profit l'expertise belge afin de soutenir le retour de la paix et la mise en œuvre complète des accords conclus dans la région?

 

05.05  Els Van Hoof (cd&v): Het is altijd een goede zaak als we diplomatieke relaties met landen waarmee we zware meningsverschillen hebben, onderhouden en/of herstellen. Dat doen we trouwens ook ten opzichte van Rusland.

 

We mogen evenwel niet aan zelfcensuur doen uit vrees om diplomatieke relaties te schaden. We moeten de mistoestanden in Oost-Congo en de betrokkenheid van Rwanda blijven aanklagen. Volgens internationale rapporten zou het met Rwanda gelinkte M23 er zelfs de overheid hebben overgenomen en dat moeten we blijven aan de kaak stellen.

 

We kunnen er ook niet omheen dat het regime elke oppositie fnuikt, ook van potentiële presidentskandidaten. Zo zette het regime de heer Rusesabagina, die het als een mogelijke tegenkandidaat beschouwde, gevangen, feit dat wij hier in het Parlement herhaaldelijk aanklaagden, en kon hij slechts vrijkomen dankzij de forcing van de Verenigde Staten en dat omdat Bush junior hem naar aanleiding van de film Hotel Rwanda een held had genoemd. Ongetwijfeld is Victoire Ingabire, waartegen het proces intussen is begonnen, hetzelfde lot beschoren, ten bewijze het feit dat de rechter ook aanklager is, wat de VN-werkgroep tegen arbitraire detentie al in juli veroordeelde. We moeten als Parlement blijven opkomen voor oppositiekandidaten die zonder eerlijk proces worden opgepakt.

 

Is het herstel van de diplomatieke betrekkingen het resultaat van bepaalde afspraken die werden gemaakt? Zo ja, over welke afspraken gaat het?

 

Hoe zult u voorkomen dat Rwanda opnieuw dreigt met het opzeggen van diplomatieke betrekkingen wanneer ons land een voor het regime ongunstige boodschap brengt?

 

Wat doen we in verband met het conflict in Oost-Congo?

 

Hebt u het met uw Rwandese ambtsgenoot ook gehad over de zaak-Ingabire, met name het belang van het recht op een eerlijk proces?

 

05.06  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Het herstel van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda doet de vraag rijzen wat iemand als de Rwandese president Kagame in ruil wil. Dat is de kernvraag, zeker gelet op de bevriezing van onze ontwikkelingssamenwerking en het stilleggen van onze economische relaties. Dat laatste was niet onbelangrijk. De M23-rebellen exporteerden immers legaal via Rwanda de bloedmineralen die door tot slaaf gemaakte Oost-Congolese volwassenen en kinderen over de grens werden gesmokkeld. De vraag die dus op onze lippen brandt, luidt wat Rwanda heeft gevraagd en wat het heeft gekregen. Blijft het bij het herstel van de diplomatieke relaties? Wat betekent dat voor de bemiddeling met betrekking tot het conflict in Oost-Congo, temeer omdat Congo op advies van de Belgische ambassadeur Rwanda voor het Internationaal Hof aanklaagt? Wat betekent dat voor de handel in bloedmineralen en voor de regeringspositie ten opzichte van de terugkeerhubs in Rwanda, die sommige landen gerealiseerd willen zien, een initiatief waar sommige partijen hier zich heel graag bij willen aansluiten?

 

05.07 Minister Maxime Prévot: De hervatting van de diplomatieke betrekkingen met Rwanda is in de eerste plaats het resultaat van een reeks informele ontmoetingen met mijn ambtsgenoot. De eerste ontmoeting vond plaats in Doha in juni en werd gefaciliteerd door Qatar op hun initiatief. Dat maakte directe contacten op ministerieel niveau mogelijk. De contacten werden vervolgens zonder enige bemiddelaar voortgezet tot de formele hervatting van de betrekkingen.

 

De franke, maar constructieve en respectvolle gesprekken waren toegespitst op de bilaterale dossiers alsook op de veiligheidssituatie in de regio van de Grote Meren. Binnenlandse aangelegenheden of de mensenrechtensituatie maakten geen deel uit van de besprekingen.

 

Cette reprise est clairement le fruit d'efforts conjoints et aucune condition, ni aucune contrepartie, n'a été posée de part et d'autre. Je vais être très clair et sans ambiguïté: il s'agit du résultat d'un intérêt commun partagé par les deux parties. J'entends déjà les commentaires: non, il n'y a pas eu d'accord en échange d'un soutien à une candidature à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ni de transaction portant sur des dossiers économiques, ni de demande visant à modifier une position. Il n'y a eu aucune contrepartie, ni d'un côté ni de l'autre.

 

À mes yeux, le dialogue diplomatique ne peut pas être soumis à des conditions ou à un alignement de vues. S'il fallait être d'accord sur tout pour dialoguer, je crains que mon travail ne se limite à un nombre très restreint de pays. Au cours de nos discussions, nous avons reconnu l'existence de divergences persistantes sur certains points. Celles-ci ne doivent toutefois pas empêcher le maintien des relations et du dialogue. C'est d'ailleurs explicitement indiqué dans le communiqué conjoint signé par les deux parties: le principe du agree to disagree a été acté.

 

Het herstellen van diplomatieke betrekkingen tussen staten betekent evenwel niet dat wij afstand doen van onze standpunten. Wat de situatie in Oost-Congo betreft, ben ik niet van plan weg te kijken of te zwijgen. België zal zijn standpunt inzake de territoriale integriteit en de soevereiniteit van de DRC, die voor ons niet-onderhandelbare principes vormen, niet wijzigen. Ik ben hierover in mijn publieke communicatie zeer duidelijk geweest en dat heb ik overigens ook tegen mijn Rwandese ambtsgenoten gezegd. België zal blijven aandringen op de terugtrekking van de Rwandese troepen en op de volledige naleving van de overige verbintenissen die in het kader van de akkoorden van Washington en Doha werden aangegaan, met name het respecteren van het staakt-het-vuren en de neutralisering van de FDLR.

 

Je n'ai d'ailleurs, puisque la question a été soulevée par certains d'entre vous, reçu aucun retour négatif de la part des autorités congolaises à la suite de la reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda. Chacun, je l'imagine, comprend les vertus d'un dialogue rétabli. Je suis même convaincu que celui-ci aura un impact positif sur la qualité de notre coopération avec la RDC. Depuis le début de mon mandat, j'ai veillé à entretenir un dialogue avec les autorités congolaises afin d'échanger sur l'ensemble des enjeux liés à l'est de la RDC.

 

Concernant les sanctions européennes, je l'ai déjà indiqué à plusieurs reprises ces derniers mois, et ma position n'a pas changé, il n'est pas dans mon intention de plaider en faveur de sanctions additionnelles dans les conditions actuelles, puisque un processus de médiation est en cours et qu'il convient de lui donner toutes ses chances. Bien que les combats se poursuivent, des retraits de troupes rwandaises ont également pu être observés ces derniers mois, ce qui constitue un élément positif.

 

Quant à de nouvelles sanctions, chers collègues, à ce stade aucun État membre ne plaide en leur faveur au niveau européen. Elles risqueraient de parasiter les négociations. Je resterai toutefois attentif à l'évolution de la situation. Si les circonstances l'exigeaient, il n'est pas exclu que la question de nouvelles sanctions revienne à l'ordre du jour de l'Union européenne. Ce n'est toutefois pas à l'ordre du jour.

 

La reprise des relations diplomatiques permet de recréer un espace de dialogue sur le conflit dans l'est de la RDC. Elle permet également de rouvrir des canaux avec l'un des acteurs indispensables à la recherche d'une solution durable dans la région. Que l'on le veuille ou non, pour résoudre durablement le problème dans l'est de la RDC, le Rwanda reste un acteur incontournable.

 

La Belgique demeure un acteur écouté, tant dans les enceintes internationales que dans la région, notamment grâce à son expertise spécifique. Nous entendons mettre cette expertise au service des efforts de médiation en cours, non pas pour nous y substituer, mais pour les soutenir de la meilleure manière possible.

 

Quant à savoir si, oui ou non, le rétablissement de nos relations diplomatiques affaiblirait la pression exercée sur le Rwanda ou constituerait une forme de récompense, je pense qu'il faut être lucide. La rupture de nos relations n'a pas empêché la prise d'Uvira, par exemple, en décembre dernier, ni conduit au retrait des troupes du M23 de cette ville quelques semaines plus tard. Dans ce cas précis, c'est surtout la pression américaine qui s'est révélée décisive. Je ne vois donc pas en quoi la reprise de nos relations bilatérales modifierait fondamentalement l'équilibre des forces en présence. Elle permet en revanche d'avoir davantage de facultés d'action et de dialogue.

 

Je veux aussi rappeler ici, chers collègues, une vérité simple, mais que certains tentent parfois à oublier. Je suis le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique. Je ne suis pas le ministre des Affaires étrangères de la RDC ni celui du Rwanda. Mon rôle est de promouvoir et de défendre les intérêts de la Belgique. Cela n'empêche évidemment pas de se mobiliser face aux atrocités commises dans l'est de la RDC et aux violations du droit international. Je le fais et je continuerai évidemment à le faire. Mais ne me demandez pas non plus d'inverser les choses et d'être le ministre d'un autre pays. Ce n'est pas ma mission.

 

Wat onze bilaterale betrekkingen betreft, heb ik met mijn Rwandese ambtsgenoot opnieuw overeenstemming bereikt over een aantal belangrijke principes die richting kunnen geven aan de verdere ontwikkeling van onze relaties. We zijn overeengekomen om stap voor stap vooruit te gaan. Het doel is een positieve agenda te ontwikkelen op alle domeinen, met inbegrip van de economische samenwerking.

 

Mevrouw Lambrecht, we hebben op geen enkele manier gesproken over de migratiekwestie en mogelijke toekomstige overeenkomsten met de Rwandese partij.

 

In een eerste fase, tegen het einde van dit jaar, zal elke ambassade worden geleid door een zaakgelastigde. Vervolgens zullen aanvragen tot agrement voor ambassadeurs worden ingediend met het oog op een toekomstige diplomatieke beweging.

 

Het is op dit moment voorbarig om gedetailleerdere informatie te verstrekken over de timing van de heropening van de Belgische consulaire diensten in Kigali. Tot nader bericht zal de consulaire dienstverlening voor de vrij grote Belgische gemeenschap in Rwanda, ongeveer 600 tot 700 Belgen, verzekerd blijven door de ambassade van België in Nairobi. Wat betreft de financiering van ngo’s en internationale samenwerkingsprogramma's, is het eveneens nog veel te vroeg om hierover uitsluitsel te geven.

 

Sachez en tout cas que j'ai déjà d’ores et déjà plaidé auprès de mon homologue rwandais pour que l’on puisse au plus vite apaiser ces ONG, leur faciliter la vie, notamment par le rétablissement de l'accès au cofinancement belge. Ce sera l'un des sujets qui sera discuté lors d'un prochain dialogue politique entre les plus hauts responsables de nos administrations respectives dans les prochains mois.

 

Ik dank u.

 

05.08  Britt Huybrechts (VB): Mijnheer de minister, ik begrijp natuurlijk dat diplomatieke kanalen nuttig kunnen zijn. Dat is niet mijn kritiek. Mijn vraag is concreet wat België heeft teruggekregen voor de normalisatie van dat terreurregime. Dat regime verbreekt de banden en zet onze diplomaten aan de deur, en vandaag herstellen wij de banden, zonder dat er, naar wat ik lees, toezeggingen zijn gedaan met betrekking tot een terugtrekking uit Oost-Congo. Ondertussen betalen de Congolezen daarvoor de prijs. Human Rights Watch documenteerde moorden, folteringen en rekrutering door M23 in de Rwandese troepen in een regio waar zoveel christenen het slachtoffer worden van aanhoudend geweld vanwege de rebellen. We kunnen daar niet zomaar aan voorbijgaan.

 

Mijn vraag was eenvoudig. Wij moeten veel meer in ruil terugkrijgen. Er is geen terugtrekking gekomen, er is geen fundamentele koerswijziging door de politici ter plaatse doorgevoerd. Bovendien zijn er blijkbaar geen afspraken gemaakt over migratie en terugkeerhubs. Die kwesties zijn belangrijk en hadden interessant kunnen zijn. Als men de diplomatieke betrekkingen zal herstellen en de geldkraan opnieuw zal openzetten, moeten daar concrete voorwaarden aan worden verbonden. De boodschap moet zijn dat als we de banden herstellen, er in ruil daarvoor terugkeerhubs moeten komen. Zo niet, zegt u: ʺBeste Kagame, doe wat u wilt, hier is geld en blijf die Congolezen gerust verder uitmoorden.ʺ

 

05.09  Annick Lambrecht (Vooruit): Mijnheer de minister, het is even schrikken. Het is evenwel de geplogenheid dat binnenlandse aangelegenheden en mensenrechten geen deel uitmaakten van de gesprekken. Er is geen enkele voorwaarde, geen enkele tegenprestatie. Dat lijkt een beetje op een beloning, maar ik begrijp dat dat diplomatie is.

 

Ik onthoud wel dat u hebt gezegd dat u geen afstand doet van onze standpunten. We blijven niet wegkijken, we blijven pleiten voor de terugtrekking van de Rwandese troepen en de naleving van het staakt-het-vuren.

 

Ik kan begrijpen dat u voor de dialoog kiest. Dat is wijs. Het tweede luik in uw toelichting is nog wijzer. Men mag niet blind blijven voor de gruwel die daar aan de gang is. Vooruit is uw bondgenoot. Dialoog is nodig, is goed. Diplomatie en dialoog worden vandaag in veel conflicten al te vaak achterwege gelaten.

 

Ik onthoud ook dat bij een eventuele verdere escalatie en indien er geen beterschap komt, een uitbreiding van sancties mogelijk is. Wat we nu doen is immers te weinig.

 

05.10  Sandro Di Nunzio (Anders.): Dank u, mijnheer de minister, voor uw antwoorden. Ik hoor hier in de zaal zeggen dat diplomatieke betrekkingen nuttig zijn. Ik zou zeggen dat ze noodzakelijk zijn. Ik kan me er dan ook alleen maar over verheugen dat ze worden hersteld. Dankzij diplomatieke relaties met landen zoals Rwanda kunnen we wegen en invloed uitoefenen. Het is een goede zaak.

 

Het is vooral ook belangrijk dat u zegt dat u die relaties herstelt onder de gestelde voorwaarden. U blijft pleiten voor de terugtrekking uit Oost-Congo en voor de neutralisering van de FDLR, en u zult er niet voor terugdeinzen om economische sancties te nemen. Dat zijn volgens mij de goede voorwaarden.

 

Ik kan dus alleen maar toejuichen dat die stap wordt gezet, dat er opnieuw wordt gepraat, dat er ook een economisch luik van belang is. U zegt terecht dat we oog moeten hebben voor onze belangen als land zonder het grotere plaatje te vergeten. Ik dank u voor uw antwoorden.

 

Ik heb gehoord dat er nog geen timing is voor de opening van de ambassade en dergelijke en dat die 1.600 Belgen terechtkunnen in Nairobi. Zodra het kan, zouden we graag geïnformeerd worden over de verdere evolutie.

 

05.11  Lydia Mutyebele Ngoi (PS): Monsieur le ministre, tout d'abord, je veux vous remercier pour vos réponses. Je pense que vous avez été complet et sincère. Vous ne nous avez rien caché. Lorsque nous avons vu cette photo et lu le communiqué de presse, beaucoup de questions subsistaient. En diplomatie, les sourires et les déclarations publiques ne disent pas toujours tout. Nous avions besoin de vous entendre pour comprendre la portée réelle de vos échanges pour savoir comment nous positionner.

 

Vous savez, depuis 30 ans, l'est de la RDC est envahie par le Rwanda. Les populations sont massacrées et dépouillées de leurs richesses pour servir aux intérêts des multinationales.

 

J'ai bien entendu que, pour l'instant, vous n'entendez pas poursuivre votre plaidoyer en faveur de nouvelles sanctions. Je voudrais simplement rappeler que, depuis 30 ans, il n’y a jamais eu de sanctions à l'égard du Rwanda et c’est ainsi que ce pays a poursuivi ses interventions dans l'est du Congo. Je vous remercie toutefois d'avoir précisé que cette position est temporaire. Vous souhaitez observer l'évolution de la situation et voir comment le Rwanda se comportera, notamment en ce qui concerne son retrait du territoire congolais.

 

Vous nous avez également indiqué vous étiez prêt à reprendre votre plaidoyer auprès de vos homologues européens afin que des sanctions puissent être envisagées. C'est un élément important. Le dialogue est essentiel. C'est vrai, on ne résout pas une guerre par une autre guerre. Il faut d'abord dialoguer, et sur ce point, votre position est sage et j'y adhère pleinement.

 

Monsieur le ministre, nous reviendrons certainement vers vous pour refaire le point sur la situation et évaluer son évolution. Le cas échéant, nous vous inviterons à reprendre le plaidoyer que vous aviez entamé. Je tiens également à le dire très franchement, la Belgique a été à l'avant-garde sur cette question. Grâce à la fermeté dont vous avez fait preuve au sein de l'Union européenne, notre pays a conservé une position forte sur le dossier congolais. Je vous invite donc à maintenir cette vigilance et à rester à l'avant-garde afin que les populations de l'est de la RDC puissent enfin espérer la paix après plus de 30 années de guerre.

 

05.12  Els Van Hoof (cd&v): Mijnheer de minister, dank u voor uw antwoord. Het is inderdaad belangrijk dat we de dialoog openhouden. België heeft de dialoog trouwens niet verbroken, het waren de Rwandezen. We zijn nooit tegen dialoog geweest. Het is ten gevolge van onze forse tussenkomst op de Europese Raad over het verdrag met de Europese Unie, dat zij daar die gevolgen uit hebben getrokken. Zij aanvaardden onze uitspraken niet. Wij hebben de stekker er niet uit getrokken, de Rwandezen hebben dat gedaan. Wij zijn ook altijd kritisch geweest over het type ambassadeur dat ze aanduiden. Het is goed dat er eerst een chargé d’affaires komt kijken naar hoe wij ermee zullen verdergaan. Agree to disagree. Zo moet dat verlopen in de diplomatieke relaties, maar alles moet wel op de tafel gelegd kunnen worden. Het is goed dat u spreekt over territoriale integriteit, het geweld in Oost-Congo. Uit de berichten blijkt dat de situatie nog erger is dan vroeger. Mensen worden aan hun lot overgelaten.

 

Internationale verdragen moeten worden nageleefd overal ter wereld. Ook vanuit het Parlement komen we op tegen schendingen van verdragen in welk land ook. Dat gaat ook op voor Rwanda. Ze hebben er een handje van weg om de parlementaire vrijheid in te perken. Ik heb dat persoonlijk meegemaakt tijdens de vorige legislatuur met betrekking tot politieke gevangenen. We mogen dat niet aanvaarden. Ook dat is agree to disagree. Dat alles moet bespreekbaar zijn. Het is aan het Parlement om al dan niet uitspraken te doen over, bijvoorbeeld, arbitraire detenties en politieke gevangenen. Het Parlement zal daar onderzoek naar moeten voeren. We mogen niet aanvaarden dat zij hier komen zeggen dat we bepaalde thema’s niet bespreekbaar mogen stellen. We moeten als Parlement daarin durven uitspraken te doen. Ik doe daarom graag hier die oproep.

 

05.13  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Ik sluit me bij die oproep aan. Rwanda heeft inderdaad de diplomatieke betrekkingen verbroken. Het is goed dat die betrekkingen nu weer zijn opgestart. Ik vind het belangrijk, mijnheer de minister, dat u hebt gezegd dat geen enkele voorwaarde of tegeneis is geformuleerd. Dat is voor mij essentieel in uw antwoord. Het is belangrijk om dat aspect ook in het achterhoofd te houden voor de toekomst. Ik zou het jammer vinden dat wij naar aanleiding van wat nu gebeurt, zijnde de hervatting van normale diplomatieke betrekkingen en de hervatting van de activiteiten van de ambassade, aan zelfcensuur zouden doen bij het innemen van posities. De realiteit is dat in Oost-Congo massale wreedheden worden gepleegd, met genocidale elementen. Dat is gewoon de waarheid. We moeten blijven durven spreken.

 

In debatten met de regering over onder meer terugkeerhubs in Rwanda, moeten we eraan herinneren dat dat een terugkeer naar een terreurregime betekent. Ik begrijp niet dat dat idee in het hoofd van sommige partijen leeft. Voor mij is dat knettergek. Het is bizar om voor te stellen een terugkeerhub te installeren in een terreurregime. Blijkbaar hebben sommigen hier de kunst van cognitieve dissonantie zo opgerekt dat de onoverbrugbaarheid bijna een continentale omvang heeft aangenomen. Hetzelfde geldt voor terugkeerhubs naar een regime dat mensen zoals Ingabire op die manier met schijnprocessen behandelt. We zouden mensen eventueel naar daar sturen die veel minder in de kijker lopen en voor wie het regime dus nog veel minder scrupules zou hebben, terwijl de M23 voort kan doen.

 

Voor mij zat de kern van uw antwoord duidelijk in het ontbreken van voorwaarden. Ik hoop dat dat betekent dat onze kritische houding ten opzichte van dat terreurregime behouden blijft en dat we er niet aan denken om met dat regime over een terugkeerhub te onderhandelen en om de situatie daar inzake mensenrechten te normaliseren.

 

05.14  Pierre Kompany (Les Engagés): Monsieur le ministre, chers collègues, c'est avec beaucoup de retenue, mais aussi avec une profonde émotion, que je voudrais évoquer l'histoire de ce jeune Congolais de 23 ans qui avait entrepris un périple à vélo à travers l'Afrique pour demander la fin de la guerre dans l'est de la RDC. Tragiquement, il a perdu la vie au cours de ce voyage: pas sur son vélo, mais lorsqu'il se rendait faire réparer la roue de son vélo en taxi.

 

J'ai suivi plusieurs interventions à l'ONU et j'ai constaté que le discours que vous avez prononcé au nom de la Belgique allait dans le même sens que le message porté par ce jeune homme: un appel à la paix. Ce discours rappelait également des principes essentiels, à savoir le respect du droit international et la référence judiciaire à la Cour internationale de Justice.

 

Monsieur le ministre, votre discours à l'ONU vous vaut mes sincères félicitations. Il n'était pas teinté de vindicte. Il appelait simplement toutes les nations à œuvrer pour la paix. Et cette paix, la Belgique y travaille. Vous avez d'ailleurs employé les mots justes en disant : "nous y travaillons". C'est une réalité. Avec les moyens qui sont les nôtres, nous avons réussi, à un moment donné, à rassembler les États européens autour du cas du Rwanda. Je suis convaincu que nous pourrons encore accomplir beaucoup pour faire progresser la paix.

 

Nous savons également que vous avez eu d'autres contacts et d'autres rencontres, notamment avec le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi qu'avec le ministre aux Affaires étrangères du Qatar, le docteur Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi. Ce sont, chacun à leur niveau, des acteurs essentiels pour la consolidation du processus de paix.

 

Plusieurs collègues l'ont rappelé: le Rwanda doit reculer dans ses ambitions et vous avez un rôle à jouer dans ce dossier.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

De voorzitster: We sluiten hier de actualiteitsdebatten. De heer De Maegd heeft eraan herinnerd dat u mondelinge vragen ook schriftelijk kunt laten behandelen. U zult daarover een mail ontvangen.

 

05.15  Meyrem Almaci (Ecolo-Groen): Ik heb een praktische vraag. Hoe doen we dat bij samengevoegde vragen?

 

De voorzitster: Dat moet u onderling afspreken.

 

De openbare commissievergadering wordt gesloten om 11.38 uur.

La réunion publique de commission est levée à 11 h 38.

 

Schriftelijk behandelde mondelinge vragen

Questions orales traitées par écrit

 

De antwoorden werden door de vice-eersteminister en minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking bezorgd.

Les réponses ont été fournies par le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement.

 

06 Samengevoegde vragen van

- Meyrem Almaci aan Jan Jambon (VEM Financiën, Pensioenen, belast met de Nationale Loterij en Federale Culturele Instellingen) over "De claim tot schadevergoeding van INEOS tegen de Belgische Staat" (56017868C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De uitstap uit het Energiehandvestverdrag" (56019003C)

06 Questions jointes de

- Meyrem Almaci à Jan Jambon (VPM Finances, Pensions, chargé de la Loterie Nationale et Institutions culturelles fédérales) sur "La demande de dommages et intérêts d'INEOS à l'encontre de l'État belge" (56017868C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le retrait du Traité sur la Charte de l'énergie" (56019003C)

 

56017868C

 

Beste minister,

 

INEOS kreeg voor haar projecten in België een voorkeursbehandeling, zowel federaal als Vlaams. Naast subsidies en staatswaarborgen, wrong de Vlaamse overheid ook haar vergunningenbeleid in bochten om de investeringen van Ineos in Antwerpen mogelijk te maken. Het gaat daarbij bovendien om controversiële investeringsprojecten (de bouw van een ethaankraker voor de productie van fossiele plastics), die het bedrijf nu zelf blijkbaar categoriseert als investeringen in de gassector. Het bedrijf maakt nu, als dank voor de grote en schadelijke inzet van onze overheden om het bedrijf naar hier te trekken, gebruik van de controversiële arbitragemogelijkheden van het ECT om ons land te dagvaarden.

 

Vandaar volgende vragen:

 

1. Bevestigt de regering dat de door INEOS ingediende schadeclaim 1,5 miljard euro bedraagt?

 

2. Zal de regering de inhoud van de arbitrageclaim openbaar maken, met inbegrip van het gevorderde bedrag en de rechtsgrondslag van de vordering?

 

3. Bent u van mening dat een onderneming na een uitspraak van een onafhankelijk Vlaams bestuursrechtscollege een vordering tegen België zou moeten kunnen instellen via een procedure in het kader van het Energiehandvestverdrag?

 

4. Zal de regering het vonnis van de Vlaamse Raad voor Vergunningsbetwistingen en van andere onafhankelijke Belgische instellingen in deze procedure ten volle verdedigen en handhaven?

 

5. Wat is het potentiële financiële risico voor de Belgische staat in deze zaak, met inbegrip van eventuele schadevergoedingen, rente, proceskosten en arbitragekosten?

 

6.  Wat zou het standpunt van de regering zijn indien België zou worden veroordeeld tot betaling van de door INEOS gevorderde schadevergoeding?

 

7. Wat zijn de gevolgen voor de waarborg die Vlaanderen biedt voor de bouw van Project One?

 

Alvast dank voor de antwoorden,

 

56019003C

 

Beste minister,

 

Het regeerakkoord luidt als volgt: “Op basis van een objectieve studie van het Verdrag inzake het Energiehandvest in zijn gemoderniseerde versie overwegen we, in overleg met de regio’s, de opportuniteit om uit het verdrag te stappen.”

Tot op heden lijkt België geen besluit te hebben genomen, wat zeer kwalijk is en ons land aan steeds meer arbitragezaken blootstelt, zoals de INEOS-zaak aantoont.  De EU, Euratom en veel EU-lidstaten (Denemarken, Frankrijk, Duitsland, Italië, Litouwen, Luxemburg, Nederland, Polen, Portugal, Slovenië, en in de nabije toekomst ook  Bulgarije, Ierland, Roemenië en Zweden) stapten er al uit, samen met het Verenigd Koninkrijk, IJsland en Noorwegen.

 

Aangezien het ECT sinds de jaren 1990 niet wezenlijk is geactualiseerd, is het volstrekt achterhaald. Het ECT is ook verworden tot een van de investeringsverdragen in het kader waarvan mondiaal de meeste arbitrageprocedures – voornamelijk tegen EU-lidstaten – aanhangig worden gemaakt door investeerders. Het gaat hierbij niet zelden om brievenbusfirma’s of om bedrijven die het verdrag gebruiken om klimaat- en milieumaatregelen van overheden aan te vechten. Ook het moderniseringsproces kon hier weinig  aan veranderen, onder meer omdat het mechanisme voor de beslechting van  geschillen tussen investeerders en staten (ISDS) niet in dit proces was opgenomen. Het gemoderniseerde verdrag treedt daarenboven mogelijk pas over 15 jaar in werking en riskeert België bloot te stellen aan méér arbitragezaken in plaats van minder.

 

Het is daarom hoog tijd dat België uit het ECT stapt. Binnen België moet dat normaal gecoördineerd worden met de gewesten binnen de zogenaamde Coormulti.

 

Daarom volgende vragen:

1. Vond er reeds een Coormulti plaats over de Belgische uitstap of staat er een Coormulti gepland?

2. Wat is het standpunt van de federale regering? Wat is het standpunt van de deelstaten?

3. Is er al een resultaat van de Coormulti? Zal België werk maken van een onmiddellijke uittrede?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Almaci, heren Vanbesien en De Smet,

 

Met uw vragen wenst u een aantal details te bekomen over de stand van zaken in de lopende arbitrageprocedure ingesteld door een drietal dochterondernemingen van INEOS. 

 

Dans la mesure où vos questions concernent le déroulement de cette procédure, ainsi que la stratégie de la procédure et l'estimation des chances de succès, ces questions doivent en fait être posées au niveau de la Région flamande, seule visée ici. J’estime en effet que l’Etat fédéral n’est en rien responsable des faits reprochés dans cette affaire.Ainsi, il ne serait pas approprié que je fasse des déclarations sur une procédure qui n’est pas suivie par mes services.

 

Ik wens verder ook te verduidelijken dat, zoals uitgelegd tijdens de hoorzitting van 30 juni 2026, de Algemene Administratie van de Thesaurie verantwoordelijk is voor de opvolging van de kennisgevingen van geschil ingediend door enkele personen met betrekking tot de bevriezing van tegoeden op grond van EU-sancties. Deze taakverdeling heeft dus geen betrekking op de opvolging van alle arbitrageprocedures.

 

La procédure d'infraction engagée par la Commission contre la Belgique, ainsi que contre quinze autres États membres, concerne une question institutionnelle relative au maintien de certains États membres au sein du Traité sur la Charte de l'énergie après le retrait de l'Union européenne et d'Euratom. Elle porte sur l'interprétation de la répartition des compétences entre l'Union et les États membres dans les matières couvertes par ce traité.

 

Le Belgique a répondu à la mise en demeure de la Commission fin mai 2026. A ce jour, aucun avis motivé n’a été envoyé par la Commission à la Belgique en vertu de l'article 258 du TFUE. La Commission n'est pas liée par un calendrier prévu par les traités européens et dispose donc d'une latitude discrétionnaire quant à la transmission ou non de son avis motivé. 

 

Mevrouw Almaci,

 

Om uw andere vragen te beantwoorden, kan ik u informeren dat er een interfederale overleg over dit onderwerp heeft plaatsgevonden. In deze context was een juridische analyse gevraagd. De interfederale discussies zullen op basis van deze analyse moeten worden voortgezet.

 

Los van het voorgaande kan ik u informeren dat er momenteel drie andere arbitrageprocedures lopen tegen België. Het gaat om:

 

een arbitrageprocedure ingesteld in 2017 door de onderneming DP World op basis van het investeringsverdrag tussen de Belgisch-Luxemburgse Economische Unie en de Verenigde Arabische Emiraten van 2004;

 

een arbitrageprocedure ingesteld in 2023 door de Libyan Investment Authority op basis van het investeringsverdrag tussen de Belgisch-Luxemburgse Economische Unie en Libië van 2004; en

 

een arbitrageprocedure ingesteld in 2024 door de heer Djamel Ben Ferha op grond van het investeringsverdrag tussen de Belgisch-Luxemburgse Economische Unie en Algerije van 1991.

 

Om het verloop van deze actieve zaken niet nadelig te beïnvloeden zal ik mij echter onthouden van verdere uitspraken te doen over de inhoud daarvan. Het volstaat te zeggen dat de administraties en advocaten de Belgische belangen in de beste mate verdedigen.

 

07 Samengevoegde vragen van

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De risico's van de Russische veroordeling van Euroclear voor de Belgische en Europese belangen" (56018170C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De onzekerheid omtrent de evolutie van het standpunt van België ten opzichte van Euroclear" (56018363C)

07 Questions jointes de

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les risques de la condamnation d'Euroclear par la Russie pour les intérêts belges et européens" (56018170C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'incertitude quant à l'évolution de la position de la Belgique s'agissant d'Euroclear" (56018363C)

 

56018170C

Een Russische rechtbank veroordeelde het Brusselse effectenhuis Euroclear in mei tot de betaling van meer dan 200 miljard euro. Het beroep van Euroclear werd deze week verworpen. Euroclear erkent de jurisdictie van die rechtbank niet en ook naar Europees recht worden de claims niet erkend. Toch blijft er een reëel risico. Moskou kan de veroordeling proberen te verzilveren waar ze wel afdwingbaar is: in landen die de Russische uitspraak erkennen en waar Euroclear activa aanhoudt.

 

​​1. Hoe beoordeelt u de juridische en financiële blootstelling van Euroclear en bij uitbreiding van de Belgische staat na de verwerping van het beroep?

 

2. Heeft de regering een risicoanalyse laten uitvoeren naar de mogelijkheid dat Rusland zijn veroordeling probeert af te dwingen op tegoeden of activa van Euroclear in derde landen die de Russische uitspraak wel zouden erkennen?

a)Zo ja, welke landen en welke bedragen komen daarbij in beeld?

b)Zo neen, bent u bereid een dergelijke analyse te laten opmaken?

 

3. Welke gevolgen zou een geslaagde inbeslagname in het buitenland hebben voor de doorstroming van de opbrengsten naar het Europese steunfonds voor Oekraïne?

 

4. Bestaat het risico dat de Belgische staat als thuisland van Euroclear financieel wordt aangesproken? Welke waarborgen bestaan er vandaag om de overheid en de belastingbetaler af te schermen?

 

56018363C

 

Vorig jaar eind december, tijdens een nachtelijke onderhandelingsmarathon verzette premier  De Wever zich urenlang tegen het plan om het Russische geld dat bij het Brusselse effectenhuis vastzit aan Oekraïne te geven. In plaats daarvan kwamen de lidstaten overeen om samen 90 miljard euro te lenen om het land financieel overeind te houden.

 

Sinds die bewuste decembernacht is Euroclear nooit ver weggeweest.

 

Want de oorlog in Oekraïne blijft voortduren en vraagt veel geld.

 

Duitse politici zouden achter de schermen aan een plan timmeren om de Russische gelden op veilige manier toch te gebruiken.

 

Deze week kwam het dossier nog eens op de voorgrond, via een brief van vier lidstaten aan het adres van Kaja Kallas, de buitenlandchef van de Europese Unie. Nederland, Polen, Spanje en Zweden vragen het gebruik de Euroclear-miljarden om Oekraïne te financieren.

 

Tijdens een bezoek aan Oekraïne vorige week zei U alvast dat U zich " niet principieel kant tegen het inzetten van de Euroclear-miljarden, maar dat er een manier gevonden moet worden die robuust is op het vlak van de principes en die de risico’s beperkt, zoniet zal België bij zijn voorzichtige standpunt blijven."

 

Ik heb volgende vragen  :

 

Is het standpunt van de regering over vrijgave Euroclear-tegoeden  gewijzigd ?

 

2 : Welk standpunt heeft u omtrent de Vier Europese landen die de discussie over de bevroren Russische miljarden terug op tafel legden via hun brief.

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Lambrecht, Meneer Di Nunzio,

 

Wat het Belgische standpunt betreft over de Russische geïmmobiliseerde tegoeden, kan ik zeer kort zijn: deze positie blijft onveranderd. 

 

De activa van de Centrale Bank van Rusland bij Euroclear blijven geïmmobiliseerd, in overeenstemming met de EU-sancties.

 

We blijven het idee van het gebruik van de Russische geïmmobiliseerde tegoeden als een heel slecht idee beschouwen. We zijn er fundamenteel tegen. Als het onderwerp opnieuw besproken zou worden – wat op dit moment niet het geval is –, blijven de drie voorwaarden die België eind vorig jaar heeft opgeworpen in deze discussie onverminderd geldig, namelijk:

 

Ten eerste, een volledige mutualisering van de risico’s;

 

Ten tweede, spijkerharde garanties dat als terugbetaling nodig is, het geld onmiddellijk klaarligt;

 

Ten derde, elke oplossing zou alle Russische geïmmobiliseerde tegoeden moeten treffen – niet alleen die die in België worden gehouden.

 

Ook wat de veroordeling betreft van Euroclear door een Russische rechtbank kan ik kort zijn: het beroep van Euroclear werd inderdaad op 17 juli verworpen. Ik zal hierover niet verder uitwijden om de positie van Euroclear niet in het gedrang te brengen. Deze beslissing toont echter aan dat de risico's reëel zijn.

 

08 Vraag van Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Belgische bijstand via het Europese Mechanisme voor civiele bescherming" (56018180C)

08 Question de Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le soutien belge par l'intermédiaire du Mécanisme de protection civile de l’UE" (56018180C)

 

Afgelopen zomer werden Europese landen geconfronteerd met verwoestende bosbranden. In Frankrijk alleen al moesten in het departement Gironde meer dan honderdduizenden mensen hun woning ontvluchten. Ook in Spanje eisten hevige bosbranden in de regio's Madrid, Ávila en Valencia een bijzonder zware tol. Beide landen hebben het Europese Mechanisme voor Civiele Bescherming geactiveerd om internationale hulp in te roepen. Europese landen zoals Portugal, Griekenland, Italië en Kroatië hebben tientallen hulpverleners, voertuigen en blusvliegtuigen ter beschikking gesteld. De toenemende frequentie van natuurrampen in Europa onderstreept het vitale belang van Europese solidariteit. Het Europees Mechanisme voor Civiele Bescherming speelt hierin een cruciale rol om gecoördineerd noodhulp te verlenen aan getroffen lidstaten. België levert zijn bijdrage aan dit Europese netwerk hoofdzakelijk via het B-FAST-interventieteam.

 

Frankrijk richtte ook een specifieke hulpvraag aan ons land. B-FAST moest daar echter negatief op antwoorden, omdat België geen luchtcapaciteit om te blussen kan leveren. Hoewel België binnen het rescEU-netwerk al optreedt als gastland voor bepaalde medische reserves, toont deze situatie aan dat ons land bij specifieke natuurrampen slechts beperkte operationele steun kan bieden aan bondgenoten. België beschikt uiteraard niet over elk type materieel of expertise. De vraag is dan ook hoe we onze bestaande en toekomstige capaciteiten zo goed mogelijk kunnen afstemmen op de veranderende noden binnen de Europese Unie.

 

1. Welke specifieke alternatieve bijstand of capaciteiten (zoals logistieke ondersteuning, zwaar pompmaterieel, watervoorziening of grondteams) heeft België zelf proactief aangeboden aan de getroffen Europese partners?

 

2. Hoe staat het met de paraatheid van de Civiele Bescherming en B-FAST om op zeer korte termijn wél grondteams, noodhulp- of medische modules in te zetten indien Europese landen via het Mechanisme voor Civiele Bescherming dringend hulp vragen?

 

3. Hoe evalueert de regering de huidige Belgische bijdrage aan de rescEU-reserves, en is er bereidheid om onze rol uit te breiden op basis van de veranderende dringende noden binnen de Europese Unie?

 

Antwoord - Réponse:

 

Beste mijnheer Di Nunzio, 

 

België is overtuigd van de meerwaarde van Europese solidariteit in het opvangen van de gevolgen van natuurrampen, en draagt actief bij aan de inspanningen op dit vlak. 

 

Toen Frankrijk en Spanje deze zomer geteisterd werden door bosbranden, heeft België geen blusvliegtuigen of blushelikopters aangeboden, omdat het niet over deze capaciteiten beschikt. 

 

Wel heeft België spontaan aangeboden om vrachtwagens met waterreservoirs van 10.000 tot 28.000 liter ter beschikking te stellen. 

 

Op basis van de eigen behoefte-inschatting heeft Frankrijk besloten om niet in te gaan op dit voorstel. 

 

B-FAST beschikt over verschillende modules die snel ontplooid kunnen worden bij een crisis in het buitenland, zowel binnen als buiten Europa.

 

Voor grootschalige overstromingen beschikt B-FAST bijvoorbeeld over een module met waterpompen van hoge capaciteit, alsook over reddingsboten, telkens met bijhorende experten. 

 

De vijf federale departementen die betrokken zijn bij B-FAST zetten zich in om de Belgische noodbijstandscapaciteiten continu uit te breiden.

 

Momenteel is bijvoorbeeld de certificering van een nieuw veldhospitaal gaande, alsook van een nieuwe module: de Air Operations Support Capacity-module (AOSC). 

 

Deze zal B-FAST toelaten om het luchtverkeerbeheer over te nemen als een luchthaven door een natuurramp beschadigd wordt. 

 

Ook binnen RescEU neemt België via B-FAST en onder leiding van de FOD Volksgezondheid een actieve rol op, onder andere met de uitbouw van teams gespecialiseerd in bijvoorbeeld de zorg voor moeder en kind, of snelle bijstand bij brandwonden (Mother & Child Specialised Care Team, Burn Rapid Response Team, Public Health Specialised Care Team).

 

Met het oog op een efficiënt Europees solidariteitsmechanisme worden de capaciteiten van de lidstaten op elkaar afgestemd. 

 

Het heeft immers geen zin om een overcapaciteit te hebben voor bepaalde behoeftes, en geen capaciteit voor andere behoeftes. 

 

Om dit te vermijden is gecoördineerde specialisatie onder EU-lidstaten de gepaste aanpak. 

 

De verschillende B-FAST-modules passen volledig binnen deze solidariteitsdynamiek.

 

09 Vraag van Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het nieuwe defensiepact tussen Turkije, Saoedi-Arabië en Pakistan" (56018234C)

09 Question de Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le nouveau pacte de défense conclu entre la Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan" (56018234C)

 

Op 7 augustus sloten Turkije, Saoedi-Arabië en Pakistan het Mecca Joint Defence Agreement. Een gewapende aanval op één van de drie geldt als een aanval op alle drie. De Turkse minister Hakan Fidan omschreef die clausule zelf als technisch dezelfde als artikel 5 van de NAVO. Het pact voorziet ook in politieke en militaire coördinatie en kan nog worden uitgebreid.

 

Officieel is het pact niet tegen Iran gericht. Het ontstaat echter midden in de oorlog met Iran en verenigt drie soennitische militaire machten. Zo dreigt in een uiterst instabiele regio een nieuwe as tegenover het sjiitische Iran te ontstaan.

 

Voor Europa is vooral de dubbele positie van Turkije zorgwekkend. Ankara is tegelijk lid van dit nieuwe bondgenootschap én van de NAVO. Wanneer Turkije via zijn nieuwe engagementen in een regionaal conflict betrokken raakt en vervolgens zelf wordt aangevallen, kan het binnen de NAVO om consultaties of collectieve verdediging vragen. Zo dreigt Europa indirect in het wespennest van het Midden-Oosten te worden getrokken.

 

Hoe beoordeelt u dit nieuwe defensiepact en de gevolgen ervan voor de regionale machtsverhoudingen en de oorlog met Iran?

Hoe beoordeelt de regering de wisselwerking tussen dit pact en het NAVO-lidmaatschap van Turkije? Onder welke omstandigheden zou een aanval op Turkije in zo'n conflict volgens België onder artikel 4 of 5 kunnen vallen?

Is dit pact al besproken binnen de Noord-Atlantische Raad? Welk standpunt nam België in?

Heeft u dit pact al besproken met uw Turkse ambtsgenoot of de Turkse ambassadeur? Zo ja, hoe verliepen die gesprekken?

Welke garanties bestaan dat Turkije zijn NAVO-bondgenoten niet kan meesleuren in een conflict dat voortvloeit uit eigen regionale engagementen?

Deelt u ons standpunt dat België zich buiten oorlogen en machtsstrijd in het Midden-Oosten moet houden wanneer onze eigen veiligheidsbelangen niet rechtstreeks in het gedrang zijn? Zal België zich verzetten tegen iedere uitbreiding van onze militaire betrokkenheid die uit dit nieuwe pact zou voortvloeien?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn,

 

De Turkse autoriteiten hebben de inhoud en doelstellingen van het Gezamenlijk Defensieverdrag met Saudi-Arabië en Pakistan herhaaldelijk toegelicht, zowel naar aanleiding van de ondertekening ervan op 7 augustus 2026 als in NAVO-verband.

 

Volgens Turkije heeft dit akkoord een defensief karakter en is het gebaseerd op het recht op individuele en collectieve zelfverdediging zoals vervat in artikel 51 van het Handvest van de Verenigde Naties. 

 

Turkije benadrukt dat het pact tot doel heeft de regionale stabiliteit, voorspelbaarheid en veiligheid te versterken en niet tegen een specifieke staat is gericht. 

 

Het akkoord staat open voor andere landen uit de regio die de onderliggende beginselen onderschrijven. 

 

Op dit ogenblik beschikt België niet over concrete informatie met betrekking tot een eventuele uitbreiding van het akkoord.

 

Turkije beschouwt dit akkoord als complementair aan zijn lidmaatschap van de NAVO, zonder afbreuk te doen aan de verplichtingen die het als bondgenoot binnen het Bondgenootschap heeft aangegaan. 

 

De beoordeling van een eventuele onverenigbaarheid met de bondgenootschappelijke verplichtingen behoort tot de bevoegdheid van de SACEUR. 

 

Tot op heden werden op dit punt geen bijzondere bezorgdheden geuit.

 

België onderstreept het belang van transparantie en overleg tussen bondgenoten inzake ontwikkelingen die een impact kunnen hebben op de Euro-Atlantische veiligheid. 

 

Het is vooralsnog te vroeg om de gevolgen van dit akkoord voor de regionale veiligheidsarchitectuur volledig te beoordelen. 

 

Er is in ieder geval geen sprake van een uitbreiding van onze militaire betrokkenheid in het Midden-Oosten die uit dit nieuwe pact zou voortvloeien.

 

10 Question de Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les activités du Baku Initiative Group visant la Belgique" (56018309C)

10 Vraag van Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De activiteiten van de Baku Initiative Group ten aanzien van België" (56018309C)

 

Monsieur le Ministre,

 

Le 21 août dernier s'est tenue à Bakou la conférence intitulée « 101 Years of Belgian Colonial Injustices and the Struggle for Reparations », organisée par le Baku Initiative Group.

 

À cette occasion, son directeur exécutif a appelé la Belgique à présenter des excuses officielles à la République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi et à engager un processus de réparations, y compris financières.

 

Les participants auraient également évoqué la possibilité de porter cette question devant les Nations unies et le Conseil des droits de l'homme ainsi que la mise en place d'un mécanisme international chargé de contrôler le respect par la Belgique de ses obligations en matière de réparations et de restitutions.

 

Les crimes, violences, discriminations et injustices liés au passé colonial belge constituent naturellement un sujet historique majeur qui mérite d'être étudié et traité avec sérieux. Notre pays s'y est d'ailleurs engagé, notamment à travers les travaux menés au sein de la Chambre sur le passé colonial et les gestes posés au cours des dernières années.

 

La nature de l'organisation à l'origine de cette initiative soulève cependant d'autres interrogations.

 

Le Baku Initiative Group entretient en effet des liens étroits avec les autorités azerbaïdjanaises.

 

Dans un rapport publié en décembre 2024, le service français VIGINUM, chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères, le qualifiait d'« organisme de propagande d'État basé en Azerbaïdjan ».

 

Le BIG s'est auparavant particulièrement illustré par des campagnes dirigées contre la France, notamment en Nouvelle-Calédonie.

 

Cette évolution mérite dès lors notre attention, et c'est pourquoi je souhaite vous poser les questions suivantes.

 

1. Quelle analyse vos services font-ils du Baku Initiative Group, de ses liens éventuels avec les autorités azerbaïdjanaises et de la conférence consacrée à la Belgique organisée à Bakou le 21 août dernier ?

 

2. Les autorités belges disposent-elles d'éléments permettant de considérer cette initiative comme relevant, en tout ou en partie, d'une stratégie d'influence ou d'ingérence menée ou soutenue par l'Azerbaïdjan à l'encontre de notre pays ?

 

3. Enfin, comment le gouvernement entend-il préserver la nécessaire autonomie du travail belge de mémoire, de vérité et de dialogue concernant notre passé colonial tout en empêchant que ce passé soit instrumentalisé par des puissances étrangères dans le cadre de stratégies d'influence ou de pression diplomatique ?

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur De Maegd, 

 

À notre connaissance, le séminaire organisé le 21 août dernier par le Baku Initiative Group sur le colonialisme belge n’a suscité qu’un écho médiatique et académique limité. 

 

La participation d’experts semblait par ailleurs assez restreinte et n’était pas crédible. 

 

Notre analyse est que cette initiative n’a eu aucun impact sur le débat public en Belgique ou ailleurs. 

 

Et je ne veux dès lors lui accorder aucune espèce d’attention.

 

Comme vous le savez, nos autorités demeurent attentives à toute tentative d’influence ou d’ingérence étrangère susceptible de viser notre pays – et je resterai vigilant à cet égard.

 

Ceci dit, il serait illusoire de penser que nous pourrons empêcher certains acteurs d’instrumentaliser le passé colonial à des fins politiques. C’est une réalité à laquelle nous sommes régulièrement confrontés.

 

Dans bien des cas, ces critiques ont moins à voir avec la mémoire ou avec la vérité historique qu’avec la volonté de fragiliser certains partenariats, d’alimenter des ressentiments ou de servir des agendas géopolitiques contemporains. 

 

Nous ne devons pas nous laisser détourner de notre objectif par ce type de manœuvres ou de récupérations.

 

Notre responsabilité est de continuer à avancer sur les questions mémorielles avec sérieux et sérénité. 

 

C’est pourquoi je demeure pleinement engagé à faire aboutir des dossiers concrets comme celui du rapatriement des restes humains, dans un esprit de respect mutuel, de dialogue et de réconciliation.

 

11 Samengevoegde vragen van

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De ramp in Nepal en Tibet, de vermiste Belgen en B-FAST" (56018350C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De dodelijke modderstroom in Nepal" (56018369C)

- Katrijn van Riet aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De ramp in Nepal" (56019020C)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Nepal en Tibet" (56019527C)

11 Questions jointes de

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La catastrophe au Népal et au Tibet, les Belges disparus et B-FAST" (56018350C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La coulée de boue mortelle au Népal" (56018369C)

- Katrijn van Riet à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La catastrophe au Népal" (56019020C)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le Népal et le Tibet" (56019527C)

 

56018350C

 

De stortvloed van 26 augustus heeft in Nepal en Tibet minstens 472 mensen gedood en meer dan 1.300 mensen worden vermist. Een dreigend overstromend puinmeer deed China reddingsacties tijdelijk staken.

 

Drie Belgen blijven vermist. De ambassade in New Delhi en de ereconsul in Kathmandu werken met de Nepalese autoriteiten en houden contact met hun families. De ambassade in Beijing is bevoegd voor Tibet. Onduidelijk blijft waar onze landgenoten zich het laatst bevonden, hoe de posten samenwerken en welke bijstand de families krijgen.

 

Nepal weigert voorlopig buitenlandse reddingsteams omdat het de operatie zelf zegt aan te kunnen. Over een Chinees hulpverzoek is niets bekend. Zonder toestemming kan B-FAST niet optreden. Toch moet nu blijken of de beloofde versterking van ons snelle noodhulpteam meer is dan papier. De VN-databank vermeldt voor B-FAST geen INSARAG-classificatie, terwijl Belgische overheidspagina's nog naar de vroegere certificering verwijzen.

 

Wat weet u over de toestand en laatst bekende locatie van de drie vermiste Belgen? Welke opsporingsacties lopen? Waren zij aangemeld op travellers online en kregen zij dus een melding?

Hoe werken de ambassades in New Delhi en Beijing, de ereconsul in Kathmandu, de Duitse ambassade, lokale autoriteiten en reisorganisatoren samen? Wie leidt dit en hoe delen zij informatie?

Bevinden familieleden zich in België of ter plaatse? Welke vaste contactpersoon en consulaire, praktische en psychosociale bijstand krijgen zij? Helpt België hen desgevallend naar Nepal te reizen?

Hebben Nepal of China België, de EU of de VN formeel om noodhulp verzocht? Heeft België hulp aangeboden en hoe reageerden zij? Wat betekent de Nepalese weigering?

Welke B-FAST-capaciteiten kunnen binnen welke termijn vertrekken, indien sprake is van een hulpverzoek en toestemming? Heeft de reddingsmodule genoeg personeel, materiaal, transport en een geldige certificering?

Hoe verklaart u dat de VN B-FAST zonder actuele INSARAG-classificatie vermeldt? Welke capaciteit werd al hersteld, hoeveel werd geïnvesteerd en wanneer is een volledig gecertificeerd team inzetbaar?

Hoe ver staat u met het herwerken van een strategische visie voor B-FAST, hetgeen u vermeld in uw beleidsnota?

 

56018369C

 

Eerder deze week veroorzaakte een gletsjerbreuk in Nepal een gigantische modderstroom die complete dorpen vernietigde. Dit leidde tot grote overstromingen in het grensgebied van Nepal  en Tibet.

Er vielen honderden doden en meer dan 1.300 mensen zijn nog vermist. 

 

Ik heb volgende vragen :

 

1. Er is momenteel sprake van drie vermiste belgen  in de getroffen regio. Is hier al informatie over ?

 

2. Hoeveel Belgen bevinden zich op dit moment nog in het rampgebied? Welke  bijstand biedt de Belgische ambassade of het consulaat in Kathmandu hen oa om het land veilig te verlaten ?


 

3 : Wordt er actieve diplomatieke druk uitgeoefend op Nepal om de inzet van buitenlandse hulp alsnog massaal te aanvaarden ter plaatse ? Nepal heeft vooralsnog terughoudend gereageerd op westerse reddingsteams en focust voornamelijk op financiële steun en samenwerking met buurlanden India en China. Hoe doorbreken we dit ? Mensen in nood hebben immers alle hulp mogelijk nodig. Ondernam u hier stappen voor ?

 

4 : Welke hulp kon B-fast bieden ? Was dit snel en genoeg ? Beschikten zij over voldoende middelen ?

 

5 : Hoe past de Belgische hulp in de gecoördineerde Europese hulp ?

 

6 : Is België bereid om (bovenop eventuele EU-steun) noodbudget vrij te maken voor de wederopbouw van de vernietigde infrastructuur ? Zijn daar afspraken over ?

 

56019020C

 

Op 26 augustus werd de grensregio tussen Nepal en Tibet getroffen door een ramp, een gletsjer stortte in en veroorzaakte een enorme stroom van water, ijs, rotsen en modder. Wegen, bruggen, woningen, infrastructuur en verschillende waterkrachtcentrales werden vernield, er vielen 1386 doden. Ondertussen is de media-aandacht sterk afgenomen maar er blijven volgens recente cijfers 5.130 mensen vermist in Nepal. Aan Chinese zijde zouden 43 mensen zijn omgekomen en 519 vermist zijn. Tegelijkertijd blijven reddingswerkers zoeken in grote hoeveelheden puin en bestaan er nog steeds aanwijzingen dat mensen zich in tunnels van waterkrachtcentrales zouden kunnen bevinden.

 

Meneer de minister:

 

Wat is volgens de meest recente informatie waarover u beschikt de huidige stand van de reddings- en bergingsoperaties in Nepal? Welke knelpunten verhinderen een versnelling van de hulpoperaties?

Wat is de huidige stand van zaken met betrekking tot de personen die mogelijk nog in tunnels van waterkrachtcentrales vastzitten?

Beschikt België over meer recente of betrouwbaardere cijfers over het aantal dodelijke slachtoffers en vermisten dan de publiek beschikbare cijfers? Hoeveel buitenlanders zijn hierbij betrokken?

In welke mate heeft Nepal inmiddels buitenlandse hulp en gespecialiseerde zoek- en reddingsteams toegelaten? Heeft België, al dan niet via B-FAST of Europese mechanismen, concrete hulp aangeboden?

Ondersteunt België de identificatie van slachtoffers en de informatieverstrekking aan hun families?

Welke informatie heeft België over de situatie aan de Chinese zijde van de grens? Hoe verloopt de informatie-uitwisseling tussen Nepal en de Volksrepubliek China?

Heeft u - samen met Europese partners - bij Nepal en/of de Volksrepubliek China aangedrongen op maximale internationale humanitaire samenwerking en transparantie?

 

56019527C

 

Mijnheer de Minister,

 

Op 26 augustus werden Nepal en Tibet getroffen door zware overstromingen en modderstromen als gevolg van lawine van ijs en rotsten die een plotse vloedgolf hebben veroorzaakt in enkele rivieren. Het aantal vermisten naar aanleiding van de ramp zou alleen al in Nepal opgelopen zijn tot meer dan 6000. In China berichtten de staatsmedia dan weer op 43 doden aan de Tibetaanse zijde. Volgens het Nepalese Ministerie van Buitenlandse Zaken zal de heropbouw naar schatting 4.78 miljard dollar kosten.

 

Ik heb voor u volgende vragen:

 

Op welke wijze zal België humanitaire hulp ter beschikking stellen aan de getroffen regio's. Welke stappen werden reeds genomen? Welke concrete maatregelen volgen nog?

Welke humanitaire inspanningen worden op Europees niveau geleverd? Welke concrete maatregelen staan nog gepland?

Hoeveel Belgische slachtoffers vielen er volgens de meest recente cijfers?​

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts, Mevrouw Lambrecht, Mevrouw Van Hoof, Mevrouw van Riet,

 

Er zijn inderdaad nog drie Belgen vermist na de vloedgolf in Nepal van 26 augustus. 

 

Zij bevonden zich in de buurt van de Tibetaans-Nepalese grens op het moment van de vloedgolf. 

 

Zodra er een bevestiging komt dat één van de personen gevonden werd, zullen de bevoegde diensten hierover contact opnemen met de familie en andere betrokken personen. 

 

Mijn diensten houden de families van de vermisten nauw op de hoogte van de relevante ontwikkelingen. 

 

De Belgische ambassades in New Delhi en Peking, alsook het Belgische ereconsulaat in Kathmandu, blijven in nauw contact met elkaar, onze FOD, de andere EU-lidstaten via de lokale consulaire coördinatie, en de bevoegde autoriteiten ter plaatse om de reddings- en identificatieoperaties op te volgen.

 

Volgens de gegevens van de National Disaster Risk Reduction and Management Authority (NDRRMA) bedroeg de balans op 26 september 1.453 dodelijke slachtoffers en 5.285 vermisten. 

 

Volgens de Nepalese autoriteiten worden 590 buitenlandse onderdanen vermist, terwijl de Chinese autoriteiten melding maken van 261 vermiste buitenlandse onderdanen in Tibet.

 

Daarnaast vormt ook de identificatie van de slachtoffers een grootschalige en complexe operatie. 

 

De hoeveelheid puin, de omvang van het getroffen gebied en de veranderingen in het landschap als gevolg van overstromingen en hevige regenval vormen de belangrijkste obstakels voor de reddingsoperaties, de identificatie van slachtoffers en de levering van humanitaire hulp.

 

De Nepalese autoriteiten waren inderdaad terughoudend in het vragen en aanvaarden van internationale noodhulp. 

 

Het organiseren van noodhulp is echter een soevereine bevoegdheid. 

 

Deze hulp moet steeds als een ondersteuning van nationale capaciteiten beschouwd worden en kan niet zonder akkoord van de autoriteiten opgelegd worden.

 

Pas enkele dagen na de ramp werd formeel een hulpvraag bij het Europees Mechanisme voor Civiele Bescherming (UCPM) ingediend, waarbij de focus op het beheer van de lichamen lag, iets waar B-FAST niet bij kan helpen. 

 

Ook de gevraagde donatiegoederen waren zeer specifiek, waardoor de mogelijkheden van B-FAST zeer beperkt waren en er geen hulp kon aangeboden worden. 

 

Wat de capaciteiten van B-FAST betreft, verwijs ik naar het antwoord dat ik zometeen zal geven op de vraag van Sandro Di Nunzio over het Europese mechanisme voor civiele bescherming.

 

B-FAST beschikte in het verleden over een ‘Urban Search and Rescue’ (USAR) module en was daarvoor geclassificeerd binnen INSARAG (International Search And Rescue Advisory Group). 

 

Na een herziening van de strategische prioriteiten werd besloten om deze module binnen B-FAST stop te zetten, waardoor ook de classificatie bij INSARAG niet meer nodig bleek. 

 

We zijn uiteraard ernstig bezorgd over het humanitaire aspect van deze crisis. 

 

Ons land steunt de humanitaire respons in Nepal via onze bijdragen aan multilaterale fondsen. 

 

België behoort tot de grootste donoren van het Central Emergency Response Fund (CERF), met een bijdrage van 20 miljoen euro in 2025 en 17 miljoen euro in 2026. 

 

Er werd door het CERF besloten om een allocatie van 2 miljoen dollar vrij te maken naar aanleiding van de modderstroom in Nepal.  

 

Daarnaast draagt België ook bij aan het Disaster Response and Emergency Fund (DREF) van de Internationale Federatie van Rode Kruis- en Rode Halve Maan-verenigingen (IFRC). Deze steun bedraagt jaarlijks 3,5 miljoen euro. 

 

Momenteel voorziet DREF een allocatie van 2,9 miljoen Zwitserse frank ten voordele van de crisis in Nepal.  

 

Daarnaast ondersteunt België ook de algemene middelen van humanitaire organisaties die ter plaatse actief zijn, zoals het Wereldvoedselprogramma (WFP), het Hoge Commissariaat van de VN voor Vluchtelingen (UNHCR), UN OCHA en de Rode Kruis-verenigingen.

 

Deze toezeggingen getuigen van de duidelijke wil van België om een significante bijdrage te leveren aan de humanitaire hulpverlening in Nepal, ter ondersteuning van de meest kwetsbare bevolkingsgroepen. 

 

Dankzij deze middelen kunnen internationale humanitaire organisaties snel en gecoördineerd optreden, op basis van een grondige analyse van de noden. 

 

Volgens het meest recente VN-rapport verloopt de humanitaire hulpverlening in Nepal steeds beter georganiseerd en heeft zij inmiddels meer dan 64.000 mensen bereikt in 17 getroffen gemeenten. Voedselhulp, onderdak en WASH-bijstand vormen de belangrijkste vormen van steun.

 

De toegang tot afgelegen gebieden, vooral in Rasuwa, blijft echter een grote uitdaging door beschadigde of vernielde wegen, slechte verbindingen en ongunstige weersomstandigheden. Daarom worden ook helikopters en drones ingezet voor de levering van hulpgoederen. Tot nu toe werd 122,6 ton humanitaire hulp afgeleverd.

 

12 Samengevoegde vragen van

- Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Armeense voorbereidingen op de EU-toetreding" (56018353C)

- Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De toenadering tussen Armenië en de Europese Unie" (56018476C)

12 Questions jointes de

- Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les préparatifs de l'Arménie en vue de son adhésion à l'UE" (56018353C)

- Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le rapprochement entre l’Arménie et l’Union européenne" (56018476C)

 

56018353C

 

Armenië zet verdere stappen in zijn toenadering tot de Europese Unie. Premier Nikol Pashinyan gaf recent aan dat zijn land tegen 2029 visumliberalisering nastreeft en dat een formele aanvraag voor EU-lidmaatschap tot de mogelijkheden behoort. In een later stadium zou daarover ook een referendum kunnen worden georganiseerd.

 

Deze Europese toenadering moet worden bekeken tegen de achtergrond van de veranderende geopolitieke positie van Armenië. De relatie met Rusland is de voorbije jaren aanzienlijk gewijzigd, terwijl de gebeurtenissen in Nagorno-Karabach en de spanningen met Azerbeidzjan de veiligheidspositie van het land sterk onder druk hebben gezet.

 

België en de Europese Unie hebben meermaals hun steun uitgesproken voor de soevereiniteit, territoriale integriteit en weerbaarheid van Armenië. Een eventuele formele aanvraag tot EU-lidmaatschap zou evenwel nieuwe politieke en geopolitieke vragen met zich meebrengen, zowel over de toekomstige relatie tussen Armenië en de Europese Unie als over de gevolgen voor de Zuidelijke Kaukasus.

 

Hoe beoordeelt u de recente verklaringen van premier Pashinyan over een mogelijke toekomstige aanvraag voor EU-lidmaatschap? Hoe staat de Belgische regering tegenover een eventueel Armeens toetredingsperspectief?

Welke positie zou België innemen indien Armenië daadwerkelijk een formele aanvraag tot EU-lidmaatschap indient? Welke politieke, economische en institutionele elementen zullen voor België daarbij doorslaggevend zijn?

Welke geopolitieke gevolgen kan een verdere toenadering tussen Armenië en de Europese Unie volgens u hebben voor de relaties met Azerbeidzjan, Turkije en Rusland en voor de stabiliteit in de Zuidelijke Kaukasus?

Hoe ziet u de verdere Europese ondersteuning van de veiligheid, soevereiniteit en weerbaarheid van Armenië? In welke mate staat die samenwerking volgens u los van een eventueel toekomstig toetredingsperspectief?

Welke mogelijkheden ziet u om, naast een eventueel toetredingstraject, de politieke, economische en veiligheidsgerichte samenwerking tussen de Europese Unie en Armenië verder te verdiepen?

 

56018476C

 

Monsieur le Ministre,

 

Les relations entre la Belgique et l'Arménie se sont considérablement renforcées ces dernières années.

 

C'est dans ce contexte que je me réjouis des récentes déclarations du Premier ministre Nikol Pashinyan concernant l'avenir européen de son pays. Celui-ci a, en effet, réaffirmé l'objectif d'aboutir à une libéralisation des visas avec l'Union européenne à l'horizon 2029 et a ouvertement évoqué la possibilité, à terme, d'introduire une demande formelle d'adhésion à l'Union européenne. Une telle décision pourrait ensuite être soumise au peuple arménien.

 

Cette volonté constitue à mes yeux un signal politique particulièrement important. Après les profondes transformations géopolitiques auxquelles l'Arménie a été confrontée ces dernières années, et alors que sa souveraineté et sa sécurité ont été soumises à de fortes pressions, il est légitime que le peuple arménien puisse souverainement déterminer son avenir et approfondir ses relations avec l'Union européenne.

 

Je souhaiterais dès lors vous poser les questions suivantes :

 

Comment accueillez-vous les déclarations du Premier ministre Nikol Pashinyan concernant une possible future candidature de l'Arménie à l'Union européenne ?

Si l'Arménie introduisait formellement une demande d'adhésion à l'Union européenne, la Belgique serait-elle disposée à soutenir l'ouverture du processus européen prévu à cet effet et, pour autant que les critères requis soient rencontrés, la reconnaissance d'une véritable perspective européenne pour l'Arménie ?

Concernant la libéralisation des visas, quelle appréciation portez-vous sur les progrès accomplis par l'Arménie ? Si les critères européens sont remplis, la Belgique est-elle disposée à soutenir activement l'objectif d'une exemption de visa à l'horizon 2029 ?

L'Arménie demeure confrontée à un environnement sécuritaire particulièrement complexe. Comment la Belgique entend-elle contribuer au renforcement de la souveraineté et de la sécurité de l'Arménie ? Considérez-vous que les instruments européens existants en matière d'observation, de sécurité et de soutien à la résilience doivent être renforcés ?

Enfin, indépendamment même d'une éventuelle adhésion future, envisagez-vous de nouvelles initiatives afin de renforcer encore le rapprochement entre la Belgique et l'Arménie ?

Je vous remercie.

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn et Monsieur De Maegd,

 

Ik neem nota van de verklaringen van premier Pashinyan over een mogelijke kandidatuur van Armenië voor toetreding tot de Europese Unie. Deze weerspiegelen de wens van Armenië om zijn banden met de EU te versterken en zijn internationale partnerschappen verder te diversifiëren. België heeft steeds de verdieping van de betrekkingen tussen de EU en Armenië gesteund, met het oog op meer connectiviteit, regionale stabiliteit en democratische ontwikkeling.

 

À ce stade, l’Arménie n’a pas introduit de demande formelle d’adhésion à l’Union européenne. 

 

Si l’Arménie devait, à l’avenir, déposer une demande d’adhésion, celle-ci serait examinée conformément aux dispositions des traités de l’Union européenne, et notamment à l’article 49, qui stipule que Tout État européen qui respecte nos valeurs et s’engage à les promouvoir peut demander à devenir membre. 

 

L’octroi d’une perspective européenne devrait en outre être apprécié à la lumière du contexte géopolitique et régional. Une éventuelle adhésion à l’UE nécessiterait également d’examiner la compatibilité de la participation de l’Arménie à l’Union économique eurasiatique.

 

De verdere toenadering tussen Armenië en de EU kan bijdragen tot meer regionale samenwerking, normalisering en connectiviteit in de Zuidelijke Kaukasus.  De EU en België steunen het vredesproces voluit, evenals de ontwikkeling van de geo-economisch belangrijke Trans-Kaspische Corridor tussen Europa en Centraal-Azië via de Zuidelijke Kaukasus.  

 

Armenië streeft naar een diversificatie van zijn strategische partnerschappen, eerder dan exclusieve banden met één partner.  

 

De EU en België respecteren en ondersteunen het soevereine recht van Armenië om zijn internationale partnerschappen verder te ontwikkelen.

 

La situation sécuritaire de l’Arménie s’est améliorée depuis que son gouvernement a paraphé un accord de paix avec l’Azerbaïdjan en août 2025.  

 

La Belgique soutient pleinement le processus de paix et plaide pour une signature, une ratification et une mise en œuvre rapide de cet accord.  Les efforts européens visant à soutenir la paix et la stabilité dans la région ont également été renforcés, notamment par le biais de la mission d'observation de l'UE (EUMA) le long de la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

 

België steunt de verdere uitbouw van de oost-westcorridors door de Zuidelijke Kaukasus in het kader van de Europese strategie Global Gateway. Daarnaast zal België op ministerieel niveau deelnemen aan de VN-Biodiversiteitsconferentie in Armenië en samenwerking inzake duurzame ontwikkeling aanmoedigen.

 

En ce qui concerne les négociations avec l’UE sur la libéralisation des visas, un plan d’action a été convenu avec l’Arménie en novembre 2025. 

 

L’UE et la Belgique se félicitent des progrès réalisés par l’Arménie dans le cadre de ces négociations.

 

Je vous remercie.

 

13 Vraag van Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De nieuwe dodelijke aanval op een christelijke gemeenschap in Nigeria" (56018355C)

13 Question de Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La nouvelle attaque meurtrière contre une communauté chrétienne au Nigeria" (56018355C)

 

Meermaals heb ik u reeds bevraagd over het aanhoudende geweld in Nigeria en in het bijzonder over aanvallen waarvan christelijke gemeenschappen het slachtoffer worden.

 

In uw antwoord op een eerdere vraag wees u erop dat jihadistische groeperingen zoals Boko Haram en ISWAP een uitgesproken antichristelijke retoriek hanteren, maar dat het volgens u te simplistisch zou zijn om het geweld in het noorden van Nigeria uitsluitend als een godsdienstoorlog te bestempelen. U wees daarbij onder meer op economische en etnische factoren en op het feit dat ook moslims slachtoffer worden.

 

Intussen heeft zich opnieuw ernstig geweld voorgedaan. In de nacht van 26 op 27 juli werd de overwegend christelijke gemeenschap Naridon, in Chawai Chiefdom in de deelstaat Kaduna, aangevallen door gewapende mannen. Volgens lokale organisaties vielen daarbij ongeveer dertig doden, onder wie vrouwen, ouderen en kinderen. Woningen en handelszaken werden in brand gestoken. Lokale bronnen wijzen naar gewapende Fulani-militanten als mogelijke daders, al is de verantwoordelijkheid voor de aanval niet definitief vastgesteld.

 

Deze nieuwe aanval roept opnieuw vragen op over de veiligheid van christelijke gemeenschappen in delen van Nigeria en over de reactie van de Nigeriaanse autoriteiten.

 

Bent u op de hoogte van deze aanval en over welke informatie beschikken uw diensten met betrekking tot de feiten, de slachtoffers en de mogelijke daders?

Hoe beoordeelt u deze aanval? Beschikt u over aanwijzingen dat de slachtoffers specifiek omwille van hun christelijke geloof of de religieuze samenstelling van hun gemeenschap werden geviseerd?

Hoe beoordeelt u, mede in het licht van deze nieuwe feiten, de bredere problematiek van het geweld tegen christelijke gemeenschappen in Nigeria? Blijft u bij uw eerdere analyse dat een combinatie van religieuze, etnische, economische en veiligheidsfactoren aan de basis ligt?

Heeft België deze aanval of de bredere veiligheidssituatie van kwetsbare religieuze gemeenschappen recent aangekaart bij de Nigeriaanse autoriteiten, bilateraal dan wel via de Europese Unie?

Welke concrete initiatieven worden door België en de Europese Unie genomen om bij de Nigeriaanse autoriteiten aan te dringen op onderzoek naar dergelijke aanvallen, vervolging van de daders en een betere bescherming van bedreigde gemeenschappen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn,

 

Ik heb inderdaad kennis van de aanval op het dorp Naridon op 26 juli, waarbij ongeveer dertig burgers om het leven kwamen. 

 

Er zijn momenteel geen bevestigde aanwijzingen die toelaten de verantwoordelijkheid formeel toe te schrijven aan een specifieke terroristische organisatie. 

 

Lokale veiligheidskringen wijzen eerder naar criminele bendes en Fulani-militieleden die zich schuilhouden in de bossen en leven van veediefstal, ontvoeringen en plunderende raids.

 

Ik veroordeel deze aanval ten stelligste. 

 

Op basis van de informatie waarover wij beschikken, zijn er geen aanwijzingen dat het dorp specifiek werd geviseerd omwille van zijn christelijke karakter. 

 

De raid maakt deel uit van een aloude cyclus van wraakacties in Centraal Nigeria en het zuiden van Kaduna. 

 

Het geweld komt voort uit diepgewortelde haatgevoelens tussen lokale boerengemeenschappen (meestal Christenen) en nomadische herders (meestal Moslims). 

 

Wanneer criminele bendes of pastorale militieleden dorpen aanvallen, zijn de slachtoffers bijna altijd Christenen. 

 

Dit geeft het geweld een pijnlijk religieus aanzicht, ook al is het onderliggende motief niet religieus. 

 

Deze gebeurtenis bevestigt mijn eerdere analyse dat het geweld in Nigeria niet kan worden herleid tot één enkele oorzaak. 

 

Het vloeit voort uit een complexe combinatie van religieuze, etnische, economische, veiligheids- en sociaaleconomische factoren, waaronder spanningen tussen landbouwers en herders, de opkomst van criminele bendes, conflicten over natuurlijke hulpbronnen en tekortkomingen op het vlak van bescherming door de veiligheidsdiensten. 

 

Criminele bendes hebben geen religieuze agenda: ze vallen aan wie kwetsbaar is. 

 

Moslimgemeenschappen in andere noordelijke deelstaten hebben trouwens evenzeer te lijden onder hetzelfde soort brutale aanvallen.

 

Wat de politieke dialoog met de Nigeriaanse autoriteiten en de Europese en Belgische acties op dit vlak betreft, verwijs ik naar mijn eerdere antwoorden.

 

Ik dank u.

 

14 Samengevoegde vragen van

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het referendum in IJsland over toetredingsgesprekken met de EU" (56018368C)

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "IJsland en de EU" (56018399C)

14 Questions jointes de

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le référendum en Islande sur les discussions d'adhésion avec l'UE" (56018368C)

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'Islande et l'UE" (56018399C)

 

56018368C

 

jsland kijkt af en toe richting EU voor toetreding.

 

IJsland startte in 2009 met de toetredingsprocedure tot de EU na de financiële crisis.

 

De gesprekken verliepen vlot, maar in 2013 won een centrumrechtse coalitie de verkiezingen.

Er kwam groeiend euroscepticisme  en de nieuwe regering stopte de onderhandelingen.

 

In 2015 liet IJsland zijn status als kandidaat-lidstaat schrappen.

 

Eind augustus was er een referendum om de toetredingsgesprekken terug op te starten.

 

Volgens de definitieve cijfers heeft 52,8 procent van de IJslanders tegen gestemd .

 

IJsland zal dus  geen gesprekken met de EU heropstarten om te praten over mogelijke toetreding tot de Europese Unie.

 

Ik heb volgende vragen :

 

1 : Maakt u zich zorgen opdat de EU blijkbaar niet aantrekkelijk of overtuigend genoeg is om als veiligheidsschild en economische hefboom voor Ijsland te dienen (gezien de geopolitieke situatie) ?


 

2 : hoe schat u de impact van dit neen-signaal op voor andere kandidaat-lidstaten ?

 

3 : Moet Europa in de toekomst meer inzetten op dit soort lidmaatschappen of holt dat de politieke unie juist uit?

 

56018399C

 

Op 30 augustus stemde 52,8% van de IJslanders tegen het hervatten van toetredingsgesprekken met de Europese Unie. De opkomst bedroeg maar liefst 82,5%. Het referendum ging dus niet eens over een definitieve toetreding tot de EU, maar over de vraag of IJsland opnieuw onderhandelingen met Brussel moest aanknopen.

 

De uitslag is opmerkelijk. IJsland behoort, net als Noorwegen en Zwitserland, tot de welvarendste landen van Europa en kiest er voorlopig voor om buiten de Europese Unie te blijven. Tegelijk zien we dat de huidige kandidaat-lidstaten voornamelijk landen zijn met een aanzienlijk lager bbp per capita, die in een EU-lidmaatschap onder meer economische voordelen en toegang tot Europese middelen zien.

 

Dat bewijst uiteraard niet dat EU-lidmaatschap landen armer of rijker maakt. Het roept wel vragen op bij het vaak gehoorde argument dat steeds verdere Europese integratie noodzakelijk zou zijn voor onze economische welvaart. IJsland toont bovendien dat een land zeer nauw met de Europese economie kan samenwerken via de Europese Economische Ruimte en Schengen, zonder daarom volwaardig EU-lid te worden en dus zonder haar eigen autonomie op te geven. Een richting die onze partij alleen maar onderschrijft.

 

Hoe beoordeelt u de uitslag van het IJslandse referendum en welke politieke betekenis kent u hieraan toe voor de Europese Unie?

Beschouwt u het als een tegenslag voor het Europese uitbreidingsbeleid dat een welvarend Europees land zelfs geen mandaat geeft om nieuwe toetredingsgesprekken te beginnen?

Welke lessen trekt u uit het feit dat landen als IJsland, Noorwegen en Zwitserland zeer welvarend zijn en nauw economisch met de Europese Unie samenwerken, maar ervoor kiezen geen volwaardig EU-lid te zijn?

Bent u het ermee eens dat economische samenwerking en toegang tot de Europese interne markt niet noodzakelijk steeds gepaard hoeven te gaan met verdere politieke integratie en verdere verlies van nationale bevoegdheden?

Welke impact verwacht u dat deze uitslag zal hebben op het bredere debat over toekomstige EU-uitbreidingen, in het bijzonder richting de huidige kandidaat-lidstaten?

Is de Belgische regering van oordeel dat uitbreiding van de Europese Unie nog steeds een doel op zich moet zijn, of moet volgens u sterker worden gekeken naar alternatieve samenwerkingsmodellen waarbij landen economisch nauw met de EU kunnen samenwerken zonder volwaardig lidmaatschap?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Lambrecht, Mevrouw Huybrechts,

 

De utislag van het IJslandse referendum is in eerste plaats een weerspiegeling van de specifieke IJslandse context, eerder dan een oordeel over de aantrekkelijkheid van de EU als politiek en economisch project. 

 

Dat blijkt ook uit het feit dat vandaag nog steeds 10 landen officieel kandidaat zijn voor EU-lidmaatschap.

 

Ijsland is vandaag reeds sterk geïntegreerd is in de EU als lid van de Europese Economische Ruimte en de Schengenzone, en via deelname aan verschillende EU programma’s zoals Erasmus+ en Horizon Europe.  De EU sloot dit jaar ook een Veiligheids -en Defensiepartnerschap met IJsland. 

 

IJsland geniet dus van veel voordelen van Europese samenwerking, zonder volwaardig lid te zijn. 

 

De vraag voor de kiezer was dus niet of minder of meer samenwerking met de EU wenselijk is, maar eerder of de bijkomende voordelen van een volledig lidmaatschap opwegen tegen doe overdracht van bevoegdheden op gevoelige domeinen. 

 

Voor IJsland betreft dit voornamelijk de visserijsector. 

 

Dit toont voor mij aan dat we pragmatisch moeten blijven. 

 

Waar een volwaardig lidmaatschap niet aan de orde is, kunnen we blijven inzetten op sterke, wederzijds voordelige partnerschappen. 

 

De keuze van de IJslanders om de toetredingsgesprekken niet te hervatten staat daarom ook los van het streven van de andere kandidaat-lidstaten om lid te worden van de EU, alsook van de steun bij de bevolking in de kandidaat-lidstaten voor EU-toetreding.

 

Ik benadruk ten slotte graag dat een verdere uitbreiding van de Europese Unie is een belangrijk instrument blijft om veiligheid, stabiliteit en welvaart op het Europese continent te versterken. 

 

Tegelijk moet deze uitbreiding gebaseerd blijven op verdiensten van de kandidaat-lidstaten.

 

In afwachting van volwaardig lidmaatschap blijven we onze economische en politieke samenwerking met de kandidaat-lidstaten verder ontwikkelen, vertrekkend van de handels-en associatieakkoorden die de relaties van de EU met deze landen nu al vormgeven. 

 

15 Samengevoegde vragen van

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het onderhoud met de Amerikaanse ambassadeur Bill White" (56018418C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het incident met de Amerikaanse ambassadeur" (56018430C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Amerikaanse ambassadeur en de zaak-Friedman" (56018757C)

15 Questions jointes de

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'entretien avec l'ambassadeur des États-Unis Bill White" (56018418C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'incident provoqué par l'ambassadeur des États-Unis" (56018430C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'ambassadeur des États-Unis et l'affaire Friedman" (56018757C)

 

56018418C

 

Op 31 augustus ontving u de Amerikaanse ambassadeur Bill White wegens een spottende AI-afbeelding over minister Frank Vandenbroucke die hij vanuit een ander account had geretweet. U vroeg hem Belgische politici niet langer persoonlijk te viseren of zich in het binnenlandse debat te mengen en waarschuwde voor diplomatieke escalatie bij een nieuwe “provocatie". White antwoordde dat hij zijn mening zal blijven uiten.

 

De afbeelding was scherp en weinig diplomatiek. Toch betrof ze kritiek op het alcoholbeleid van een minister, geen bedreiging of poging om een Belgische beslissing af te dwingen. Diplomaten horen zich terughoudend op te stellen, maar hun functie maakt niet elke onwelgevallige mening automatisch tot ontoelaatbare inmenging.

 

Uw optreden wijst bovendien op twee maten en twee gewichten. Toen Vooruit-voorzitter Conner Rousseau het beleid van president Trump met nazi-Duitsland vergeleek en de Verenigde Staten hem daarop een inreisverbod oplegden, veroordeelde u dat - terecht - met de woorden: “Dit gaat om vrijheid van meningsuiting." Wanneer White een Belgische minister bespot, lijkt dat beginsel plots niet meer te gelden.

 

Het contrast met Marokko valt nog sterker op. Tijdens de Ceuta-crisis trokken tienduizenden mensen vanuit Marokko op georganiseerde wijze de Spaanse en Europese buitengrens illegaal over. Marokkaanse ministers herhaalden nadien hun territoriale aanspraken op Ceuta en Melilla. Toch heeft u de Marokkaanse of Spaanse ambassadeur niet ontboden. U prees daarentegen de samenwerking met Rabat.

 

Welke concrete diplomatieke of juridische norm heeft White geschonden? Welke schade bracht hij daarmee toe aan Belgische belangen?

Hoe verzoent u deze reprimande met uw eerdere verdediging van Rousseaus vrijheid van meningsuiting? Hanteert u voor Amerikaanse en Belgische politieke uitspraken dezelfde maatstaf?

Hebt u de Marokkaanse of Spaanse ambassadeur ondertussen al ontboden of een formele demarche ondernomen over de Ceuta-crisis en de Marokkaanse aanspraken op Spaans en Europees grondgebied? Zo ja, wanneer en met welke boodschap? Zo neen, waarom niet? Acht u dit niet relevanter dan het retweeten van een meme?

Welke diplomatieke escalatie overweegt u indien White opnieuw kritiek uit?

 

 

56018430C

 

VS-ambassadeur Bill White werd opnieuw op het matje geroepen door U.

 

Aanleiding was een denigrerende Instagram-post over minister van Volksgezondheid Frank Vandenbroucke, waarin White hem afschilderde als de “grootste verliezer van België”.

 

U noemde de uitspraak onaanvaardbaar en benadrukte dat ambassadeurs zich aan diplomatieke regels moeten houden. U beklemtoonde dat ambassadeurs zich niet persoonlijk mogen mengen in de Belgische binnenlandse politiek.

 

White zei aanvankelijk dat hij zou blijven posten wat hij denkt en de mening van Belgen zou blijven peilen. Iets later schreef hij toch dat hij zich zal te onthouden van denigrerende uitspraken over Belgische functionarissen.

 

Dit is al de tweede keer dat White door U werd aangesproken over zijn niet diplomatiek en beledigend gedrag.

 

Ik heb volgende vragen :

 

1: Welke  sancties zijn gepland indien White zich toch weer op dergelijke manier gedraagt  in de toekomst  of blijft u kiezen voor " vermanende gesprekken " ?

 

2 , Hoeveel keer kan hij nog dergelijke uitvallen naar onze regering of leden van de regering herhalen ?

 

3 : heeft dit incident de diplomatieke relaties Belgie - VS beschadigd ?

 

56018757C

 

Beste minister,

 

De afgelopen zomer heeft u de Amerikaanse ambassadeur White weer op het matje geroepen doordat hij zich op sociale media had uitgelaten over onze minister Vandenbroucke. Daarbovenop wordt de Belgische Staat gedagvaard door meneer Friedman, de man die burgerlijke partij is in het lopende gerechtelijke onderzoek naar rituele besnijdenissen in Antwerpen. White uitte herhaaldelijk kritiek op Friedman, het onderzoek en de Belgische regering. Friedman vindt dat België onvoldoende optreed tegen de ambassadeur en wil dat White het land uitgestuurd wordt.

 

Vandaar mijn vragen:

 

- Hoe verliep het gesprek met de ambassadeur?

 

- Wat is uw reactie op de zaak van Friedman?

 

- Wat is de Belgische positie tegenover de dagvaarding van Friedman?

 

Alvast bedankt voor uw antwoorden, ​

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts, Mevrouw Lambrecht, Mevrouw Almaci

 

Ons land hecht groot belang aan de vrijheid van meningsuiting.

 

Die vrijheid geldt uiteraard ook voor de Amerikaanse ambassadeur in België, de heer Bill White.

 

Als hoogste vertegenwoordiger van de Verenigde Staten geniet hij tevens de rechten en privileges die voortvloeien uit het Verdrag van Wenen inzake diplomatiek verkeer van 1961.

 

Dat verdrag kent echter niet alleen rechten toe, maar legt diplomaten ook duidelijke verplichtingen op.

 

Zo bepaalt artikel 41 dat zij de wetten en regels van het gastland dienen te respecteren en zich moeten onthouden van inmenging in de binnenlandse aangelegenheden van dat land.

 

Tegen die achtergrond waren de publieke uitlatingen van ambassadeur White ten aanzien van een vice-eersteminister van onze regering onaanvaardbaar.

 

Mijn beslissing om ambassadeur White op mijn kabinet te ontbieden was dan ook een ernstig en ondubbelzinnig diplomatiek signaal.

 

Tijdens dat onderhoud heb ik hem gewezen op de bijzondere verantwoordelijkheden die met een diplomatiek mandaat gepaard gaan en duidelijk herinnerd aan het kader waarbinnen een ambassadeur dient te handelen.

 

Ik betreur dat deze boodschap niet voor de eerste keer moest worden overgebracht.

 

Ik verwacht dat ambassadeur White zich voortaan volledig toelegt op zijn kerntaak: het verder versterken van de historisch sterke en veelzijdige relatie tussen de Verenigde Staten en België.

 

Mevrouw Almaci,

 

Wat de door de heer Friedman ingestelde procedure betreft, neem ik akte van de dagvaarding tegen de Belgische Staat. 

 

Zoals steeds doe ik geen inhoudelijke uitspraken over een lopende gerechtelijke procedure.

 

Het spreekt voor zich dat de Belgische Staat handelt met volledige eerbiediging van zijn nationale en internationale verplichtingen, waaronder in het bijzonder het Verdrag van Wenen, en zijn belangen voor de rechter zal verdedigen.

 

16 Samengevoegde vragen van

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het eerbetoon aan Ratko Mladi? en de toetreding van Servië tot de EU" (56018659C)

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het EU-toetredingsproces van Servië" (56018911C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De begrafenis van Ratko Mladi?" (56019287C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De verkiezingen in Servië" (56019288C)

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Servië als EU-kandidaat-lidstaat" (56019289C)

16 Questions jointes de

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'hommage rendu à Ratko Mladi? et l'adhésion de la Serbie à l'UE" (56018659C)

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le processus d'adhésion de la Serbie à l'UE" (56018911C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les funérailles de Ratko Mladi?" (56019287C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les élections en Serbie" (56019288C)

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La candidature d'adhésion à l'UE de la Serbie" (56019289C)

 

56018659C

 

Meneer de minister

Servië organiseerde een staatsbegrafenis met volledige militaire eerbewijzen voor

Ratko Mladić. De man werd in Den Haag tot levenslang veroordeeld voor genocide

en misdaden tegen de menselijkheid. Hooggeplaatste Servische functionarissen

woonden deze ceremonie bij. De Europese Unie veroordeelde dit herhaalde

eerbetoon in scherpe bewoordingen. Vooruit bedankt ook u voor uw eigen snelle en

scherpe veroordeling van deze feiten.

Het Servische regime ondermijnt het internationaal recht door een veroordeelde

genocidair als held te vereren. Deze houding blokkeert de verzoening op de

Westelijke Balkan en negeert de rechten van nabestaanden van slachtoffers. Het

toetredingsproces tot de Europese Unie vereist een strikte eerbiediging van de

rechtsstaat. Duidelijke grenzen zijn nu noodzakelijk.

Daarom stel ik graag de volgende vragen:

1. Welk concreet standpunt neemt u in binnen de Raad Buitenlandse Zaken

over het opschorten van de Servische EU-toetredingsonderhandelingen?

Heeft u hierover signalen ontvangen van uw collega-ministers?

2. Bepleit u bij uw Europese collega's het bevriezen van Europese fondsen

voor de Servische overheid zolang dit beleid aanhoudt?

3. Welke aanvullende diplomatieke stappen zet u om de

verzoeningsprojecten en de ondersteuning van nabestaanden van

slachtoffers in Bosnië en Herzegovina te versterken?

4. Hoe garandeert u dat de Ambassade van België in Belgrado de ernstige

bezorgdheid over het verheerlijken van oorlogsmisdadigers uitdraagt?

5. Welke stappen neemt u om Servië te ondersteunen in een pad pro-

mensenrechten en een eerlijke herinneringscultuur rond genocide, opdat

we zeker kunnen zijn van een duurzame vrede op de Balkan en een

Europese veilige en welvarende toekomst?​

 

56018911C

 

Begin september veroordeelde u terecht en bijzonder scherp de aangekondigde eerbetuigingen in Servië voor Ratko Mladić. U noemde ze beschamend en respectloos tegenover de slachtoffers en hun families.

 

Intussen heeft de begrafenis plaatsgevonden en de werkelijkheid lijkt mij minstens even problematisch als wat vooraf werd gevreesd. Formeel ging het niet om een staatsbegrafenis, maar de Servische staat was wel zeer nadrukkelijk betrokken. Het lichaam van Mladić werd met een regeringstoestel vanuit Nederland naar Servië overgebracht, vergezeld door een minister. Militairen droegen zijn kist, die met de Servische vlag was bedekt. Hoge vertegenwoordigers van de regering en het leger waren aanwezig. Duizenden mensen kwamen hem de laatste eer bewijzen.

 

We spreken hier over een man die definitief tot levenslang werd veroordeeld voor genocide, oorlogsmisdaden en misdaden tegen de menselijkheid, onder meer voor zijn verantwoordelijkheid voor de genocide in Srebrenica waarbij meer dan 8.000 mannen en jongens werden vermoord.

 

De Europese Commissie zegt nu te bekijken welke gevolgen aan deze gebeurtenissen moeten worden verbonden. Ook de verdere opening van de toetredingsonderhandelingen ligt opnieuw op tafel.

 

Hoe beoordeelt u de manier waarop de begrafenis uiteindelijk heeft plaatsgevonden en vooral de verregaande betrokkenheid van de Servische overheid?

Hebt u sinds de begrafenis opnieuw contact gehad met de Servische autoriteiten? Zo ja, welke boodschap hebt u overgemaakt en welk antwoord hebt u gekregen?

Vindt u dat deze gebeurtenissen concrete gevolgen moeten hebben voor het toetredingsproces van Servië tot de Europese Unie?

De Europese Commissie bekijkt momenteel zelf welke gevolgen hieraan moeten worden verbonden. Welk standpunt zal België in die discussie verdedigen?

Moet volgens u ook de Europese pretoetredingssteun aan Servië strenger afhankelijk worden gemaakt van concrete vooruitgang inzake rechtsstaat, verzoening en het ondubbelzinnig afstand nemen van de verheerlijking van veroordeelde oorlogsmisdadigers?

 

56019287C

 

Beste minister,

 

Op 7 september 2026 werd in Belgrado Ratko Mladić begraven, de voormalige commandant van het Bosnisch-Servische leger die in 2017 door het Joegoslaviëtribunaal tot levenslange gevangenisstraf werd veroordeeld voor genocide, misdaden tegen de menselijkheid en oorlogsmisdaden, waaronder zijn verantwoordelijkheid voor de genocide in Srebrenica. De begrafenis kreeg, mede door de aanwezigheid van hoge Servische regeringsfunctionarissen en het verlenen van militaire eer door Servische strijdkrachten, een semiofficieel karakter. Europese instanties en mensenrechtenorganisaties spraken hun ongenoegen uit, waaronder u ook.

 

Vandaar volgende vragen:

 

Heeft de Belgische regering, bilateraal of in EU-verband, een formeel standpunt ingenomen over de officiële aanwezigheid van Servische ministers bij de begrafenis van Ratko Mladić op 7 september 2026? Heeft de Belgische ambassadeur in Belgrado of de Servische ambassadeur in Brussel hierover een démarche ontvangen? Zo niet, waarom niet?

Op 4 september veroordeelde u ook publiekelijk op X de geplande begrafenis met staatseer en bevestigde u dat u die boodschap zou hebben overgebracht aan uw Servische collega bevoegd voor Europese zaken. Wat was de concrete respons van die Servische collega? Heeft de Servische regering enige toezegging gedaan, de begrafenis genuanceerd of de officiële aanwezigheid van ministers alsnog ingetrokken? Zo niet, wat waren de gevolgen van het feit dat de Belgische boodschap zonder resultaat bleef?

 

Alvast dank voor uw antwoorden,

 

56019288C

 

Beste minister,

 

Begin september besliste de president van Servië, Vučić om vervroegde parlementsverkiezingen te laten plaatsvinden op 25 oktober. Voor het eerst zal een breed gedragen burgerbeweging met studentenbeweging, de regerende Servische Progressive Partij (SNS) electoraal uitdagen. De onafhankelijke Servische kieswaakhond CRTA publiceerde dat er vernietigende bevindingen waren rondom het verkiezingsomgeving: 96% van de politieke zendtijd op de staatszender RTS ging naar de regerende coalitie; de president nam de helft van die totale zendtijd alleen voor zijn rekening. De telefoons van 14 leden van de studentenbeweging en Radomir Lazović, de leider van de oppositiepartij 'Zeleno-levi front' - en zusterpartij van Groen - bleken besmet met de Pegasus-spyware, een ernstige inbreuk op het recht op vrije politieke participatie en communicatie. Om maar twee voorbeelden te geven. CRTA stelt een “bijna volledige gelijkstelling van staat en regerende politieke partij" vast op financieel, mediaal, wettelijk en institutioneel vlak. In haar Freedom in the World 2026-rapport classificeerde Freedom House Servië als “partly free" met een dalende score, en wees expliciet op disproportionele mediatoegang, druk op overheidspersoneel om de zittende macht te steunen, en misbruik van staatsmiddelen voor campagnedoeleinden. De Venetiëcommissie van de Raad van Europa formuleerde in haar aanbevelingen aan Servië eveneens een reeks concrete hervormingen, waaronder de herziening van de kiezerslijst, de versterking van de onafhankelijkheid van het media-regulatorium en de transparantie van verkiezingsfinanciering. De president beloofde deze aanbevelingen te implementeren met Europese normen, echter is geen enkele aanbeveling sindsdien uitgevoerd.

 

Vandaar volgende vragen:

 

1. Wat is uw reactie op de bezorgdheden van de vernoemde instanties over de verkiezingsomstandigheden in Servië?

 

2. Welke stappen zal België ondernemen om de naleving van de aanbevelingen van de Venetiëcommissie af te dwingen?

 

3. Zal België op een of andere manier bijdragen aan de monitoring van de Servische verkiezingen of hoe kan u verzekeren dat dat de democratische oppositie en het kritische middenveld in Servië versterkt worden?

 

4. Heeft de regering de inbreuk op privacy van de oppositie, door het gebruik van spyware, aangekaart bij haar Europese partners of de Servische autoriteiten?

 

Alvast dank voor uw antwoorden,

 

56019289C

 

Beste minister,

 

Servië is kandidaat-lidstaat van de Europese Unie en voert al een tijdje toetredingsonderhandelingen uit, met het Stabilisatie- en Associatieakkoord dat ook van kracht is. Tegelijk stelt de Europese Commissie in haar meest recente voortgangsrapport vast dat de vooruitgang van Servië op het vlak van de rechtsstaat, mediavrijheid en de onafhankelijkheid van de rechterlijke macht beperkt of onvoldoende is. N1, een van de laatste overgebleven onafhankelijke televisiezenders en cruciale bron voor betrouwbare informatie in Servië, heeft onlangs een eigendomsoverdracht ondergaan onder omstandigheden die aanleiding geven tot ernstige bezorgdheid.

 

Ook rond de komende verkiezingen op 25 oktober zijn er ernstige zorgen over de democratische spelregels en de integriteit van het verkiezingsproces. Er zijn meldingen van onder meer druk op kiezers, mogelijke stemmenkoop, onregelmatigheden met kiezersregistratie en pogingen om via georganiseerde lijsten invloed uit te oefenen op de uitslag. Deze signalen roepen vragen op over de mate waarin de verkiezingen in overeenstemming met Europese democratische standaarden zullen verlopen.

 

Vandaar volgende vragen:

 

De EU beschikt over een reeks instrumenten om op te treden wanneer een kandidaat-lidstaat afwijkt van de democratische standaarden die het toetredingsproces vereist, welke acht u realistisch inzetbaar en op welke drempelwaarde?

De Servische staatszender RTS reserveerde 96% van haar politieke zendtijd voor de regerende coalitie. Welke instrumenten heeft de EU ter beschikking om mediamonopolisering door een kandidaat-lidstaat te adresseren, en pleit ons land voor het inzetten daarvan?

Bent u bereid om in de Raad Buitenlandse Zaken of in de Algemene Raad te pleiten voor een voorafgaande politieke discussie over de criteria waaraan de EU de uitslag en het verloop van de Servische verkiezingen van 25 oktober zal toetsen, en over de consequenties die de EU verbindt aan eventuele vastgestelde ernstige onregelmatigheden? Welk actieplan heeft de EU ter anticipatie van potentieel geweld na de verkiezingen, en wat zou u doen om dit te helpen voorkomen?

Zal België pleiten voor een toezegging dat de EU de verkiezingsuitslagen niet zal erkennen wanneer er geloofwaardig bewijs is van fraude die de uitslag heeft beïnvloed?

Wat is uw reactie op het mogelijke verlies van onafhankelijke berichtgeving? En hoe vertaalt zich dat binnen de EU-standaarden?

 

Alvast dank voor uw antwoorden,

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Lambrecht,

Mevrouw Huybrechts,

Mevrouw Almaci,

Monsieur Lacroix,

 

J'ai condamné publiquement, dans les termes les plus fermes, toute forme de glorification de Ratko Mladić. 

 

Rendre hommage à une personne condamnée pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre est inacceptable et constitue une offense à la mémoire des victimes et à leurs familles. 

 

La Belgique attache une importance fondamentale au respect des faits établis par les juridictions internationales. 

 

À cet égard, je considère que la glorification de criminels de guerre condamnés ainsi que la négation du génocide de Srebrenica sont incompatibles avec les valeurs fondamentales de l'Union européenne et avec les efforts de réconciliation indispensables dans les Balkans occidentaux. 

 

België heeft kennisgenomen van de wijze waarop de begrafenis werd georganiseerd en van de betrokkenheid van de Servische autoriteiten daarbij. 

 

Die elementen geven aanleiding tot ernstige bezorgdheid. Wij hebben deze boodschap rechtstreeks aan de Servische autoriteiten overgebracht. 

 

Le dialogue entre l'Union européenne et la Serbie doit être réévalué au regard de cela. J'ai d'ailleurs évoqué ce point sans détour lors de la réunion informelle du Conseil en formation "Affaires générales" à Dublin le 4 septembre dernier. 

 

Le respect des décisions de la justice internationale, la réconciliation régionale, le bon voisinage et l'adhésion aux valeurs fondamentales de l'Union européenne font partie intégrante du processus d'adhésion et doivent être pris en compte dans l'évaluation des progrès réalisés par la Serbie. 

 

Ik wijs erop dat Servië sinds 2021 geen vooruitgang meer maakt in de toetredingsonderhandelingen. 

 

België heeft benadrukt dat Servië eerst verdere concrete resultaten moet boeken, en een duidelijk engagement richting de EU-waarden moet aantonen, alvorens bijkomende onderhandelingshoofdstukken geopend kunnen worden.

 

De verering van Mladić is echter andermaal een bewijs dat Servië verder afdrijft van de EU-waarden. België blijft dan ook bij zijn standpunt, wij steunen een uitbreidingsbeleid op basis van verdiensten.

 

Diezelfde logica moet ook gelden voor de uitbetaling van pretoetredingssteun van de Europese Unie.

 

Ik heb daarom ook initiatief genomen om een brief te richten aan Commissaris Kos, verantwoordelijk voor het EU-uitbreidingsbeleid, om dit aan te kaarten. 

 

België blijft ijveren voor verzoening en dialoog in Bosnië en Herzegovina en in de bredere regio van de Westelijke Balkan. 

 

De ondersteuning van slachtoffers en hun nabestaanden, de strijd tegen historisch revisionisme en de versterking van de rechtsstaat blijven voor ons essentiële bouwstenen voor duurzame vrede, stabiliteit en een Europese toekomst voor de regio.

 

Tot slot zal België, met het oog op de komende verkiezingen in Servië, deelnemen aan de verkiezingswaarnemingsmissie van de OVSE. Daarmee geven wij concreet invulling aan ons engagement voor de bevordering van de democratie, de rechtsstaat en vrije en eerlijke verkiezingen.

 

17 Vraag van Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De afbouw van het vetorecht bij de Europese besluitvorming inzake buitenlands beleid" (56018439C)

17 Question de Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La suppression du droit de veto dans le processus décisionnel UE en matière de politique étrangère" (56018439C)

 

België ondersteunde onlangs met tien andere EU-lidstaten een oproep om bij het buitenlands beleid vaker met gekwalificeerde meerderheid te beslissen. De brief aan Kaja Kallas wil daarvoor de mogelijkheden binnen de bestaande verdragen benutten.

 

Dat raakt een wezenlijke waarborg van onze soevereiniteit. Waar de stemming met unanimiteit verdwijnt, vervalt het individuele vetorecht en kunnen andere lidstaten ons overstemmen.

 

N-VA verklaarde in mei 2024: “Europa mag geen superstaat worden." Geert Bourgeois waarschuwde in november 2023 voor een bestel waarin “kleinere lidstaten en volkeren er niet meer aan te pas komen". De kloof tussen woord en daad kan niet duidelijker zijn: zelfbeschikking verkondigen, maar het recht om neen te zeggen afbouwen. Onder Bart De Wever helpt een zogenaamd Vlaams-nationale partij onze resterende beslissingsmacht naar het Europese niveau te verschuiven.

 

Welk mandaat heeft deze brief? Hebben de ministerraad en premier De Wever de tekst goedgekeurd? Bezorgt u de volledige brief aan de Kamer?

Voor welke besluiten wilt u unanimiteit loslaten? Beperkt u zich tot uitvoeringsbesluiten en sancties, zoals het regeerakkoord bepaalt, of wilt u ook het strategische kader wijzigen? Waar trekt de regering haar rode lijn?

Welke verdragsbepaling wilt u toepassen? Bevestigt u dat de passerelle van artikel 31, lid 3, eerst unanimiteit vereist en geen besluiten met militaire of defensie-implicaties omvat?

Hoe beschermt u onze belangen wanneer België tegenstemt maar een meerderheid anders beslist? Welke juridisch afdwingbare noodrem blijft bestaan en wie beoordeelt onze vitale nationale belangen?

Waarom kiest u voor minder vetorecht in plaats van maximaal gebruik van constructieve onthouding?

Welk overleg voerde u met de Vlaamse regering? Legt u elk concreet voorstel vooraf ter debat en stemming aan dit parlement voor, vóór België ermee instemt?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts,

 

De oproep is de brief van 31 augustus 2026, van de Ministers van Buitenlandse Zaken van Oostenrijk, België, Denemarken, Finland, Frankrijk, Duitsland, Luxemburg, Nederland, Roemenië, Spanje en Zweden, in voorbereiding op de informele Raad Buitenlandse Zaken Gymnich van 1-2 september 2026. 

 

In deze brief roepen 11 lidstaten, waaronder België, op tot een betere besluitvorming in het Europees gemeenschappelijk buitenlands en veiligheidsbeleid (GBVB), door middel van een gezamenlijke aanpak gebaseerd op vijf principes met als juridische basis de huidige EU-Verdragen.

 

België ondertekende deze brief na intra-Belgisch akkoord.  Deze brief is in lijn met eerder genomen standpunten en is een oproep aan de lidstaten om deze principes te respecteren wanneer ze hun gemeenschappelijk buitenlands en veiligheidsbeleid maken. 

 

Daarmee sluit dit initiatief aan bij het regeerakkoord, waar staat dat we een hervorming van de besluitvorming op vlak van Europees buitenlands beleid bepleiten. Daarbij stellen we voor het strategische kader - de strategische belangen, beginselen en algemene richtsnoeren - inclusief het veiligheids- en defensieoptreden, bij unanimiteit vast te stellen, maar uitvoeringsbesluiten en sancties met gekwalificeerde meerderheid te nemen. 

 

Waarom deze benadering? Binnen de Raad van de Europese Unie is  gekwalificeerde meerderheid de regel en unanimiteit de uitzondering; helaas geldt in het buitenlands beleid precies het omgekeerde.

 

Het gevolg hiervan zijn geblokkeerde besluitvormingsprocessen en een Europa dat steeds moeilijker weegt op het internationale toneel. De herziening van de stemregels is met 27 lidstaten in de huidige wereld een noodzaak geworden. 

 

De Hongaarse ervaring heeft ons dat geleerd. Des te meer met het oog op een uitbreiding zal een hervorming onontbeerlijk zijn. 

 

Dus inderdaad, ik pleit voor meer gebruik van gekwalificeerde meerderheid. 

 

Uiteraard ben ik wel gevoelig voor het belang van soevereiniteit, zeker voor minder grote lidstaten zoals de onze. Net daarom moet gekeken worden naar de modaliteiten van het stemmen in buitenlands beleid, of de mogelijkheid om aan de noodrem te trekken wanneer een fundamenteel belang wordt aangetast.

 

Het gaat om een geheel aan principes waartoe we ons willen engageren, en waartoe we andere lidstaten oproepen om zich te engageren, om zo gemeenschappelijk, en binnen de bestaande EU-Verdragen, tot meer doeltreffende besluitvorming te komen.

 

18 Vraag van Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Een Belgisch minderjarig meisje in India" (56018440C)

18 Question de Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La mineure d'âge belge en Inde" (56018440C)

 

​In de media verscheen het bijzonder schrijnende verhaal van een Belgische vader die zijn zesjarige dochter nog nooit in levenden lijve heeft kunnen ontmoeten. Begin 2025, kort voor een eerste ontmoeting tussen vader en dochter zou plaatsvinden, vertrok de moeder evenwel met het kind naar India. Volgens de berichtgeving gebeurde dat ondanks het feit dat het meisje internationaal geseind stond uit vrees voor een mogelijke ontvoering. Er loopt ondertussen ook een strafrechtelijk onderzoek naar mogelijke parentale ontvoering.

 

Ik wil uiteraard benadrukken dat het niet aan Buitenlandse Zaken is om zich te mengen in de lopende gerechtelijke procedure. Maar deze zaak heeft ook een duidelijke internationale en consulaire dimensie.

 

India is immers geen partij bij het Haags Kinderontvoeringsverdrag van 1980. Uw eigen administratie geeft aan dat in dergelijke gevallen de diplomatieke weg moet worden gevolgd en dat Buitenlandse Zaken onder meer kan proberen een kind te lokaliseren, contact te leggen met de betrokken ouder en de lokale autoriteiten om medewerking kan verzoeken.

 

Welke stappen heeft Buitenlandse Zaken sinds het vertrek van het kind naar India ondernomen?

Is inmiddels bekend waar het meisje zich precies in India bevindt? Zo niet, welke stappen worden gezet om haar te lokaliseren?

Heeft de Belgische ambassade in New Delhi hierover reeds contact opgenomen met de Indiase autoriteiten? Zo ja, wanneer en met welk resultaat?

Heeft Buitenlandse Zaken geprobeerd contact te leggen met de moeder of het kind, dan wel informatie te verkrijgen over de leefomstandigheden en het welzijn van het meisje?

Zal deze concrete zaak tijdens de huidige contacten tussen België en India, desgevallend op het hoogste politieke niveau, worden aangekaart?

Welke concrete mogelijkheden ziet u om ervoor te zorgen dat het gerechtelijk vastgestelde ouderlijk gezag en het recht op contact met de vader ook in de praktijk kunnen worden uitgeoefend?

Hoeveel dossiers van internationale parentale kinderontvoering naar India behandelt uw administratie momenteel? En hoeveel Belgische kinderen bevinden zich momenteel in landen waarmee geen toepasselijk internationaal kinderontvoeringsverdrag bestaat?

Voert België overleg met India over een structureel samenwerkingsmechanisme voor dergelijke dossiers, en zal België India aansporen om toe te treden tot het Haags Kinderontvoeringsverdrag?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts,

 

De FOD Buitenlandse Zaken is op de hoogte van dit complexe dossier en staat in contact met de vader en de bevoegde nationale autoriteiten.

 

Het is in overleg met de verschillende betrokken partijen dat beslist wordt welke stappen genomen kunnen worden. 

 

Gezien dit een individueel dossier betreft, kan ik geen informatie delen die tot de privésfeer behoort van de betrokkenen.

 

Onze ambassade in New Delhi staat in contact met de Indiase autoriteiten over dit dossier. 

 

Het welzijn van het kind en het mogelijk maken van een contact tussen vader en kind wordt hierbij als eerste prioriteit gezien.

 

De mogelijkheden van verdere juridische acties in België en India om tot de uitvoering van de bestaande gerechtelijke beslissing te komen, is een afweging die betrokkenen dienen te maken. 

 

Hierbij dienen de lokale wetgeving en procedures gerespecteerd te worden. 

 

Onze buitenlandse posten blijven daarnaast beschikbaar voor consulaire bijstand.

 

De FOD Buitenlandse Zaken behandelt momenteel twee dossiers van internationale ouderlijke kinderontvoering naar India. 

 

Daarnaast volgt de FOD Buitenlandse Zaken momenteel 76 dossiers van internationale ouderlijke kinderontvoeringen op naar landen waarmee België geen verdragsrechtelijke basis kent voor de opvolging van deze dossiers. 

 

De FOD Buitenlandse Zaken is echter niet op de hoogte van elk kinderontvoeringsdossier, maar enkel van degene waarin er door één van de partijen om bijstand wordt verzocht. 

 

In het algemeen zijn wij voorstander van een ruime toetreding tot het Haags Kinderontvoeringsverdrag. 

 

Voor verdere informatie hierover verwijs ik graag door naar mijn collega de Minister van Justitie, die hiervoor bevoegd is. 

 

19 Samengevoegde vragen van

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De escalatie met Rusland en de Belgische vredesinitiatieven" (56018453C)

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De veiligheid van de luchtvaart in de context van de Russische dreiging" (56018479C)

- Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Europese veiligheidsvoorbereidingen op een mogelijke oorlog" (56019090C)

- Kathleen Depoorter aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De escalatie aan de oostgrens tussen Europa en Rusland" (56019136C)

19 Questions jointes de

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'escalade avec la Russie et les initiatives de paix belges" (56018453C)

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La sécurité aérienne dans le contexte de la menace russe" (56018479C)

- Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les préparatifs européens en matière de sécurité pour parer à l'éventualité d'une guerre" (56019090C)

- Kathleen Depoorter à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'escalade à la frontière orientale entre l'Europe et la Russie" (56019136C)

 

56018453C

 

Van 4 tot 18 september nemen Belgische militairen op Groenland deel aan Arctic Sentry. Tegelijk neemt de spanning tussen Rusland en de NAVO verder toe. Russisch minister Lavrov waarschuwde voor incidenten die kunnen uitmonden in een gewapende confrontatie. Moskou dreigde eerder ook met aanvallen op Britse militaire doelwitten buiten Oekraïne als reactie op het gebruik van Britse langeafstandswapens tegen doelen op Russisch grondgebied.

 

Ook de hybride dreiging blijft toenemen. Duitsland schrijft de poging tot drone-aanslag van 4 augustus nabij de luchthaven Leipzig/Halle toe aan Russische staatsdiensten. Een drone met explosieven werd er aangetroffen in de buurt van een Oekraïens vrachtvliegtuig. Naar aanleiding daarvan ontbood u de Russische ambassadeur.

 

De Russische agressie en hybride acties moeten vanzelfsprekend ondubbelzinnig worden veroordeeld. Tegelijk hebben ook de NAVO en de Europese landen de verantwoordelijkheid om verdere escalatie te vermijden. Rusland blijft bovendien een kernmacht. Er mag dan ook niet lichtzinnig worden uitgegaan van de veronderstelling dat verdere escalatie vanzelf begrensd zal blijven.

 

Premier De Wever pleitte eerder voor onderhandelingen met Rusland en voor een normalisering van de relaties zodra vrede is bereikt. De vraag is dan ook hoe België die diplomatieke ambitie vandaag concreet probeert waar te maken.

 

Wat leverde de ontbieding van de Russische ambassadeur op? Hoe combineert u een kordate reactie met de-escalatie?

Welke escalatierisico's ziet u bij Arctic Sentry? Welke afspraken over communicatie, transparantie en incidentenpreventie bestaan met Rusland? Hebt u hierover diplomatiek contacten gehad?

Welke grenzen verdedigt België binnen de NAVO en de EU voor de inzet van geleverde wapens diep in Rusland, ook richting Moskou en tegen energie-infrastructuur? Hoe sluit men aanvallen op civiele doelwitten uit en controleert men het eindgebruik?

Hoe beoordeelt u de Russische dreiging tegen Britse militaire doelen en het risico op een conventioneel of nucleair conflict? Hoe wil België dat voorkomen?

Welke initiatieven nam u sinds de uitspraken van onze premier voor een staakt-het-vuren en vredesgesprekken, met betrokkenheid van Oekraïne? Met welk resultaat? Bepleit u een gezamenlijk EU-initiatief? Welke voorwaarden gelden voor normaliseringsproces na een toekomstige vrede?

 

56018479C

 

De Internationale Burgerluchtvaartorganisatie ICAO waarschuwt dat het risico voor commerciële vliegtuigen door gewapende conflicten wereldwijd toeneemt. Drones, langeafstandswapens, luchtafweersystemen en elektronische oorlogsvoering zorgen ervoor dat burgervliegtuigen niet alleen ongewild in militaire operaties terecht kunnen komen, maar mogelijk ook verkeerd geïdentificeerd of aangevallen kunnen worden.

 

De Oekraïense regering heeft ICAO inmiddels opgeroepen om lidstaten aan te sporen de burgerluchtvaart uit het Russische luchtruim te weren. Die oproep komt tegen de achtergrond van de toenemende Oekraïense droneaanvallen op Russisch grondgebied en het risico dat Russische luchtafweer daarbij wordt ingezet.

 

De geschiedenis toont helaas aan dat die risico's reëel zijn. Denk aan vlucht MH17 in 2014, vlucht PS752 boven Iran in 2020 en meer recent het incident met Azerbaijan Airlines in december 2024.

 

Hoe beoordeelt België de recente waarschuwing van ICAO over het toenemende gevaar voor de internationale burgerluchtvaart?

Welk standpunt neemt België binnen ICAO in over de Oekraïense oproep om burgerluchtvaart uit het risicovolle Russische luchtruim te weren? Steunt België deze oproep?

Heeft België hierover reeds overleg gepleegd met andere EU-lidstaten of binnen internationale luchtvaartfora? Zo ja, met welk resultaat?

Is België voorstander van strengere internationale regels of verplichtingen voor staten om hun luchtruim tijdig te sluiten wanneer militaire activiteiten een ernstig risico vormen voor de burgerluchtvaart?

Welke initiatieven zal België binnen ICAO of andere internationale fora nemen om de bescherming van burgerluchtvaart boven en nabij conflictgebieden te versterken?

 

56019090C

 

Vanuit diverse Europese landen komen signalen over de verslechterende internationale veiligheidssituatie.

 

De Franse president Macron roept de leiders van de politieke partijen en presidentskandidaten samen voor een briefing over de oorlog in Oekraïne, de spanningen in het Midden-Oosten en hybride dreigingen in Europa.

 

In Duitsland werkt de Bundeswehr met scenario's waarbij in geval van een grootschalig conflict honderden tot zelfs 1.000 gewonde militairen per dag in Duitsland zouden moeten worden opgevangen. Daarbij wordt expliciet gekeken naar de samenwerking tussen militaire en civiele ziekenhuizen, bevoorradingsketens en de weerbaarheid van de medische infrastructuur.

 

Een overheid moet voorbereid zijn op verschillende crisisscenario's. Tegelijk moeten we ervoor waken dat oorlog steeds meer als een onafwendbaar gegeven wordt voorgesteld. Juist in een verslechterende internationale context moet naast weerbaarheid ook diplomatie, de-escalatie en het openhouden van communicatiekanalen centraal blijven staan.

 

Is de Belgische regering op de hoogte van de dreigingsanalyses en scenario's waarop Frankrijk en Duitsland zich momenteel baseren? Welke informatie ontvangt België hierover via bilaterale contacten, de EU en eventueel via de NAVO?

Wordt binnen de federale regering momenteel gesproken over een eventuele verdere verslechtering van de Europese veiligheidssituatie en de mogelijke gevolgen daarvan voor België? Zo ja, kan u toelichten welke algemene scenario's daarbij worden besproken?

Heeft de Belgische regering haar beoordeling van de internationale veiligheidssituatie de voorbije weken of maanden aangepast?

Acht u het, naar analogie met Frankrijk, aangewezen om ook het Belgische Parlement of de politieke fracties uitgebreider te informeren over de internationale dreigingsanalyse waarover de regering beschikt?

Welke diplomatieke initiatieven neemt België momenteel, zowel bilateraal als binnen de EU, om verdere escalatie te vermijden en diplomatieke communicatiekanalen open te houden, zowel mbt de oorlog in Oekraïne als de spanningen in het Midden-Oosten?

Hoe verzekert de regering dat noodzakelijke voorbereidingen op crisisscenario's niet leiden tot een logica waarin verdere militaire escalatie als onvermijdelijk wordt beschouwd, en dat diplomatie en de-escalatie een centrale plaats blijven innemen in het Belgische buitenlandse beleid?

 

56019136C

 

Op 14 september werden treinen in het uiterste westen van Oekraïne aangevallen door Russische drones. Het doelwit was vermoedelijk een passagierstrein die verschillende functionarissen – waaronder voormalig premier van het VK Boris Johnson – vervoerden. We vernemen ondertussen dat president Macron overleg pleegt met Franse politieke leiders om een “snelle verslechtering van de internationale situatie" te bespreken, dit samen met zijn veiligheidsdiensten. Frankrijk zou ook het bewuste doelwit geworden zijn van hybride oorlogsvoering. Ook vernemen we dat de Baltische landen evacuatieplannen opstellen voor een mogelijke Russische militaire actie. Finland heeft oefeningen gehouden om haar burgerbevolking in het geval van een verdere escalatie in schuilkelders onder te brengen; daarnaast zetten de Europese landen bepaalde drooggelegde moerassen terug onder water en voorzien ze in het leggen van landmijnen. Maar het is duidelijk dat de Russische Federatie een verdere escalatie heeft ingezet richting de wintermaanden.

 

Mijn vragen voor de minister:

 

Graag verneem ik van u wat uw huidige veiligheidsinschatting is op basis van de meest recente gegevens waarover u beschikt?

Oekraïne gaat een nieuwe oorlogswinter tegemoet: welke steun heeft het land en de bevolking nodig om deze door te komen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts,

Monsieur De Smet, 

Mevrouw Depoorter,

 

L’incident survenu à Leipzig est une nouvelle illustration de la stratégie graduelle poursuivie par la Russie visant à fragiliser la cohésion des Alliés et à tester notre unité et notre résilience. 

 

En réponse à cette attaque hybride et après la publication des résultats de l’enquête qui en attribue la responsabilité à la Russie, l'Allemagne a adopté une série de mesures diplomatiques et restrictives ciblant les intérêts russes, notamment la fermeture de représentations officielles russes à Berlin et à Bonn, le renforcement des restrictions à l'encontre des ressortissants russes et la promotion de nouvelles sanctions au niveau européen. 

 

La Belgique soutient pleinement ces décisions.

 

Ma convocation de l’ambassadeur de la Fédération de Russie a permis de transmettre directement et sans ambiguïté la position de la Belgique. 

 

À cette occasion, nous avons exprimé notre pleine solidarité avec l’Allemagne ainsi qu’avec l’ensemble de nos partenaires de l’Union européenne et de l’OTAN confrontés à des actes hostiles sur leur territoire. Nous avons également souligné que de telles actions sont inacceptables et rappelé notre attachement au respect du droit international, de la Charte des Nations Unies et de la souveraineté de l’Ukraine.

 

À ce stade, aucune mesure nationale complémentaire spécifique n’a été décidée par la Belgique en lien avec cette tentative d’attaque. 

 

Je souhaite rappeler qu’une réaction ferme et la recherche de la désescalade ne sont pas contradictoires. 

 

Mais la Belgique considère qu’une désescalade durable ne peut être fondée que sur le respect du droit international et sur la cessation des actes hostiles et déstabilisateurs de la part de la Russie. 

 

Plus largement, la Belgique demeure disposée à examiner, avec ses partenaires, les réponses appropriées face aux actes hostiles attribués à la Russie. 

 

Tout éventuelle initiative supplémentaire serait évaluée en concertation avec nos partenaires et à la lumière de l’évolution de la situation.

 

La Belgique continuera à soutenir les efforts visant à faire respecter le droit international, à renforcer la sécurité européenne et à accroître le coût des comportements hostiles dirigés contre nos partenaires et alliés.

 

Arctic Sentry is een defensieve NAVO-activiteit die tot doel heeft de situationele paraatheid, de coördinatie en de afschrikkingscapaciteit van het Bondgenootschap te versterken. Zij is niet gericht tegen een specifieke staat.

 

Zoals bij alle NAVO-activiteiten blijft het van belang misverstanden, verkeerde inschattingen en onbedoelde incidenten te vermijden. Daarom hechten België en zijn bondgenoten veel belang aan transparantie, voorspelbaarheid en professionele militaire contacten, overeenkomstig het internationaal recht en de bestaande afspraken.

 

België blijft daarnaast voorstander van open communicatiekanalen en risicobeperkende maatregelen die kunnen bijdragen tot stabiliteit en incidentenpreventie. Tegelijkertijd mogen pogingen tot intimidatie, met inbegrip van nucleaire dreigementen, geen afbreuk doen aan het recht van bondgenoten om hun eigen veiligheid en defensie op een verantwoordelijke manier te waarborgen.

 

Wat betreft de bescherming van onze kritieke infrastructuur heeft België op 19 december 2025 een nieuwe wet (CER-wet) aangenomen die gericht is op het versterken van de weerbaarheid van kritieke entiteiten.  

 

Deze zet de Europese CER-richtlijn om in Belgische wetgeving en vormt een belangrijke stap in het versterken van de bescherming van essentiële diensten in ons land. 

 

De nieuwe regelgeving biedt een geharmoniseerd kader voor de beveiliging, bescherming en weerbaarheid van kritieke entiteiten tegen alle soorten dreigingen.

 

La question de l’exposition spécifique de l’aéroport de Liège, de même que les éventuelles consultations avec les autorités wallonnes compétentes, relève de la compétence des ministres concernés. Il leur appartient dès lors de répondre à cette question.

 

België neemt de waarschuwingen van ICAO en de risicobeoordelingen van EASA ernstig. Ik verwijs naar de antwoord van collega, minister Jean-François Crucke, bevoegd voor Mobiliteit, over dezelfde vraag.  

 

Wat de bededreigingsanalyse aanbelangt. EU-Lidstaten en NAVO-Bondgenoten ontvangen op regelmatige basis briefings (vaak geclassificeerd) van de respectievelijke inlichtingendiensten. 

 

De start van de Russische agressieoorlog tegen Oekraïne heeft een grote impact op de veiligheidssituatie in Europa en bijgevolg ook in ons land. Sinds 2022 zien we een escalatie in hybride aanvallen op Europese bodem. 

 

Analyses van EU- en NAVO-partners wijzen op twee recente ‘trends’: ten eerste, een toegenomen risico-appetijt bij Rusland, waarbij minder belang wordt gehecht aan eventuele ontdekking en meer risico’s worden genomen met verhoogde kans op slachtoffers en materiële schade.  En ten tweede voert Rusland meer gerichte aanvallen uit op de productie en het transport van materiële hulp aan Oekraïne, waarbij het doel niet langer is alleen maar schade aanrichten, maar daadwerkelijk te ontmoedigen en te verhinderen Oekraïne te helpen. 

 

Ons land, dat consequent Oekraïne steunt, gastland is voor de EU- en NAVO-instellingen en belangrijke kritieke infrastructuur huisvest, blijft een potentieel doelwit voor Russische hybride campagnes. 

 

Tot nu toe werden we voornamelijk getroffen door cyberaanvallen, informatie-operaties en spionageactiviteiten. 

 

Dat neemt niet weg dat we voorbereid moeten zijn op scenario’s zoals Leipzig.

 

De EU moet vanzelfsprekend een prominente rol spelen bij de vormgeving van de toekomst van ons continent. 

 

Hiervoor is diplomatie noodzakelijk. 

 

Dit vergt gesprek, ook met wie men fundamentele meningsverschillen heeft, ook om escalatie te vermijden. 

 

Om deze reden zijn onze diplomatieke relaties met Rusland overigens niet verbroken. 

 

Maar ik wil heel duidelijk zijn: een dialoog voeren is niet hetzelfde als normalisering. 

 

Een gesprek voeren is trouwens ook geen doel op zich, maar een instrument om Oekraïne te helpen een eerlijke en duurzame vrede te onderhandelen. 

 

Ons eerst doel is dan ook een staakt-het-vuren te helpen bereiken. 

 

We moeten kunnen helpen de weg naar een duurzame vrede voor Oekraïne vrij te maken door aan de onderhandelingstafel te zitten. 

 

Il n’y a actuellement aucun signe que la Russie souhaite s’asseoir à la table des négociations. La rencontre entre mon collègue allemand Johan Wadephul et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, l’a encore confirmé. Mis devant ses responsabilités, donc l’attaque de Leipzig et les attaques sur les infrastructures civiles, dont aussi les installations pour l’exportation de blé, la Russie refuse tout vrai dialogue.

 

L’Europe doit donc ne pas se montrer naïve, nous maintenons notre approche de soutien envers l’Ukraine et de pression sur la Russie pour parvenir à une paix juste et durable.

 

Maar we moeten ook onze veiligheidsbelangen verdedigen op korte, middellange en lange termijn. 

 

De manier waarop de Russische agressie-oorlog tegen Oekraïne eindigt zal immers een grote impact hebben op de Europese veiligheidsorde.

 

In dit stadium is het nog te vroeg om te bespreken wie namens de EU zou moeten onderhandelen met Rusland. 

 

Wel is duidelijk dat de dialoog – als hij komt – op verschillende niveaus moet kunnen plaatsvinden, zowel op technisch als op hoog politiek niveau.

 

Je vous remercie.

 

20 Vraag van Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het gebrek aan eensgezindheid binnen de regering over het Europees MFK 2028-2034" (56018501C)

20 Question de Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'absence d'unanimité au sein du gouvernement concernant le CFP européen 2028-2034" (56018501C)

 

Eind augustus kwamen de verschillende regeringsleiders van Duitsland, Nederland, Zweden, Denemarken, Oostenrijk en Finland samen in Berlijn. In een gezamenlijke verklaring pleiten zij voor een aanzienlijke inperking van het voorgestelde Meerjarig Financieel Kader (MFK) 2028-2034. Terwijl partners en buurlanden reeds allianties smeden en hun strategische standpunten op het Europese toneel bepalen, blijft een duidelijk Belgisch standpunt over deze cruciale MFK-onderhandelingen uit. Opnieuw blinken we uit in afwezigheid door een gebrek aan een duidelijk standpunt.

Het uitblijven van een Belgisch standpunt is nefast voor de positie van ons land op het diplomatieke toneel. Door de interne verdeeldheid binnen uw coalitie staat ons land opnieuw geïsoleerd in Europa. Onze buurlanden wachten niet op de traagheid van deze regering om allianties aan te gaan. Dat maakt het voor onze diplomaten op het terrein heel moeilijk om de Belgische prioriteiten te verdedigen of gewicht in de schaal te leggen bij de onderhandelingen.

 

Mijn vragen aan u:

1. Wat is het officiële regeringsstandpunt over het voorstel van het MFK 2028-2034?

2. Welke tijdslijn heeft het Ierse voorzitterschap concreet voorgesteld om tot een Europees consensus tussen de lidstaten te komen? Tegen wanneer verwacht u dat deze meerderheid een definitief en formeel standpunt zal innemen?

3. Wat is op de officiële diplomatieke instructie voor onze vertegenwoordigers in de Raad inzake het MFK 2028-2034?

4. Welke impact heeft het uitblijven van een Belgisch standpunt volgens u op het gewicht dat Belgische diplomaten kunnen inbrengen tijdens de voorbereidende onderhandelingen over het MFK?

5. Welke meningsverschillen bestaan er binnen de ministerraad? Kan u deze concreet toelichten? Wat is uw visie als minister van Buitenlandse Zaken over de voorgestelde nieuwe eigen middelen?

6. Welk initiatief neemt u als minister van Europese Zaken om de knopen door te hakken?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mijnheer Di Nunzio,

 

Het Kern heeft op 11 september – voor wat de federale regering betreft – een duidelijke positie ingenomen, zowel over de gewenste significante verlaging van het globale volume van het Meerjarig Financieel Kader (MFK) alsook over het belang van het behoud van het bestaande percentage van de inningskosten voor de douanerechten.

 

Het Belgische standpunt wordt daarentegen vastgesteld in het kader van het Europese coördinatieproces, waarbij alle federale en gefedereerde overheden betrokken zijn.

 

Dit proces wordt gecoördineerd door de Directie-generaal Europese Zaken van de FOD Buitenlandse Zaken, die onder mijn bevoegdheid valt.

 

België staat geenszins zonder standpunt, wel klopt het dat er geen eensgezindheid is over enkele grote vragen.

 

Een aantal van onze belangen werd reeds duidelijk geïdentificeerd en werden succesvol verdedigd op Europees niveau.

 

In de onderhandelingen voor de sectorale programma’s hebben onze vertegenwoordigers in de Raad actief kunnen wegen op de onderhandelingen. 

De acties die ik onderneem om tot een uitgewerkte Belgische positie te komen zijn breed.

 

Ten eerste hebben mijn diensten sinds de publicatie van het voorstel een intens proces van coördinatievergaderingen georganiseerd om intra Belgisch de positie te verfijnen, mede op basis van het verrichte rekenwerk door onze Belgische experten.

 

Op Europees niveau werken onze diplomaten nauw samen met gelijkgezinde landen – de groep van nettobetalers – en zijn er frequente contacten met de EU-instellingen om onze offensieve en defensieve belangen te verdedigen.

 

Een belangrijk aandachtspunt voor België betreft de budgettaire impact van dit MFK.

 

Het huidige voorstel gaat gepaard met een aanzienlijke verhoging van onze jaarlijkse bijdrage aan de Europese begroting.

 

Dat geldt des te meer gezien de budgettaire beperkingen waarmee onze overheidsfinanciën worden geconfronteerd. Dit is gewoon onaanvaardbaar.

 

Concreet betekent dit dat er keuzes zullen moeten worden gemaakt en dat inspanningen noodzakelijk zullen zijn.

 

Ons land blijft evenwel duidelijk in zijn prioriteiten.

 

België ondersteunt een toekomstgericht MFK, met bijzondere aandacht voor nieuwe prioriteiten zoals concurrentievermogen, defensie en migratie.

 

Tegelijkertijd blijven wij het belang van het landbouw- en het cohesiebeleid benadrukken.

 

Daarnaast pleiten wij voor een vereenvoudigde en flexibele begroting gezien de uitdagingen waar we vandaag voor staan. Maar tegelijk een begroting waar evenwicht wordt gevonden tussen voorspelbaarheid en een doeltreffend bestuur, met een passende rol voor de lidstaten en met respect voor de institutionele eigenheid van de lidstaten.

 

Wat de tijdslijn betreft, behouden het Ierse voorzitterschap en de voorzitter van de Europese Raad de ambitie om tegen het einde van het jaar binnen de Raad tot een akkoord te komen.

 

Dat akkoord zal echter in grote mate afhangen van de komende onderhandelingen op het niveau van de staatshoofden en regeringsleiders.

 

Afhankelijk van die dynamiek is het niet uitgesloten dat en akkoord pas in het voorjaar van 2027 wordt bereikt.

 

Het is belangrijk te benadrukken dat dit politieke akkoord slechts een tussenstap in het proces vormt.

 

Voor de aanneming van de verschillende verordeningen zal nog aanzienlijke wetgevende arbeid nodig zijn om de inwerkingtreding van de betrokken programma’s vanaf 1 januari 2028 te waarborgen.

 

Met betrekking tot de nieuwe eigen middelen ben ik van oordeel dat hierover een open en evenwichtig debat moet worden gevoerd.

 

Daarbij moeten wij er echter over waken dat eventuele nieuwe inkomstenbronnen noch het Europese concurrentievermogen ten opzichte van derde landen, noch het gelijke speelveld tussen de lidstaten ondermijnen. 

 

21 Samengevoegde vragen van

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De instrumentalisering van migratie door Marokko en de gecoördineerde Europese respons" (56018502C)

- Kathleen Depoorter aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De situatie in Ceuta" (56018765C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het rapport van de Spaanse veiligheidsdiensten en de instrumentalisering van migratie door Marokko" (56019131C)

21 Questions jointes de

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'instrumentalisation de la migration par le Maroc et la réponse européenne coordonnée" (56018502C)

- Kathleen Depoorter à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La situation à Ceuta" (56018765C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le rapport des services de sécurité espagnols et l'instrumentalisation de la migration par le Maroc" (56019131C)

 

56018502C

 

Recent politie-onderzoek uit Spanje (het CENIF-rapport) toont aan dat de massale instroom van meer dan 72.000 migranten in Ceuta eind juli niet zomaar het resultaat was van spontane migratie of loutere mensensmokkel. Het zou gaan om een door de Marokkaanse overheid geplande en gestuurde operatie, waarbij agenten in burger actief migranten instrueerden om de grens van de Europese Unie te bestormen. Het doel was niet migratie op zich, maar het bewust laten instorten van de grenscontrole en het destabiliseren van het Europees migratiebeleid.

 

Wanneer buitengrenzen van de Unie op dergelijke wijze instrumenteel worden ingezet door derde landen, kan men niet anders dan spreken over hybride chantage. De Europese Unie heeft de instrumentalisering van migratie door landen als Wit-Rusland (Belarus) altijd scherp en zonder omwegen veroordeeld. Deze geopolitieke chantage staat bovendien in schril contrast met de bilaterale afspraken die ons land met Marokko probeert te maken. Terwijl België onderhandelt en rekent op de akkoorden met Rabat om illegale vreemdelingen, en in het bijzonder veroordeelden uit onze gevangenissen, effectief terug te nemen, speelt Marokko aan de Europese buitengrens een dubbelspel door migranten actief richting Europa te duwen.

 

Mijn vragen aan u:

1.     Heeft de regering kennisgenomen van het rapport van de Spaanse inlichtingendiensten over de actieve rol van Marokko bij de grensbestorming in Ceuta?

2.     Werd dit rapport of deze situatie reeds besproken op Europees niveau?

3.     Deelt u de mening dat de instrumentalisering van migratie door Marokko op exact dezelfde strenge diplomatieke wijze en met gelijke kordaatheid moet worden veroordeeld als de hybride acties van Wit-Rusland?

4.     Welke garanties eist de Belgische diplomatie van de Marokkaanse overheid om te verzekeren dat zij zich als een betrouwbare partner opstelt, zowel aan de grenzen als bij het naleven van terugkeerakkoorden?

 

56018765C

 

Op 9 september 2026 maakte de Spaanse regering veertig rapporten, waarschuwingen en interne berichten openbaar van de Policía Nacional, de Guardia Civil, de inlichtingendienst CNI en de militaire inlichtingendienst CIFAS, over de periode voorafgaand aan en tijdens de massale grensoverschrijdingen naar Ceuta van 30 en 31 juli.

 

Uit de stukken blijkt dat het CNI op 29 juli waarschuwde voor oproepen op sociale media om de volgende dag Ceuta binnen te komen, en dat die waarschuwing zowel aan de Spaanse autoriteiten als aan de Marokkaanse diensten werd doorgegeven. CIFAS achtte een massale poging op 30 juli "zeer waarschijnlijk" en sprak van nalatig en passief optreden van de Marokkaanse autoriteiten tijdens de zwaarste uren, terwijl de Guardia Civil het weinig waarschijnlijk achtte dat de Marokkaanse staat de migratiestroom bewust inzette of toeliet. Het gerechtelijk onderzoek bij de Audiencia Nacional loopt nog.

 

Mijn vragen aan de minister:

 

Werden de gebeurtenissen van 30 en 31 juli sinds eind juli besproken in de Raad of in een ander Europees overlegkader? Zo ja, wanneer en met welk resultaat?

 

Zijn er sindsdien bilaterale contacten geweest met uw Spaanse ambtgenoot over deze kwestie, en werd u door Spanje geïnformeerd over de publicatie van de gedeclasseerde stukken?

 

Werd de kwestie aangekaart in de contacten tussen de Europese Unie en Marokko, en is België daarbij betrokken geweest?

Hebben Frontex, Europol of EU INTCEN een analyse van deze gebeurtenissen opgemaakt, en werd die met de lidstaten gedeeld? Zo niet, zal België daarop aandringen?

 

56019131C

 

Op woensdag 16 september kreeg ik in de Commissie Binnenlandse Zaken een eerste antwoord van de minister van Asiel en Migratie over het CENIF-rapport van de Spaanse veiligheidsdiensten. Dat rapport toont aan dat de grensbestorming in Ceuta door meer dan 80.000 migranten een gestuurde operatie van de Marokkaanse overheid was, bedoeld om de Europese grenscontrole te destabiliseren. Dit raakt niet enkel migratie, maar ook de diplomatieke betrouwbaarheid van Marokko, net terwijl België met Rabat onderhandelt over de terugname van veroordeelde vreemdelingen.

 

  1. Heeft u kennisgenomen van het rapport van de Spaanse inlichtingendiensten over de actieve rol van Marokko bij de grensbestorming in Ceuta?
    1. Werd dit rapport of deze situatie reeds besproken op Europees niveau?
  2. Deelt u de mening dat de instrumentalisering van migratie door Marokko op exact dezelfde strenge diplomatieke wijze en met gelijke kordaatheid moet worden veroordeeld als de hybride acties van Wit-Rusland?
  3. Welke garanties eist de Belgische diplomatie van de Marokkaanse overheid om te verzekeren dat zij zich als een betrouwbare partner opstelt, zowel aan de grenzen als bij het naleven van terugkeerakkoorden?
  4. Welke gevolgen heeft dit rapport voor de lopende onderhandelingen met Marokko over de terugname van veroordeelde vreemdelingen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mijnheer Di Nunzio, Mevrouw Depoorter,

 

Marokko is voor België en de Europese Unie een belangrijke en strategische partner, ook op het vlak van migratie en de strijd tegen illegale migratie.

 

België hecht daarbij bijzonder belang aan een constructieve en wederzijds respectvolle samenwerking, gebaseerd op gedeelde verantwoordelijkheden en internationale verplichtingen.

Hierbij blijft dialoog het meest doeltreffende middel om vooruitgang te boeken in complexe dossiers zoals migratiebeheer.

 

We steunen het land in zijn inspanningen, maar verwachten ook dat het zijn verplichtingen nakomt.

Onze bilaterale samenwerking met Marokko is zeer goed en onze wederzijdse engagementen zijn o.a. vastgelegd in de gemeenschappelijke verklaring van 23 oktober 2025.

 

Het doel van dit akkoord was om de bilaterale samenwerking te verdiepen met concrete en meetbare resultaten.

 

Wat uw vraag in verband met operationele samenwerking, statistieken of resultaten met betrekking tot terugname van (veroordeelde) personen in irregulier verblijf, refereer ik u graag naar mijn collega's van Justitie evenals Asiel en Migratie.

 

Tijdens de laatste EU-Marokko Associatieraad, die plaatsvond op 29 januari 2026, herinnerde de EU aan de verplichting voor staten om hun eigen burgers terug te nemen en werd het belang herhaald van het versterken van de samenwerking met EU-agentschappen op het gebied van migratie en asiel.

 

De instrumentalisering van migratie moet worden veroordeeld, ongeacht welk land zich daaraan schuldig maakt. Het instrumentaliseren van migratie is een gekende hybride tactiek, die we inderdaad al eerder door Rusland en Belarus (als proxy) hebben zien uitvoeren.

 

Het Spaanse gerecht heeft een onderzoek geopend, waarin het rekening houdt met de piste van hybride oorlogsvoering.

 

De incidenten in Ceuta werden veelvuldig besproken in EU-cirkels van de werkgroepen tot op de Raad.

Begin augustus kwam Ursula von der Leyen met een actieplan naar buiten dat vijf punten bevat om de strategische discussies over migratie voor de Europese Raad van oktober te voeden.

 

In haar State of the Union op 17 september verwees de Voorzitster van de Commissie ook naar een mogelijk nieuw instrument voor noodsituaties. We zullen dit zeker, samen met de Minister van Asiel en Migratie, van nabij opvolgen.

 

22 Vraag van Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De magere uitkomst van de top in Alden Biesen en de traagheid van het Europese concurrentiebeleid" (56018503C)

22 Question de Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les maigres résultats du sommet d'Alden Biesen et la lenteur de la politique de concurrence de l'UE" (56018503C)

 

Twee jaar na de publicatie van zijn veelbesproken rapport wacht Mario Draghi niet langer op de Europese instellingen. Met de oprichting van de 'Rhine Group' verzamelt de voormalige ECB-voorzitter vijftig zwaargewichten om het Europese concurrentievermogen buiten de reguliere instellingen om vooruit te duwen. Opmerkelijk is dat de Europese Commissie vooraf niet eens op de hoogte werd gebracht van dit initiatief. Dit is een bijzonder pijnlijk signaal voor Von der Leyen en de hele Europese Commissie. De frustratie over de traagheid leeft niet alleen bij Mario Draghi, maar ook bij onze ondernemers. De informele top van Alden Biesen, dat op initiatief van deze regering samen is gekomen, levert dus op heden nog maar heel weinig of geen concrete resultaten op.

 

Dit initiatief legt een pijnlijk gebrek aan daadkracht bloot. De cijfers tonen de urgentie aan: volgens de European Policy Innovation Council is amper 15,7 procent van de 383 maatregelen uit het Draghi-rapport uitgevoerd. In cruciale sectoren zoals energie en technologie bleef het steken op respectievelijk één en drie maatregelen, terwijl van de vijftig grootste technologiebedrijven ter wereld er momenteel nog slechts vier Europees zijn. Het ontbreekt Europa dus niet aan analyses of beleidsplannen, laat staan informele bijeenkomsten en fotomomenten, maar wel aan uitvoering.

 

Bij de concrete uitwerking halen nationale belangen en politieke traagheid te vaak de bovenhand. Het werkelijke probleem is niet of Europa weet wat er moet gebeuren, maar of het de hervormingen nog tijdig georganiseerd krijgt om de economische achterstand op de VS en China in te lopen.

 

Mijn vragen aan u:

1.     Hoe evalueert u de oprichting van de Rhine Group door Mario Draghi en de implicaties daarvan voor het vertrouwen in de daadkracht van de Europese Commissie en de Raad?

2.     Wat is uw reactie op de vaststelling dat amper 15,7% van de maatregelen uit het Draghirapport effectief is uitgevoerd, in het bijzonder de povere resultaten in de domeinen energie en technologie?

3.     Welke specifieke belemmeringen ziet u vanuit Belgisch en Europees perspectief die een snelle en doortastende uitvoering van het 'One Europe, One Market'-plan in de weg staan?

4.     Welke concrete en meetbare resultaten heeft de informele top van Alden Biesen op vandaag al opgeleverd om de concurrentiekracht van onze ondernemers op het terrein te versterken?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mijnheer Di Nunzio,

 

De competitiviteit van onze bedrijven liggen mij en deze regering nauw aan het hart.

 

België heeft een belangrijke rol gespeeld in het promoten van de Europese competitiviteitsagenda: Het versterken van de Europese competitiviteit was reeds één van de zes prioriteiten van ons voorzitterschap van de EU in 2024.

 

Het belangrijke Letta-rapport inzake de eenmaking van de interne markt, kwam er onder Belgische impuls. En zoals u terecht opmerkt, kwam de informele Leaders retreat in Alden-Biesen er op Belgische vraag.

 

Ook de Roadmap zelf is opgesteld op aandringen van België. Ons land laat nu dan ook geen kans onbenut om aan te dringen op de tijdige implementatie ervan.

 

Het uitgangspunt van ons Europees industrieel – en handelsbeleid is lang gebaseerd geweest op vrijhandel. Dit blijft nog steeds de kern, maar we moeten toegeven dat de geopolitiek dermate veranderd is dat onze competitiviteit in gedrang komt. De nadruk is daardoor aan het verschuiven naar handelsbeschermende maatregelen en focus op het versterken van onze eigen industrie. Dit door onder andere "EU origin"-vereisten, de creatie van leidende markten en het strategisch gebruik van openbare aanbestedingen.

 

Een dergelijke paradigmashift vraagt echter enige tijd. Zeker in onze Europese besluitvorming. En hoewel de Europese besluitvorming vaak als traag wordt ervaren, zorgt haar inclusieve en consensusgerichte karakter voor een hoge mate van voorspelbaarheid en rechtszekerheid, wat net belangrijk is voor onze bedrijven en investeerders en de EU tegelijk in staat stelt om, wanneer overeenstemming wordt bereikt, daadkrachtige en duurzame beslissingen te nemen.

 

De Roadmap zelf stelt bijzonder ambitieuze deadlines qua adoptie van de verschillende wetgevende initiatieven. Voorlopig liggen de meeste initiatieven op schema.

 

Eén concreet onderdeel van de Roadmap waar bijzonder veel blijk gegeven wordt van daadkracht is de vereenvoudigingsagenda: verschillende omnibussen werden reeds aangenomen en ook de nog lopende omnibussen zitten op schema om hun deadline te halen.

 

Bovendien, is competitiviteit tegenwoordig een weerkerend punt op de agenda van de Europese Raden, waarbij de leiders de vooruitgang van de Roadmap bespreken.

 

De oprichting van de Rhine Group kan in die zin ook een positieve verrijking zijn van het debat, en zeker wat betreft agenda-setter en ideeënleverancier, al is het nog te vroeg om haar daadwerkelijke beleidsimpact te meten.

 

23 Vraag van Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De vernietiging van de historische Armeens-Russische begraafplaats in Shushi" (56018532C)

23 Question de Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La destruction du cimetière arméno-russe historique à Chouchi" (56018532C)

 

Caucasus Heritage Watch, een onderzoeksprogramma onder leiding van archeologen van Cornell en Purdue Universities dat cultureel erfgoed in de Kaukasus monitort aan de hand van onder meer satellietbeelden, heeft opnieuw de vernietiging van Armeens cultureel erfgoed in Nagorno-Karabach gedocumenteerd.

 

Volgens de organisatie werd de historische Old Armenian-Russian Cemetery in Shushi tussen 9 en 14 mei 2026 volledig vernietigd tijdens infrastructuurwerken voor een installatie voor de behandeling van regen- en afvalwater.

 

De begraafplaats bevatte minstens 35 bewaarde grafstenen uit de periode 1810-1871 van onder meer Armeense inwoners, ambachtslieden, artsen en ambtenaren. Daarnaast bevonden zich op de site vijf Armeense kruisstenen (Khachkars) die verscheidene eeuwen ouder waren dan de 19de-eeuwse begraafplaats en dus getuigden van de veel oudere Armeense aanwezigheid in de regio.

 

  1. Bent u op de hoogte van de bevindingen van Caucasus Heritage Watch over de vernietiging van deze historische begraafplaats in Shushi, en hoe beoordeelt u deze nieuwe vaststellingen?
  2. Beschouwt u de opeenvolgende vernietiging en beschadiging van Armeense religieuze en culturele sites in Nagorno-Karabach als een structureel probleem? Heeft België dit reeds rechtstreeks aangekaart bij de Azerbeidzjaanse autoriteiten?
  3. Zal u binnen de Europese Unie en internationale organisaties aandringen op onafhankelijk internationaal toezicht op het resterende Armeense culturele en religieuze erfgoed in Nagorno-Karabach?
  4. Heeft u weet van concrete initiatieven binnen de Europese Unie om te voorkomen dat nog meer Armeense begraafplaatsen, kerken, kloosters en Armeense symbolen worden vernietigd of zodanig worden aangepast dat hun Armeense oorsprong niet langer herkenbaar is? Zo ja, zal België dit mee ondersteunen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn,

 

Buiten het rapport van de Caucasus Heritage Watch heb ik geen rechtstreekse informatie over de afbraak van het Armeens-Russisch kerkhof, dat buiten de stad Shusha ligt, op meer dan 400 km van de hoofdstad van Azerbeidzjan.

Tijdens het decennialange conflict tussen Armenië en Azerbeidzjan werd religieus en cultureel erfgoed beschadigd, wat ik sterk betreur. Mijn diensten hebben het belang van de bescherming van religieus en cultureel erfgoed deze maand nog onder de aandacht gebracht van de Ambassade van Azerbeidzjan in Brussel.

Azerbeidzjan ontkent dat het zich structureel richt tegen historisch christelijk erfgoed dat dateert van vóór de Armeense controle over het vroegere Opper-Karabach. België blijft het belang onderstrepen van de bescherming van religieus en cultureel erfgoed overeenkomstig het internationaal recht en de relevante UNESCO-conventies.

 

Ook in EU verband werd de vraag over religieus en cultureel erfgoed aangekaart door mijn diensten, zowel in vergaderingen van de EU en de 27 Lidstaten in Brussel, als tijdens EU-besprekingen in Azerbeidzjan.

Ik kan u verzekeren dat de Europese Unie en België het vredesproces tussen Armenië en Azerbeidzjan voluit steunen. Dit vredesproces boekt gestaag vooruitgang, meer bepaald inzake handel, connectiviteit en contacten tussen de middenvelden van Armenië en Azerbeidzjan.  Dit vredesproces biedt aan beide regeringen een forum om hun bilaterale vragen rechtstreeks te bespreken en uit te klaren, ook inzake de bescherming van elkaars erfgoed.

 

24 Vraag van Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De overtredingen van de taalwetgeving in Belgische ambassades" (56018563C)

24 Question de Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le non-respect de la législation linguistique dans des ambassades belges" (56018563C)

 

Twee recente adviezen van de Vaste Commissie voor Taaltoezicht zijn bijzonder gênant voor uw departement.

 

Bij de Belgische ambassade in Frankrijk bleek de Facebookpagina enkel een Franse titel te hebben. Filmpjes waren enkel in het Frans, of in een andere taal met uitsluitend Franse ondertiteling. Bij de ambassade in Italië ontbrak het Nederlands eveneens: de pagina had een Italiaanse titel en de berichten waren voornamelijk Italiaans of Engels, met sommige berichten in het Frans en Italiaans.

 

De Vaste Commissie voor Taaltoezicht is daar bijzonder duidelijk over. Belgische ambassades zijn buitenlandse diensten waarop de bestuurstaalwet van toepassing is. Communicatie die bestemd is voor het Belgische publiek moet minstens in het Nederlands en het Frans worden gesteld. Beide klachten werden dan ook ontvankelijk én gegrond verklaard, en dat met eenparigheid van stemmen.

 

Onze ambassades vertegenwoordigen België in het buitenland. En dus niet uitsluitend Franstalig België. Toch slagen officiële Belgische diplomatieke posten erin België naar buiten toe voor te stellen alsof het een Franstalig land is. Dat is des te merkwaardiger omdat Franstaligen niet eens de meerderheid van de Belgische bevolking vormen en Nederlandstaligen de grootste taalgroep van dit land zijn.

 

  1. Hoe verklaart u dat ambassades die rechtstreeks onder uw bevoegdheid vallen de Belgische taalwetgeving overtreden en het Nederlands eenvoudigweg negeren? Wie draagt hiervoor de verantwoordelijkheid?
  2. Vindt u het aanvaardbaar dat officiële Belgische vertegenwoordigingen in het buitenland op deze manier de indruk wekken dat België in de eerste plaats een Franstalig land is? Begrijpt u dat dit voor Nederlandstalige Belgen bijzonder respectloos overkomt?
  3. Uw administratie liet reeds weten instructies te zullen verspreiden en het sociale-mediavademecum aan te passen. Welke concrete maatregelen zijn ondertussen genomen en zijn de betrokken pagina's inmiddels volledig in overeenstemming gebracht met de taalwetgeving?
  4. Heeft u naar aanleiding van deze twee gegronde klachten alle Belgische ambassades en consulaten laten controleren? Zo ja, hoeveel bijkomende inbreuken werden vastgesteld? Zo neen, waarom niet?
  5. Voor het Italiaanse dossier vraagt de VCT bovendien dat binnen drie maanden wordt meegedeeld welk gevolg aan het advies werd gegeven. Zal u dat advies volledig uitvoeren en bent u bereid het resultaat daarvan ook aan het Parlement mee te delen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts,

 

De FOD Buitenlandse Zaken en ikzelf hechten veel belang aan de toepassing van de wetten op het gebruik van de talen in bestuurszaken van 18 juli 1966.

 

Zoals mijn Departement, ben ik overtuigd van het belang van deze wetten voor alle Belgische onderdanen, zowel in België als in het buitenland.  

Volgens artikel 47 van deze wetten, richten alle Belgische posten in het buitenland de berichten, mededelingen en formulieren bestemd voor het Belgisch publiek, in het Nederlands en in het Frans en, indien nodig, ook in het Duits.

 

Dit geldt natuurlijk ook voor berichten die via sociale media zoals Facebook tot, onder meer, het Belgisch publiek worden gericht.

Mijn diensten hebben, vanwege de twee klachten die bij de Vaste Commissie voor Taaltoezicht werden ingediend, contact opgenomen met de betrokken Belgische posten om hen te wijzen op de noodzaak van een snelle en correcte toepassing van deze wetten.

 

De interne richtlijnen en het vademecum over het gebruik van sociale media door onze posten in het buitenland worden bovendien aangepast om ook op sociale media een correcte toepassing van deze wetten te garanderen.

 

Deze aangepaste interne richtlijnen en het vademecum zullen dan met alle Belgische posten worden gedeeld, met het expliciet verzoek hun sociale media snel aan te passen, waar en als het nodig is. Zoals reeds gezegd, geldt het des te meer voor de twee vermelde posten. 

Beide adviezen van de Vaste Commissie voor Taaltoezicht zullen volledig uitgevoerd worden en de concrete opvolging zal natuurlijk aan de Vaste Commissie voor Taaltoezicht op tijd worden meegedeeld.

 

25 Vraag van Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De Belgische contacten met de taliban en de terugname van Afghaanse onderdanen" (56018577C)

25 Question de Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les contacts belges avec les talibans et la réadmission de ressortissants afghans" (56018577C)

 

Vijf jaar na de machtsovername door de Taliban blijft de situatie in Afghanistan zorgwekkend. De beperkingen van de rechten van vrouwen en meisjes, lijfstraffen, enz. maken duidelijk met welk regime we te maken hebben.

 

Tegelijk ontstaat voor Europese landen een moeilijke diplomatieke evenwichtsoefening. Wie geen recht heeft op verblijf in dit land, zeker wie hier ernstige criminele feiten heeft gepleegd, moet kunnen worden teruggestuurd. Maar daarvoor is in de praktijk minstens technisch contact met de feitelijke machthebbers in het land van herkomst nodig.

 

Minister Van Bossuyt heeft daarom ingezet op een Europese aanpak voor de terugkeer van Afghanen zonder wettig verblijfsrecht, met prioritaire aandacht voor personen die een bedreiging vormen voor de openbare orde. In juni vonden in Brussel technische gesprekken plaats met vertegenwoordigers van de Taliban. België verleende daarvoor vijf visa.

 

U liet eerder verstaan zelf geen voorstander te zijn van het uitnodigen van vertegenwoordigers van de Taliban. Tegelijk werd vanuit de regering benadrukt dat dergelijke contacten geen politieke erkenning van het regime inhouden.

 

Intussen vond ook een eerste gedwongen terugkeer van een veroordeelde Afghaanse crimineel plaats.

 

  1. Wat is vandaag precies het standpunt van de Belgische regering over contacten met de feitelijke Taliban-autoriteiten? Maakt u daarbij een duidelijk onderscheid tussen politieke of diplomatieke erkenning enerzijds en technisch of administratief overleg anderzijds?
  2. U uitte eerder bezwaren tegen het uitnodigen van vertegenwoordigers van de Taliban naar Brussel. Acht u technisch contact met de Taliban niettemin noodzakelijk wanneer dit nodig is om de terugname van Afghaanse onderdanen zonder verblijfsrecht, in het bijzonder veroordeelde criminelen, mogelijk te maken?
  3. Is hierover binnen de regering een gemeenschappelijke lijn afgesproken tussen Buitenlandse Zaken en Asiel en Migratie? Welke rol speelt Buitenlandse Zaken bij contacten of onderhandelingen over terugname?
  4. Welke voorwaarden stelt België aan dergelijke contacten om te vermijden dat technisch overleg door de Taliban wordt aangegrepen als een vorm van politieke erkenning of internationale legitimatie?
  5. Kan technisch overleg over terugkeer volgens u tegelijkertijd worden benut om deze mensenrechtenkwesties onder de aandacht te blijven brengen, zonder beide dossiers met elkaar te verwarren?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn,

 

Ik heb op 17 juni in deze commissie uitvoerig toegelicht wat mijn standpunt hierover is. Daar is niets in veranderd, en ik kan wat betreft uw vragen dan ook integraal verwijzen naar mijn antwoorden van toen.

 

26 Vraag van Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Belgische IS-strijders die in Irak terechtstaan" (56018941C)

26 Question de Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les combattants belges de l'EI jugés en Irak" (56018941C)

 

De Iraakse Justitie maakte recent bekend dat 5.704 personen die verdacht worden van betrokkenheid bij Islamitische Staat en eerder dit jaar vanuit Syrië naar Irak werden overgebracht, binnenkort zullen worden berecht. Onder hen zouden zich negen Belgen bevinden, of personen die voor hun vertrek naar Syrië in België verbleven.

 

De Iraakse justitie heeft inmiddels de verhoren en onderzoeksfase afgerond en zal de betrokkenen individueel, op basis van de elementen in hun dossier, voor de bevoegde rechtbank brengen.

 

  1. Heeft u over deze negen dossiers reeds overleg gepleegd met minister van Justitie Annelies Verlinden of met andere bevoegde diensten? Zo ja, wat werd daarbij besproken?
  2. Beschikt Buitenlandse Zaken over de identiteit en nationaliteitsstatus van de negen betrokken personen? Beschikken zij uitsluitend over de Belgische nationaliteit of bevinden zich onder hen personen met een dubbele of meervoudige nationaliteit? Zo ja, om hoeveel personen gaat het en over welke andere nationaliteiten beschikken zij?
  3. Voor zover personen met een dubbele nationaliteit zich bevinden in het land waarvan zij eveneens de nationaliteit bezitten, kan België in principe geen consulaire bijstand verlenen. Is dat voor een of meerdere van deze negen personen het geval?
  4. Werd aan één of meerdere van hen consulaire bijstand verleend? Zo ja, welke bijstand werd verleend en vonden er consulaire bezoeken plaats? Indien niet, waarom niet?
  5. Hebben één of meerdere van deze personen, hun familieleden of hun advocaten sinds hun overbrenging naar Irak contact opgenomen met Buitenlandse Zaken of met een Belgische diplomatieke of consulaire post?
  6. Heeft België contact gehad met de Iraakse autoriteiten over de rechtsgang van deze personen?
  7. België heeft zich er jarenlang voorstander van getoond dat mannelijke IS-strijders in de regio zelf zouden worden berecht. Onder de vorige regering hebben we met de repatriëring van IS-vrouwen evenwel gezien dat Syriëstrijders uiteindelijk toch naar België werden teruggehaald. De vraag is dan ook wat er deze keer zal gebeuren en of u kunt garanderen dat deze terroristen niet naar België worden teruggehaald.

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn,

 

Er vond nog geen overleg plaats met mevrouw Verlinden of andere diensten over deze gedetineerden.

 

De Iraakse autoriteiten bevestigden recent de identiteit van de betrokken gedetineerde personen aan mijn diensten. 

 

Een aantal daarvan beschikt inderdaad over een dubbele nationaliteit.

 

Mijn diensten kunnen consulaire bijstand bieden aan een landgenoot die eveneens de nationaliteit heeft van het land waarin hij zich bevindt mits de lokale autoriteiten daartoe de toelating geven, zoals aangegeven in Art. 79 van het Consulair Wetboek.

 

In dit geval heeft geen van de gedetineerden ook de Iraakse nationaliteit.

 

Mijn diensten kunnen, conform Artikel 78 van het Belgische Consulair Wetboek, consulaire bijstand bieden, maar er kon gezien de recente notificatie tot op heden nog geen consulair bezoek aan een van deze gedetineerden gebracht worden.

 

Verschillende familieleden of advocaten van deze gedetineerden hebben mijn diensten hierover gecontacteerd.

 

Mijn diensten hebben geen contact gehad met de Iraakse autoriteiten over de rechtsgang van deze landgenoten, en ontvingen vooralsnog nog geen bevestiging inzake de procedures van de Iraakse autoriteiten.

 

Deze regering blijft, zoals voorzien in het regeerakkoord, voorstander van een berechting ter plaatse van terroristische strijders (Foreign Terrorist Fighters). Er zullen dus geen stappen worden ondernomen om betrokkenen naar België terug te halen.

 

27 Question de Christophe Lacroix à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les positions du premier ministre Bart De Wever à l'égard du gouvernement de Mme Meloni" (56018622C)

27 Vraag van Christophe Lacroix aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De houding van premier Bart De Wever ten aanzien van de regering van mevrouw Meloni" (56018622C)

Le Premier ministre Bart De Wever a récemment multiplié les marques de proximité politique avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, la qualifiant de « grande amie » et saluant son leadership. Lors d'une rencontre officielle à Rome, il a également affiché une convergence de vues avec son gouvernement sur plusieurs dossiers, en particulier la migration, plaidant pour un renforcement de la fermeture des frontières extérieures de l'Union européenne et une politique de retour plus stricte.

 

Cette proximité interpelle au regard des positions défendues par Mme Meloni et son parti, Fratelli d'Italia, héritier de la tradition post-fasciste italienne. Son gouvernement a notamment été critiqué pour le durcissement de sa politique migratoire, mais aussi pour plusieurs initiatives perçues comme portant atteinte aux droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, notamment en ce qui concerne l'accès effectif à l'IVG, la reconnaissance des familles homoparentales et la lutte contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre.

 

Alors que la Belgique se présente comme un défenseur de l'État de droit, des droits humains et de l'égalité, cette proximité politique soulève des questions quant aux valeurs que notre pays entend promouvoir au sein de l'Union européenne.

 

Dès lors, je souhaiterais vous poser les questions suivantes :

  1. Les déclarations du Premier ministre à l'égard de Mme Meloni relèvent-elles d'une position du gouvernement ou d'une appréciation exclusivement personnelle et partisane ?
  2. Estimez-vous compatible avec les valeurs défendues par la Belgique le fait de présenter comme modèle politique un gouvernement dirigé par un parti issu de la mouvance post-fasciste italienne ?
  3. Considérez-vous que les orientations du gouvernement Meloni en matière de droits des femmes, d'accès à l'IVG et de droits des personnes LGBTQIA+ sont conformes aux engagements européens en matière d'égalité et de non-discrimination ?
  4. Le gouvernement belge a-t-il déjà exprimé des préoccupations auprès des autorités italiennes concernant ces enjeux ?
  5. Partagez-vous les positions du Premier ministre concernant le durcissement de la politique migratoire européenne, notamment la fermeture accrue des frontières extérieures, l'externalisation du traitement des demandes d'asile et le renforcement des politiques de détention et de retour ?
  6. Comment le gouvernement entend-il concilier cette proximité politique avec son attachement déclaré à l'État de droit, à l'égalité et au respect des droits fondamentaux ?

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur Lacroix,

 

En cette période d’extrême tension mondiale, il me semble nécessaire de disposer d’alliés solides au sein de l’Union européenne.

 

Le 7 septembre dernier a eu lieu la première visite officielle d'un Premier ministre belge à Rome depuis plus de dix ans. Les relations entre la Belgique et l’Italie se fondent sur des liens historiques humains et familiaux profonds, forgés au fil des générations.

 

Mais l’Italie est aussi un partenaire économique de premier plan avec lequel nous coopérons dans bon nombre de secteurs d’importance majeures pour notre avenir et celui de l’Union européenne, et qui ont été évoqués à Rome, tels que la compétitivité, la croissance, l’énergie, la défense, et la lutte contre le crime organisé.

 

L'évaluation du respect des obligations européennes relève des mécanismes prévus par les traités et des institutions compétentes. La Belgique continuera à soutenir pleinement le cadre européen de protection des droits fondamentaux et continuera à défendre l'égalité, la non-discrimination ainsi que les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+.

 

En ce qui concerne la politique migratoire européenne, ce gouvernement donne la priorité à la mise en œuvre du Pacte pour l’asile et la migration entré en vigueur le 12 juin dernier.

 

Celui-ci repose sur plusieurs piliers : un contrôle accru des frontières extérieures, des procédures d’asile et de retour plus efficaces, un mécanisme de solidarité entre États membres et une coopération renforcée avec les pays d’origine et de transit afin de prévenir la migration irrégulière et de promouvoir des voies de migration légale.

 

La lutte contre la migration illégale non contrôlée et un meilleur contrôle des frontières demeurent des priorités politiques majeures tant au niveau européen qu’en Belgique et une discussion stratégique sur la migration est prévue lors de la réunion du Conseil européen d’octobre.

 

28 Question de Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L’intensification des frappes russes contre les civils ukrainiens" (56018628C)

28 Vraag van Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De intensivering van de Russische aanvallen op Oekraïense burgerdoelwitten" (56018628C)

 

Monsieur le Ministre,

 

Au moins 437 civils tués et 2 610 blessés. Voilà le bilan pour le seul mois de juillet 2026 en Ukraine.

Le nombre de civils tués atteint son niveau le plus élevé depuis mai 2022. Une aggravation de la situation qui nous oblige à rester, plus que jamais, mobilisés pour l'Ukraine.

 

J'aimerais donc vous poser les questions suivantes :

1. Comment la Belgique entend-elle défendre les exigences qui s'imposent dans les échanges avec ses partenaires européens et américains ? Quelles garanties de sécurité estimez-vous indispensables à un accord durable, et quelle place l'Union européenne doit-elle prendre dans leur définition et leur suivi ?

2. À l'approche de l'hiver, quelles initiatives diplomatiques soutenez-vous pour renforcer la protection des infrastructures civiles et énergétiques ukrainiennes ?

3. Enfin, quels leviers supplémentaires de pression sur la Russie défendez-vous auprès de vos homologues face à cette aggravation du bilan humain ?

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur De Maegd,

 

Je condamne les attaques russes massives et incessantes contre les infrastructures civiles ukrainiennes avec la plus grande fermeté et continuerai à œuvrer pour que la Russie soit tenue responsable de ses actes.

 

Les enseignements du passé nous montrent que ces garanties sont essentielles afin de prévenir durablement toute répétition de l’agression russe contre l’Ukraine et parvenir à une paix durable.

 

La Belgique fait partie de la Coalition of the Willing, dans le cadre de laquelle ces garanties sont discutées avec nos partenaires.

La principale garantie de sécurité réside évidemment dans une armée ukrainienne forte et bien équipée.

À cet égard, la poursuite du soutien militaire à l’Ukraine est cruciale. Comme vous le savez, lors de notre visite à Kyiv en avril 2025, le Premier ministre, mon collègue de la Défense et moi-même, nous nous sommes engagés à consacrer un milliard d’euros par an au soutien militaire à l’Ukraine pendant toute la durée de la législature.

 

Des travaux sont également en cours concernant les mécanismes de suivi et de vérification ainsi que la mise en place d’une force multinationale pour l’Ukraine, à laquelle notre pays entend contribuer.

Je laisse au ministre de la Défense le soin de vous fournir davantage de précisions à ce sujet.

 

L’Union européenne jouera un rôle important dans plusieurs dimensions des garanties de sécurité.

Elle contribue déjà à la formation des forces armées ukrainiennes par l’intermédiaire de la « EU Military Assistance Mission in support of Ukraine » (EUMAM).

La coopération en matière de défense avec l’Ukraine est aussi en train d’être approfondie, notamment à travers la participation de l’Ukraine au programme « Security Action for Europe » (SAFE) et le « Ukraine Support Instrument ».

 

La Belgique soutient l’Ukraine dans ces préparatifs à un hiver au cours duquel la Russie intensifiera encore ses attaques.

Le programme d’Enabel en Ukraine vise à contribuer structurellement à la mise en place d’un système énergétique résilient et pérenne.

Dans le passé, une partie des moyens a été mobilisée de manière flexible afin de fournir une aide énergétique d’urgence.

Cet hiver encore, Enabel prévoit un soutien dans le domaine de l’énergie, notamment sous la forme de 35 groupes générateurs destinés aux universités de médecine, ainsi que de la fourniture et du raccordement de systèmes de stockage par batteries, en préparation de l’installation de panneaux solaires dans soixante écoles.

B-FAST a également fourni récemment 20 générateurs.

Le plus important reste évidemment que les attaques russes cessent. Pour y parvenir, il faut continuer à accroître la pression sur la Russie. La Belgique demeure engagée en faveur du renforcement des sanctions, mais aussi de leur mise en œuvre effective. Nous continuons en outre à plaider pour une action renforcée contre la flotte fantôme russe et à contribuer à cet effort dans le cadre d’initiatives internationales.

 

Je vous remercie.

 

29 Question de Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L’escalade dans le Golfe et la protection de la navigation" (56018631C)

29 Vraag van Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De escalatie in de Golf en de bescherming van de scheepvaart" (56018631C)

 

Monsieur le Ministre,

 

Les attaques houthies contre plusieurs villes et installations énergétiques saoudiennes rapportées ces derniers jours constituent une nouvelle aggravation de la crise régionale.

 

Elles interviennent alors que l'Iran annonce de nouvelles restrictions à la navigation dans le Golfe.

 

Ces tensions font craindre une extension du conflit et de nouvelles perturbations des routes maritimes. Elles accroîssent également les risques pour les populations civiles présents dans la région.

Dans ce contexte, j'aimerais vous poser les questions suivantes :

1. Avez-vous eu des contacts récents avec vos homologues de la région et quelles possibilités de médiation voyez-vous encore pour tenter de contenir l'escalade ? La Belgique soutient-elle une initiative européenne commune en ce sens ?

2. Comment notre pays coordonne-t-il son action avec nos partenaires pour défendre la liberté de navigation et anticiper les conséquences de nouvelles restrictions ?

 

Je vous remercie.

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur De Maegd,

 

Même si, selon certaines sources, les négociateurs des deux camps exploreraient des pistes, les pourparlers bilatéraux entre les Etats-Unis et l’Iran sont au point mort depuis l’échec du Protocole d’accord d’Islamabad. La navigation dans le détroit d’Ormuz reste extrêmement limitée.

 

Ces dernières semaines, les attaques contre les pétroliers dans le détroit d’Ormuz ont connu une augmentation. La percée territoriale des Houthis au Yémen a des conséquences sur la liberté de navigation dans le détroit de Bab el-Mande. Et les attaques contre des installations énergétiques saoudiennes sont aussi en hausse, faisant à nouveau bondir les prix du brut. 

 

Face à cette situation, la Belgique continue inlassablement à plaider pour une désescalade devant mener à une approche négociée.

Sur la liberté de navigation, nous rejetons toute action coercitive ou unilatérale qui contournerait le cadre juridique existant régissant la navigation.

La sécurité maritime, la liberté de navigation et le droit de passage sûr doivent être respectés dans les détroits d'Ormuz et de Bab-el-Mandeb, conformément au droit international. Aucun péage ni frais ne doit être appliqué.

 

J’ai eu l’occasion de discuter de ces développements et de réitérer le positionnement de notre pays lors de multiples contacts diplomatiques récents, notamment avec plusieurs homologues de la région (Egyptien, Qatari, Koweitien...).

Lors de mon allocution à l’Assemblée générale des Nations Unies la semaine dernière, j’ai lourdement insisté sur la liberté de navigation et sur le fait que la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer comportait des devoirs.

 

J’ai régulièrement rappelé notre soutien à l’action des médiateurs régionaux, tels que le Qatar, Oman et le Pakistan, et j’ai plaidé pour une intensification du rôle européen dans le cadre des pourparlers en cours.

 

Il est important que nous puissions contribuer aux discussions en cours et défendre nos intérêts, a fortiori dans le cadre de nouvelles initiatives diplomatiques ou d’architectures de sécurité qui se dessinent.

 

Notamment via l’implication de la Belgique dans le cadre de l’initiative franco-britannique visant à assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Ainsi qu’à travers notre implication dans le cadre de l’opération ASPIDES, active entre autres dans le golfe d'Aden.

 

 

30 Question de Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L’avenir de la présence internationale au Liban après la fin du mandat de la FINUL" (56018632C)

30 Vraag van Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De toekomst van de internationale aanwezigheid in Libanon na afloop van het mandaat van UNIFIL" (56018632C)

 

Monsieur le Ministre,

 

Le 31 décembre 2026 marquera la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Son retrait doit ensuite se dérouler progressivement en 2027.

 

Cette échéance approche et pose la question du dispositif qui permettra ensuite d'assurer la continuité des fonctions de surveillance, de liaison et de soutien à la stabilité aujourd'hui exercées par la FINUL.

 

Le renforcement de la souveraineté libanaise et de l'autorité de l'État sur l'ensemble de son territoire doit rester notre objectif. Et il suppose que les forces armées libanaises disposent des capacités nécessaires et que la transition ne crée pas un vide sécuritaire au détriment des populations.

 

1. Quelle évaluation faites-vous de la préparation de cette transition ?

2. Les conditions politiques et sécuritaires vous paraissent-elles réunies pour respecter le calendrier prévu ?

3. La Belgique soutient-elle le maintien d'une présence internationale au-delà de cette échéance, par une adaptation du mandat ou par un autre dispositif accepté par les autorités libanaises ?

3. Enfin, des démarches sont-elles menées avec nos partenaires européens pour renforcer les capacités de l'État libanais et préserver la mise en œuvre de la résolution 1701, notamment le respect de la cessation des hostilités ?

 

Je vous remercie.

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur De Maegd,

 

Après l’échéance prévue du mandat de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban), la Belgique estime qu’il existe des arguments solides en faveur du maintien d’une présence internationale sous une forme adaptée, afin d’éviter tout vide sécuritaire et de préserver les acquis de la résolution 1701.

La poursuite ou l’adaptation d’une telle présence dépend avant tout d’une décision du Conseil de Sécurité des Nations unies.

Or, les discussions actuellement en cours révèlent des divergences importantes entre certains acteurs clés.

Dans ce contexte, les perspectives d’une simple prolongation de la FINUL sous sa forme actuelle paraissent limitées. D’autant que les USA se sont exprimés clairement contre une prolongation pure et simple.

 

Le 1er juin dernier, le Secrétaire Général des NU a proposé 3 plans post-FINUL. A ce stade, nous n’avons pas connaissance du scénario préféré entre les membres du Conseil de sécurité.

Ils devraient néanmoins s’entendre pour la fin de l’année, moment de l’expiration du mandat actuel de la FINUL.

 

La Belgique considère qu’il est essentiel de préserver les fonctions critiques actuellement assurées par la FINUL: notamment l’observation impartiale de la situation, les mécanismes de liaison et de désescalade, ainsi que le soutien au déploiement des Forces armées libanaises.

 

Au sein de l’UE, la Belgique a souligné l’importance du renforcement des capacités des Forces armées libanaises et des forces de sécurité intérieure.

L’UE apporte déjà un soutien substantiel à cet égard, notamment par l’intermédiaire de la Facilité européenne pour la paix, qui comprend une mesure d’assistance de 100 millions d’euros en faveur des Forces armées libanaises.

 

Des travaux de planification se poursuivent également au niveau européen concernant une éventuelle mission PSDC (politique de sécurité et de défense commune) à caractère non-exécutif, destinée à renforcer les capacités des institutions de sécurité libanaises.

Cette réflexion répond également à une demande exprimée par les autorités libanaises.

 

L’objectif demeure de soutenir la souveraineté, l’intégrité territoriale et la stabilité du Liban, ainsi que le respect durable de la cessation des hostilités.

 

31 Question de Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La défense des droits des femmes afghanes cinq ans après le retour des talibans" (56018633C)

31 Vraag van Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De verdediging van de rechten van de Afghaanse vrouwen vijf jaar na de terugkeer van de taliban" (56018633C)

Monsieur le Ministre,

 

Cinq ans se sont écoulées depuis le retour des talibans au pouvoir.

 

Pour les femmes et les filles afghanes, elles ont été marquées par une exclusion systématique de l'éducation, de l'emploi et de la vie publique.

 

À l'occasion de cet anniversaire, les experts des Nations unies ont alerté sur les risques d'une normalisation des relations avec les autorités de facto alors que les atteintes aux droits fondamentaux se poursuivent.

 

Les Afghanes qui défendent leurs droits, souvent dans des conditions extrêmement dangereuses, doivent pouvoir compter sur un soutien international durable.

 

1. Comment notre pays continue-t-il à veiller à ce que les droits des femmes restent une exigence centrale dans les contacts internationaux avec les talibans ?

2. Quels engagements concrets notre pays defend-t-il, notamment avec nos partenaires européens et comment leur respect pourrait-il être vérifié ?

3. Enfin, la Belgique et l'Union européenne soutiennent-elles des actions pour documenter ces persécutions et permettre la mise en cause de leurs responsables devant les mécanismes internationaux compétents ?

 

Je vous remercie.

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur De Maegd,

 

La Belgique reste profondément préoccupée par les violations graves et systématiques des droits humains en Afghanistan, en particulier par les restrictions imposées aux femmes et aux filles en matière d’éducation, de travail, de liberté de circulation et d’accès à l’espace public.

 

Notre approche s’inscrit dans le cadre fixé par les conclusions du Conseil de l’UE de 2021, réaffirmées en 2023.

 

Pour les femmes et les filles, cela signifie notamment l’accès à l’enseignement secondaire et universitaire, au travail, y compris auprès des ONG, la liberté de circulation et la possibilité de participer pleinement à la vie de la société.

Nous voulons également que les femmes afghanes puissent faire entendre directement leur voix dans les discussions sur l’avenir de leur pays, conformément à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité.

 

Nous soutenons enfin une aide fondée sur des principes, qui garantisse que les femmes puissent à la fois participer à sa mise en œuvre et en bénéficier effectivement.

 

Au niveau de la Communauté internationale, le processus de Doha (sous l’égide des Nations unies) reste dans l’impasse sur les questions politiques essentielles, en particulier en raison de l’attitude persistante des autorités de facto concernant les droits des femmes.

 

En matière de lutte contre l’impunité, la Belgique soutient inconditionnellement la Cour pénale internationale.

Notre pays soutient également le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Afghanistan, le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, la Mission d’Assistance des Nations Unies en Afghanistan ou encore le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.

 

En complément, l’Union européenne a été le moteur derrière l’adoption d’une résolution du Conseil des Droits de l’Homme, coparrainée par la Belgique, qui a créé en octobre 2025 le Mécanisme d’enquête indépendant pour l’Afghanistan.

Celui-ci est chargé de préserver les éléments de preuves attestant la commission de crimes les plus graves, de violations du droit international commis en Afghanistan, y compris au regard du droit international des droits humains et notamment à l’encontre des femmes et des filles.

En septembre 2026, l’UE a annoncé qu’elle soutiendrait financièrement l’opérationnalisation du mécanisme.

 

32 Vraag van Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De conferentie voor de herziening van het VN-verdrag inzake het verbod op kernwapens" (56018742C)

32 Question de Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La conférence d'examen du traité de l'ONU sur l'interdiction des armes nucléaires" (56018742C)

 

Beste minister Prévot,

 

Het VN-verdrag inzake het Verbod op Kernwapens (TPNW) trad op 22 januari 2021 in werking en heel wat lidstaten hebben dit verdrag ondertekend. Artikel 8 van het verdrag bepaalt dat vijf jaar na inwerkingtreding een eerste herzieningsconferentie wordt georganiseerd. Dit zal plaatsvinden van 30 nov tot 4 dec 2026 in New York, uw kabinet werd hier normaal gezien over geïnformeerd. Hoewel we geen partij van het verdrag zijn, profileren we ons als land een voorstander van nucleaire ontwapening.

 

Meneer de minister,

Zoja, wie zal deelnemen, op welk niveau en met welk mandaat?

Zo niet, waarom niet? België kan een belangrijke rol spelen als NAVO-lid en als gastland van Amerikaanse kernwapens.

Alvast dank,

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Almaci, 

 

Het standpunt van de federale regering over het verdrag dat kernwapens verbiedt blijft ongewijzigd.

Een dergelijk verdrag kan geen effectieve vooruitgang in nucleaire ontwapening bevorderen.  

Door de afwezigheid van de landen die kernwapens bezitten, blijft dit een declaratoire oefening.  

Effectieve nucleaire ontwapening is enkel mogelijk via onomkeerbare, transparante en verifieerbare akkoorden tussen de landen die effectief kernwapens bezitten.

 

Het verdrag lijdt aan nog andere structurele zwakheden, zoals het gemis van een verificatieregime.  

 

Bovendien is het verdrag onverenigbaar met onze steun aan de nucleaire afschrikking door de NAVO.  

De verdediging van de Alliantie is immers gebaseerd op een combinatie van conventionele en nucleaire wapens.   

Een wereld waarin de NAVO geen kernwapens heeft en onze vijanden wel, is geen veilige en betrouwbare wereld.  

 

De agressieoorlog van Rusland tegen Oekraïne vormt een bedreiging voor de Europese veiligheid.  

De nucleaire retoriek van Rusland is zorgwekkend en onaanvaardbaar. Het toont het belang van de solidariteit van de NAVO en een sterke afschrikkingscapaciteit.  

In deze context lijkt het mij niet gepast om deel te nemen aan een vergadering van een verdrag dat een van deze fundamentele pijlers van afschrikking verbiedt.  

Dit zou een verwarrend politiek signaal afgeven over onze inzet voor deze afschrikking.  

 

33 Vraag van Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het antichristelijke geweld in Congo" (56018910C)

33 Question de Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les violences antichrétiennes au Congo" (56018910C)

 

Begin september berichtte de VRT over een nieuwe gruwelijke aanval in het oosten van Congo waarbij tientallen mensen werden vermoord. Het is helaas de zoveelste massamoord door de ADF, de terreurgroep die gelieerd is aan Islamitische Staat en al jarenlang dood en vernieling zaait in het oosten van Congo.

 

Maar wat in de berichtgeving veel minder aan bod komt, is dat christelijke gemeenschappen daar met grote regelmaat ook heel specifiek worden geviseerd.

 

We spreken over aanvallen op overwegend christelijke dorpen, kerken en gebedsbijeenkomsten. Mensen worden vermoord of onthoofd, woningen en kerken worden in brand gestoken en hele gemeenschappen leven permanent in angst. Internationale organisaties waarschuwen al langer dat er sprake is van een terugkerend patroon waarbij christenen in Noord-Kivu en Ituri doelgericht worden aangevallen.

 

En daarover blijft het hier opvallend stil.

 

Vandaag besteden politiek en media veel aandacht aan het leed van burgers in conflicten zoals Gaza. Maar het ene leed hoeft het andere niet uit te sluiten. Wanneer in Congo christelijke gemeenschappen met systematisch worden afgeslacht, dorpen worden platgebrand en kerken worden aangevallen, verdient ook dat onze aandacht.

 

Hoe beoordeelt u de aanhoudende terreur van de ADF in het oosten van Congo en meer specifiek het gedocumenteerde patroon waarbij christelijke gemeenschappen, kerken en gebedsbijeenkomsten worden geviseerd?

Over welke informatie beschikt uw departement over het aantal christenen dat de voorbije maanden en jaren door de ADF werd vermoord, ontvoerd of verdreven?

Wordt binnen de Belgische diplomatie specifiek opgevolgd in welke mate religieuze vervolging en antichristelijk geweld een onderdeel vormen van de terreur van de ADF?

Hebt u deze specifieke vervolging van christenen reeds aangekaart bij de Congolese autoriteiten? Zo ja, wanneer en met welk resultaat? Zo neen, waarom niet?

Heeft België deze problematiek reeds aangekaart binnen de Europese Unie en andere internationale fora? Bent u bereid ervoor te pleiten dat het specifiek religieuze karakter van een groot deel van deze aanvallen ook uitdrukkelijk wordt benoemd?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts, 

 

De ADF is inderdaad een terroristische organisatie die verantwoordelijk is voor het grootste aantal burgerslachtoffers in Oost‑Congo.  

Wij spreken over duizenden slachtoffers in de voorbije jaren.  

Vaak gaat het om bijzonder brutale en gruwelijke aanvallen.  

Dat is afschuwelijk en absoluut verwerpelijk. 

Deze gruweldaden verdienen onze scherpste veroordeling, zoals ik reeds herhaaldelijk heb uitgesproken. 

 

Hoewel zij de afgelopen jaren regelmatig christenen en kerken hebben geviseerd, zijn hun aanvallen niet exclusief tegen christelijke doelwitten gericht.  

Het is dan ook niet mogelijk om het geweld uitsluitend als christenvervolging te bestempelen, eens te meer gezien christenen de overgrote meerderheid van de bevolking in de regio vormen.  

Het geweld van de ADF kan vooral worden begrepen vanuit een complex samenspel van criminele, economische en politiek-militaire belangen, waarbij ideologische en religieuze motieven wel een rol spelen, maar niet altijd de belangrijkste drijfveer vormen.  

België vestigt regelmatig de aandacht van de internationale gemeenschap op de situatie in de DRC en pleit ervoor deze op de agenda van de internationale fora te houden.  

 

De afgelopen jaren heeft de EU, op het initiatief van België, ook individuele sancties opgelegd aan personen die behoren tot de verschillende partijen bij het conflict in Oost-Congo, waaronder ook leden van de ADF.  

 

Onze diplomatieke vertegenwoordiging in de regio volgt de problematiek van de ADF nauw op, waarbij er regelmatige contacten zijn met de lokale politieke en veiligheidsactoren, maar evenzeer met de internationale partners op het terrein.  

 

Ik dank u.

 

34 Samengevoegde vragen van

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De ontginning van kritieke grondstoffen en de Belgische staatswaarborg" (56018947C)

- Els Van Hoof aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het partnerschap STL-Umicore, de staatswaarborg en de Global Gatewaystrategie" (56019456C)

34 Questions jointes de

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'exploitation des matières premières critiques et la garantie d'État belge" (56018947C)

- Els Van Hoof à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le partenariat entre STL et Umicore, la garantie d'État et la stratégie Global Gateway" (56019456C)

 

56019456C

 

Beste minister,

Vlak voor het zomerreces keurde de federale regering een staatswaarborg van 26 miljoen euro goed, gekoppeld aan een voorfinanciering van Umicore aan het Congolese bedrijf Société du Terril de Lubumbashi (STL), dat germanium ontgint uit een oude mijnterril nabij Lubumbashi. Umicore prefinanciert STL, Credendo verzekert dat krediet en de Belgische Staat staat garant voor Credendo. Umicore wordt terugbetaald in natura, via leveringen van germanium. Bij een faillissement van STL zou uiteindelijk de Belgische staat voor het verlies opdraaien.

 

In de krant werd ook een link gelegd tussen de Belgische staatswaarborg voor het STL-Umicore-project en de levering van germanium door Umicore voor de infraroodsystemen van de Amerikaanse F-35. Dit roept vragen op over de mate waarin de due diligence-verplichtingen van Umicore ook het eindgebruik van zijn grondstoffen -downstream, dus na verwerking- in kaart brengen en over hoe dit zich verhoudt tot de standaarden die de regering vooropstelt binnen de Global Gateway-strategie.

 

Vandaar:

1. Kan u de precieze link uitleggen tussen Umicore, het germanium uit het STL-project en de bevoorrading van de Amerikaanse F-35-productieketen? In welke mate is de regering hiervan op de hoogte en werd dit element meegenomen bij de beoordeling van de staatswaarborg?

2. Hoe verloopt de downstream due diligence van Umicore op vlak van kritieke grondstoffen zoals germanium, wordt daarbij nagegaan en gerapporteerd voor welke eindtoepassingen deze grondstoffen werden aangewend?

3. Op welke manier maakt deze downstream deel uit van de Global Gateway-strategie? In welke risico-categorie werd STL ingedeeld en werd daarbij rekening gehouden met het defensie-eindgebruik en de mensenrechten- en milieusituatie rond de terril?

4. Credendo zou Umicore enkel willen indekken na 'stevige doorlichting van STL'. Kan u vertellen welk advies Credendo gegeven heeft, of die financiële doorlichting plaatsvond en of info hierover openbaar gemaakt zal worden?

 

Alvast dank voor uw antwoorden

 

56019456C

 

Mijnheer de Minister,

 

Vlak voor het zomerreces keurde de federale regering een staatswaarborg van 26 miljoen euro goed, gekoppeld aan een voorfinanciering van Umicore aan het Congolese bedrijf Société du Terril de Lubumbashi (STL), dat germanium ontgint uit een oude mijnterril nabij Lubumbashi. Concreet zou dit inhouden dat Umicore STL prefinanciert, Credendo dat krediet verzekert, en de Belgische Staat garant staat voor Credendo. Umicore wordt terugbetaald in natura, via leveringen van germanium. Bij een faillissement van STL zou uiteindelijk de Belgische staat voor het verlies opdraaien.

 

Organisaties als 11.11.11 stellen zich echter vragen bij de manier waarop België strategische belangen en ontwikkelingssamenwerkingsbeleid probeert samen te brengen in dit soort publiek-private partnerschappen, in het bijzonder in de context van de Global Gateway. Uw beleidsnota benadrukt in dat verband het belang van lokale toegevoegde waarde, governance, ESG-criteria, mensenrechten en jobcreatie. Op dit moment is echter niet duidelijk of het partnerschap STL-Umicore als een Global Gateway-project wordt geïntegreerd of voorgesteld. Fundamenteler nog roept de ervaring met dit partnerschap de vraag op welke plaats het middenveld krijgt in dit nieuwe model.

 

Ik heb voor u dan ook de volgende vragen:

 

Heeft het partnerschap STL-Umicore de bedoeling om geïntegreerd of voorgesteld te worden als een Global Gateway-project, en zo ja, volgens welke criteria? Welke rol speelt ontwikkelingssamenwerking in dit project?

Welke rol speelde de Global Gateway Team Belgium Investment Hub bij het STL-Umicore-project? Werd dit project binnen de Investment Hub beoordeeld, en zo ja, met welk resultaat? Is een dergelijke beoordeling door de Investment Hub een formele vereiste?

Zal de Investment Hub samenwerken met actoren uit ontwikkelingssamenwerking en het middenveld, zowel in België als in de partnerlanden?

In welke begrotingslijn is de staatswaarborg voor de operatie STL-Umicore ingeschreven?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Almaci, Mevrouw Van Hoof 

 

Europa is vandaag veel te afhankelijk van derde landen voor kritieke grondstoffen. 

Voor germanium, een grondstof die essentieel is voor onder meer ruimtevaart, halfgeleiders, defensie en de digitale- en energietransitie, is die afhankelijkheid van China bijzonder groot.  

En we hebben de voorbije jaren gezien dat China niet aarzelt om deze ook geopolitiek in te zetten. 

 

Daarom moeten we onze afhankelijkheden afbouwen.  

Daarom moeten we onze bevoorrading diversifiëren.  

En daarom is het belangrijk dat we partnerschappen uitbouwen die ons toelaten om kritieke grondstoffen veilig te stellen buiten China.  

De samenwerking tussen een Belgische industriële speler en STL past precies in die logica.  

Zij versterkt de toegang tot een strategische grondstof en draagt bij aan meer Europese weerbaarheid, aan onze strategische autonomie en onze economische veiligheid.  

België neemt hier zijn verantwoordelijkheid op. 

 

De opvolging van afnemers en eindmarkten behoort in de eerste plaats tot de verantwoordelijkheid van de betrokken onderneming, binnen de geldende Belgische, Europese en internationale regelgeving. 

Dat neemt niet weg dat er in dit dossier wel degelijk een grondige due diligence plaatsvindt.  

Die concentreert zich in de eerste plaats op de bevoorradingsketen en STL. Daarbij wordt aandacht besteed aan financiële risico's, maar ook aan milieu, mensenrechten, arbeidsomstandigheden, goed bestuur en andere ESG-aspecten. Het middenveld speelt hier een belangrijke rol ter plaats. 

STL beschikt hierover over de nodige certificeringen en wordt regelmatig gecontroleerd.  

Bovendien gaat het hier om de verwerking van materiaal afkomstig van een bovengrondse terril in de omgeving van Lubumbashi, wat niet zomaar kan worden gelijkgesteld met andere mijnactiviteiten in de regio.  

Zoals gebruikelijk zijn de onderliggende risicoanalyses en interne adviezen vertrouwelijk en kunnen zij niet openbaar worden gemaakt, aangezien zij gevoelige commerciële en financiële informatie bevatten. 

 

Voor alle gedetailleerde vragen met betrekking tot Credendo en de begroting verwijs ik u naar de bevoegde ministers. 

 

Er bestaan, naast STL, meerdere bevoorradingsbronnen van Germanium naar ons land en een deel wordt ook gewonnen uit recyclage.  

Een minderheidsfractie van het in België geraffineerde germanium vindt wel zijn weg naar Amerikaanse klanten maar er bestaan ook andere productie- en bevoorradingskanalen voor de Amerikaanse markt, waaronder productiecapaciteit in de Verenigde Staten zelf.  

Het is dus onmogelijk, Mevrouw Almaci, om een directe link te leggen tussen het germanium dat STL levert en het geraffineerde germanium dat wordt gebruikt in de productieketen van de F-35.  

Dit speelde dus niet mee in het beoordelen van de staatswaarborg. 

 

Ik wil ook verduidelijken dat dit dossier in de eerste plaats een dossier van bilaterale economische diplomatie is, dat gericht is op het veiligstellen van een strategische bevoorradingsketen. Credendo is het voornaamste instrument om hier tussen te komen.  

Het is geen Global Gateway-project en het wordt dus niet volgens die procedures, door de Global Gateway Investment Hub en onze Team Belgium Investment Hub beoordeeld.  

Als gevolg, het middenveld is dus niet direct bij betrokken, maar het belet niet dat zijn werk op het terrein zeker waardevol is in het kader van de due diligence studies die gevoerd zijn. 

 

De essentie van dit dossier is voor mij eenvoudig.  

Als Europa minder afhankelijk wil worden van China voor kritieke grondstoffen, dan moeten we ook bereid zijn concrete alternatieven uit te bouwen.  

Dat vraagt investeringen, partnerschappen en een actieve economische diplomatie.  

Dit dossier past precies binnen die ambitie.  

 

35 Samengevoegde vragen van

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het gelekte plan van de Europese Commissie over een socialemediaverbod voor minderjarigen" (56019007C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het Europese socialemediaverbod voor minderjarigen" (56019132C)

35 Questions jointes de

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La divulgation du projet de la CE concernant l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs" (56019007C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'interdiction européenne des réseaux sociaux aux mineurs" (56019132C)

 

56019007C

 

De Europese Commissie wil de toegang tot sociale media inperken voor wie jonger is dan 15, zo blijkt uit het gelekt voorstel op maandagavond, 14 september. In het voorstel dat nu circuleert en waar de Europese Commissie later deze week mee komt, staat dat ouders voor kinderen onder de 13 jaar accounts kunnen aanmaken die volledig onder hun toezicht staan en die aan strenge veiligheidsnormen voldoen. Tussen 13 en 15 jaar zou het gaan om startersaccounts die beperkingen hebben wat betreft contact met onbekenden en schermtijd en die ouderlijk toezicht voorzien. Vanaf 15 jaar kunnen tieners wel hun eigen account aanmaken.

 

Om de Belgische positie in dit debat te verhelderen, stel ik de volgende vragen:

 

Wat is het standpunt van de Belgische regering over een Europees socialemediaverbod voor jongeren?

Vindt er over dit dossier momenteel overleg plaats met de deelstaten, conform de afspraken in het regeerakkoord?

Welke positie zal België innemen tijdens de Europese raadsbesprekingen en welke indicaties heeft u over de verwachte tijdlijn voor de formele communicatie en uitwerking van deze Commissieplannen?

 

Hoe beoordeelt de federale regering de effectiviteit van een toegangsverbod ten opzichte van het verplichten van 'safety-by-design' aan de platformen?

Welke risico's ziet u inzake privacy en dataveiligheid bij een verplichte leeftijdsverificatie?

Werden dataveiligheidsrisico's van een verplichte leeftijdsverificatie reeds geanalyseerd? Welke resultaten leverde dit op? Hoe kijkt u hiernaar? Gaat u akkoord met de analyse van Conner Rousseau dat we vandaag de dag toch al geen privacy kennen online en dat hier dus geen nieuwe risico's aan verbonden zijn?

Deelt u de bezorgdheid van experten dat een algemeen verbod ook de digitale rechten van jongeren onnodig kan beknotten? Is zo een socialemediaverbod überhaupt een proportionele maatregel?

Ziet u verder andere risico's in het opleggen van zo'n toegangsverbod?

           e. Zetten we niet beter in op media-geletterdheid en bewustzijn van online risico's, in plaats van jongeren te weren uit dit essentieel onderdeel van de huidige hybride samenleving?

 

56019132C

 

De Europese Commissie stelde op donderdag 17 september de EU Kids Act voor, met een gefaseerd model voor de toegang van minderjarigen tot sociale media. Daarmee trekt de Commissie de bevoegdheid naar zich toe om de grote platformen regels op te leggen en die ook te handhaven. In juli stelde ik u hierover al vragen, toen het voorstel nog niet formeel voorlag. Nu de tekst op tafel ligt, moet België een positie innemen. De standpunten binnen ons land lijken uiteen te lopen, daarom deze vragen:

 

Steunt België de EU Kids Act en welke positie wordt verdedigd in de Raad over de Europese leeftijdsgrens?

Vindt er over dit dossier formeel overleg plaats met de deelstaten, conform de afspraken in het regeerakkoord, zodat België met één stem spreekt?

Is België voorstander van een harde leeftijdsgrens met gebruik van leeftijdsverificatie tools?

Welke risico's ziet u inzake privacy en dataveiligheid bij een verplichte leeftijdsverificatie?

Werden dataveiligheidsrisico's van een verplichte leeftijdsverificatie reeds geanalyseerd? Welke resultaten leverde dit op? Hoe kijkt u hiernaar? Gaat u akkoord met de analyse van Conner Rousseau dat we vandaag de dag toch al geen privacy kennen online en dat hier dus geen nieuwe risico's aan verbonden zijn?

   3. Deelt u de bezorgdheid dat een veralgemeende leeftijdsverificatie de privacy van alle burgers en de vrijheden van jongeren raakt en hoe weegt België dat mee in de Europese onderhandelingen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mijnheer Di Nunzio,

 

De Europese Commissie heeft haar voorstel voor een "EU Kids Act" op 17 september officieel ingediend, nadat Commissievoorzitter von der Leyen het initiatief op 16 september heeft aangekondigd in haar State of the Union. België zal het voorstel dus eerst grondig analyseren. 

 

Het Belgische standpunt zal worden voorbereid via het gebruikelijke Europese coördinatieproces, waarbij alle federale en gefedereerde belanghebbenden betrokken zijn en dat wordt aangestuurd door mijn diensten. 

 

België erkent dat sociale media een belangrijke rol spelen in het leven van jongeren, en dat minderjarigen recht hebben op informatie, participatie en communicatie, ook online. We onderlijnen tegelijk het belang van media-educatie, digitale veerkracht en ouderlijke begeleiding.

 

 Tijdens haar State of the Union speech, verwees mevrouw von der Leyen naar Olée, het 14-jarig meisje uit Wallonië dat haar na ernstige online pesterijen een einde aan haar leven maakte. 

 

Ik wil dan ook het belang van dit thema mee onderschrijven. Ons land is sterk geëngageerd voor de risico's voor kinderen als slachtoffer.

 

In dat kader is België recent toegetreden tot de Coalition for Children’s Rights and Protection in the Age of Artificial Intelligence, een initiatief dat in juli door Frankrijk, Spanje en Kenia werd gelanceerd in de marge van de Global Dialogue on AI Governance van de Verenigde Naties. 

 

Wat de EU werkzaamheden betreft, is België voorstander van het principe van een minimumleeftijd en van een Europese aanpak en verdere harmonisatie, zodat fragmentatie tussen de lidstaten wordt vermeden. 

 

België vindt het ook belangrijk om tegelijkertijd te werken aan strengere maatregelen op het gebied van „safety by design“ en duidelijke verantwoordelijkheid van de platformen. 

 

Daarvoor zijn effectieve, evenredige en privacyvriendelijke mechanismen voor leeftijdsverificatie en -bevestiging essentieel.

 

We zijn van mening dat deze zich moeten baseren op passende technische normen zoals “zero-knowledge proofs", waarbij enkel de bevestiging van een leeftijdsvoorwaarde wordt gedeeld zonder bijkomende persoonsgegevens vrij te geven.

 

Op dit ogenblik heeft België nog geen positie over een specifieke minimumleeftijd voor toegang tot sociale media. Wat betreft uw overige vragen verwijs ik u dan ook graag door naar mijn collega, Vanessa Matz, bevoegd voor digitalisering.

 

 

36 Vraag van Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het handelsakkoord EU-Filipijnen" (56019008C)

36 Question de Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'accord commercial entre l'UE et les Philippines" (56019008C)

De Europese Unie staat op het punt om het vrijhandelsakkoord met de Filipijnen af te ronden. In een uitdagende mondiale context is de diversificatie van onze handelspartners cruciaal voor onze sterke, exportgedreven economie. De Filipijnen vormen een snelgroeiende markt en het bilaterale handelsvolume tussen de EU en de Filipijnen bedroeg in 2024 al €16,8 miljard. Dit akkoord heft niet alleen belangrijke handelsbelemmeringen op in sleutelsectoren zoals de industrie, de autosector en de voedingsmiddelenindustrie, maar opent voor het eerst ook de Filipijnse overheidsopdrachten voor buitenlandse bedrijven. Voor onze innovatieve bedrijven en kmo's liggen hier dus directe en concrete kansen op economische groei.

 

Vragen:

 

Hoe evalueert u de potentiële economische meerwaarde van dit toekomstig akkoord voor onze economie, in het bijzonder in cruciale sectoren zoals de industrie, de autosector, landbouw en voeding?

Welke concrete initiatieven gaat u nemen om onze exporteurs en kmo's actief te informeren en te begeleiden bij het meedingen naar deze Filipijnse overheidscontracten?

Hoe ziet de tijdlijn eruit om te garanderen dat onze bedrijven vanaf dag één na inwerkingtreding zonder administratieve vertragingen van de vereenvoudigingen (zoals harmonisatie van industriële standaarden) profiteren?

Overweegt u specifieke acties, zoals bijvoorbeeld een handelsmissie, om onze bedrijven een strategische voorsprong te geven op deze sterk opkomende markt in de Asia-Pacific-regio?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mijnheer Di Nunzio,

 

Zoals u in uw inleiding aangeeft, boeken de besprekingen vooruitgang. De Europese Commissie kondigde recent een substantieel akkoord aan. De Europese Unie en de Filipijnen zullen de onderhandelingen nu afronden op basis van dit akkoord. De onderhandelingen lopen dus nog. 

 

 Het is daarom niet mogelijk vandaag al veel uitspraken te maken over de uitkomst. Ik zal graag op een later tijdstip meer gedetailleerd van gedachten wisselen over deze akkoord, wanneer deze onderhandelingen tot resultaat leiden.

 

Niettemin zijn de Filipijnen, zoals u aangeeft, een opkomende economie in een geostrategisch belangrijke regio voor de Europese Unie en België. Daarom heeft ons land reeds in 2024 in beginsel steun verleend aan de hervatting van de onderhandelingen. 

 

Wij zien hierin offensieve belangen voor onze uitvoer naar dit land, met name voor onze industriële goederen, zoals farmaceutische en chemische producten, machines, kunststoffen, medische apparatuur en agrovoedingsproducten. 

 

De liberalisering van diensten en investeringen, evenals de openstelling van de overheidsopdrachten bieden eveneens kansen. Daarnaast hopen wij ook op ambitieuze resultaten in andere domeinen die traditioneel belangrijk zijn voor ons land, zoals de vereenvoudiging van douaneprocedures, sanitaire en fytosanitaire normen, steun aan kmo’s, intellectuele-eigendomsrechten en een ambitieus hoofdstuk over handel en duurzame ontwikkeling, in het bijzonder op het vlak van de mensenrechten.

 

37 Vraag van Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Congolees politiek geweld op het Belgische grondgebied" (56019013C)

37 Question de Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les violences politiques congolaises sur le territoire belge" (56019013C)

 

Op 3 september werd de Congolese journalist en politiek vluchteling Claude Pero Luwara in Tienen voor de derde keer in ruim een jaar aangevallen. Drie gemaskerde mannen sloegen hem met een hamer op het hoofd. Bij de eerste aanval, op 27 augustus 2025, joegen Vlaams Belang-medewerker en Tiense fractieleider Elias Cool en burgemeester Jonathan Holslag de belagers weg en voorkwamen zij erger.

 

Dit past in een patroon. Ook de opposanten Lubaya, Kikuni en Wayambo meldden geweld of intimidatie in België; veiligheidsexpert Wondo kreeg doodsbedreigingen. In juni veroordeelde de rechtbank vier daders van de eerste aanval en erkende ze het politieke motief. Het Comité I oordeelde dat de Staatsveiligheid de verharding van de Congolese diensten onderschatte, hoewel zij voldoende concrete en geloofwaardige informatie bezat om te waarschuwen.

 

Uw belofte om dit “binnenkort" aan te kaarten is na een derde aanval véél te luw. Hier schendt Congo, godbetert een voormalige Belgische kolonie, onze rechtsorde en soevereiniteit. Congo blijft ons grootste partnerland: het bilaterale programma 2023-2027 bedraagt 250 miljoen euro, naast circa 36 miljoen euro per jaar via niet-gouvernementele samenwerking en afzonderlijke humanitaire financiering.

 

Welke aanwijzingen hebben onze diensten over betrokkenheid of aansturing door Congolese staatsdiensten, regeringskringen of diasporanetwerken? Wanneer krijgt het parlement een dreigingsanalyse?

Wanneer ontbiedt u de Congolese ambassadeur? Eist u medewerking, identificatie van de opdrachtgevers, intrekking van de beloning van 4 miljoen dollar op Luwara en garanties dat de intimidatie stopt?

Welke sancties neemt u bij weigering, waaronder ongewenstverklaring van betrokken diplomaten, visumbeperkingen en gerichte sancties?

Schort u de bilaterale overheidssamenwerking op en trekt u het resterende budget in indien Kinshasa niet volledig meewerkt en dit geweld niet stopt? Welke overige ODA-stromen lopen nog, voor welk bedrag, en welke kunt u bevriezen zonder humanitaire hulp aan de bevolking te treffen?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts,

 

Ik heb eveneens vernomen dat Claude Pero Luwara het slachtoffer is geworden van een nieuwe aanval. 

 

Ik betreur dat hij andermaal het slachtoffer geworden is van een gewelddadige aanval en veroordeel dit geweld ten zeerste. 

 

Er is inmiddels een onderzoek gestart. 

 

In dit stadium kan ik geen uitspraken doen over de reden van het incident en een eventuele betrokkenheid van buitenlandse diensten of netwerken. Het zou voorbarig zijn om conclusies te trekken voordat de politie en justitie hun werk hebben kunnen doen.

 

Ik heb dit onderwerp overigens vorige week in New York besproken met de eerste minister en de minister van Buitenlandse Zaken van de DRC, aangezien het een Congolees staatsburger betreft en wij er een gemeenschappelijk belang bij hebben dat dit soort geweld zich niet opnieuw voordoet. 

 

Ik heb iedereen opgeroepen om in die zin te handelen.

 

Voor uw vraag over de dreigingsanalyse en eventuele overige vragen nodig ik u uit om contact op te nemen met de bevoegde minister. 

 

Ik dank u.

 

38 Vraag van Britt Huybrechts aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Activisten aan de privéwoning van de minister" (56019014C)

38 Question de Britt Huybrechts à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les militants rassemblés devant le domicile privé du ministre" (56019014C)

 

Op 9 september stonden om 5.30 uur 's morgens zes activisten van het collectief No ICE in Belgium voor uw privéwoning in Namen. Zij kwamen protesteren tegen het wetsontwerp rond woonstbetredingen en gebruikten daarbij de slogan: “Aangezien jullie bij ons willen binnenkomen, komen wij naar jullie." U besloot de actievoerders te woord te staan en ging naar verluidt bijna een half uur met hen in gesprek.

 

Laat mij duidelijk zijn: ik wens niemand dergelijke situaties aan zijn privéwoning toe. Politieke actie en protest zijn uiteraard legitiem, maar er moet volgens mij ook een grens zijn tussen het publieke mandaat van een politicus en zijn privéleven. Zeker wanneer actievoerders onaangekondigd en in alle vroegte aan een gezinswoning verschijnen.

 

Ik begrijp dat u wellicht vanuit de-escalatie met deze mensen in gesprek bent gegaan. Toch stel ik mij de vraag of het verstandig is om dergelijke actiemethodes op die manier te belonen met een rechtstreeks en uitgebreid gesprek met een minister.

 

Het kan immers een gevaarlijk precedent scheppen. De boodschap kan ontstaan dat wie rechtstreeks toegang wil tot een minister, gewoon naar diens privéwoning moet trekken. Vandaag gaat het om zes vreedzame activisten, maar niemand kan garanderen dat een volgende actie even vreedzaam verloopt.

 

Wat werd tijdens dat gesprek concreet besproken? Welke eisen hebben de actievoerders aan u voorgelegd en welke antwoorden hebt u daarop gegeven?

Welk standpunt hebt u tijdens dat gesprek namens uzelf en Les Engagés ingenomen over het wetsontwerp betreffende de woonstbetredingen? Hebt u tegenover de actievoerders toezeggingen gedaan of aangegeven dat u nog wijzigingen aan het ontwerp wenst?

Heeft dit gesprek nadien aanleiding gegeven tot verdere stappen of overleg binnen uw partij of binnen de federale regering?

Acht u het achteraf bekeken verstandig om actievoerders die om 5.30 uur aan de privéwoning van een minister verschijnen op die manier rechtstreeks toegang tot een gesprek te geven? Vreest u niet dat dit anderen kan aanmoedigen om dezelfde methode te gebruiken?

Bent u van oordeel dat er een duidelijke grens moet worden getrokken tussen legitiem politiek protest en acties aan de privéwoning van politici, mede met het oog op de veiligheid en het privéleven van hun gezin en omwonenden?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Huybrechts,

 

Ter gelegenheid van deze gedachtewisseling heb ik hetzelfde standpunt kunnen herhalen als het standpunt dat ik in dit dossier al maanden inneem.

 

Maar vooral betreur ik de manier waarop deze uitwisseling heeft plaatsgevonden. Ik ben van mening dat er voldoende plaatsen en gelegenheden zijn om politici aan te spreken, of dat nu in hun kabinet, in commissievergaderingen of tijdens bredere overlegmomenten is.

 

Wat mij betreft moet de privésfeer van de woning worden gerespecteerd en mag die niet worden gebruikt voor dergelijke acties, die ik absoluut niet kan goedkeuren. Bovendien word niet alleen ik hierdoor getroffen, maar ook mijn vrouw, mijn kinderen en dus mijn gezin, dat er niet voor heeft gekozen om de negatieve gevolgen van mijn engagement te moeten dragen.

 

Een occasionele ontmoeting in onderling overleg, zoals soms met landbouwers is gebeurd, is één zaak. Maar spontane of ongeoorloofde acties aan mijn privéwoning, ongeacht het tijdstip waarop die plaatsvinden, zijn iets wat ik niet kan aanvaarden.

 

Ik ben overigens van mening dat hierover wetgeving zou moeten worden uitgewerkt. Het kan niet de bedoeling zijn dat privéwoningen van ministers en andere politieke verantwoordelijken onder druk worden gezet. Ik hoorde zelfs dat een of andere collega had beslist om gedurende enkele weken of maanden te verhuizen, totdat de spanningen rond een gevoelig dossier waren gaan liggen. Dat is volstrekt abnormaal.

 

39 Question de Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les négociations entre Europol et Israël et la position de la Belgique" (56019017C)

39 Vraag van Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De onderhandelingen tussen Europol en Israël en het Belgische standpunt" (56019017C)

 

Monsieur le Ministre,

 

Une enquête de Statewatch a révélé que la Commission européenne a poursuivi ses discussions avec Israël sur un accord permettant l’échange de données personnelles entre Europol et les autorités israéliennes, malgré de sérieuses objections juridiques.

 

Dès novembre 2022, le service juridique du Conseil estimait que certaines dispositions risquaient de violer le droit européen et international, notamment parce qu’elles pourraient permettre l’utilisation de données européennes dans les territoires palestiniens occupés. Il estimait également que la Commission avait outrepassé son mandat. Pourtant, au moins sept réunions ont encore eu lieu entre la Commission et des représentants israéliens entre 2023 et janvier 2026. Plusieurs États membres se seraient opposés à cet accord. Mais leur position individuelle n’est pas publique.

 

Monsieur le Ministre, quelle a été exactement la position défendue par la Belgique au Conseil ? La Belgique s’est-elle opposée à la poursuite de ces négociations et à toute possibilité d’utiliser des données d’Europol dans les territoires occupés ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi ?

 

Et plus largement, demandez-vous aujourd’hui la suspension définitive de ces négociations avec Israël ? Existe-t-il actuellement d’autres formes de coopération ou d’échange de données entre les services de police belges et les autorités israéliennes ?

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur Boukili, 

 

Le Projet d'accord entre l'UE et le gouvernement israélien sur l'échange de données personnelles entre Europol (l’Agence européenne de coopération en matière d'application de la loi) et les autorités israéliennes compétentes pour la lutte contre la criminalité grave et le terrorisme, n’a plus été discuté dans les groupes de travail de l’UE depuis 2022.

 

Les négociations ont échoué, entre autres à cause de la demande de certains Etats membres, dont la Belgique, de ne pas appliquer l’accord dans les territoires occupés par Israël.

 

Pour rappel, les décisions du Conseil de l'UE de 2012 et 2016 spécifient que tout accord avec Israël inclut une clause territoriale stipulant que l'accord s'applique à l'UE et à Israël, mais pas aux territoires occupés par Israël depuis 1967.  

 

Selon mes informations, il y a en effet eu des rencontres entre Europol et Israël entre 2023 et 2026, mais il ne s’agissait pas de négociations. 

 

Pour plus de détails, je vous invite à consulter le Ministre de la Sécurité et de l’Intérieur. 

 

40 Question de Nabil Boukili à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La sItuation à Cuba" (56019018C)

40 Vraag van Nabil Boukili aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De situatie in Cuba" (56019018C)

 

56019018C

 

Monsieur le Ministre,

 

La situation humanitaire à Cuba connaît une dégradation extrêmement préoccupante. Les coupures d’électricité peuvent aujourd’hui dépasser 20 heures par jour et le pays a connu plusieurs effondrements complets de son réseau électrique. Ces coupures affectent directement les hôpitaux, l’approvisionnement en eau, les transports, les écoles et la conservation des aliments.

 

Dans le secteur de la santé, la situation est particulièrement grave : près de 100 000 patients seraient en attente d’une intervention chirurgicale, dont 12 000 enfants; des dizaines de milliers de femmes enceintes rencontrent des difficultés pour accéder aux examens prénataux nécessaires; les programmes de vaccination sont perturbés et de nombreux patients atteints de cancer rencontrent des difficultés d’accès aux traitements.

 

Depuis son retour au pouvoir, l’administration Trump a encore durci le blocus criminel contre Cuba et imposé en 2026 un véritable blocus énergétique visant à restreindre l’approvisionnement de l’île en pétrole. Les pressions américaines ont également contribué à l’arrêt des livraisons provenant de fournisseurs traditionnels. Le résultat est une pénurie massive de carburant qui aggrave directement les coupures d’électricité et paralyse une partie des services essentiels.

 

Des experts indépendants des Nations unies ont condamné les récentes mesures américaines et appelé la communauté internationale à agir rapidement face à leurs conséquences sur les droits fondamentaux de la population cubaine. Ils ont notamment rappelé que la nourriture ne peut être utilisée comme instrument de pression politique.

 

Monsieur le Ministre :

 

La Belgique condamne-t-elle le durcissement du blocus américain décidé par l’administration Trump et, en particulier, le blocus énergétique qui entrave l’approvisionnement de Cuba en carburant ?

 

La Belgique considère-t-elle ces mesures compatibles avec le droit international, notamment au regard des préoccupations exprimées par les experts des Nations unies ?

 

Quelle position la Belgique défendra-t-elle au niveau européen et lors du prochain vote de l’Assemblée générale des Nations unies sur la résolution demandant la levée du blocus contre Cuba ?

 

Face à cette situation, la Belgique est-elle disposée à envoyer une aide humanitaire à Cuba, notamment des médicaments, des denrées alimentaires et des panneaux solaires afin de soutenir les infrastructures essentielles ?

 

Si oui, quelles démarches concrètes ont déjà été entreprises et dans quel délai cette aide pourrait-elle être acheminée ?

 

Antwoord - Réponse:

 

Madame Schlitz, Monsieur Boukili,

 

La situation humanitaire à Cuba est en effet particulièrement préoccupante.

 

La dégradation des conditions de vie et l’affaiblissement du système de santé touchent durement la population, dont la protection demeure au cœur de l’action de la Belgique.

 

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer à plusieurs reprises devant votre assemblée, la Belgique considère l’embargo américain contre Cuba comme contraire au droit international.

 

Nous soutenons  de manière constante les résolutions des Nations Unies appelant à sa levée et entendons poursuivre cette approche lors du prochain vote à l’Assemblée générale.

 

Sur le plan humanitaire, l’Union européenne demeure le principal bailleur à Cuba.

 

La Belgique contribue pleinement à cet effort collectif à travers sa participation au budget européen.

 

En 2026, l’aide humanitaire européenne atteint 16 millions d’euros et cible prioritairement les soins de santé, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, le logement et le soutien logistique.

 

La Belgique contribue également, par l’intermédiaire de mécanismes humanitaires multilatéraux qu’elle finance, à soutenir la population cubaine.

 

Enfin, la Belgique veille à ce que les acteurs humanitaires puissent continuer à acheminer vers Cuba du matériel, des équipements médicaux et des équipements énergétiques tels que des panneaux solaires. Conformément au droit européen, qui ne reconnaît pas l’application extraterritoriale des sanctions américaines, nous rappelons régulièrement que ces activités relèvent de l’aide humanitaire et doivent pouvoir se poursuivre sans entrave, dans le seul intérêt de la population cubaine.

 

41 Question de Michel De Maegd à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Le statut de membre associé de l'Union européenne proposé au Canada" (56019156C)

41 Vraag van Michel De Maegd aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het voorstel om de status van geassocieerd lid van de Europese Unie toe te kennen aan Canada" (56019156C)

 

Monsieur le Ministre,

 

À l'occasion de son discours sur l'état de l'Union prononcé le 16 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d'ouvrir la voie à un approfondissement sans précédent des relations entre l'Union européenne et le Canada.

 

Après avoir appelé à dépasser le cadre actuel du CETA pour construire une véritable « Alliance for the Future », elle a évoqué la possibilité pour le Canada de devenir le premier « membre associé » de l'Union européenne.

 

Le Premier ministre canadien Mark Carney a accueilli favorablement cette proposition devant le Parlement européen le lendemain. Il a notamment plaidé pour une coopération renforcée dans les domaines de la défense, des minerais critiques, de l'énergie, de l'intelligence artificielle et de l'espace, mais aussi pour un approfondissement des échanges commerciaux et de la mobilité entre le Canada et l'Union européenne.

 

Je souhaiterais dès lors vous poser les questions suivantes :

 

1.     Comment la Belgique accueille-t-elle cette proposition ?

 

2.     Des discussions ont-elles déjà eu lieu au Conseil ou entre États membres concernant la définition et le contenu concret de ce nouveau statut ?

 

3.     Quels sont les domaines dans lesquels la Belgique souhaiterait prioritairement voir approfondir la coopération entre l'Union européenne et le Canada ?

 

4.     Enfin, cette proposition doit-elle être comprise comme un modèle susceptible d'être proposé à terme à d'autres démocraties partenaires de l'Union ?

Je vous remercie.

 

Antwoord - Réponse:

 

Monsieur De Maegd, 

 

Nous avons pris note avec beaucoup d'intérêt de la proposition de la Commission relative à un statut de « membre associé » pour le Canada. 

 

Étant donné que les contours précis de cette initiative restent à ce stade encore largement indéfinis, la Belgique attend avec impatience les clarifications complémentaires que la Commission européenne apportera quant au contenu concret qu'elle propose de donner à un tel statut. 

 

Notamment au regard des nombreux cadres de coopération déjà existants entre l'Union européenne et le Canada, mais aussi des cadres existants avec d'autres partenaires, à l'égard desquels une cohérence s'impose.

 

Dans le contexte géopolitique actuel, la Belgique est favorable à un approfondissement des relations entre l'Union européenne et des partenaires partageant les mêmes valeurs et intérêts, tels que le Canada. Le renforcement de cette relation stratégique peut contribuer à accroître notre résilience collective et notre prospérité mutuelle dans des domaines d'intérêt commun.

 

Dans ce contexte, la Belgique attache une importance particulière à la mise en place d'un partenariat équilibré et mutuellement bénéfique, fondé sur un juste équilibre entre droits et obligations.

 

Le Canada est l’un des principaux partenaires de la Belgique hors Union européenne, grâce à des liens économiques étroits, une coopération diversifiée et une forte convergence de vues sur la scène internationale. Pays fédéral, multilingue et membre de la Francophonie, il présente également un potentiel considérable dans les domaines de l’énergie et des matières premières.

 

La Belgique se réjouit dès lors de la tenue du 21e Sommet UE-Canada, prévu fin octobre à Montréal, afin d'explorer comment renforcer notre partenariat, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la transition verte, des minerais critiques et de la connectivité.

 

42 Vraag van Ellen Samyn aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De arrestatie van twaalf christenen in Algerije" (56019188C)

42 Question de Ellen Samyn à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'arrestation de douze chrétiens en Algérie" (56019188C)

 

Volgens berichtgeving viel de Algerijnse politie op 4 september binnen tijdens een christelijke eredienst in het opvangcentrum House of Refuge in L'Ayaida bij Oran. Zij arresteerde de twaalf aanwezigen en nam christelijke literatuur, telefoons en identiteitskaarten in beslag. Zij kwamen later vrij, maar over vervolging bestaat nog onduidelijkheid.

 

De betrokkenen riskeren aanklachten op grond van Ordonnantie 06-03, die de niet-islamitische eredienst streng reglementeert. Bepaalde inbreuken kunnen leiden tot twee à vijf jaar cel en zware boetes. Deze gebeurtenissen zijn geen alleenstaand geval. Nagenoeg alle 47 kerken van de Protestantse Kerk van Algerije kregen een sluitingsbevel of werden verzegeld en de jongste jaren werden meer dan vijftig christenen vervolgd wegens hun geloof. In april 2026 wees de United States Commission on International Religious Freedom (USCIRF) ook op de blokkering van bijbels en religieus lesmateriaal. De formeel gewaarborgde godsdienstvrijheid blijft voor christenen zo grotendeels dode letter.

 

Heeft uw administratie deze arrestaties geverifieerd? Wat is de huidige juridische toestand van de twaalf betrokkenen? Werden zij aangeklaagd, opnieuw verhoord of onder voorwaarden vrijgelaten?

Heeft België de zaak bij de Algerijnse autoriteiten aangekaart? Zo ja, wanneer, op welk niveau en met welk resultaat?

Hoe beoordeelt u de sluiting van protestantse kerken en de vervolging op grond van Ordonnantie 06-03? Zal België eisen dat Algerije deze ordonnantie in overeenstemming brengt met artikel 18 van het Verdrag inzake Burgerlijke en Politieke Rechten, de kerken heropent en de Protestantse Kerk rechtszekerheid biedt?

Bepleit u een gezamenlijke EU-démarche en agendering binnen de politieke dialoog met Algerije? Welke concrete gevolgen verbindt u aan een blijvende schending van artikel 2 van de EU-Algerije-associatieovereenkomst, dat de mensenrechten tot een essentieel onderdeel van de samenwerking maakt?

Onderhoudt onze ambassade contact met de getroffen kerken en mensenrechtenverdedigers? Welke bescherming of ondersteuning kan België hun bieden?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Samyn,

 

Alhoewel de Algerijnse Grondwet de vrijheid van godsdienst bevestigt, wordt de praktijk ervan inderdaad "gereguleerd" door een wet die in het bijzonder een lijst vastlegt van plaatsen voor erediensten of soortgelijke activiteiten.

 

We beschikken niet over alle details, maar voor zover ons bekend, is inderdaad een groep van 12 personen met Algerijnse nationaliteit recentelijk gearresteerd. Ze zouden bijeengekomen zijn op een plek die officieel niet als gebedshuis werd goedgekeurd, en daarmee zou deze “eredienst” in strijd zijn met de wet. Na verhoor zijn ze opnieuw in vrijheid gesteld. We volgen, samen met de EU lidstaten terplekke, de juridische gevolgen die hieraan gegeven worden en de verdere ontwikkelingen.

 

Het grootste probleem waarmee protestanten in Algerije te maken hebben, is het ontbreken van officieel geautoriseerde gebedshuizen. Dit is het grote verschil met de Katholieke Kerk die een juridisch statuut heeft en over erkende gebedshuizen kan beschikken. Zo hield op dezelfde dag de bisschop van Oran een bijeenkomst in een "erkend" gebouw dat zonder incidenten plaatsvond. Ook een evenement rond interreligieuze dialoog kon onlangs zonder problemen doorgaan. En zoals u weet, bracht Paus Leo de veertiende, van 13 tot 15 april 2026, een historisch en officieel bezoek aan Algerije, waarbij verschillende grote erediensten plaatsvonden.

 

In juli 2018 behandelde het Mensenrechtencomité het vierde periodieke rapport van Algerije over zijn uitvoering van het Internationaal Verdrag inzake burgerrechten en politieke rechten. In zijn slotopmerkingen herhaalde het Comité zijn bezorgdheid over artikel 11 van Ordonnantie nr. 06-03, met inbegrip van de sluiting van kerken en evangelische instellingen. Het Comité formuleerde in dit verband aanbevelingen aan Algerije en er wordt verwacht dat Algerije in zijn volgende periodieke rapport verslag zal uitbrengen over de opvolging ervan. Dat rapport is tot op heden nog niet verschenen.  

 

De Europese Unie behandelt regelmatig mensenrechten, de vrijheid van godsdienst of geloof inbegrepen, binnen het kader van de EU-Algerije Associatieovereenkomst. Met name in de Subcommissie Politieke en Mensenrechtendialoog. En via voortdurende contacten met vertegenwoordigers van het maatschappelijk middenveld in Algerije en Brussel. 

 

Wat dit concrete incident betreft blijven we de ontwikkelingen van nabij volgen. 

 

43 Samengevoegde vragen van

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het ontbreken van België op de lijst van ondertekenaars van de internationale AI-verklaring" (56019228C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De afwezigheid van België bij de internationale AI-verklaring op de VN-Algemene Vergadering" (56019272C)

43 Questions jointes de

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "L'absence de la Belgique sur la liste des signataires de la déclaration internationale sur l'IA" (56019228C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La Belgique absente lors de la déclaration internationale sur l'IA à l'Assemblée générale de l'ONU" (56019272C)

 

56019228C

 

Meneer de minister,

22 landen lanceerden in de marge van de VN-Algemene Vergadering in New York

een gezamenlijke verklaring die menselijke controle en internationaal toezicht op AI-

systemen eist. Het initiatief wil het risico op autonome wapens, cyberaanvallen en

biologische bedreigingen via een wereldwijd toezichtsmechanisme inperken. Landen

zoals Finland, Noorwegen en Duitsland ondertekenden de tekst. België was

daarentegen afwezig op de lijst van ondertekenaars.

AI is één van de grootste uitdagingen van dit tijdperk. We kunnen het niet toestaan

dat de toekomst van AI bepaald wordt uitsluitend door Big Tech, miljardairs of AI zelf.

Het regeerakkoord vraagt expliciet dat België een internationale dialoog aangaat

inzake opkomende technologieën. Onze afwezigheid staat daar haaks op.

Ik heb dan ook de volgende vragen:

1. Om welke specifieke inhoudelijke of diplomatieke redenen heeft België

deze verklaring in New York niet ondertekend?

2. Welke concrete bezwaren stonden de Belgische instemming met het

voorgestelde internationale toezichtsmechanisme in de weg?

3. Op welke manier stemt deze afwezige houding overeen met de

engagementen uit het regeerakkoord?

4. Bent u bereid om alsnog aan te sluiten bij dit initiatief?

5. Welke initiatieven gaat u nemen om samen met andere EU-lidstaten wel

tot een bindend internationaal kader voor AI te komen?

 

56019272C

 

Op 22 september ondertekenden een twintigtal staatshoofden en regeringsleiders, van o.a. Nederland, Duitsland, Canada en Finland, tot Commissievoorzitter Von der Leyen, de verklaring "A Call for Control of Frontier AI Models". Zij vragen dat AI onder menselijke sturing blijft en dat VN-lidstaten een internationale toezichtsinstelling onderzoeken die normen kan opleggen en verifiëren. België staat niet op de lijst, en daarom enkele vragen:

 

Waarom ondertekende België deze verklaring niet?

Klopt het dat een Belgische ondertekening niet binnen de regering werd besproken? Waarom niet?

Deelt u de oproep tot behoud van menselijke sturing en controle over geavanceerde AI-modellen?

Wat is uw standpunt over de gesuggereerde internationale toezichtsinstelling die normen kan opleggen en verifiëren?

Steunt u de oproep aan bedrijven om verplichte pre-deployment testing en onafhankelijke evaluatie te voorzien?

Hoe verhoudt deze afwezigheid zich tot het engagement uit het regeerakkoord om een actieve internationale dialoog over opkomende technologieën te voeren?

Bent u, gezien de verklaring openstaat voor bijkomende ondertekening, bereid om alsnog aan te sluiten?

Zo ja, tegen welke termijn?

Zo neen, waarom niet?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Lambrecht, Mijnheer Di Nunzio,

 

In de rand van de VN-High Level Week heeft de Noorse Premier inderdaad een brief aan enkele bepaalde staatshoofden en regeringsleiders bezorgd met de vraag de verklaring "A Call for Control of Frontier AI Models” mede te ondertekenen. Het kabinet van de Premier liet mijn kabinet weten dat het deze brief niet had ontvangen. Desalniettemin werd het later aan België voorgesteld om zich aan te sluiten.

 

Gezien de zeer korte tijdspanne was het voor België niet mogelijk de verklaring mee te ondertekenen, dit vergt enerzijds de nodige analyse van het document en anderzijds, gezien de gemengde bevoegdheid, een akkoord van de verschillende regeringspartijen.   

 

Ik kan bevestigen dat deze oproep en de ondertekening door Commissievoorzitster von der Leyen ondertussen binnen de daartoe bevoegde Raadsformatie van de EU werd besproken. Bij heel wat landen volgde toen een studievoorbehoud. Ondertussen werd de tekst onder andere door Frankrijk en Duitsland mee onderschreven.

 

Ik wens daarom te benadrukken dat ik de bedoeling van de brief genegen ben. We zullen dit verder opvolgen en bekijken of België in de hoedanigheid is om deze oproep bij te treden. 

 

Voor België is daarbij de discussie binnen de EU prioritair, en dit met de goedgekeurde wetgeving ter zake als uitgangspunt. 

 

Deze eventuele beslissing staat België niet in de weg om verder zijn beleid op het vlak van de nieuwe technologieën uit te voeren, trouw aan het federale regeerakkoord. 

 

Ik onderschrijf het belang van robuuste veiligheidswaarborgen voor geavanceerde AI-systemen en het belang van internationale samenwerking om risico’s verbonden aan steeds autonomere AI-modellen aan te pakken, zodat innovatie hand in hand gaat met menselijke controle, veiligheid en maatschappelijk vertrouwen. 

 

Ik wil ook hulde brengen aan de belangrijke inspanningen die minister Matz op dit gebied heeft geleverd.

 

44 Vraag van Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het geweld tegen vrouwen en meisjes in Gaza" (56019290C)

44 Question de Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les violences envers les femmes et les fillettes à Gaza" (56019290C)

 

Meneer de minister,

 

De Verenigde Naties rapporteert een stijging van het geweld tegen vrouwen en meisjes in de Gazastrook. Het aantal meldingen van gendergerelateerd geweld steeg de afgelopen maanden met 27 procent. Gedwongen huwelijken en kindhuwelijken namen toe met 123 procent. Verkrachtingsslachtoffers worden gedwongen te trouwen met hun dader. Het aanhoudende geweld, het gebrek aan veilige opvang, privacy en de blokkade van de humanitaire hulp drijven de Palestijnse bevolking tot de absolute wanhoop.

 

De bescherming van burgers en de strijd tegen seksueel geweld moeten bovenaan onze internationale agenda staan. Daarom stel ik graag de volgende vragen:

 

1. Welke druk blijft u op Israël zetten om de vreselijke humanitaire situatie te verlichten, de aanvallen en bombardementen te stoppen en volledige humanitaire toegang mogelijk te maken?

 

2. Bent u bereid stappen te zetten om de vrijgave en de veilige doorgang van specifieke humanitaire hulp voor vrouwen, zoals beschermingsmiddelen en medische zorg, mogelijk te maken?

3. Welke rol kan België spelen in niet alleen de minimale humanitaire noden, maar ook het ondersteunen van onderwijs, medische opvang, informatiecampagnes en actie tegen gendergeweld en kindhuwelijken? Is er specifieke financiële en logistieke steu

 

4. Kan België specifieke financiële en logistieke steun vrijmaken voor slachtoffers van seksueel en huishoudelijk geweld?

5. Op welke wijze ondersteunt België lokale Palestijnse vrouwenorganisaties op het terrein?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Lambrecht,

 

De Belgische regering blijft diep bezorgd over de voortdurende verslechtering van de humanitaire situatie in Gaza en over de disproportionele impact van het conflict op vrouwen en meisjes. 

 

België blijft consequent oproepen tot de bescherming van alle burgers, tot de naleving van het internationaal humanitair recht en tot een veilige, snelle en onbelemmerde humanitaire toegang. 

 

Dit houdt onder meer in dat humanitaire goederen in voldoende hoeveelheden moeten worden toegelaten om tegemoet te komen aan de noden van de bevolking, waaronder de specifieke behoeften van vrouwen en meisjes op het vlak van gezondheid, bescherming en waardigheid. 

 

Deze boodschappen worden door België regelmatig uitgedragen in bilaterale contacten en in Europese en multilaterale fora. Vandaag zijn de voornaamste belemmeringen voor de levering van humanitaire hulp eerder politiek dan logistiek van aard. Daarom moeten wij de verschillende politieke, diplomatieke en economische instrumenten waarover wij beschikken blijven inzetten om de situatie van mensen in nood in Gaza concreet te verbeteren.

 

België ondersteunt op flexibele wijze de meeste agentschappen van de Verenigde Naties die actief zijn in het Bezette Palestijnse Gebied, evenals het humanitaire fonds beheerd door het Bureau voor de Coördinatie van Humanitaire Aangelegenheden van de Verenigde Naties (OCHA), dat onder meer lokale actoren financiert. De ondersteunde organisaties voeren zelf hun behoefteanalyses uit en bepalen hun operationele prioriteiten, ook op het vlak van bescherming, gezondheidszorg, onderwijs en de bestrijding van gendergerelateerd geweld. 

 

Daarnaast financiert de Belgische niet-gouvernementele samenwerking verschillende Belgische maatschappelijke organisaties en hun Palestijnse partners, waaronder diverse vrouwenorganisaties. Deze aanpak draagt bij tot het versterken van de capaciteit van lokale actoren en tot het ondersteunen van interventies die afgestemd zijn op de behoeften van de betrokken gemeenschappen. 

 

Ten slotte verstrekt België een niet-geoormerkte bijdrage aan UN Women ten belope van 4 miljoen euro per jaar. Via haar programma’s in Palestina werkt deze organisatie nauw samen met Palestijnse vrouwenrechtenorganisaties om hun weerbaarheid, hun deelname aan besluitvormingsprocessen en hun capaciteit om diensten te verlenen aan vrouwen en meisjes die door de crisis zijn getroffen, te versterken, met inbegrip van slachtoffers van gendergerelateerd en huiselijk geweld.

 

45 Samengevoegde vragen van

- Meyrem Almaci aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "De diplomatieke relatie tussen de VS en België" (56019350C)

- Sandro Di Nunzio aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het gelekte interne document van de FOD Buitenlandse Zaken" (56019357C)

- Annick Lambrecht aan Maxime Prévot (VEM Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking) over "Het lekken van een intern document van het ministerie van Buitenlandse Zaken" (56019469C)

45 Questions jointes de

- Meyrem Almaci à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "Les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Belgique" (56019350C)

- Sandro Di Nunzio à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La fuite concernant un document interne du SPF Affaires étrangères" (56019357C)

- Annick Lambrecht à Maxime Prévot (VPM Affaires étrangères, Affaires européennes et Coopération au développement) sur "La fuite d'un document interne du ministère des Affaires étrangères" (56019469C)

 

56019350C

 

Beste minister,

 

De Financial Times zou een interne nota van uw kabinet gelezen hebben waarin staat dat de VS onder president Trump niet langer een betrouwbare bondgenoot is zoals die het vroeger was. De nota pleit voor een "grondige herevaluatie" van de relatie tussen de EU en België enerzijds en de VS anderzijds, omdat de Amerikaanse regering volgens de nota "waarschijnlijk verschillende vitale belangen van België en de EU in gevaar" zal brengen. U stelt dat de VS een bondgenoot blijven, maar dat de trans-Atlantische relatie verandert en dat wij in Europa meer verantwoordelijkheid moeten nemen voor de eigen veiligheid en onze internationale partnerschappen moeten verbreden.

 

Vandaar volgende vragen:

 

1. Welke signalen ontvangt de regering momenteel over de toekomstige bereidheid van de VS om Europese bondgenoten als volwaardige en betrouwbare partners te behandelen?

 

2. Wat is de risicoanalyse die gemaakt wordt mbt onze afhankelijkheid van de VS?

 

3. Hoe ziet u de diplomatieke toekomst met de VS?​

 

Alvast dank voor uw antwoorden,

 

56019357C

 

Op donderdag kwam de Financial Times met een artikel over een intern document van het Ministerie van Buitenlandse Zaken. Het zou gaan om een interne nota waarin het gewijzigde beleid van de Verenigde Staten geanalyseerd wordt. In die nota zou er worden gezegd dat “de Verenigde Staten niet meer de bondgenoot zijn die ze vroeger waren” en dat “België de betrekkingen met Washington opnieuw moet afstemmen om de Belgische belangen te vrijwaren.” Dit staat haaks op eerdere uitspraken van de regering waarin werd gezegd dat de VS onze bondgenoot blijven.

Het lijkt mij vanzelfsprekend dat onze diplomatieke diensten de Trans-Atlantische relaties evalueren en opnieuw afstemmen in het belang van ons land. Desondanks getuigt het bekend geraken van deze nota van een uiterst onzorgvuldige actie van diezelfde diensten.

 

1. Hoe reageren de Verenigde Staten op het bekend geraken van dit intern document? 

a. Heeft dit impact op onze handelsrelaties met de Verenigde Staten, de belangrijkste handelspartner van België buiten de Europese Unie?

b. Welke maatregelen neemt de Regering De Wever om de kwetsbaarheden van België die in de nota aan bod komen te verminderen?

2. De nota dateert echter van eind 2025. Heeft België vandaag nog steeds dezelfde houding ten aanzien van de Verenigde Staten?

a. Welke elementen uit de nota deelt de regering vandaag nog en welke niet?

b. Is er een geactualiseerde versie van de nota?

3. Hoe Verhoudt de interne nota zich tot de publieke regeringsverklaringen dat de Verenigde Staten onze bondgenoot blijven?

Komt de integriteit van onze diplomatieke diensten in het gevaar binnen de EU en/of de NAVO door dit voorval?

 

56019469C

 

De Financial Times kwam in handen van een intern document van Buitenlandse Zaken waar de Verenigde Staten niet langer als betrouwbare bondgenoot wordt beschreven. Verschillende acties worden aangeraden om onze banden met lagere niveaus, zowel Democraten als Republikeinen, te versterken en onze afhankelijkheid van de VS af te bouwen. Dit komt niet als verrassing na Trumps handelsoorlog, territoriale bedreigingen, ongerechtvaardigde en illegale oorlogen en steun voor destabiliserende extreemrechtse anti-Europese partijen. Dit is nota bene als formeel Amerikaans regeringsbeleid bevestigd en gepubliceerd.  Vooruit is tevreden dat onze diplomatieke diensten de veranderde situatie in de wereld correct inschatten.

 

Graag stel ik hierover enkele vragen:

 

1. Wat is de status van dit document en in hoeverre is dit formeel en actueel regeringsbeleid?

 

2. Kan u dieper ingaan op de contacten met lagere niveaus in de VS? Hoe zal onze diplomatie exact te werk gaan? Wordt er ook contact gezocht met bv. presidentiële campagnes die Trumps beleid uitdagen?

 

3. Worden er acties ondernomen om bepaalde onderdelen van ons bondgenootschap, zoals inzake veiligheid en de geloofwaardigheid van de NAVO, te vrijwaren?

 

4. In hoeverre is dit beleid doorgesproken met Europese partners, of staat dit op zichzelf?

 

5. Wat betekent dit voor onze outreach naar de rest van de wereld? Wie zijn onze meest betrouwbare, gewaardeerde bondgenoten volgens u?

 

Antwoord - Réponse:

 

Mevrouw Almaci, Meneer Di Nunzio, Monsieur De Smedt, Mevrouw Lambrechts,

 

Concernant la divulgation d’un document interne des Affaires étrangères, permettez-moi tout d’abord d’en rappeler le contexte.

 

Ce document a été rédigé à la suite de la publication par les États-Unis de leur nouvelle stratégie nationale de sécurité, qui avait suscité de nombreuses interrogations en Europe et dont nous avons déjà débattu au sein de cette commission.

 

In die context heeft mijn administratie een interne denkoefening uitgevoerd over de implicaties van de evolutie van de Amerikaanse prioriteiten voor de trans-Atlantische relatie.

 

Je tiens toutefois à être parfaitement clair : il s’agissait d’un document de travail administratif.

 

Il n’a jamais été validé sur le plan politique, n’a jamais été approuvé par le Gouvernement et ne constitue donc en aucun cas une position officielle de la Belgique.

 

Zoals ik reeds heb aangegeven, betreur ik dat een intern werkdocument van de FOD Buitenlandse Zaken zonder toestemming openbaar werd gemaakt.

 

J'ai eu l’occasion d’en discuter avec l’Ambassadeur américain, Bill White, ce lundi: l’incident est clos.

 

Cela étant, le débat sous-jacent n’a rien de nouveau. L’évolution des priorités américaines est une réalité revendiquée par les autorités américaines elles-mêmes.

 

Sinds het begin van deze legislatuur heb ik meermaals benadrukt dat de Verenigde Staten veranderen, dat hun prioriteiten evolueren en dat Europa zich aan die nieuwe realiteit moet aanpassen.

 

Cette adaptation ne signifie toutefois ni rupture ni remise en cause de notre partenariat.

 

Les États-Unis demeurent un partenaire historique, un allié essentiel et un acteur incontournable pour la Belgique et pour l’Europe.

 

Maar bondgenoten zijn betekent niet dat men het over alles eens moet zijn.

 

Wij hebben gemeenschappelijke belangen, maar ook verschillen van inzicht, die wij op een open en constructieve manier bespreken.

 

De contacten die we met de Amerikaanse autoriteiten onderhouden zijn open, rechtstreeks en constructief. Zij laten toe zowel de vele dossiers waarop wij nauw samenwerken als de onderwerpen waarop onze standpunten verschillen, aan bod te brengen.