Commissie voor Binnenlandse Zaken, Veiligheid, Migratie en Bestuurszaken

Commission de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Migration et des Matières administratives

 

van

 

Woensdag 16 september 2026

 

Voormiddag

 

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du

 

Mercredi 16 septembre 2026

 

Matin

 

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De openbare commissievergadering wordt geopend om 09.04 uur en voorgezeten door de heer Ortwin Depoortere.

La réunion publique de commission est ouverte à 09 h 04 et présidée par M. Ortwin Depoortere.

 

01 Actualiteitsdebat over de taskforce Crimorg en toegevoegde interpellatie en vragen van

- Barbara Pas aan Bart De Wever (eerste minister) over "De taskforce in de strijd tegen de georganiseerde drugscriminaliteit" (56000298I)

- Ridouane Chahid aan Bart De Wever (eerste minister) over "De nationale urgentie van de strijd tegen de georganiseerde misdaad en drugsdealers" (56018984C)

- François De Smet aan Bart De Wever (eerste minister) over "De taskforce tegen het drugsgeweld en de georganiseerde misdaad" (56018332C)

- Arthur Orlians aan Bart De Wever (eerste minister) over "De stand van zaken m.b.t. de federale taskforce voor de bestrijding van drugscriminaliteit" (56018482C)

- Stefaan Van Hecke aan Bart De Wever (eerste minister) over "De werking en de resultaten van de federale taskforce drugsgeweld" (56018969C)

01 Débat d'actualité sur la task force Crimorg et interpellation et questions jointes de

- Barbara Pas à Bart De Wever (premier ministre) sur "La task force dans la lutte contre le narcotrafic" (56000298I)

- Ridouane Chahid à Bart De Wever (premier ministre) sur "L'urgence nationale quant à la lutte contre la criminalité organisée et les trafiquants de drogues" (56018984C)

- François De Smet à Bart De Wever (premier ministre) sur "La task force de lutte contre la drogue et la criminalité organisée" (56018332C)

- Arthur Orlians à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le point sur la task force fédérale de lutte contre la narco-criminalité" (56018482C)

- Stefaan Van Hecke à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le fonctionnement et les résultats de la task force fédérale contre la violence liée à la drogue" (56018969C)

 

De voorzitter: Mevrouw Pas is nog onderweg, dus we beginnen met de heer Chahid.

 

01.01  Ridouane Chahid (PS): Monsieur le premier ministre, depuis février 2025, je ne compte plus les questions et interpellations que je vous soumets sur la lutte contre le trafic de drogue ainsi que sur les fusillades à Bruxelles et ailleurs. La quasi-totalité de ces questions et interpellations restent sans réponse, si ce n'est l'annonce, le 20 février 2025, de la mise en place d'une task force qui devait se réunir, dégager des mesures et vous permettre de budgétiser des moyens en la matière.

 

Toujours depuis février 2025, je vous ai posé plusieurs questions sur cette task force, et vous ne m'avez quasi jamais répondu, sauf la dernière fois, où vous m'avez dit ceci: "Elle travaille dans la confidentialité, dans le secret. Vous comprendrez, monsieur Chahid, que je ne peux pas vous dévoiler ici ce qui se fait au sein de la task force." Toutefois, depuis lors, il y a encore eu des fusillades, et nous n'avons vu ni de nouvelles mesures ni de budget se présenter. Fin août, un membre de votre gouvernement annonce l'urgence nationale. Et là, nous nous disons que le premier ministre va se réveiller et qu'il va mobiliser des moyens. Nous entretenons un faible espoir, puisque vous annoncez réunir les services de sécurité en vue d'un Conseil national de sécurité, que nous n'avons toujours pas vu!

 

Dès lors, monsieur le premier ministre, il semble exister une divergence de vues sur la notion et la définition d'urgence nationale, puisque nous vous attendions le 2 septembre en commission et que vous n'êtes jamais venu. Vous avez gentiment pris votre valise, direction Melsbroek, essayé de prendre un avion qui n'a jamais décollé, vous rabattant sur Bruxelles-National, direction l'Inde. Ce qui se passe en Belgique, à Bruxelles, n'est, semble-t-il, plus ou pas votre problème.

 

Monsieur le premier ministre, qu'en est-il de cette task force? Combien de fusillades faudra-t-il pour que vous décidiez à mobiliser des moyens, pour que vous vous réveilliez? Ce matin, votre ministre de la Justice se rend à la Conférence des bourgmestres pour discuter et essayer de trouver des solutions. Le parquet est en demande, monsieur le premier ministre, en demande de chiffres, de magistrats, de juristes, de personnel administratif. Quand allez-vous vous réveiller? Quand allez-vous faire en sorte que des moyens conséquents soient alloués à la police et à la justice pour mettre fin à ce trafic de drogue?

 

01.02  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, en effet la question se pose: cette mystérieuse task force ministérielle existe-t-elle réellement? Nous sommes en droit d'en douter. Si elle existait, des mesures auraient sans doute été prises depuis longtemps pour accélérer la norme de financement des polices locales, pour soutenir les grandes villes – en premier lieu Anvers et, évidemment, Bruxelles. Si elle existait, il ne manquerait sûrement pas 800 policiers, en Région bruxelloise, à ce jour.

 

Si cette task force existait, nous aurions certainement vu une accélération des moyens pour parvenir à scanner 100 % des conteneurs à risque au port d'Anvers. Si cette task force existait, nous ne serions pas en train de constater que les brouilleurs de GSM promis par la ministre de la Justice depuis déjà 18 mois dans les prisons ne sont toujours pas là. Il est vrai que, le 28 août dernier, vous avez convoqué un comité de coordination du renseignement et de la sécurité. Mais, soyons francs, ce sont les fusillades qui ont dicté la tenue de cette réunion. Et nous ne pouvons plus nous permettre de laisser les narcotrafiquants dicter l'agenda.

 

Monsieur le premier ministre, je sais que vous avez beaucoup à faire: trouver 10 milliards, neutraliser cinq présidents de partis, détruire un Sénat. Mais cette criminalité qui ronge nos quartiers est devenue une priorité d'intérêt national. Face à cette menace, votre gouvernement agit, certes, mais il agit de manière désordonnée et n'accélère que sous le coup de l'urgence. Entre votre ministre de l'Intérieur, qui tarde à déployer les renforts et à revoir le financement des polices locales, votre ministre de la Justice, qui tarde à placer les fameux brouilleurs, et les douanes du port d'Anvers, qui ne parviennent pas à scanner tous les conteneurs à risque, nous courons dans tous les sens et il manque une stratégie. Et cela vous concerne. Certaines choses se font, mais s'il y a bien une chose qui manque dans la lutte contre la grande criminalité, c'est de la coordination. Alors, à ce jour, 19 mois après l'annonce de sa création devant notre assemblée, aucune information publique n'a filtré sur les réunions de cette task force.

 

Monsieur le premier ministre, quelle est la périodicité de convocation de cette task force? Se réunit-elle prochainement? S'est-elle déjà réunie régulièrement? A-t-elle la capacité d'endiguer la violence liée au trafic de drogue? Comptez-vous reprendre le contrôle et coordonner enfin la lutte contre cette grande criminalité?

 

01.03  Arthur Orlians (Anders.): Mijnheer de premier, u hebt veel uitdagingen op uw bord de komende periode en ik wens u daar oprecht alle succes mee. Ik hoop dat u de begroting samen met uw regering in orde krijgt en dat op een manier die de economische groei niet zal schaden.

 

Daarnaast zijn er natuurlijk andere belangrijke uitdagingen in ons land. De strijd tegen drugs en drugscriminaliteit is ook een heel belangrijke uitdaging. Toen u burgemeester was van Antwerpen, vond u dat zelf ook een van de belangrijkste uitdagingen in ons land. Gisteren ging het daar opnieuw over in de commissie voor Binnenlandse Zaken.

 

We gaan misschien opnieuw hoorzittingen organiseren en dan stellen de verschillende partijen andere ministers voor die naar die hoorzitting moeten komen. De ene partij vraagt de minister van Justitie, de andere partij vraagt de minister van Migratie of de minister van Binnenlandse Zaken. Minister Jambon werd zelfs gevraagd voor Douane. Dat toont alleen maar aan dat er nationale coördinatie nodig is vanuit het kabinet van de premier.

 

U hebt dat zelf ook gezegd. In februari 2025 hebt u een taskforce aangekondigd waarvan u de leiding zou nemen. Sindsdien hebben we u over dat thema niet zo veel meer gehoord.

 

Mijn vraag is dan ook dezelfde als die van de collega's. Bestaat die taskforce echt? Komt die samen? Hebt u daar de leiding van? Gaat u daar zelf naartoe of gaat uw kabinet daarnaartoe? Wanneer is die taskforce samengekomen en welke prioriteiten zijn er daaruit naar voren gekomen? Misschien dat er onder de waterlijn al heel veel zaken bezig zijn, maar wij hebben dat vanuit het Parlement alleszins nog niet echt gezien. Het geweld en de drugscriminaliteit die momenteel bezig zijn in Antwerpen en Brussel doen ook vermoeden dat daar nog veel meer inspanningen nodig zijn.

 

Mijn vraag is dus heel concreet: is die taskforce al samengekomen en welke zaken zijn daaruit voortgekomen?

 

01.04  Stefaan Van Hecke (Ecolo-Groen): Mijnheer de premier, ik ben oprecht blij dat u er bent. Echt waar. Ik dacht eigenlijk dat u van de aardbol verdwenen was. Zeker als het over moeilijke dossiers gaat, zoals het geweld in Brussel of de hittedoden, horen en zien we u niet. Nu hebben we u eindelijk te pakken. U kunt nog niet ontsnappen, want het is nog geen 11.00 uur, dus u zult verplicht zijn om vandaag eindelijk te antwoorden op vragen over het geweld in Brussel.

 

In februari 2025 werd aangekondigd dat er een taskforce zou worden opgericht, met veel poeha, want die zou worden voorgezeten door niemand minder dan de premier zelf. Dat geeft wel een signaal van hoe belangrijk de regering het vond, net als u, om daar werk van te maken. Ik heb nog wat opzoekingswerk verricht en teruggevonden dat de taskforce op 2 april 2025 voor de eerste keer is samengekomen. Daarna zou ze blijkbaar om de 14 dagen zijn samengekomen. Dat is dus wel heel regelmatig, maar veel meer hebben we daarover niet teruggevonden.

 

Ik heb daarom een aantal heel concrete vragen.

 

Mijnheer de premier, hoeveel keer is die taskforce effectief samengekomen sinds de eerste bijeenkomst in april 2025? Hebt u die taskforce telkens persoonlijk voorgezeten? Welke ministers of diensten werden daarbij betrokken?

 

Welke concrete beslissingen zijn er genomen? Kunt u per beslissing aangeven wie daarvoor de verantwoordelijkheid draagt en voor de uitvoering moet zorgen? Welke deadlines zijn er?

 

Welke bijkomende personele en financiële middelen werden door de taskforce vrijgemaakt of gevraagd en hoe is daarop gereageerd?

 

Op basis van welke indicatoren evalueert u de werking van de taskforce? Bent u tevreden over het geleverde werk, of moeten ze volgens u een tandje bijsteken? Als voorzitter zult u daar dan wel de leiding in nemen.

 

Wordt er bijgestuurd nu een trendbreuk in het drugsgeweld duidelijk is?

 

Ik hoop voldoende heldere antwoorden daarop te horen. Dank u wel.

 

01.05  Barbara Pas (VB): Mijnheer de eerste minister, ik kan niet anders dan vaststellen dat uw communicatie rond de war on drugs in verhouding net iets kleiner of bijna te verwaarlozen is als ik ze vergelijk met de periode waarin u nog burgemeester van Antwerpen was. Toen leek de war on drugs uw belangrijkste prioriteit. U schreeuwde toen bijna wekelijks om federale hulp. Nu horen of zien wij u niet als er tijdens het zomerreces een extra commissie over samenkomt, een van de weinige waarvoor de Kamervoorzitter toestemming gaf om tijdens het veel te lange reces te vergaderen. Wij horen en zien u niet, alleen andere ministers.

 

Mijn eerste vraag aan u is of het nu minder erg is.

 

Ten tweede, u hebt nochtans een taskforce naar u toe getrokken. U zou die taskforce oprichten. Op 21 februari 2025, dus anderhalf jaar geleden, hebben wij na afloop van de ministerraad kunnen vernemen dat de regering onder uw leiding een taskforce zou oprichten in de strijd tegen de drugscriminaliteit om de elementen uit het regeerakkoord inzake georganiseerde misdaad zo spoedig mogelijk uit te voeren. "Zo spoedig mogelijk" begint al te lijken op "onverwijld," want wij zijn anderhalf jaar later en hebben ondertussen nog niets of amper iets van die taskforce vernomen.

 

Dat die taskforce in eerste instantie moet worden opgericht in coördinatie met de twee ministers die wel naar de commissievergadering kwamen, zijnde de minister van Binnenlandse Zaken en de minister van Justitie, spreekt voor zich. Ministers die bevoegd zijn voor andere elementen uit het akkoord, zouden naargelang hun domein aansluiten wanneer dat domein relevant zou zijn. De taskforce zou onder uw leiding komen te staan. Het is dan ook heel bijzonder dat wij er anderhalf jaar later amper iets van hebben mogen vernemen, zelfs niet wanneer er extra commissies over worden opgericht of wanneer de procureur des Konings van Brussel, de heer Moinil, nog maar eens aan de alarmbel trekt over hoe erg de situatie wel is gesteld.

 

De problemen rond de drugscriminaliteit zijn nog nooit zo erg geweest. Het is niet beter dan in de periode waarin u burgemeester was en regelmatig om federale hulp riep. De problemen op het terrein tonen aan dat illegaliteit, straffeloosheid en de angst van sommige burgemeesters om niet meer te worden herkozen, primeren op een structurele aanpak om die complexe problematiek grondig en doeltreffend te bestrijden. Jaarlijks worden talrijke analyses door de verschillende vakministers de wereld ingestuurd. Ook tijdens de commissie die wij onlangs mochten meemaken, zagen wij dat de minister van Binnenlandse Zaken en de minister van Justitie naast elkaar praatten. Coördinatie is dan ook dringend nodig. Met dezelfde snelheid worden ook verantwoordelijkheden naar elkaar doorgeschoven. Van die taskforce, ik herhaal het, hebben we niet veel meer vernomen.

 

Vandaar ook mijn vragen aan u, mijnheer de eerste minister.

 

Hoeveel keer is die taskforce sinds zijn ontstaan al samengekomen? Wie maakte deel uit van welke vergadering en, vooral, welke concrete beslissingen zijn daar ondertussen genomen in de strijd tegen de georganiseerde criminaliteit? Welke beslissingen zijn op welke vergadering genomen en met welke tijdlijn? Welke concrete vooruitgang is er geboekt?

 

Zijn er ondertussen wetgevende initiatieven genomen op basis van de beslissingen binnen de taskforce om, zoals u anderhalf jaar geleden aankondigde, de elementen van het regeerakkoord inzake georganiseerde misdaad zo spoedig mogelijk uit te voeren? We hebben daar in het Parlement nog niet veel van gezien.

 

Hoe kunt u verklaren dat, ondanks de anderhalf jaar geleden opgerichte taskforce, de problemen vandaag nog nooit zo groot zijn geweest en dat de situatie op het terrein alleen maar lijkt te verslechteren in plaats van te verbeteren?

 

Als op hetzelfde moment wordt gepleit voor maatregelen die, zoals we in de commissie hebben gehoord, eigenlijk al lang door die taskforce hadden kunnen worden genomen, werd de werking van die taskforce dan al geëvalueerd? Die heeft blijkbaar tot op vandaag immers nog niet veel effect gehad. Zo nee, waarom niet? Zo ja, door wie, en zijn daar nuttige conclusies getrokken?

 

Ervaart de taskforce problemen om zijn werk te verrichten? U ondervindt regelmatig niet alleen praktische problemen bij de uitwerking van een en ander. Dat is bij die taskforce misschien ook het geval. Als we kunnen helpen om die problemen te verhelpen, dan doen we dat graag. Ik wil eigenlijk weten waarom die taskforce het voorbije anderhalf jaar zo bijzonder weinig heeft gerealiseerd.

 

Tot slot wil ik een punt aanhalen dat de Brusselse procureur ook aanhaalde. In 90 % van de gevallen worden illegalen in Brussel zonder meer vrijgelaten door de Dienst Vreemdelingenzaken en voor minderjarige criminelen is er al helemaal geen plaats in de instellingen. Laat dat nu net twee belangrijke oorzaken zijn die ook de procureur van Brussel al herhaaldelijk heeft aangekaart als medeoorzaak van die gigantische drugsproblematiek en het gigantische drugsgeweld, niet alleen trouwens in onze hoofdstad.

 

Ik mag hopen dat de taskforce sinds het ontstaan diezelfde analyse heeft gemaakt en diezelfde oorzaken mee aanduidt. Wat zijn de concrete oplossingen die de taskforce voor die oorzaken vooropstelt? Wat zijn de plannen, die hopelijk in beleid zullen worden omgezet? Wat is de timing? Wat mogen we nog verwachten van volgende vergaderingen van die taskforce?

 

We hebben al heel veel analyses gehad, ook in de vorige commissievergaderingen, maar analyses maken is één zaak. Ik denk dat het meer dan vijf na twaalf is en dat er concrete acties moeten volgen en dat de analyses effectief in beleid moeten worden omgezet. Ik ben heel benieuwd naar uw antwoord.

 

De voorzitter: Zijn er collega's die bij het actualiteitsdebat willen aansluiten?

 

01.06  Julien Ribaudo (PVDA-PTB): Plus de 150 fusillades et 22 explosions ont eu lieu à Bruxelles ces 12 derniers mois. Monsieur le premier ministre, les habitants de Bruxelles ont le droit de vivre en sécurité. Point. Le narcotrafic enrichit en haut, mais il laisse la peur, la drogue, les balles dans nos quartiers. Oui, il faut prendre la sécurité au sérieux, il faut plus de police de proximité, présente durablement dans nos quartiers et pas seulement le temps d'une opération coup de poing. Sinon, on arrête le tireur d'aujourd'hui, mais les réseaux recrutent déjà son remplaçant. Surtout, il faut remonter à celui qui donne les ordres jusqu'à ceux qui empochent les millions. Pour ce faire, la police judiciaire et la justice manquent de moyens.

 

Pendant ce temps, à tous les niveaux de pouvoir c'est l'austérité: moins pour les communes, moins pour la jeunesse, moins pour la prévention. On ne peut pas combattre les mafias, monsieur le premier ministre et, en même temps, laisser le terrain libre pour qu'elles recrutent. Monsieur le premier ministre, c'est pour cette raison que vous avez créé la task force Crimorg, sous votre autorité personnelle, avec une promesse: dépasser la fragmentation et travailler en profondeur sur les structures criminelles. En février, après 12 réunions, vous avez reconnu vous-même que l'essentiel restait en cours et qu'il y avait peu de résultats concrets. Depuis, pas de nouvelles, pas de budget.

 

Monsieur le premier ministre, cette task force existe-t-elle réellement? Quand s'est-elle réunie? Qu'a-t-elle concrètement débloqué pour que la police, la justice, les douanes et le fisc puissent suivre l'argent, remonter jusqu'aux commanditaires et saisir les patrimoines criminels?

 

01.07  Maaike De Vreese (N-VA): Mijnheer de premier, in deze commissie wordt er terecht heel vaak gedebatteerd over de georganiseerde criminaliteit. Heel wat partijen, zoals de PTB en de PS, zeggen dan vaak dat er een gebrek aan middelen is, maar vanochtend las ik een hallucinant artikel in de Franstalige pers. Er zou 55 miljoen euro aan het Brussels Gewest gegeven zijn terwijl die middelen niet terechtkomen waar ze bedoeld zijn. Het gaat om specifieke budgetten voor veiligheid en preventie en dan lezen we dat die middelen onder andere zijn gebruikt voor een reisje naar Disneyland en voor het aankopen van vuilniszakken. De middelen die worden voorzien zijn schaars en we moeten iedere euro omdraaien. Als men dan zo'n verspilling van middelen ziet, dan moet dat toch heel goed worden doorgelicht.

 

Wat gebeurt er met de middelen die wij aan Brussel geven? We zullen dit vanuit het Parlement zeker uitspitten en nagaan wat er daarmee gebeurt. Ik vind het hallucinant dat die middelen naar totaal verkeerde zaken gaan. Ik hoor dat men vraagt naar meer middelen, maar als die dan weer terechtkomen in een gat dat niet te vullen valt, dan heeft dat helemaal geen zin. Doe eerst de eigen job. Dat is de belangrijkste boodschap.

 

01.08  Bart De Wever, premier ministre: Merci pour vos questions, chers collègues. J'espère que vous avez passé un été ressourçant et je vous souhaite à tous une année de travail fructueuse.

 

Voor ik een stand van zaken geef met betrekking tot de werking van de taskforce, wil ik toch kort enig commentaar geven op de naar mijn smaak inconsistente en soms ook onjuiste politieke verklaringen die in de recente periode werden afgelegd. Ik heb nu ook weer horen zeggen dat we de taskforce met heel veel poeha zouden hebben gelanceerd. Het tegendeel is waar. Ik heb bij de eerste vergadering van de taskforce gezegd dat ik absoluut geen poeha wil. We gaan ook niet incidentgedreven vergaderen, want dan moeten we elke week samenzitten. Ik wil absoluut geen media-aandacht aantrekken voor de werking van de taskforce. We moeten in de structuren werken, we moeten op lange termijn werken, we moeten de ziekte bestrijden en niet symptoomgedreven geluid produceren. Ik wil daarover toch wel eens heel duidelijk zijn. Dat is van meet af aan zo gezegd.

 

Ik heb in een krant gelezen dat de Antwerpse ministers in de federale regering de drugshandel in de stad Antwerpen vrij spel zouden geven om de economische belangen van de haven te dienen. Het gevolg daarvan zou zijn dat andere steden nu met problemen worden overspoeld. Ik lees vanuit diezelfde hoek dat er in Antwerpen niets gebeurt. Anderzijds wil men dat Brussel dezelfde hoeveelheid middelen krijgt als Antwerpen, waar niets gebeurt. Het wordt soms een beetje ridicuul.

 

Wie van de strijd tegen de drugscriminaliteit op die manier een laag-bij-de-gronds politiek spel wil maken, doet dat op eigen verantwoordelijkheid. Ik ga er niet veel meer over zeggen, parce que le ridicule ne tue pas. Zoals Talleyrand en De Gaulle zeiden: “Tout ce qui est excessif est insignifiant.” En ik begrijp dat u zich aangesproken voelt, mijnheer Chahid. Dat is ook zeer terecht.

 

Het is ook bijzonder jammer – en dat gaat me dan wel aan het hart – voor de diensten die op het terrein keihard werken, de mensen van de douane, de mensen van de politie, de mensen van gerechtelijke diensten, Justitie, FGP. Zij pakken de problemen wel aan en doen dat vaak met risico voor hun eigen veiligheid. Dat hun inspanningen op die manier compleet worden geridiculiseerd, is voor mij pijnlijk. Ik heb het als burgemeester jarenlang zij aan zij met die mensen gedaan. Dan staat men heel dicht bij het terrein. Dat men dan nu moet lezen dat er niets gebeurt en dat politiek zelfs wordt gechaperonneerd dat er vooral niets zou mogen gebeuren, is voor mij niet pijnlijk, ik kan dat allemaal een plekje geven, maar voor die mensen is dat verschrikkelijk.

 

Net op het terrein zijn, na lang werken, zeer grote resultaten geboekt. Ik wil verwijzen naar het Sky ECC-dossier. Het is eigenlijk een mirakel wat de FGP en het federaal parket daar hebben kunnen doen. Het is u blijkbaar volledig ontgaan, maar er zijn mokerslagen uitgedeeld aan de criminele netwerken, vooral aan de netwerken rond de Antwerpse haven. Uw kennis van het dossier is subzero. Het zou u toch opgevallen moeten zijn dat het grote probleem in Antwerpen natuurlijk het geweld binnen het milieu was, dus gericht tegen mensen uit het milieu. In Brussel gaat het om een totaal andere problematiek. Die is niet te vergelijken. Die situaties hebben niets met elkaar te maken. Het getuigt van een compleet gebrek aan kennis van zaken om zoiets te beweren.

 

Het geweld binnen het milieu in Antwerpen is dramatisch teruggevallen. Dat heeft natuurlijk te maken met de resultaten die in Antwerpen zijn geboekt. Het is vreselijk dat u die resultaten, waarvoor mensen met weinig middelen keihard hebben gewerkt, op die manier naar de prullenmand verwijst.

 

We zien ook dat het aantal inbeslagnames in de Antwerpse haven dramatisch is gedaald. Ik heb die hoeveelheid zien stijgen. Toen ik begon, ging het om 5.000 kilo. Dat is vervolgens gestegen tot een dramatische hoogte. Er heeft dus een enorme verschuiving van die logistiek naar de Antwerpse haven plaatsgevonden. We zijn in Antwerpen natuurlijk ook de first port of call voor trafieken die zeer interessant zijn voor criminelen. Alles uit Zuid-Amerika komt Europa binnen via de haven van Antwerpen. Dat is zeer goed en zorgt voor welvaart. Daar worden we rijk van, maar dat is natuurlijk ook heel interessant voor criminele logistieke netwerken. Welnu, de inbeslagnames zijn dramatisch gedaald, terwijl het aantal controles is gestegen. Dat zegt natuurlijk iets over de impact die de keihard gevoerde strijd heeft op die criminele netwerken.

 

Wil dat zeggen dat er minder cocaïne Europa binnenkomt? Ik wou dat het waar was. Dat is natuurlijk niet zo. We zien een verschuiving, zeker naar het Iberisch Schiereiland, andere en kleinere havens en andere logistieke toegangspoorten in ons land en daarbuiten. Zo werkt het nu eenmaal. Dat is het waterbedeffect.

 

Het is ook mogelijk dat in Antwerpen een deel niet meer wordt gedetecteerd omdat binnen de drugscriminaliteit gesofisticeerde methodes worden gebruikt, de mezclados, voor wie het genre goed kent. Ook dat is een resultaat, want daardoor wordt het voor criminelen veel moeilijker en duurder om via Antwerpen te werken. Er zijn dus enorme resultaten geboekt. U hebt die blijkbaar niet gezien. Het stoort mij eigenlijk niet dat u die niet ziet, maar voor de mensen op het terrein die dat allemaal hebben bewerkstelligd, is het verschrikkelijk dat u daar zo over spreekt.

 

Cocaïne, collega's, is bovendien maar een heel klein deeltje van de drugsproblematiek in ons land. In het criminele verdienmodel van de drugsmaffia vormt cocaïne niet het grootste deel. Meer dan de helft bestaat nog altijd uit goede, ouderwetse cannabis. Een ander deel dat oprukt, zijn synthetische drugs. Dat aandeel wordt steeds groter en problematischer. Daarvoor hoeft u helemaal niet naar de haven van Antwerpen te kijken, want die drugs worden gewoon hier in Europa geproduceerd, met name in de Lage Landen. Nederland is het referentieland bij uitstek voor de productie van synthetische drugs. Die productie waaiert uit naar de zuidelijke Nederlanden, naar ons, en zit dus hier.

 

Beweren dat wat in Brussel op straat wordt gepusht allemaal begint in een container in Antwerpen, is dramatisch. Het is gewoon dramatisch dat u als politicus zo’n onzin vertelt, zo weinig kennis van zaken hebt en daar op die manier over durft te spreken. U maakt uzelf daarmee onsterfelijk belachelijk, maar ook de diensten op het terrein. Als u de problematiek zelfs niet kent, die nog niet minimaal kunt inschatten en u zich ervan afmaakt met zulke politieke gemeenplaatsen, dan is dat zeer, zeer erg.

 

We mogen natuurlijk ook het mondiale perspectief van dit verhaal niet uit het oog verliezen. Cocaïnetrafiek, als u het daartoe wilt beperken, maakt deel uit van een mondiale markt, waarin routes, havens en methodes worden gewijzigd. Laten we eens kijken wat de evidentie ons daar leert. Dan moeten we naar UNODC kijken, waar ook mensen met weinig middelen fantastisch werk verrichten, over de hele wereld, en de problematiek monitoren.

 

Uit de cijfers van 2026 blijkt dat binnen UNODC 55,8 ton cocaïne is gemeld, waarvan 34,2 ton voor Europa bestemd was. De Noord-Amerikaanse markt voor cocaïne is allang gesatureerd doordat alle klanten daar bediend zijn. Daarnaast is er de fentanylcrisis. Dat is eigenlijk een krimpende markt. Europa is nog een expansieve markt en andere markten in de wereld worden nu door coke overspoeld, omdat de productie in de bronlanden, zeker in Colombia, onder uiterst links bestuur omhooggeschoten is. Dat zal u niet onbekend zijn bij de PS en zeker niet bij de vrienden van de PTB. U ontvangt graag de vroegere president, een van uw geestesgenoten. Die heeft de productie van Colombiaanse coke laten skyrocketen. Die Colombiaanse coke overspoelt alle markten van de wereld, zelfs die waarin weinig koopkracht is. Een groot deel is onderweg naar Europa, want op dit continent is er veel koopkracht. Zij schatten dat 6,48 ton daarvan, verspreid over 27 zendingen, Antwerpen als bestemming had.

 

Hoe komt u er dan als PS'er toe om te zeggen dat 60 % van alle coke in Europa in Antwerpen op de kaai heeft gestaan? Op basis van die evidentie mag u mij dat echt eens uitleggen. U zit hier nu ook. U bent blij mij te zien, maar ik ben blij u te zien. Ik zou graag de breakdown van die cijfers krijgen. Leg mij eens uit hoe u daartoe komt. Ik zou dat zeer graag willen weten.

 

Het is heel duidelijk dat die criminele netwerken uitwijken. We zien dat in kleinere havens en andere regio's. Luchtvracht is eveneens een pijnpunt, of een groeiend pijnpunt. Klassieke controles zullen dus niet volstaan. Meer internationale samenwerking blijft altijd aan de orde. Informatiedeling is uiteraard ook een punt waar we altijd op moeten blijven drukken.

 

De Brusselse problematiek is uiteraard een bendeoorlog om terrein. Dat is van een totaal andere natuur dan het geweld dat we in Antwerpen hebben gezien. Helaas is dat veel gevaarlijker. Ik wil het geweld in Antwerpen uiteraard niet geringschatten – ik heb het als burgemeester meegemaakt, het is verschrikkelijk –, maar dat was overwegend gericht geweld vanuit het milieu, dus tegen onroerend goed van andere mensen uit het milieu. Dat is op zich al erg genoeg. Het is gevaarlijk. Er gebeuren vergissingen. Er is ooit een kind doodgeschoten bij zo'n geviseerde woning. Dat zijn vreselijke, vreselijke momenten.

 

Het geweld in Brussel is echter toch van een andere natuur. Een turf war is veel gevaarlijker voor de burgers. Daarbij wordt er ook echt op straat geschoten en is de kans op onschuldige slachtoffers natuurlijk zeer, zeer hoog. In niets, denk ik, is dat geweld echter gelieerd met wat er in Antwerpen zou gebeuren of niet gebeuren, los van het feit dat natuurlijk alles met alles verband houdt. Dat is nu eenmaal zo in de wereld. Men kan tussen alles wel een verband zoeken, maar zeggen dat het daar allemaal zit en dat het dus door de laksheid van Antwerpen is dat Brussel een probleem heeft, strookt niet alleen niet met de feiten, maar getuigt ook van zeer weinig kennis van zaken.

 

Als men dan toch zo kritisch is, moet men ook de vraag durven stellen waarom die bendes precies zo sterk verankerd zijn in Brussel en Charleroi. Heeft dat iets te maken met het lakse beleid dat daar is gevoerd? Men zou ook de hand in eigen boezem kunnen steken en eens echt in de spiegel kunnen kijken. Wie bestuurt die steden? Wie bestuurt die al zo lang? Heeft het daarmee iets te maken? 

 

Ik heb beelden gezien van een PS-burgemeester in Brussel die de drugsdealers op straat gaat tutoyeren en die vriendelijk verzoekt om niet te dealen als de camera's draaien. Ik word daar niet vrolijk van, hoor. Ik word daar niet vrolijk van. Misschien moet men ook eens naar die verantwoordelijkheden kijken.

 

De strijd tegen de drugscriminaliteit is voor mij een topprioriteit geworden toen ik burgemeester ben geworden. Ik heb dat altijd met de film The Matrix vergeleken: als men de drugs niet wil zien, dan ziet men ze niet, maar als men ze ziet, ziet men niets anders meer. De criminaliteit erachter, de ontwrichting van onze gemeenschap, de impact die het ook in bepaalde bevolkingsgroepen heeft, de rekrutering, de verleiding van dat vele criminele geld: het is dramatisch.

 

Het is bij mij altijd een topprioriteit geweest en dat is het gebleven. Dat is het nog. Het is ironisch dat ik, toen ik daarover begon te spreken, de commentaar vanop diezelfde banken kreeg dat het toch allemaal veel te ver ging wat ik daarover zei, wat ik daaraan deed en wat ik vroeg. Ze zeiden dat ik problemen zag die er niet waren, dat de strijd tegen drugs beter zou worden opgegeven, dat er moest worden gelegaliseerd. Ik hoorde dat op sommige banken. Nu, tien jaar later, heb ik er zogezegd altijd machteloos op staan toekijken. Van twee zaken een.

 

Ik ben drie keer naar de bronlanden in Latijns-Amerika gereisd om daar contacten te zoeken en te netwerken. Ik heb dat als burgemeester samen met mijn socialistische Rotterdamse ambtsgenoot gedaan, met wie ik het 100 % eens ben over alles als het over die criminaliteit gaat. Hij heeft in zijn stad immers exact hetzelfde gezien als wat ik heb gezien in Antwerpen. Vorig jaar hebben we tal van contacten gehad. Ik heb op drie continenten met de DEA gesproken. De voormalige Home Secretary van Amerika is vorig jaar nog in Antwerpen op bezoek geweest, specifiek om over de strijd tegen drugshandel te spreken.

 

Ik kom nu tot de taskforce. De taskforce behandelt geen concrete incidenten en zal dat ook niet doen, laat dat duidelijk zijn. Dat is niet de bevoegdheid van de taskforce, maar die van de lokale en de federale politiediensten.

 

Ik begrijp dat u na elke schietpartij naar een stand van zaken van de taskforce zult vragen en zult vragen waarom daar men daar zo weinig over hoort. Zoals ik al heb gezegd, is de taskforce er om de ziekte te bestrijden en niet de symptomen. We zijn gestart op 2 april 2025. Aanvankelijk kwam de taskforce om de twee weken samen. Sinds september 2025, toen het programma volledig op de rails stond, is dat één keer per maand. Er zijn tot op heden 21 vergaderingen geweest. Daarnaast worden de acties maandelijks ook bilateraal afgestemd en opgevolgd door het kabinet van de eerste minister en het kabinet van elke betrokken minister. Zoals u weet, werken we ook met een stuurgroep van de betrokken ministers, die verder werkt op de voorbereiding van de taskforce. Onze volgende vergadering staat gepland op 20 oktober.

 

Waar zijn we nu mee bezig? Welke geheimen bewaren wij zogezegd voor u? Dat zou u eigenlijk allemaal al kunnen weten, maar ik fris uw geheugen op. We hebben zes strategische doelstellingen gedefinieerd die ons werk moeten aansturen. Dat zijn allemaal doelstellingen op lange termijn en samen vormen die doelstellingen één keten.

 

De eerste is een gedeelde strategie tegen de georganiseerde misdaad concipiëren en uitrollen. Die gedeelde strategie is er en is ondertussen verankerd in de Nationale Veiligheidsstrategie. Die staat in de Kadernota Integrale Veiligheid en het Nationaal Veiligheidsplan. Ook in het strategisch plan van het College voor de strijd tegen de fiscale en sociale fraude is de doelstelling opgenomen, met name om het criminele verdienmodel te willen kraken.

 

Ik kom tot de tweede strategische doelstelling – die vloeien nu allemaal voort uit de eerste, zoals u al zult begrijpen; één is de overkoepelende strategie, de rest vloeit daaruit voort. Twee is een globaal dreigingsbeeld ontwikkelen. Een aantal voorstellen daarvoor zijn nu klaar en worden besproken in de stuurgroep om de neuzen in dezelfde richting te krijgen.

 

Strategische doelstelling drie is het optimaliseren van de gegevensuitwisseling tussen de departementen. Dat is de ruggengraat van heel dit programma.

 

Doelstelling vier is het criminele verdienmodel kraken.

 

Doelstelling vijf is onze logistieke hubs beter beveiligen, met ook de internationale component in die doelstelling opgenomen.

 

Doelstelling zes is eigenlijk een verzameldoelstelling met concrete maatregelen rond mensenhandel, sociale fraude, cybercrime en detentie.

 

Al die doelstellingen hangen uiteraard samen en steunen op elkaar. Zonder gedeelde gegevens en goede gegevensuitwisseling kan men geen crimineel verdienmodel kraken. Zonder een sterke douane lekken maatregelen tegen een verdienmodel gewoon weg naar andere logistieke plekken. Het hangt dus allemaal samen. Het moet samen vooruit en samen worden gecoördineerd.

 

Het is een werk dat niet stilstaat, dat zult u begrijpen. Een reeks beleidsdossiers is ondertussen wel al volledig afgerond. Ik geef een paar voorbeelden.

 

Ten eerste, de federale politie beschikt sinds januari 2026 over een permanent gedeeld beeld op 14 veiligheidsfenomenen.

 

Ten tweede, rechercheurs doorzoeken snel en uniform dossiers over de grenzen van de korpsen heen via een nieuw ontwikkelde tool.

 

Ten derde, vier strafrechtelijke hervormingen zijn gepubliceerd in het Staatsblad en traden op 1 september in werking. Wie minderjarigen inzet voor drugsfeiten, krijgt een zwaardere straf. Deelname aan een criminele organisatie wordt ook zwaarder bestraft.

 

Ten vierde, witwassen in een criminele context wordt eveneens zwaarder bestraft en wie aan het hoofd staat van een criminele organisatie kan zijn Belgische nationaliteit verliezen.

 

Le travail se poursuit également à plein régime en ce qui concerne le volet financier, qui se situe au cœur de cette lutte. La lutte contre la fraude sociale, financière et fiscale a été renforcée cette année grâce à l'embauche de 377 collaborateurs à plein temps supplémentaires dans le budget de 2026 et des années suivantes.

 

La direction des enquêtes fiscales traque les flux financiers criminels dès les premières phases de l'enquête. Le projet de loi est prêt. Les recrutements ont commencé. Et je peux vous dire ceci à ce sujet: pour 50 postes au sein de la nouvelle direction des enquêtes fiscales, nous avons reçu pas moins de 1 500 candidatures. Je m'en réjouis.

 

L'Organe central pour la saisie et la confiscation sera réformé pour devenir une agence de recouvrement à part entière. Une section financière distincte sera créée au sein du parquet fédéral pour traiter les dossiers de fraude et de blanchiment d'argent de grande envergure.

 

Nous préparons également une loi autorisant la confiscation sans condamnation préalable. Cette éventualité s'ouvrira lorsque le caractère criminel d'un patrimoine ne fait aucun doute. Ces deux dossiers législatifs seront prochainement soumis à ce Parlement, et je m'en réjouis.

 

Par ailleurs, nous entamons une analyse des processus de l'ensemble de la chaîne, nous continuerons à lutter contre les sociétés-écrans et nous mènerons des actions de sensibilisation auprès des gardiens, par exemple les notaires.

 

Pour nos pôles logistiques, huit sites-clés ont été identifiés, pour lesquels un plan de sécurité calqué sur celui de l'aéroport de Zaventem sera élaboré. La Belgique présente actuellement un dossier au niveau international visant à étendre le Code de sûreté portuaire à la criminalité organisée. Nous plaidons donc en faveur d'une adaptation du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).

 

De ISPS-code is een kind van 9/11 en is geschreven met het oog op terrorisme. We zouden die code graag uitbreiden naar alle vormen van illicit trade, maar dat is een uphill battle. Ik ben daar al tien jaar mee bezig.

 

Die discussie is nu eindelijk binnen de IMO in Londen gestart. Ik ben echter niet zeker van het resultaat. Het verbaast me namelijk hoe groot de tegenstand nog altijd is en hoezeer men die verscherpte veiligheidscriteria in de logistieke keten nog altijd ervaart als een rem op de commerciële ontwikkeling en de commerciële opportuniteiten binnen de globale handel. Ik vind dat een fout.

 

Na tien jaar pushen is de IMO dus eindelijk aan die discussie begonnen, maar het is moeilijk. De Amerikanen zijn in principe aan boord, maar twijfelen nog. Binnen Europa is het onmogelijk om iedereen op dezelfde lijn te krijgen. Dat is zeer jammer, want ik denk dat het een zeer grote win zou zijn als we een minimumstandaard voor de beveiliging van havens en logistieke toegangspoorten wereldwijd zouden kunnen afspreken en opleggen, en als we die ook op een globaal niveau zouden kunnen monitoren. Ik weet dat er in Zuid-Amerika veel bereidheid bestaat bij terminaloperators om daaraan mee te werken. Dat is dus een opportuniteit.

 

Ik ben echter al veel te lang aan het spreken.

 

Un centre national de coordination contre la traite des êtres humains sera institué. Il servira de point de contact central et de plateforme d'information. Les polices judiciaires d'Anvers et de Bruxelles seront renforcées. Le nombre de places dans les centres fermés destinées aux personnes en séjour illégal et aux auteurs récidivistes passera à 600 d'ici le début de l'année prochaine, avec l'ouverture du centre de départ de Steenokkerzeel. De plus, les travaux de construction des nouveaux centres à Jumet et à Jabbeke débuteront en 2027.

 

Le plan Grandes Villes du ministre Quintin prévoit 25 millions d'euros pour la vidéosurveillance. Les tests de dépistage de drogue dans les prisons et les centres de détention sont désormais obligatoires. La loi relative à l'approche administrative est également en cours de révision, sur la base d'une vaste consultation auprès des autorités locales. Permettez-moi de m'attarder un instant sur ce point avant de conclure.

 

Il s'agit d'un outil puissant. Grâce à cet instrument – l'approche administrative –, un bourgmestre peut fermer un établissement, notamment lorsqu'il s'agit de commerçants malhonnêtes qui servent de facto de couverture à des activités criminelles. Comme bourgmestre d'Anvers, j'ai fermé des dizaines et des dizaines d'établissements, près de 200 au total. À ma connaissance, aucun établissement n'a encore été fermé de cette manière à Bruxelles.

 

01.09  Ridouane Chahid (PS): (hors micro)

 

01.10  Bart De Wever, premier ministre: C'est faux? Je m'en réjouis. Un, deux, trois ? Dites-moi, monsieur, combien d'établissements ont été fermés?

 

01.11  Ridouane Chahid (PS): (hors micro)

 

01.12  Bart De Wever, premier ministre: Trois? C'est très impressionnant… Il est regrettable, monsieur, que, lorsqu'un instrument existe, il ne soit pas utilisé. C'est vrai que trois, c'est plus que zéro, oui. Je m'en réjouis énormément, monsieur. Mais ce n'est pas cela qui mettra fin aux fusillades dès demain.

 

Une fusillade qui a lieu aujourd'hui est la conséquence d'un problème qui n'a cessé de s'envenimer pendant des années. Nous devons veiller à ce que la situation ne puisse plus dégénérer à ce point à l'avenir. C'est précisément sur ce point que la task force travaille sans relâche. Celle-ci ne dispose pas de ressources propres: chaque ministre investit à partir de son propre budget. C'est précisément cette coopération entre les différents départements qui constitue notre plus grand atout. Ensemble, nous faisons bouger des lignes qu'aucun département n'aurait pu déplacer seul.

 

Le comité de pilotage en assure le suivi tous les trois mois. Merci à tous les ministres qui s'investissent dans cette démarche.

 

De voorzitter: Ik wil even opmerken dat de tijd die de premier heeft gekregen om te antwoorden, niet helemaal overeenstemt met de ingestelde tijd. Er werden zes vragen gesteld, waaronder één interpellatie. Dat betekent dus een spreektijd van 22 minuten. Ik verontschuldig mij dus omdat de spreektijd verkeerd werd ingegeven.

 

01.13  Ridouane Chahid (PS): Monsieur le président, permettez-moi dans un premier temps de remercier le bourgmestre d'Anvers pour les réponses qu'il nous a apportées ce mercredi matin. On peut regretter l'absence, dans le chef du premier ministre, de réponses que nous étions en droit d'attendre de lui. C'est bien cela, le problème aujourd'hui. C'est que nous n'avons pas un premier ministre qui soit à la hauteur au niveau de la sécurité.

 

Monsieur le ministre, vous nous avez donné des chiffres qui ne correspondent pas vraiment à ceux que nous attendions. Vous êtes complètement déconnecté de la réalité. Si vous avez réagi, si vous avez réuni vos services de sécurité, c'est parce que le matin même, le procureur du Roi a donné une conférence de presse qui dénonçait le manque de moyens du gouvernement fédéral. Voilà la vérité!

 

Oui, j'ai dit et je redis qu'il y a trois ministres anversois du gouvernement fédéral qui protègent les grands patrons du port d'Anvers, vos amis Fernand Huts et compagnie, les grands propriétaires de conteneurs qui ne veulent pas qu'on ralentisse le développement économique de ce port. C'est une réalité.

 

Vous vous demandez: que font les bourgmestres? Vous savez, un président de parti, qui est membre de votre majorité, a répondu. Il est descendu dans les rues de Bruxelles, lundi soir, et a fini par un tweet énonçant: "La ministre de la Justice doit sortir de sa torpeur".

 

Aujourd'hui, le procureur du Roi ne demande pas mieux que d'agir. Vous parlez des fermetures administratives. Il y en a eu des dizaines à Bruxelles, monsieur le premier ministre; mais fermer administrativement un établissement, c'est une chose, avoir le suivi judiciaire, c'en est une autre!

 

Combien de juristes manque-t-il au parquet de Bruxelles? Combien de magistrats pour faire le suivi? Telle est la réalité aujourd'hui. Vous êtes complètement à côté de la plaque. Vous êtes à côté de la plaque! Vous ne connaissez pas la réalité!

 

Quand, en janvier 2024, il y a eu un énorme problème à la gare du Midi, le premier ministre de l'époque, Alexander De Croo, a réuni le ministre-président de l'époque, les bourgmestres concernés, les vice-premiers, et il a trouvé des solutions. Il a dégagé des solutions concrètes, assorties d'un calendrier clair. C'est ce qu'on attend de vous! Et pas que vous alliez en Inde signer des contrats commerciaux permettant au port d'Anvers d'accepter encore plus de conteneurs. Parce que c'est cela, la réalité aujourd'hui. Et la réalité ne s'arrête pas à Anvers, monsieur le premier ministre. C'est toute la Belgique qui est concernée. Le trafic de drogue touche toutes les grandes villes.

 

Prenez vos responsabilités! Endossez votre costume de premier ministre! Réunissez celles et ceux qui doivent être réunis! Dégagez les moyens! On attend de vous, alors que vous allez bientôt discuter du budget 2027, de trouver des solutions. Trouvez des solutions!

 

Vous venez d'encaisser 100 millions d'euros dans le cadre des accises et des augmentations du prix du diesel et de l'essence. Investissez-les dans la sécurité! Faites en sorte que nos policiers ne souffrent plus et que les magistrats puissent exercer leurs fonctions sereinement et dans le respect des règles, comme ils le demandent!

 

01.14  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, merci pour vos réponses.

 

Il y a une différence entre réunir cette task force en prévenant la presse des dates et du contenu, ce que personne ne vous demandait, et ne rien en dire, même a posteriori, devant la représentation nationale, ce qui ne va pas. Ces questions étaient légitimes, et je vous remercie d'y avoir enfin répondu. Je trouve positif ce que vous avez annoncé sur l'aspect follow the money, qui va dans le bon sens. Il faudrait y ajouter une accélération de la mise en place du parquet national financier.

 

Vous avez rappelé que les quantités saisies au port d'Anvers ont diminué. Mais nous savons tous que la consommation, elle, ne baisse pas au contraire. Cela signifie que la drogue entre par d'autres voies dans notre pays, ce que personne ne nie, mais aussi qu'une partie de la drogue qui entre par Anvers continue d'échapper aux radars.

 

Nous avons interrogé Jan Jambon hier, dans le cadre de sa compétence en matière de douanes. Il n'a pas été en mesure de nous indiquer dans quel délai l'ensemble des conteneurs à risque pourrait être scanné. Malgré les efforts déjà accomplis, il subsiste une marge de progression au port d'Anvers et il faut que vous l'entendiez. Tout comme il existe une marge de progression au sein de la police et de la justice. Personne ne prétend que vous ne faites rien; en revanche, tout le monde dit que ce n'est pas suffisant.

 

Enfin, pourquoi notre pays est-il tant ciblé aujourd'hui par la criminalité organisée? Parce que les narcotrafiquants le considèrent comme un pays faible à cause de la dispersion des compétences et de divisions politiques parfois, il est vrai, puériles. Éradiquer le trafic de drogue est sans doute impossible, mais nous pouvons au moins faire en sorte que notre pays soit vu comme un terrain moins facile et moins désirable pour les organisations criminelles.

 

01.15  Arthur Orlians (Anders.): Mijnheer de premier, ik dank u voor uw antwoord, al moet ik toegeven dat ik het soms van niet zo'n hoog niveau vind getuigen als het een spel wordt van Antwerpen versus Brussel. De mensen hebben niets aan een debat tussen twee burgemeesters over wie nu het meeste zijn best doet of wat er in Antwerpen of Brussel gebeurt. Iedereen is het erover eens dat we een nationale, gecoördineerde aanpak nodig hebben. Uw inspanningen als burgemeester in Antwerpen staan hier niet ter discussie. Ik vind het van een heel laag niveau getuigen dat men zegt dat de drugscriminaliteit in Antwerpen zijn gang mag gaan om de economie daar te beschermen. Dat is van een zeer laag niveau en u hebt gelijk dat u daarop reageert. Er zijn trouwens weinig zaken zo schadelijk voor de economie als drugsgeweld. Ik geloof zeker dat u het belangrijk vindt om dat aan te pakken. Het is evenwel ook niet van hoog niveau om hier dan als premier een paar steekjes te geven ten aanzien van de Brusselse burgemeesters alsof er geen nationale aanpak nodig is.

 

Als we dan, na een heel lange analyse, vragen wat er nu eigenlijk gebeurt en wat we zullen doen, dan zijn er die zes doelstellingen. Dat gaat heel vaak over plannen op lange termijn in kaart brengen. Dat is juist, maar welke concrete acties zijn er nu afgesproken? Hoe kunnen wij die vanuit het Parlement opvolgen?

 

Ik geef het voorbeeld van procureur Moinil, die zei dat drugscriminelen wel worden opgepakt en in de gevangenis opgesloten, maar dat zij nog steeds opdrachten voor drugsmoorden en drugshandel geven vanuit de gevangenis. Er moeten stoorzenders komen om gsm's in gevangenissen te blokkeren. Dat is een concrete actie waarvan het Parlement weet dat daarmee nog niets is gebeurd. Daar wordt al twee jaar om gevraagd, maar er is nul komma nul gebeurd. Mijnheer de premier, wij vroegen u naar een concrete lijst van acties die we kunnen opvolgen, niet naar een analyse over Colombia en een debat tussen twee burgemeesters.

 

01.16  Stefaan Van Hecke (Ecolo-Groen): Mijnheer de voorzitter, mijnheer de premier, u hebt op bijna alle vragen geantwoord, waarvoor dank. Het was ook goed dat u vandaag aanwezig was. Voor mij mag de taskforce in de luwte werken zolang ze goed en systematisch werkt en de resultaten naar buiten komen. Voor mij is dat dus niet het probleem. Af en toe is er echter wel nood aan transparantie en een stand van zaken. Waar zijn wij mee bezig? Waar staan wij? Wat komt eraan?

 

U hebt een opsomming gegeven van diverse acties die passen in de strategische doelstellingen. Een timing is er echter niet altijd. Wij zijn toch al bijna 18 maanden na de start van de taskforce. Soms is het ook wel too little too late.

 

Wij missen ook coherentie in het beleid. Uw minister van Justitie heeft een paar weken geleden in de commissie toegegeven dat zij extra geld, veel extra geld voor Justitie, had gekregen. Dat was trouwens terecht. Zij merkte echter op dat zij een deel van dat geld alweer had moeten uitgeven omdat Justitie nu werkgeversbijdragen moet betalen op de lonen van magistraten. Dat is natuurlijk een beslissing die zij samen met de regering heeft genomen. Vervolgens komt zij opnieuw extra geld vragen. Als er één vraag is waarop ik geen antwoord heb gekregen, dan is het de vraag of de regering nog extra middelen zal uittrekken om die moeilijke strijd te versterken.

 

Ten tweede, de ketenaanpak is heel belangrijk. U hebt daarop gewezen. Ook ministers Verlinden en Quintin hebben daarop gewezen. Dat maakt ook deel uit van de strategische doelstelling. Daar sta ik volledig achter want er moet een ketenaanpak zijn. Het heeft geen zin om alleen de politie te versterken als ook justitie niet wordt versterkt.

 

Eén element in de keten is echter superbelangrijk, namelijk preventie. De onderscheiden ministers antwoorden daarop dat preventie niet hun bevoegdheid is. Daarom heb ik die vraag gesteld. Ik stel ze ook aan u. Als preventie effectief belangrijk is in die ketenaanpak, wat het geval is, waarom zou de taskforce dan niet meer in overleg gaan met de verantwoordelijken bij de gemeenschappen en de gewesten om tot een coherent beleid te komen? Op die manier kan ook die eerste stap in de ketenaanpak worden meegenomen.

 

Mijn oproep aan u is dus om niet alleen het federale beleid te voeren, wat goed is, maar om ook andere partners erbij te betrekken om de preventie te versterken.

 

01.17  Barbara Pas (VB): Mijnheer de eerste minister, u zegt dat de strijd tegen drugscriminaliteit al heel lang een topprioriteit van u was en is. Ik kan echter niet anders dan vaststellen dat u daar als burgemeester van Antwerpen net iets meer over communiceerde dan als premier. Het is de eerste keer dat we van u antwoorden krijgen op vragen. We hadden die antwoorden graag gekregen in de commissie die enkele weken geleden plaatsvond, waar de minister van Binnenlandse Zaken en de minister van Justitie eigenlijk naast elkaar aan het praten waren.

 

Als coördinatie een van de doelstellingen van die taskforce is, dan heeft dat er alleszins nog niet toe geleid dat die twee ministers na een twintigtal vergaderingen van uw taskforce op dezelfde lijn zitten. Ik kan alleen maar vaststellen dat het aantal openlijke oproepen tot federale hulp die u als burgemeester van Antwerpen deed, omgekeerd evenredig is met de communicatie die u hierover voert als premier.

 

Als we u daarover vandaag horen, dan gebruikt u meer dan de helft van uw spreektijd om sneren te geven naar de PS. De situatie in Antwerpen en Brussel is inderdaad niet te vergelijken, maar het is wel heel gemakkelijk om daar de focus op te leggen. Ik word er ook niet vrolijk van als ik een PS-burgemeester in Brussel aan drugsdealers zie vragen om niet te dealen als de camera's draaien. Dat is echter niet waarvoor u als burgemeester om federale hulp en een gecoördineerde aanpak riep. Daar bent u nu zelf verantwoordelijk voor. Dat is wat ik vandaag van u wou horen.

 

U zegt dat u de ziekte wilt bestrijden en geen symptoomgedreven geluid wilt produceren. Als er iets is waarmee de ziekte kan worden bestreden, dan zijn het de zaken die de Brusselse procureur heeft aangeduid. Moinil had overschot van gelijk. Een procureur die een persconferentie geeft om die hallucinante toestanden – wat hij zelf "Belgisch surrealisme" noemde – aan te klagen, dat is ongezien. Hij heeft overschot van gelijk als hij als oorzaak van de ziekte die u wilt bestrijden, aanduidt dat criminele illegalen massaal worden vrijgelaten. Meer dan 90 % van de illegalen in Brussel wordt vrijgelaten en minderjarige criminelen kunnen niet eens worden vastgezet. Bendeleiders bevelen moorden vanuit de gevangenissen. Deze regering slaagt er dan nog niet in, of weigert, om in te gaan op de simpele vraag om zware gangsters te isoleren en gsm-signalen te blokkeren.

 

Als u de ziekte wilt bestrijden, moet u dus twee zaken aanpakken, mijnheer de eerste minister: uw catastrofale migratiebeleid en de strafrechtketen, die vandaag volledig faalt.

 

Moinil had gelijk. U moet daar werk van maken. Ik vind het niet netjes dat u doet alsof onze kritiek dat de problemen vandaag nog nooit zo groot zijn geweest, een verwijt zou zijn aan de mensen op het terrein. De mensen op het terrein doen heel hard hun best, met de beperkte middelen die ze hebben, met alle risico's van dien. Het is echter uw verantwoordelijkheid en die van uw regering om de ziekte en de oorzaken die ik heb opgesomd aan te pakken, zodat er efficiëntere resultaten worden geboekt. Dat is meer dan nodig.

 

Ik heb trouwens een motie van aanbeveling, mijnheer de voorzitter, om de regering daartoe aan te zetten.

 

Moties

Motions

 

De voorzitter: Tot besluit van deze bespreking werden volgende moties ingediend.

En conclusion de cette discussion, les motions suivantes ont été déposées.

 

Een motie van aanbeveling werd ingediend door mevrouw Barbara Pas en luidt als volgt:

"De Kamer,

gehoord de interpellatie van Barbara Pas

en het antwoord van de eerste minister,

- overwegende dat er op de ministerraad van 21 februari 2025 door de regering werd beslist om, in de strijd tegen de georganiseerde drugscriminaliteit, een taskforce op te richten teneinde de elementen uit het regeerakkoord inzake georganiseerde criminaliteit zo spoedig mogelijk uit te voeren;

- overwegende dat de coördinatie van de taskforce zou gebeuren door de ministers van Binnenlandse Zaken en Justitie, en onder leiding zou komen te staan van de eerste minister;

- overwegende dat er sinds de oprichting van voormelde taskforce – meer dan anderhalf jaar geleden – hierover niks meer werd vernomen;

- overwegende dat de problemen inzake drugscriminaliteit en de hiermee onlosmakelijk verbonden problemen inzake illegaliteit en straffeloosheid nog nooit zo groot zijn geweest;

- overwegende dat deze problematiek op een doortastende manier met de hoogste prioriteit dient te worden aangepakt;

vraagt de regering

- per direct de voormelde taskforce te (her)activeren, en ervoor te zorgen dat er voldoende middelen zijn, zowel financieel als wat betreft mankracht, om de taak uit te oefenen waarvoor ze werd opgericht;

- er bij de taskforce op aan te dringen om concrete wetgevende initiatieven te ontwikkelen die tegemoetkomen aan de terechte bezorgdheden zoals door de regering vermeld in het regeerakkoord in de strijd tegen de georganiseerde criminaliteit;

- al dan niet middels de taskforce een wettelijk kader uit te werken, dan wel de nodige andere initiatieven te nemen, of prioriteiten aan te scherpen, waarbij illegaliteit (strafrechtelijk) wordt aangepakt en bestraft, en illegalen worden opgepakt en het land uitgezet, en ervoor te zorgen, en erop aan te dringen bij de bevoegde minister op het Vlaamse niveau, dat minderjarige criminelen ingeval van misdrijven die gepleegd worden in het kader van georganiseerde misdaad kunnen worden bestraft als volwassenen."

 

Une motion de recommandation a été déposée par Mme Barbara Pas et est libellée comme suit:

"La Chambre,

ayant entendu l'interpellation de Mme Barbara Pas

et la réponse du premier ministre

- considérant que le gouvernement a décidé, lors de la réunion du Conseil des ministres du 21 février 2025, de créer une task force dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée liée à la drogue, afin de mettre en œuvre aussi rapidement que possible les éléments de l'accord de gouvernement qui concernent le crime organisé;

- considérant que la task force devait être coordonnée par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, sous la direction du premier ministre;

- considérant que nous n'avons plus rien entendu à propos de cette task force évoquée plus haut depuis sa création il y a plus d'un an et demi;

- considérant que les problèmes relatifs à la narcocriminalité et ceux liés à l'illégalité et à l'impunité, indissociables des premiers, n'ont encore jamais été d'une telle ampleur;

- considérant que cette problématique doit être combattue avec fermeté et constituer la priorité absolue;

demande au gouvernement,

- de (ré)activer immédiatement la task force susmentionnée et de veiller à ce qu'elle dispose de moyens suffisants, tant sur le plan financier qu'en matière d'effectifs, pour mener à bien la mission pour laquelle elle a été créée;

- d'insister auprès de la task force pour qu'elle développe des initiatives législatives concrètes répondant aux inquiétudes légitimes telles que mentionnées par l'exécutif dans l'accord de gouvernement dans le cadre de la lutte contre le crime organisé;

- d'élaborer un cadre légal, que ce soit ou non par le biais de la task force, ou de prendre toute autre initiative nécessaire ou de renforcer certaines priorités, avec des mesures (pénales) de lutte et de répression contre l'illégalité et l'arrestation et l'expulsion d'illégaux, de veiller à ce que les criminels mineurs puissent être sanctionnés comme des adultes en cas d'infractions commises dans le cadre du crime organisé, et d'insister sur ce point auprès de la ministre compétente en la matière à l'échelon flamand."

 

Een eenvoudige motie werd ingediend door de mevrouw Maaike De Vreese.

Une motion pure et simple a été déposée par Mme Maaike De Vreese.

 

Over de moties zal later worden gestemd. De bespreking is gesloten.

Le vote sur les motions aura lieu ultérieurement. La discussion est close.

 

02 Actualiteitsdebat over de begroting en de economische situatie en toegevoegde vragen van

- Kjell Vander Elst aan Bart De Wever (eerste minister) over "De achteruitgang van België met 8 plaatsen in de competitiviteitsranking" (56017464C)

- Steven Coenegrachts aan Bart De Wever (eerste minister) over "De verlaging van de groeiverwachting voor de Belgische economie" (56017498C)

- Wouter Vermeersch aan Bart De Wever (eerste minister) over "De reactie van de regering op het verslag van het Monitoringcomité" (56017754C)

- Vincent Van Quickenborne aan Bart De Wever (eerste minister) over "De uitspraken van MR-voorzitter Bouchez over het regerings- en begrotingsbeleid" (56018537C)

- Sarah Schlitz aan Bart De Wever (eerste minister) over "De beslissing v.h. kernkabinet om te mikken op een begrotingsinspanning van 10 miljard voor 2029" (56017957C)

- François De Smet aan Bart De Wever (eerste minister) over "De begrotingsinspanning van 10 miljard die nodig is om het meerjarentraject aan te houden" (56018717C)

- Alexia Bertrand aan Bart De Wever (eerste minister) over "Het risico op een herhaling van het scenario met voorlopige twaalfden bij de begrotingsopmaak" (56018781C)

- Pierre-Yves Dermagne aan Bart De Wever (eerste minister) over "Het begrotingsconclaaf en het oplopende tekort" (56018909C)

02 Débat d'actualité sur le budget et la situation économique et questions jointes de

- Kjell Vander Elst à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le recul de 8 places de la Belgique dans le classement relatif à la compétitivité" (56017464C)

- Steven Coenegrachts à Bart De Wever (premier ministre) sur "L'abaissement des prévisions de croissance de l'économie belge" (56017498C)

- Wouter Vermeersch à Bart De Wever (premier ministre) sur "La réaction du gouvernement au rapport du Comité de monitoring" (56017754C)

- Vincent Van Quickenborne à Bart De Wever (premier ministre) sur "Les propos tenus par M. Bouchez, président du MR, sur la politique gouvernementale et budgétaire" (56018537C)

- Sarah Schlitz à Bart De Wever (premier ministre) sur "La décision du kern de réaliser un effort de 10 milliards pour 2029" (56017957C)

- François De Smet à Bart De Wever (premier ministre) sur "L'effort budgétaire de 10 milliards d'euros exigé par la trajectoire pluriannuelle" (56018717C)

- Alexia Bertrand à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le risque de nouveau recours aux douzièmes provisoires dans le cadre de la confection du budget" (56018781C)

- Pierre-Yves Dermagne à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le conclave budgétaire et l'aggravation du déficit" (56018909C)

 

02.01  Kjell Vander Elst (Anders.): Mijnheer de voorzitter, mijnheer de eerste minister, mijn vraag dateert van drie maanden geleden. Men zou dan kunnen stellen dat de vraag oud is, maar ze is actueler dan ooit. Ze gaat over de economie en de competitiviteit. Straks zal mijn collega Bertrand over de begroting spreken. Uiteraard zijn de thema's aan elkaar gelinkt.

 

In juni werd duidelijk dat ons land acht plaatsen op de competitiviteitsindex is gedaald. Acht plaatsen in één jaar tijd, dat is dramatisch. Ik hoor dan vaak zeggen dat de situatie in heel Europa dezelfde is, dat er overal dezelfde problemen zijn. Dat België acht plaatsen zakt, moet ons echter tot nadenken aanzetten.

 

Het is dramatisch, want de beste begrotingsmaatregel die genomen kan worden, is het creëren van economische groei. En laat dat nu net het probleem zijn. We zitten niet meer in een periode van economische groei, zelfs niet een beetje, we zitten in een economische stilstand. Als onze economie niet draait, als we geen groei hebben, dan zal onze begroting ook niet op orde geraken. Dan mogen we maatregelen nemen, besparingen treffen en van alles doen, maar als we die economie niet aan de praat krijgen, dan zal heel veel werk voor niets zijn. Dat moet dus absoluut prioriteit nummer een zijn.

 

Mijnheer de eerste minister, wat is uw reactie op die sterke daling, in een jaar tijd acht plaatsen? Welke concrete maatregelen zult u nemen om de economie weer aan de praat te krijgen?

 

Ik was gisteren op bezoek bij UNIZO. U was daar ook. Ik heb goed naar u geluisterd. U zei daar dat we de kip met de gouden eieren niet mogen slachten. Dat ging over de zelfstandige ondernemers, die uiteraard voor veel welvaart zorgen, die welvaart creëren en die uiteraard ook voor economische groei zouden moeten zorgen.

 

Kunt u die zelfstandige ondernemers hier vandaag, ook in het Parlement, geruststellen dat er geen extra belastingen komen voor onze zelfstandige ondernemers, zodat die onze economie en het ondernemerschap in ons land opnieuw zuurstof kunnen geven?

 

De voorzitter: Ik kan melden dat de heer Coenegrachts, de heer Vermeersch en de heer Van Quickenborne hun vragen terugtrekken.

 

02.02  Sarah Schlitz (Ecolo-Groen): Monsieur le premier ministre, les discussions budgétaires pour l'année 2027 ont débuté. Votre gouvernement a décidé d'aller chercher 10 milliards d'euros supplémentaires. Je rappelle que vous avez déjà engrangé énormément d'économies sur le dos d'une grande majorité de la population lors des précédents conclaves budgétaires. Aujourd'hui, nous entendons la ritournelle entre ceux qui refusent d'aller chercher de nouvelles recettes, alors que nous savons que nos recettes sont en chute libre depuis des années, et d'autres qui évoquent des pistes de réduction de dépenses. Bref, nous avons déjà entendu ces jeux et ces échanges par voix interposée dans la presse l'année dernière. Rien de neuf sous le soleil!

 

Monsieur le premier ministre, venons-en au cœur de ma question. Vu l'été catastrophique que nous venons de traverser – canicules, sécheresses et incendies –, allez-vous enfin intégrer dans vos plans et dans vos stratégies la question du dérèglement climatique? Cet été, nous avons connu plus de 3 000 morts à la suite de ces épisodes de chaleur, et cela pourrait être bien pire à l'avenir. Les experts nous disent que l'impact économique pourrait nous coûter jusqu'à 12 % du PIB sur une année exceptionnelle. Nous parlons évidemment de la santé des citoyens, mais également de celle de nos entreprises, en particulier de nos PME, qui sont bien moins résilientes face à des épisodes climatiques qui peuvent les frapper de plein fouet. Il s'agit donc de pouvoir protéger notre tissu économique extrêmement dense en Belgique.

 

Hier, nous avons eu un échange avec le ministre Quintin, qui a d'ores et déjà annoncé qu'il comptait aller chercher des moyens pour la Protection civile lors du conclave budgétaire. C'est un élément intéressant, mais il ne faut pas se limiter uniquement à la Protection civile. Il faut adapter nos hôpitaux, dans lesquels il a fait littéralement mourant de chaud cet été. Il faut investir dans ce domaine ainsi que dans bien d'autres secteurs.

 

Monsieur le premier ministre, votre gouvernement va-t-il aller chercher l'argent là où il se trouve, chez ceux qui en ont véritablement les moyens et qui contribuent moins que les autres à l'ensemble de l'effort qui est demandé actuellement par le gouvernement? Allez-vous véritablement adapter notre pays aux enjeux de la crise climatique?

 

02.03  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, je pense que le monde entier est au courant: vous tentez de trouver un accord sur un effort supplémentaire de 10 milliards d'euros pour le reste de la législature, d'une part en préparent toute une série de mesures possibles, d'autre part, en éloignant tant que possible les présidents de parti de la table de négociations. Je pense en effet que ce sont les deux conditions nécessaires pour espérer un accord.

 

Je dois d'abord rappeler que ce gouvernement s'est mis dans cette situation tout seul. Depuis le premier jour, vous courez toujours derrière la même somme: de 8 à 10 milliards d'euros. Au tout début de votre gouvernement, il s'agissait de la somme espérée comme effet retour. À l'époque, tout le monde vous disait que la réalité finirait par vous rattraper; ce qui est le cas, à présent.

 

Soyons francs: trouver 10 milliards d'euros, ce n'est pas le plus difficile. À la Chambre, une dizaine de partis sont représentés et chacun d'entre nous serait capable de trouver 10 milliards si nous étions les seuls à gouverner. Tout le monde pourrait le faire individuellement. Par exemple, chez DéFI, nous pensons que c'est possible sans nouveaux impôts ni coupes dans les dépenses publiques, par une politique de prévention qui diminuerait mécaniquement les soins de santé, une plus grande efficacité de l'État et l'inclusion des actions nominatives dans les comptes-titres.

 

Ce n'est donc pas vraiment un problème arithmétique, pas plus que de moyens, mais un problème de maturité politique. Les cinq partis de l'Arizona ont-ils la maturité nécessaire pour trouver un compromis et pour faire un pas les uns vers les autres? Ont-ils tous les cinq la maturité de comprendre la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons? Au vu des vétos, des lignes rouges et des oukases que nous entendons, nous pouvons en douter. Il est temps que les citoyens y voient clair, en tous cas quant à vos intentions.

 

Je voudrais connaître la répartition exacte des 10 milliards recherchés entre recettes nouvelles, économies structurelles et effets de trajectoire déjà budgétés? Ensuite, selon quel calendrier comptez-vous atterrir? Le délai du deuxième mardi d'octobre, date de rentrée constitutionnelle du Parlement, tient-il toujours? En sachant que le président du MR a indiqué que cette date pouvait être déplacée, je pense qu'il importe que nous sachions si c'est M. Bouchez ou vous-même qui fixez l'agenda.

 

02.04  Alexia Bertrand (Anders.): Mijnheer de premier, ik heb begrip voor uw situatie. U hebt een moeilijke budgettaire situatie geërfd en ik herken dat, ik erfde toentertijd zelf ook een moeilijke situatie.

 

Als historicus weet u beter dan wie ook dat we de geschiedenis niet zullen herschrijven, maar we kunnen wel de toekomst bepalen, en die kunnen we zelfs samen bepalen. De situatie is zorgwekkend en we lezen de laatste dagen heel veel in de pers. We zien uw coalitiepartners opnieuw rode lijnen trekken.

 

Vorig jaar kwam u met uw klavertjevier. Dit jaar is het een wit kaftje. Ik hoop dat dat meer geluk brengt dan het klavertjevier.

 

We zien echter ook andere streefdata – u schudt van nee, dus maak ik me nog meer zorgen –, verschillende streefdata, want er wordt overal in de pers overgenomen dat er tegen het einde van het jaar een akkoord moet zijn. Is dat zo? Is er dan geen State of the Union op de tweede dinsdag van oktober? Vinden wij dat normaal? Vorig jaar hebben we voorlopige twaalfden meegemaakt en we weten dat dat stilstand betekent. We weten ook dat de impact daarvan op de begroting groot was. Ik had het zelf berekend: dat was ongeveer 1 miljard euro.

 

Nog zorgwekkender is dat we gisteren lazen dat Morgan Stanley iedereen aanraadt om onze staatsschuld te verkopen. Erg, toch? Wat betekent dat? Als het over financiële machten gaat, gaat het altijd over de toekomst, niet over het verleden. In feite was de boodschap dat ze weinig vertrouwen in deze begrotingsoefening hebben en dat ze vrezen voor een scenario bis van vorig jaar. Ze zeggen dus dat ze vorig jaar niet veel hebben gezien: die inspanning was teleurstellend en ze vrezen voor een herhaling.

 

Ze zeggen ook dat we in 2027 de slechtste begroting van de eurozone zullen hebben, na Frankrijk. Gelukkig zijn de Fransen er nog om ons te redden. Dit jaar was dat niet het geval. We hadden echt de slechtste begroting van de eurozone. In 2027 is dat opnieuw zo, na Frankrijk.

 

Mijn drie korte vragen, mijnheer de premier: wat is de kalender? Is het nu 13 oktober of is het het einde van het jaar, zoals Georges-Louis Bouchez verklaart?

 

Ten tweede, welke garanties geeft u om dat doel te bereiken? Zijn er wel garanties? Hebt u een stappenplan?

 

Ten derde – nog belangrijker –, kunt u de markten geruststellen? Het zal immers niet meer alleen over de banken en over Morgan Stanley gaan. Er zijn ook de ratingbureaus, en onze kredietwaardigheid werd vorig jaar al verlaagd. Dat risico bestaat nog steeds. Opnieuw, het gaat over de toekomst en de aanpak.

 

Dat brengt me bij mijn allerlaatste vraag.

 

Monsieur De Smet, nous n'avons pas la même définition des nouveaux impôts ou de ce qui fait grandir l'économie. Vous proposez tout de même de nouveaux impôts en les déguisant sous des impôts existants. C'est typique. Nous avons déjà vu cela avec ce gouvernement: ce ne seraient pas de nouveaux impôts dès lors qu'on augmente le tarif d'impôts existants ou qu'on en élargit l'assiette. Nous, libéraux, ne voulons pas de nouveaux impôts du tout, que ce soit une hausse des tarifs d'un impôt existant ou une augmentation de l'assiette.

 

Mijnheer de premier, kunt u ons dus garanderen dat er geen extra belastingen komen in deze begrotingsronde?

 

02.05  Pierre-Yves Dermagne (PS): Monsieur le premier ministre, vos budgets se suivent et se ressemblent: tardifs, approximatifs, inefficaces économiquement et injustes socialement, puisque ce sont majoritairement les travailleurs, les retraités et les services publics qui, jusqu'à présent, paient l'essentiel de la note. Les rapports du comité de monitoring se suivent également et se ressemblent également avec un déficit qui aura plus que doublé à la suite de votre gouvernement.

 

Vous annoncez aujourd'hui un nouvel effort de près de 10 milliards d'euros. Cette perspective suscite chez moi au moins trois inquiétudes.

 

La première concerne celles et ceux qui vont à nouveau devoir payer la note, puisque vous n'excluez pas de nouvelles hausses de TVA, ni une augmentation du ticket modérateur, soit des mesures qui vont peser proportionnellement plus lourd sur les bas et les moyens revenus, alors qu'on ne vous entend pas parler de la contribution du secteur énergétique, de la captation des surprofits ou d'aller chercher l'argent chez les ultra-riches.

 

Ma deuxième inquiétude concerne la crédibilité de votre budget. Je ne suis pas le seul. Aujourd'hui, une banque d'affaires – Morgan Stanley pour ne pas la citer – propose de shorter, donc de spéculer, sur la dette belge parce qu'elle craint un exercice bis repetita par rapport au précédent budget.

 

À chaque exercice, vous annoncez des milliards d'efforts, et puis quelques jours, quelques semaines plus tard, les masques de votre prétendue rigueur budgétaire tombent, et l'on voit passer la caravane des chameaux puants, avec toute une série de mesures indigestes, inefficaces et injustes.

 

Monsieur le premier ministre, avant de vouloir imposer de nouveaux sacrifices à la population, aux travailleurs, aux travailleuses, aux pensionnés, aux malades, avez-vous réalisé un véritable exercice-vérité par rapport au budget? Quelle est la part du solde de base qui repose encore sur des éléments incertains et hypothétiques? Vous engagez-vous à transmettre au Parlement votre exercice budgétaire dit "base zéro" avec ses hypothèses et ses résultats?

 

Ma troisième inquiétude, monsieur le premier ministre, concerne l'emploi et l'activité économique. Vous tablez sur un taux d'emploi de 80 %, ce qui est tout à fait louable – et nous l'espérons tous. Pourtant, les projections actuelles font apparaître une stagnation à l'horizon de 2029 et même, d'ores et déjà, certains reculs, çà et là.

 

Monsieur le premier ministre, quel est votre plan pour soutenir l'activité économique et créer des emplois, au-delà du soutien au port ou aux diamantaires d'Anvers?

 

De voorzitter: Zijn er collega's die wensen aan te sluiten? Ik geef het woord aan de heer Hedebouw.

 

02.06  Raoul Hedebouw (PVDA-PTB): Mijnheer de eerste minister, de begrotingsgesprekken zijn begonnen. Sommige partijen leggen al bepaalde pistes op tafel. Ik zou u willen interpelleren over de piste van de N-VA. Ik verwonder me erover dat mevrouw Van Peel en de heer Axel Ronse in een interview met mij sterk pleiten voor een verhoging van de btw. Ik begrijp echt niet dat ze daarvoor pleiten op een moment waarop er zoveel problemen zijn met de koopkracht van de mensen.

 

De prijzen van diesel en benzine swingen de pan uit. Ook de prijzen in de supermarkten zijn gestegen. Daardoor is er een groot probleem met de koopkracht in ons land. Uw partij stelt echter voor om de btw te verhogen, van 21 % naar 22 % en van 6 % naar 9 %. Dat zou elk gezin 690 euro per jaar kosten. Wat is dat nu voor een gedoe om met N-VA dergelijke pistes voor te stellen?

 

U weet trouwens dat het Planbureau erop heeft gewezen dat een btw-verhoging negatieve gevolgen heeft voor de economische groei. Daardoor zal de interne vraag in ons land immers verminderen. Uw voorstel is dus zowel op economisch als op sociaal vlak totaal onlogisch. Ik begrijp dus nog altijd niet waarom u dat voorstelt. Kunt u mij bevestigen dat die piste van een btw-verhoging nog altijd op tafel ligt bij de onderhandelingen?

 

Een tweede vraag is waar het geld vandaan moet komen. Natuurlijk moet het geld wel ergens vandaan komen, premier. Alleen al in het jaar waarin Arizona ons land leidt, is het vermogen van de rijkste 1 % met 22 miljard euro toegenomen. Ce n'est pas la crise pour tout le monde, premier. Dat is een beetje gemakkelijk. De vijf eerste decielen, de 50 % armsten, hebben koopkracht en vermogen verloren. Dus, premier, ik zou u willen zeggen: ga het geld halen waar het is.

 

Een paar jaar geleden stelde alleen de PVDA een miljonairstaks voor. Nu vinden zelfs leden van uw regering dat een goed idee van de PVDA. Ik zou zeggen: faites-le, doe het, mijnheer de premier. Het is sociaal verantwoord, want de superrijken zien hun fortuinen sowieso elk jaar stijgen. Het is ook economisch verantwoord, want we zullen dat geld terug in onze eigen economie kunnen pompen. Op het vlak van consumptie van de superrijken moeten we het immers niet verwachten. Dat lijkt me een duidelijke vraag.

 

Ik heb overigens het gevoel dat er nog geen ritme in zit. Is 13 oktober nog altijd een deadline voor jullie? Ik heb de indruk dat het tempo nog gezapig is.

 

Kunt u bevestigen dat een btw-verhoging nog altijd ter bespreking voorligt bij de onderhandelingen?

 

Ten tweede, wat vindt u van een grote vermogensbelasting om het begrotingsprobleem op te lossen?

 

02.07  Barbara Pas (VB): Mijnheer de eerste minister, u bent bezig met een oefening om 10 miljard euro te zoeken. U weet echter zeer goed dat, zelfs als u die 10 miljard vindt, het probleem niet opgelost zal zijn. Aan het einde van de legislatuur zullen we nog steeds een begrotingstekort hebben. Gelet op de ronduit slechte economische situatie in dit land zal bij een volgende begrotingsbespreking wellicht opnieuw hetzelfde spel op de agenda staan. Dat is een straatje zonder einde.

 

Ik heb gelezen dat de N-VA-jongeren een congres hebben gehouden waar ze dezelfde analyse maken die u als partij al lang maakt, die heel wat economen en grondwetspecialisten maken – die daarom absoluut niet van een Vlaams-nationalistische reflex te verdenken zijn – en die erop neerkomt dat fiscale autonomie nodig is om de financiën op orde te krijgen. Egbert Lachaert heeft die analyse trouwens ook ooit gemaakt. Er zijn institutionele hervormingen nodig om orde op zaken te stellen. Dat is exact wat u de kiezer hebt beloofd, mijnheer De Wever: orde op zaken. Zolang u daar niet aan raakt, blijft het morrelen in de marge en zal het natuurlijk nooit lukken. Mijn vraag is of u die institutionele hervormingen eindelijk op tafel zult leggen, in plaats van de mensen wijs te maken dat ze opnieuw moeten inleveren, terwijl u aan de inkomstenzijde al allerhande taksen hebt gevonden, tegen al uw verkiezingsbeloften in. De vliegtaks, de brandstoftaks, de verzekeringstaks, de echtscheidingstaks, kmo-taksen, ploeg- en nachtarbeidtaksen, onderzoekerstaksen, loonmatigingstaksen, centenindexen, meerwaardetaksen en pakjestaksen, we hebben hier al een en ander zien passeren.

 

Mijn tweede vraag is dan ook of u effectief van plan bent om nogmaals aan de inkomstenzijde te zoeken. Bent u, zoals we Van Overtveldt in De zevende dag hebben horen aankondigen, effectief van plan om de btw te verhogen?

 

U denkt daarmee de schulden te laten wegsmelten, maar u zult daarmee in de eerste plaats de koopkracht laten wegsmelten. Het zou toch wraakroepend zijn als u opnieuw geld zou halen bij de Vlaming die spaart, onderneemt en werkt, terwijl u perfect zou kunnen besparen op heel wat zaken zonder de bevolking te treffen.

 

De voorzitter: Geen ander lid vraagt nog het woord.

 

Mijnheer de premier, ik geef u het woord voor uw antwoord.

 

02.08  Bart De Wever, premier ministre: Merci, chers collègues, pour vos remarques et vos questions.

 

Monsieur De Smet, vous avez dit que tout parti pourrait facilement trouver 10 milliards s'il était seul à gouverner. Vous-même êtes tout seul: il serait dès lors intéressant de savoir comment vous feriez l'exercice pour économiser les 10 milliards.

 

Ce n'est pas seulement une question de maturité; c'est difficile. Si l'on veut faire un exercice sérieux, c'est vraiment difficile. La question de la maturité n'est qu'un aspect parmi d'autres. Ce pays est compliqué: les coalitions sont compliquées, les compromis aussi. Cela a toujours été le cas, car c'est la nature de notre pays. Je pense que Mme Pas a raison quand elle dit que, pour compléter l'assainissement nécessaire, il nous faudra aussi examiner cette complexité. À mon sens, c'est inévitable. Ce n'est pas à l'ordre du jour du prochain budget, je vous rassure – pas de panique. Mais je crains que cela sera nécessaire, et je pense que personne ne le nie.

 

Ondertussen zitten we wel in vieze papieren, dat zal niemand ontkennen.

 

Mevrouw Bertrand, u verwees naar de reactie van de financiële markten en u stelde dat ze niet naar het verleden kijken. Volgens mij is dat niet juist. Ik denk dat ze dat zeer zeker wel doen. Het vertrouwen van de financiële markten moet echt heropgebouwd worden. Dat vertrouwen is op basis van ons historische acquis wankel geworden, zeer wankel, tot op een punt waar we zeer grote risico's lopen. Ik zal daarop nog concreet in de cijfers wat dieper ingaan.

 

Het is een zware opdracht. Ze weten immers wat voor land België is. Ze weten ook hoe ingewikkeld het hier is. Ze spreken echter wel degelijk ten opzichte van een historische achtergrond, op basis van het historische acquis van dit land.

 

Big numbers never lie, als men naar het historische acquis kijkt. Ik heb mijn fameus wit kaftje opengedaan. Het ligt hier voor mij. Dit is het wereldberoemde witte kaftje. Ik wilde het niet opendoen, maar heb het toch gedaan. Ik heb er een paar slides uitgehaald die de big numbers weergeven. Deze big numbers liegen niet.

 

Een heel interessante slide gaat over de evolutie van onze uitgaven en onze inkomsten sinds het begin van deze eeuw. In het jaar 2000 haalde de overheid aan inkomsten 49,5 % van het bbp op. Vorig jaar bedroeg dat 49,5 %. Dat is volstrekt stabiel gebleven over die hele periode. Het steeg onder de regering-Di Rupo tot iets meer dan 52 %. Wie zat er ook weer allemaal in die regering? Daarna daalde het terug naar 49,5 %. Op het vlak van inkomsten heeft dit land eigenlijk geen probleem.

 

Ons overheidsbeslag is hoog, zeker in vergelijking met Nederland of Duitsland is het te hoog. 50 % is voor mij, ik heb dat gisteren gezegd en ik herhaal het, echt een grens waar men niet over mag gaan. Boven 50 % begint de laffercurve te spelen en begint de hond zijn eigen staart op te eten. Er is dus geen marge. Inzake onze inkomsten, onze recettes, is er eigenlijk ook historisch geen probleem.

 

Dan is er die rode lijn, les dépenses. Dat betreft primaire uitgaven, reële termen. Dat heeft dus niets met rente te maken. Daar is er van 2000 tot vorig jaar een stijging van 10 %. Dat gaat over 60 miljard die we meer uitgeven, in reële termen. Dan moet men toch de vraag stellen. Sinds 2000 tot nu, aan Vlaamse kant, wie draagt politiek de hoofdverantwoordelijkheid voor die evolutie?

 

Dat is het historisch acquis, dat is de achtergrond waartegen we door de financiële markten worden beoordeeld. Die is inderdaad allesbehalve gunstig. Zij zien uiteraard ook de ongelooflijke complexiteit van dit land. Als men die twee zaken met elkaar optelt, dan beseft men dat we in uiterst gevaarlijk vaarwater zijn terechtgekomen. Als men dat nog niet gelooft, moet men zeker de slides over de mogelijke rentesneeuwbal opvragen bij de Nationale Bank en het IMF. Het is glashelder. Afgelopen zaterdag werd de gouverneur van de Nationale Bank nog eens uitgenodigd op de Wetstraat 16 voor de meest actuele presentatie van de vooruitzichten en die levert weinig nieuwe inzichten op.

 

Dat inzicht is volgens mij cruciaal en alle parlementsleden zouden dat voor ogen zou moeten nemen. Ik hoor u allen immers aanzetten met ideologische dada's, het is het klimaat, het is dit, het is dat, het zijn de miljonairs. Zouden we misschien allemaal samen onze verantwoordelijkheid kunnen vooropstellen, in het besef dat als wij dit niet oplossen, we in een scenario terechtkomen dat mathematisch zeker veel erger is voor onze burgers, voor onze bedrijven, voor wie dan ook, dan de situatie waarin we ons nu bevinden? Het is een dwingende opdracht om dat op te lossen.

 

Ik wil dat op de best mogelijke timing en op de best mogelijke manier doen. Ik neem aan dat u dat nu allemaal graag wilt weten en dat ik de toekomst moet voorspellen. Als dat alleen van mij zou afhangen, dan zou dat ook eenvoudig zijn, want dan was dat op 48 uur opgelost. Echt waar, dat kan, het zit allemaal in de kaft. Dat is echter niet de realiteit. We zullen zien wat de komende weken brengen. Ik hoop dat iedereen dat graag voorop zou willen stellen. Als we dit niet oplossen, komen we sowieso in een veel slechtere situatie terecht. Als men dat beseft, dan zal men moeten aanvaarden, of men dat nu graag heeft of niet – ik ga ervan uit dat u het niet graag hebt – dat ik daar vandaag vrij discreet over zal blijven. Ik waarschuw u dus al dat ik uw inhoudelijke vragen niet echt zal beantwoorden. Het is mijn opdracht om een politiek akkoord te smeden.

 

Wel ga ik graag in op een aantal opmerkingen en voorbeelden. Er werd gezegd dat ik overal al inkomsten heb gezocht en ik op dat elan zal verdergaan. Dat klopt echter niet, zo blijkt ook uit objectieve gegevens van de Nationale Bank. Kijkt u maar naar de slide over horizon 2028 over de reeds genomen beslissingen, niet over wat nog in de pijplijn zit. Welke inspanningen heeft deze regering al gedaan? Waar zouden we staan bij ongewijzigd beleid? Die inspanning blijkt dus aan de uitgavenzijde en niet aan de inkomstenzijde te zitten. Die laatste is gewoon stabiel. Er wordt uiteraard fiscaal van alles veranderd, maar globaal is onze inkomstencurve gewoon stabiel. Als de fiscale hervorming volledig wordt uitgevoerd, zal dat aan het einde van de rit ook duidelijk negatief zijn.

 

Dan zal die 49,5 dalen. De prognoses zijn een erosie van bijna 1 % van het bbp aan de inkomstenzijde. Als er dus niets wijzigt, dan zullen we naar 48,5 zakken, niet stijgen.

 

Uiteraard moet de oppositie oppositie voeren en u zegt maar wat u wilt, maar het is niet juist wat u zegt. Big numbers don't lie. Het is aan de uitgavenkant dat de inspanning is gebeurd, en dat ondanks een vrij grote meeruitgave voor Defensie van 0,7 % in één jaar tijd die we hebben moeten doorslikken.

 

Desondanks zijn de overheidsuitgaven netto al met 1 % verminderd. Gecombineerd is dat toch een vrij serieuze oefening, en dat wordt door het IMF ook geapprecieerd. U moet daar oppositie tegen voeren, dat is uw job, maar neem me niet kwalijk dat ik dan toch liever mijn oor te luisteren leg bij de instanties die ons objectief opvolgen, volgens continue parameters. Die zeggen dat alles wat we tot heden hebben gedaan, zeer sterk in de juiste richting gaat, maar dat het niet voldoende is. Dat is voor mij inderdaad geen grote verrassing. De heer De Smet heeft daar wel gelijk in: we wisten op voorhand dat het onvoldoende zou zijn en dat we nog grote inspanningen zouden moeten leveren. Alleen zijn de geo-economische omstandigheden nu niet van dien aard dat het allemaal meevalt. We hebben de wind niet in de rug, we hebben enkel tegenwind.

 

Wat we tot heden hebben gedaan – niet wat we zouden willen doen –,  heeft ons saldo met een kleine 2 % verbeterd ten opzichte van ongewijzigd beleid. In euro's van vandaag gaat het om een twaalftal miljard. De verwachte schuldgraad is met 8 % van het bbp verbeterd, dat gaat over meer dan 50 miljard euro in geld van vandaag. Dat zijn geen cijfers van mij, dat staat op de slides van het IMF. U kunt die opvragen.

 

Als men opwerpt – en velen hebben dat gedaan – dat onze economische groei en onze competitiviteit niet zijn wat die zouden moeten zijn, dan kan ik dat alleen maar beamen. Het probleem is dat we aan de overheidszijde, binnen de budgettaire context zoals die vandaag bestaat, niet ongelooflijk veel marge hebben om met geld te smijten naar die competitiviteit. Er zijn in het verleden geen buffers opgebouwd die ons zouden toelaten om schulden te maken om de economie te ondersteunen. Dat is zeer jammer, maar dat is ook het acquis van het verleden.

 

Het zijn moeilijke tijden. Dat zal niemand ontkennen, mag ik hopen.

 

Monsieur Dermagne, pour une économie tournée vers l'exportation, comme c'est le cas de la Belgique, cette croissance économique dont je parle est d'ailleurs étroitement liée au contexte international. Celui-ci est particulièrement instable et aux mains d'acteurs sur lesquels nous n'avons que peu d'influence. Je pense que nous sommes d'accord sur ce point.

 

Dès lors, si nous pouvons espérer une croissance économique, nous ne devons malheureusement pas nous permettre de compter sur elle. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne devons pas y prêter attention. Nous devons prendre un maximum de mesures favorisant la croissance en dat zul dus wat creativiteit vergen ou, à tout le moins, éviter d'en prendre qui mettraient à mal cette croissance. Dat zal misschien ook belangrijker zijn. Il en va de même pour notre compétitivité. Par ailleurs, la seule solution est de nous concentrer sur les variables que nous maîtrisons à 100 %, à savoir les finances publiques et, en particulier, comme je l'ai déjà souligné en néerlandais, les dépenses.

 

En ce qui concerne la question de Mme Bertrand, nous visons un accord satisfaisant. Comme toujours, l'objectif est de ne pas recourir aux douzièmes provisoires. Et lorsqu'on ne souhaite pas recourir aux douzièmes provisoires, il importe de tenir compte d'une certaine marge au niveau du planning et du timing. J'espère que chacun en est conscient. Je n'en suis pas sûr, mais je l'espère. Je ne peux et ne veux pas en dire davantage à ce sujet. Dès que l'accord sera conclu, le Parlement recevra toutes les informations nécessaires.

 

02.09  Kjell Vander Elst (Anders.): Mijnheer de premier, ik dank u voor uw antwoord.

 

U hebt veel gezegd en ook niet veel gezegd. Ik ben het met u eens dat we voor een heel grote opdracht staan en dat het geen gemakkelijke situatie is. Ik denk niet dat iemand in deze zaal dat zal ontkennen. Zoals u zegt, zijn de middelen niet onuitputtelijk. Dat is waar, maar de zelfstandigen en ondernemers vragen geen geld. Ze vragen zuurstof, ruimte en perspectief, en laat dat nu net zijn wat ze op dit moment niet krijgen.

 

U hebt deels gelijk. Alle partijen die de afgelopen 15 of 20 jaar deel hebben uitgemaakt van de regering zijn mee verantwoordelijk, maar dus ook de N-VA, want uw partij leidt ook al 15 jaar de Vlaamse regering, en laat het nu net op dat domein zijn dat de regeldruk en de administratie elk jaar opnieuw toeneemt voor de ondernemers en de zelfstandigen. Wat zij vragen is ruimte en het simplificeren van de regels. Keep it simple.

 

Ten slotte, u laat het uitschijnen alsof de oppositie plezier heeft in deze situatie. Ik heb daar geen plezier in. We zeggen al weken, maanden en eigenlijk al jaren dat we constructief willen meewerken aan het terug op orde krijgen van dit land. We zullen dat ook blijven doen. We hebben voorstellen met besparingsvoorstellen ingediend om die druk weg te halen. De oppositie hier wegzetten alsof wij plezier hebben in de situatie waarin dit land verkeert, is absoluut niet waar. Wij hopen dat u slaagt. We hopen dat dit land er op het einde van de legislatuur beter voor staat. En dat van een oppositiepartij. Ik hoop dat u dat beseft, want ik heb soms het gevoel dat sommige oppositiepartijen, zoals wij, constructiever zijn dan uw coalitiepartners in uw regering die u het leven bijzonder zuur maken.

 

02.10  Sarah Schlitz (Ecolo-Groen): Monsieur le premier ministre, je vous remercie pour vos réponses.

 

Vous nous affirmez, chiffres à l'appui, que les recettes sont stables. Pourtant, le Comité de monitoring établit que, si les dépenses publiques vont stagner autour de 33 % d’ici 2029, les recettes, elles, vont reculer de 1 % à mesures inchangées. De plus, cette prévision n'intègre même pas les réformes que vous avez entreprises ces derniers mois, notamment l'extension des flexi-jobs à tous les secteurs.

 

C’est un fait: même votre propre ministre du Budget était opposé à cette mesure, prédisant que nous parlerions du problème des flexi-jobs dans dix ans. C'est le jour du vote de cette réforme que M. Mahdi aurait dû "manger une ampoule". Aujourd'hui, vous faites face à un énorme problème de recettes, causé notamment par cet élément que je vous invite à ajouter dans votre farde blanche.

 

Vous avez également déclaré dans la presse – et je trouve important de revenir sur vos propos – que tout le monde ressentirait les efforts et les économies budgétaires. Monsieur le premier ministre, non! Tout d'abord, décider de faire contribuer tout le monde de la même manière est un choix politique, alors que tous les citoyens n'ont ni les mêmes ressources ni les mêmes salaires. C’est d'autant plus vrai dans notre pays où le patrimoine contribue beaucoup moins que les salaires. Non, tout le monde ne va pas ressentir les économies de la même manière. De fait, quand on touche un salaire de 2 200 euros par mois et qu'on perd sa prime de nuit en raison des mesures de votre gouvernement, on ne ressent pas la mesure de la même manière qu'une personne qui dispose de plusieurs millions d'euros sur un compte en banque et qui devrait contribuer à hauteur de 1 % de son patrimoine. Non, ce n'est pas comparable.

 

Monsieur le premier ministre, je rappelle que les 1 % des plus riches de ce pays paient en moyenne 23 % d'impôts, alors que le Belge moyen (enseignants, infirmières, puéricultrices) est taxé à hauteur de 45 %. Vous avez là une piste concrète pour rétablir de la justice fiscale et sociale dans notre pays

 

Laissez-moi terminer sur un constat choquant: pas un seul mot sur la crise climatique ni sur l’été meurtrier que nous venons de traverser. Pas un seul mot! Monsieur le premier ministre, vous nous parlez de "prévisibilité" et de l'importance de ce facteur pour les marchés. C’est en effet un langage qui vous parle. Sachez toutefois qu’investir dans la robustesse de notre État, consolider nos structures et adapter nos entreprises à cette nouvelle réalité, c'est précisément ce qui garantira la stabilité et la prévisibilité des marchés à long terme. Cet élément devrait donc, au minimum, être intégré dans vos plans pour cette raison.

 

Vous me dites que vous ne pouvez pas lire l'avenir, mais cela fait des décennies que les scientifiques nous alertent sur les conséquences du dérèglement climatique, à la fois pour notre environnement, pour la santé humaine, mais également pour notre économie. Dire aujourd'hui qu'on ne savait pas, qu'on n'aurait pas pu prévoir et que vous ne pouvez pas lire dans une boule de cristal, monsieur le premier ministre, c'est de l'aveuglement. Aujourd'hui, vous devez intégrer cette donne dans vos plans. Ne pas investir aujourd'hui, c'est payer cinq fois plus cher demain.

 

02.11  François De Smet (DéFI): Merci pour vos réponses, monsieur le premier ministre.

 

Je me permets tout d'abord de rappeler que la N-VA a aussi, un jour, compté un seul député à la Chambre des Représentants. C'était en 2003. Dans ce pays que vous aimez tant, méfiez-vous, car tout est donc possible.

 

Deuxièmement, puisque vous vous intéressez au plan de DéFI, sachez que je vous l'ai envoyé.

 

02.12  Bart De Wever, premier ministre: (…)

 

02.13  François De Smet (DéFI): Ah? Très bien. Je l'ai envoyé à l'adresse contact@premier.be. Je pensais que personne ne gérait cette adresse et qu'une certaine solitude régnait aussi au 16, rue de la Loi. Me voilà rassuré!

 

Je vais donc le détailler. De la sorte, je pourrai également répondre à Mme Bertrand. Il est exact que nous proposons un effort en quatre quarts. Un premier quart porte sur les soins de santé, par simple effet retour d'une politique de prévention. Cela peut fonctionner. Nous ne sommes aujourd'hui qu'à 2 % de prévention: si nous montions à 4 %, nous obtiendrions de biens meilleurs résultats et nous économiserions beaucoup de soins de santé – 2,2 milliards sous cette législature. Puis, nous proposons un quart en meilleure efficacité des services et un quart en meilleure récupération des recettes existantes.

 

Enfin, c'est vrai, nous souhaitons un quart via un élargissement d'assiette permettant de rendre certaines contributions existantes plus justes. Il ne s'agit pas d'un impôt nouveau, mais il n'est pas normal, madame Bertrand, que les actions nominatives soient depuis toujours exclues de la taxe sur les compte-titres. Cette exclusion protège injustement les grandes familles d'actionnaires pour frapper les classes moyennes. Je pense qu'un parti libéral devrait pouvoir le comprendre.

 

02.14  Alexia Bertrand (Anders.): Mijnheer de premier, u bent bijzonder voorzichtig. Ik begrijp dat u rekening moet houden met de coalitiepartners die u hebt. We zijn het eens over één vaststelling: de uitgaven ontploffen. Daarover zijn wij het eens en die vaststelling wordt ook onderbouwd door de gouverneur van de Nationale Bank, op basis van uw grafiek. Ik zeg dat al sinds mijn aanstelling, sinds maart 2023. Ik voelde mij daar vaak alleen in. Ik heb de indruk dat de situatie nog niet helemaal duidelijk is voor al uw coalitiepartners. Ik ben wel blij met wat ik u vandaag hoor zeggen. Als u zelf die vaststelling maakt, dan moet u daar ook consequent naar handelen, dan moet u de uitgaven aanpakken. U bent ermee begonnen en wij hebben dat ook gesteund. Dat betekent ook dat er geen extra inkomsten moeten komen, geen extra belastingen.

 

Monsieur De Smet, vous regardez cela par un bout de la lorgnette, mais vous oubliez l'impact que cela a sur toute l'économie. Ce n'est pas une question de qui ou de quoi, mais une question de l'impact global sur l'économie. Aujourd'hui, on parle de croissance – il n'y en a pas, comme le premier ministre l'a rappelé – et c'est ce dont nous avons besoin. Ce sont aussi les industries et les entreprises qui créent cette croissance. Chaque fois que vous allez vous attaquer à ces entreprises, c'est l'ensemble de la population, l'ensemble des travailleurs qui vont souffrir d'une pénurie de croissance.

 

Groei is immers wat we nodig hebben om vooruit te kunnen gaan, om de mensen meer kansen te geven om hun eigen toekomst op te bouwen en om meer welvaart te creëren.

 

U spreekt, mijnheer de premier, over “als de fiscale hervorming er komt”. Alle woorden zijn van belang, zeker in uw mond. Ik maak me dan zorgen, want als ik naar de tabellen kijk, zie ik dat de fiscale druk gestegen is onder uw regering. Als die fiscale hervorming er niet komt, zal die nog stijgen en dat zou zeer erg zijn. U mag op ons rekenen om u te steunen om de belastingen te doen dalen.

 

Mag ik u nog aanraden, mijnheer de premier, om uit te voeren wat u al beslist hebt? Ik las deze week in de pers dat bepaalde gewesten niet bereid zijn om hun bijdrage te betalen. Er staat 500 miljoen euro in uw begroting voor 2028 en 2029. Bent u een half miljard euro kwijt, mijnheer de premier? Waar gaat u dat nog vinden?

 

Ik ga eindigen met het verhaal van de rating agencies, want zij kijken wel naar de toekomst. Ik ga u een uittreksel voorlezen van Moody's: "De budgettaire uitdaging waar België momenteel voor staat, lijkt de beschikbare politieke en institutionele capaciteit om deze aan te pakken te overstijgen."

 

Moody’s zegt dus dat het politieke kapitaal op is. Het gelooft niet dat deze coalitie nog in staat is om een inspanning te doen. Ik begrijp dat, want als men naar de cijfers kijkt – uw ambtstermijn stopt in 2029 – dan ziet men dat we richting 2035 naar een tekort van 8 % gaan. Dat is gigantisch. Dat is een verdubbeling, zoals een collega al zei. Opnieuw, we hebben groei en een slankere overheid nodig en daarvoor zult u in ons een partner vinden.

 

02.15  Pierre-Yves Dermagne (PS): Monsieur le premier ministre, j'ai été frappé par votre manque d'ambition. En effet, vous vous comparez systématiquement à un pays sans gouvernement et vous parlez en permanence de politique inchangée, ce qui revient à parler d'un pays sans gouvernement ou avec un gouvernement en affaires courantes. Dans les faits, c'est ce que vous êtes parvenu à faire, puisqu'on fait juste un tout petit peu moins pire que la France, qui, dans les faits, n'a plus de gouvernement, n'a plus de majorité depuis la dissolution décidée par le président Macron.

 

Et puis, monsieur le premier ministre, je trouve que, pour un historien, vous avez une lecture partielle et partiale de l'histoire. Vous rappelez le gouvernement d'Elio Di Rupo. Le gouvernement d'Elio Di Rupo a réalisé, en moins de deux ans et demi, l'équivalent, aujourd'hui, de 29 milliards d'euros. Sans que les gens soient dans la rue, sans que des manifestations bloquent le pays, en le faisant de manière juste et en répartissant l'effort entre toutes les catégories de population, et notamment en allant chercher l'argent sur les épaules les plus larges.

 

Vous oubliez aussi, monsieur le premier ministre, que la coalition suédoise dont vous avez fait partie et que vous avez quittée en cours de route, avait voté un tax shift, un tax shift qui n'était pas entièrement financé. Et vous l'avez d'ailleurs reconnu vous-même, dans le cadre d'une interview en 2016, où vous préfaciez l'année 2017, dont le coût en 2025, pour les finances publiques, représente 15 milliards d'euros.

 

Et puis, monsieur le premier ministre, vous avez dit que l'économie belge dépendait en grande partie des exportations. Elle dépend des exportations, c'est vrai, mais elle dépend aussi fortement de la demande intérieure, c'est-à-dire de la consommation des ménages et des communes, de l'investissement des communes qui fait tourner l'économie, qui fait tourner le secteur de la construction, qui fait tourner le secteur des travaux publics, qui génère de l'emploi, des emplois de qualité et non délocalisables.

 

Et donc, quand vous allez chercher dans la poche des pensionnés, dans la poche des travailleurs et des travailleuses, dans la poche de la classe moyenne, c'est l'économie belge que vous mettez à mal.

 

(De heer Hedebouw vraagt het woord.)

 

De voorzitter: Het Reglement laat dat niet toe, mijnheer Hedebouw. Men moet ofwel aansluiten bij de vragen ofwel bij de replieken. Het spijt me.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

03 Vraag van Dieter Keuten aan Bart De Wever (eerste minister) over "De impact van de nieuwe AI-modellen op de cyberveiligheid" (56016973C)

03 Question de Dieter Keuten à Bart De Wever (premier ministre) sur "L'impact des nouveaux modèles d'IA sur la cybersécurité" (56016973C)

 

03.01  Dieter Keuten (VB): Mijnheer de eerste minister, ik hoop dat ik uw aandacht mag krijgen voor mijn vraag over cyberveiligheid.

 

Het is een tijdje geleden dat ik u daarover heb bevraagd. Ik heb u enige tijd gegund om de overdracht van die bevoegdheid te voltooien, maar bij mijn weten is dat nog niet gelukt of nog niet het geval. Uw kanselarij heeft bij mijn weten nog steeds de bevoegdheid over cyberveiligheid en het CCB tot 1 januari 2027. Ik zie u knikken. Laten we hopen dat die deadline wordt gehaald.

 

In de tussentijd blijft u echter verantwoordelijk. Wij bevinden ons in een wereld waarin de evolutie van AI-systemen steeds sneller en krachtiger lijkt te gaan. Er komen constant nieuwe modellen op ons af. Dat biedt opportuniteiten, maar natuurlijk ook bedreigingen.

 

Behalve nieuwe AI-systemen komt er ook constant nieuwe regelgeving op ons af. Op 2 augustus 2026 is opnieuw een nieuwe tranche van artikelen uit de Europese AI-Act in werking getreden. Die voortdurend nieuwe regels zijn natuurlijk ook een uitdaging voor onze burgers en bedrijven.

 

Ik heb u schriftelijk een aantal vragen gesteld over de nieuwste generatie van AI-modellen. Ik kijk uit naar de antwoorden die u daarop, zoals gebruikelijk, zult voorlezen.

 

Ik wil van de gelegenheid echter ook gebruikmaken om te verwijzen naar het rapport van het Rekenhof dat twee dagen geleden is gepubliceerd. Het Rekenhof heeft een analyse gemaakt van de strategie van het CCB. Het Rekenhof stelt, ik citeer, dat de staat zijn cyberveiligheidsbeleid niet doeltreffend kan aansturen en niet kan meten hoe groot de impact ervan in werkelijkheid is.

 

Dat is toch wel erg verontrustend. Het Rekenhof stelt dat de strategie van het CCB tekortschiet. Het erkent dat het CCB bijdraagt aan de cyberveiligheid in ons land, maar stelt dat de strategie en het beleid op dit moment tekortschieten. Ze schieten tekort om de dreigingen van gisteren aan te pakken. Voor de dreigingen van morgen staan wij werkelijk nog nergens.

 

03.02 Eerste minister Bart De Wever: Mijnheer Keuten, u moet mij zeker uw gsm-nummer bezorgen. Dan kan ik u op nieuwjaarsnacht een WhatsAppje sturen met mijn beste wensen en u ook een constructieve voortzetting van uw activiteiten toewensen in de commissie van de heer Quintin, die vanaf dan bevoegd zal zijn. Ik wil met dat grapje absoluut het belang van het onderwerp niet geringschatten. Het is ongelooflijk belangrijk. U hebt uit vorige sessies begrepen dat het onderwerp niet meteen aansluit bij mijn persoonlijke expertise. De vraag die u stelt, was niet de voorbereide vraag. Ik kan daar spontaan eigenlijk niet op antwoorden; dat geef ik eerlijk toe. Ik heb uw ingediende vragen aan het Centrum voor Cybersecurity België voorgelegd. Die hebben mij een antwoord bezorgd. Ik zal u dat antwoord geven, omdat dat het antwoord is dat ik u kan geven.

 

Zoals u weet, zijn we met de komst van frontier AI-modellen terechtgekomen in een wereldwijde race om om ter snelst toegang te krijgen tot de meest performante modellen. In het kader van die razendsnelle evolutie heeft het CCB het initiatief genomen om de stakeholders samen te brengen, oplossingen te testen en best practices te verzamelen. Het doel is om de komende maanden advies te kunnen geven over hoe we met de nieuwe uitdagingen die de zogenaamde frontier AI-modellen opwerpen, kunnen omgaan. In het bijzonder de mogelijkheid om extreem geavanceerde hackers te creëren, baart het CCB op dit moment zeer grote zorgen. Die hackers on steroids, zoals die dan blijkbaar heten, merken nog veel sneller dan voorheen kwetsbaarheden in onze systemen op. Dat is zeer gevaarlijk. Het feit dat de EU minder ver staat op het vlak van frontier AI dan de Verenigde Staten of China, is zeker binnen een veiligheidscontext een absoluut te vrezen zaak.

 

We hebben een aantal spelers in Europa, Mistral bijvoorbeeld in Frankrijk. Ik heb de CEO van dat bedrijf ooit ontmoet en lang met hem gesproken, maar ik kan niet zeggen dat ik alles heb begrepen wat de man mij heeft verteld. Het gaat over bijzonder ingewikkelde materie. Als men beneden de oppervlakte gaat, waarop u zich toelegt, is dat voor iemand die niet opgeleid is in dat soort zaken en misschien ook niet ongelooflijk getalenteerd is om dat goed te doorgronden, buitengewoon moeilijk. Wat ik nu zeg, staat uiteraard niet in het antwoord van het CCB. Uiteraard is het voor beleidsmakers ook een hele grote uitdaging om die materie goed te begrijpen en de risico's goed in te schatten.

 

De vraag die u hebt gesteld, kan ik nu niet beantwoorden, maar verdient wel een antwoord. Het komt erop aan om daar de juiste middelen tegenover te zetten en ervoor te zorgen dat die mensen kunnen doen wat ze moeten doen.

 

We mogen er immers niet van uitgaan dat landen zoals Rusland, maar ook andere landen, die technologie niet ten kwade zullen gebruiken, met name om onze infrastructuur aan te vallen. Het is daarom cruciaal dat entiteiten in ons land even snel en liefst nog sneller kwetsbaarheden kunnen vinden en remediëren dan vijandige hackers dat zouden kunnen. Vuur met vuur bestrijden is essentieel. Die geavanceerde modellen hebben we nodig.

 

Binnen de context van de huidige begrotingsbesprekingen zal ik nu geen concrete uitspraken doen over de budgettaire implicaties van wat ik u zopas heb gezegd, maar ik vind dit wel buitengewoon belangrijk.

 

Ik bevestig dat de overdracht van het CCB, zoals u hebt aangegeven, per 1 januari 2027 eindelijk een feit zal zijn. Het lijkt me logisch dat alles wat gegroepeerd wordt en niet, in mijn ogen, een beetje zonevreemd bij de Kanselarij zit.

 

03.03  Dieter Keuten (VB): Mijnheer de eerste minister, bedankt voor de voorlezing van de antwoorden van het CCB. Ik kijk uit naar dat bericht op 1 januari. Dat is goed, dat hoeft niet 's nachts te zijn.

 

Op de budgettaire impact wil ik toch nog heel kort inhaken, want die is wel belangrijk in het kader van de overdracht van die bevoegdheid. Op dit moment valt die onder de lineaire besparingsoefening die u toepast op uw Kanselarij, terwijl veiligheidsdepartementen daarvan uitgesloten zijn. We kijken dan ook uit naar duidelijkheid over de vraag of het CCB daar daadwerkelijk vanaf 1 januari van uitgesloten zal zijn.

 

Dan is er de kritiek van het Rekenhof op het budgettaire aspect. Het allerbelangrijkste is dat er momenteel een meerjarenbegroting ontbreekt wat betreft cyberveiligheid. De boekhouding en de uitgaven zijn op dit moment te vaag. Ik begrijp dat u in het kader van die veel grotere begrotingsoefening daar nu geen uitspraken over kunt doen, maar ik hoop dat er toch binnen afzienbare tijd duidelijkheid komt over die meerjarenbegroting voor het CCB.

 

Ten slotte blijft het onderwerp heel vaak terugkomen in verschillende departementen. Minister Matz stelt vandaag weer een volgend AI-plan voor. Minister Francken raakt er natuurlijk aan, omdat het wel eens over defensie gaat. Binnenkort zal dat hopelijk allemaal gecentraliseerd worden door minister Quintin, die alle veiligheidsdiensten dan groepeert. Ik kan alleen maar hopen dat binnenkort duidelijk zal zijn wie de eindverantwoordelijkheid zal dragen.

 

L'incident est clos.

Het incident is gesloten.

 

04 Questions jointes de

- François De Smet à Bart De Wever (premier ministre) sur "La position de la Belgique en matière de hubs de retour" (56017311C)

- Sandro Di Nunzio à Bart De Wever (premier ministre) sur "Le vote de la Belgique au Conseil européen concernant le règlement sur les retours" (56017364C)

04 Samengevoegde vragen van

- François De Smet aan Bart De Wever (eerste minister) over "Het standpunt van België inzake de terugkeerhubs" (56017311C)

- Sandro Di Nunzio aan Bart De Wever (eerste minister) over "Het stemgedrag van België in de Europese Raad inzake de terugkeerverordening" (56017364C)

 

04.01  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, le 19 juin dernier, vous avez cosigné, avec 18 autres chefs d'État et de gouvernement, un courrier au président du Conseil européen et de la Commission encourageant les États membres à mettre en œuvre les hubs de retour dans les pays tiers.

 

Nous en avions parlé au Comité européen de la Chambre. Interrogé sur la position de la Belgique, vous m'aviez répondu: “Nous croyons dans une politique renforcée de retour et aussi dans les hubs de retour, mais il y a des conditions, notamment liées au respect des droits humains. L'Europe n'exclut pas de renvoyer des familles avec enfants vers les hubs de retour. La Belgique a décidé de les exclure. La position de la Belgique, je pense, est assez claire.”

 

Aujourd'hui, je suis désolé, mais la position de la Belgique apparaît tout sauf claire. La Belgique s'abstient au Conseil des ministres européens. Nous avons un président des Engagés, parti politique, qui a voté contre le règlement et appelé la Belgique à rejoindre l'Espagne dans le camp des opposants. Et nous avons donc un premier ministre qui cosigne, le 19 juin, un courrier de 19 dirigeants s'engageant, je cite, à “montrer personnellement la voie vers les hubs”.

 

Ajoutons à cela qu'entre-temps, le kern a abordé le sujet vendredi dernier dans ses discussions sur les visas des fameux 13 étudiants de Gaza, où il semble que votre parti, la N-VA, aurait proposé de débloquer ce dossier en échange, notamment, d'une action plus volontariste de notre pays sur les hubs de retour. Cela me paraît donc le bon moment pour demander une clarification de la position de notre pays.

 

Monsieur le premier ministre, quand la position de la Belgique que vous évoquez a-t-elle été formellement décidée?  Existe-t-il une décision du Conseil des ministres? La signature du courrier du 19 juin 2026 a-t-elle été préalablement discutée et approuvée en Conseil des ministres? Que signifie concrètement cet engagement à “montrer personnellement la voie”, alors que la Belgique s'est abstenue au Conseil? Sur l'exclusion des familles avec enfants, quel est le statut juridique exact de cette exclusion? S'agit-il d'une réserve nationale formelle? Et qu'avez-vous mis sur la table du kern vendredi dernier à ce sujet? Est-il vrai, ce que je trouverais particulièrement triste, que votre parti a fait du durcissement de la position de la Belgique une monnaie d'échange contre l'octroi de 13 visas à des étudiants de Gaza?

 

04.02  Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de eerste minister, ook mijn vraag gaat ook over de EU-terugkeerverordening. Uiteraard vinden mijn partij en ik dat illegale migratie aangepakt moet worden. Als mensen uitgeprocedeerd zijn en hier toch blijven rondhangen, dan is dat geen goede zaak. Dat zorgt voor problemen in onze grootsteden, voor overlast en kan in het ergste geval leiden tot criminaliteit en zelfs tot geweerschoten in Brussel. Op dat vlak is het goed dat Europa met die EU-terugkeerverordening stappen wil zetten naar een strenger asiel- en migratiebeleid en een betere terugkeer.

 

De terugkeerhubs zijn daar inderdaad een onderdeel van. Ook wij steunen als partij het principe van terugkeerhubs, uiteraard onder de strenge voorwaarde dat daarbij de mensenrechten en het internationaal recht gerespecteerd worden. Uw regering presenteert zich als een regering die het strengste asiel- en migratiebeleid ooit wil voeren. Op zich kunnen we er niet tegen zijn dat de achterdeur stevig wordt dichtgetrokken, maar zoals collega De Smet al zei, is het natuurlijk zeer vreemd om te moeten vaststellen dat ons land zich onthoudt of toch lijkt zich te zullen onthouden over die EU-terugkeerverordening. Wat doet u? U ondertekende in juni met 18 staatshoofden en regeringsleiders het voornemen om werk te maken van die terugkeerhubs, wat ik op zich een goede zaak vind.

 

Op zijn zachtst gezegd is dat toch zeer verwarrend voor ons als Parlement en voor de bevolking. Uw regering gaat tot op vandaag eigenlijk niet akkoord en u bent toch de voorzitter en de stem van die regering. Toch ondertekent u het voornemen om dat uit te rollen. Als klap op de vuurpijl horen we minister Van Bossuyt de afgelopen dagen in de pers ook zeggen dat de uitrol van die terugkeerhubs wordt gekoppeld aan de visa voor Palestijnen en de terugkeer van Afghanen. Dat wordt allemaal op één hoop gegooid.

 

Mijnheer de eerste minister, wat is het standpunt van uw regering? Steunt u die EU-terugkeerverordening? Steunt vooral de regering die? Wat zal de positie zijn? Wordt die effectief goedgekeurd of is uw handtekening met die staatshoofden en regeringsleiders niets waard?

 

04.03  Bart De Wever, premier ministre: Merci, chers collègues, pour vos questions.

 

Je commencerai par citer l'accord de gouvernement: "À l'échelle européenne, ce gouvernement vise un meilleur contrôle des frontières ainsi qu'une révision de la directive Retour. Avec des pays partenaires partageant les mêmes idées, nous continuerons également à œuvrer au niveau européen pour l'optimisation et la réforme du système d'asile européen, nécessaire pour garantir la stabilité de l'Union européenne, réduire les tensions et améliorer les conditions de prise en charge des migrants. En plus du Pacte européen sur la migration et l'asile, nous plaiderons, le cas échéant, pour un renforcement de la dimension externe de la politique migratoire en collaborant davantage et de différentes manières avec les pays d'origine et de transit, mais aussi en explorant d'autres voies jugées utiles."

 

Je pense que le paradigme migratoire de ce gouvernement est assez clair. La lettre que j'ai cosignée s'inscrit intégralement dans cette ligne et est, par ailleurs, pleinement conforme aux prises de position convenues précédemment au niveau de la Direction générale Affaires européennes (DGE). Cette ligne souligne la coopération avec les organisations internationales et les agences de l'Union européenne dans l'application de solutions innovantes, ainsi que la nécessité d'accorder une attention suffisante au financement des dimensions internes et externes de la migration, y compris les solutions innovantes.

 

Het is waar dat er zeker bij coalitiepartners bezorgdheid bestaat, met name over minderjarigen en de terugkeerhubs. Daar zit dus een spanning op. We zijn duidelijk overeengekomen dat we dat niet gaan doen. We willen wel degelijk terugkeerhubs en we willen wel degelijk mensen daarnaartoe sturen, maar we zullen geen minderjarigen daarnaartoe sturen. Daar zit natuurlijk de spanning.

 

Ik denk dat alles in de juiste richting beweegt en dat we als regering de juridische mogelijkheid verwelkomen om die terugkeerhubs nu in de praktijk om te zetten. We hebben afgesproken – daar sta ik ook 100 % achter – dat dit uiteraard met het volste respect voor de mensenrechten gebeurt. U hebt dat trouwens ook gezegd, mijnheer Di Nunzio. Dat lijkt mij evident.

 

U hebt samen met mij ongetwijfeld al gemerkt dat dit een thema is dat niet snel van de Europese agenda zal verdwijnen. Ik weet niet of mevrouw von der Leyen aan haar State of the Union begonnen is, want die was toch vandaag, dacht ik. Als ik goed ingelicht ben, zal ook daar heel duidelijk de klemtoon worden gelegd op het terugkeerbeleid als focus van de Unie voor de komende jaren. Ik ben daar persoonlijk ook heel blij mee. De Europese Raad van oktober zal ook een strategische discussie over migratie voeren.

 

Ik ben wel blij met de evolutie. U kunt van ons land zeggen dat het complex en traag is en dat het soms aan maturiteit ontbreekt. Ik kan u zeggen dat Europa soms een België extra large is. Het gaat daar ook allemaal heel erg traag. De wind inzake competitiviteit en migratie is echter duidelijk omgeslagen. De grote meerderheid denkt in de richting van het regeerakkoord zoals ik het u net heb voorgelezen en zoals u dat volgens mij zelf ook wel ondersteunt.

 

Verschillende Europese landen maken ook hun intentie bekend om vooruitgang te boeken bij de uitrol van de terugkeerhubs, dus bij de materialisatie daarvan. Duitsland doet dat zeker. Nederland doet dat. Italië heeft er eigenlijk al een in de praktijk en zal die nu ook wel juridisch als zodanig willen laten erkennen. Grote en belangrijke landen, niet allemaal evenwel, bewegen in die die richting. Dat is een evolutie die we opvolgen.

 

Zoals we in het regeerakkoord hebben gestipuleerd – ik heb het voorgelezen – moeten we er ook over waken dat ons asielbeleid zeker niet ruimer is dan dat van onze buurlanden. Als onze buurlanden het gebruik van terugkeerhubs effectief uitrollen, dan zal dat een effect hebben op ons eigen asielbeleid en dan moeten wij mijns inziens volgen. De afspraak in het regeerakkoord was dan ook dat de minister van Asiel en Migratie periodiek met die buurlanden zal overleggen.

 

Ik heb persoonlijk een goed oog in de richting die we in Europa en met ons land zullen uitgaan. Alleen denk ik dat het volgens de perceptie en het verwachtingspatroon van veel burgers altijd veel te traag gaat. Dat is een kritiek die we moeten aanvaarden.

 

04.04  François De Smet (DéFI): Monsieur le premier ministre, je vous remercie pour vos réponses.

 

Vos convictions, en tout cas, sont claires. Pour ma part, je ne suis pas certain que M. Prévot ou M. Verougstraete auraient signé cette lettre. Vous avez rappelé qu’aucun mineur ne serait envoyé dans ces éventuels "hubs de retour". C'est déjà ça, et je vous remercie de l'avoir précisé. Toutefois, le simple fait que vous en ayez rediscuté en kern vendredi dernier, dans le cadre d'un échange de dossiers, montre que la position du gouvernement peut encore évoluer. Ce n'est pas rassurant.

 

La vraie question qu'il faut se poser est la suivante: l'existence même de ces hubs de retour dans des pays tiers est-elle compatible, en soi, avec la Convention européenne des droits de l'homme? Le vocable même de "hub" semble gentil, presque mignon. C'est comme si les gens qui y passent venaient en touristes. Or ce n'est pas le cas. Les ONG et les institutions internationales expriment plus que des doutes quant à la possibilité, y compris pour des majeurs, que ces structures préservent les droits humains. Je tenais à vous partager cette conviction.

 

04.05  Sandro Di Nunzio (Anders.): Mijnheer de eerste minister, ik dank u voor uw antwoord.

 

Een constante die mij opvalt, is dat u op het moment waarop het moeilijk is binnen de regering en er zware discussies zijn, de neiging hebt om het regeerakkoord voor te lezen. U leest het stuk voor dat daarover gaat, ongetwijfeld om ons te informeren over de gekozen koers en om aan te tonen dat u hopelijk dienovereenkomstig hebt gehandeld, maar ongetwijfeld ook om uw collega's in de regering eraan te herinneren wat de uitgezette koers is.

 

Dat kan ik op zich begrijpen. Het fundamentele punt van kritiek is echter dat ons land geen mening lijkt te hebben, of althans geen coherente mening. Bij de EU-terugkeerverordening hebben we ons in het verleden al bij noodzakelijke stappen onthouden en lijken we ons ook nu te zullen onthouden. Ik heb immers begrepen dat in oktober 2026 in Europa de definitieve goedkeuring is gepland. Ik vraag mij vandaag dan ook nog altijd af wat de positie van de regering en van ons land zal zijn ten aanzien van die goedkeuring. Dat is voor mij nog altijd niet duidelijk. De terugkeerhubs maken daar deel van uit.

 

Om het dan effectief over de actualiteit te hebben, u hebt verwezen naar mevrouw von der Leyen. Zij heeft inderdaad aangekondigd dat er de komende periode een nieuw instrument zou worden geïnstalleerd om situaties te vermijden waarbij wordt geprobeerd om massamigratie in te zetten als geopolitiek wapen, zodat wij toestanden zoals in Spanje niet meer meemaken. Zij spreekt over het feit dat er een European Emergency Response Framework zou komen, waarbij voor asielaanvragen de pauzeknop zou moeten kunnen worden ingedrukt. Ik ken de details nog niet. Als dergelijke aankondigingen volgen, vraag ik mij echter ook af of ons land in verdeelde slagorde aan tafel zal zitten. Dat is immers net het punt van kritiek. De vraag die ik u voorleg, is wat het beleid het standpunt van de regering is.

 

Mijn oproep aan u is dan ook om ervoor te zorgen dat u niet alleen in de gunstige richting lijkt te evolueren, maar dat u ook aan hetzelfde zeel trekt zodat u met één stem in Europa kunt spreken en kunt zorgen voor een sterk, adequaat en rechtvaardig asiel- en migratiebeleid.

 

Het incident is gesloten.

L'incident est clos.

 

De voorzitter: Ik zie dat wij het einduur van 11.00 uur al ruimschoots hebben overschreden.

 

Ik dank de eerste minister voor zijn aanwezigheid en voor het aantal vragen dat hij heeft beantwoord. De overige vragen worden uitgesteld naar de volgende vergadering met de eerste minister, die binnenkort zal plaatsvinden.

 

De openbare commissievergadering wordt gesloten om 11.07 uur.

La réunion publique de commission est levée à 11 h 07.